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L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

vu sur le web

Manif pour tous : un grand fourre-tout politique

Publié le 25 Mars 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web

scand.jpgDétourner des slogans et affiches à la gauche progressiste de mai 68 à nos jours, pour faire défiler des catholiques, des militants UMP et Front National dans un vaste flou des messages, la « manif pour tous » de ce jour n’est plus un simple baroud d’honneur, c’est un grand n'importe quoi politique.

 

Le pire étant certainement l’usurpation des luttes. "La priorité c'est Aulnay, c'est pas le mariage gay" osent scander des militants UMP alors même qu’ils passent leur temps à agonir d’injures la CGT et la lutte de ces ouvriers. Ils se réapproprient de même le slogan « On lâche rien », amené au Front de Gauche par HK et les Saltimbanks lors de la dernière présidentielle. Et puis ils détournent des affiches de mai 68, mélangeant à loisirs des messages sociaux et réactionnaires. 
"Je me suis rendue compte qu'il y avait un lien entre la défense bioéthique et la défense sociale de l'être humain" tente d’expliquer.

Lire la suite sur l’humanité.fr

http://www.humanite.fr/societe/manif-pour-tous-un-grand-n-importe-quoi-politique-518089

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Sarkozy mis en examen, la droite s’en prend à la justice

Publié le 22 Mars 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web

glaiveetbalance.jpgvu sur le site de l'Humanité.fr

Au pouvoir comme dans l’opposition, la droite garde une dent contre la justice libre et indépendante des juges d’instruction. D’autant plus qu’en c’est un certain Nicolas Sarkozy, en pleine opération de communication pour préparer son retour, qui est mis en examen pour abus de faiblesse dans l’affaire Bettencourt.

 

Le juge Jean-Michel Gentil avait "déshonoré la justice" en mettant en examen l'ex-chef de l'Etat, s’est plaint Henry Guaino, fidèle parmi les fidèles. "Je conteste la façon dont il fait son travail, je la trouve indigne, je trouve qu'il a déshonoré un homme, les institutions, la justice". 
"Je suis stupéfait par cette décision de mise en examen qui m'apparaît aussi injuste qu'extravagante", a écrit de son côté François Fillon.  Estrosi dénonce lui avec flou "ces méthodes au relent politique évident".
Plusieurs députés UMP  réclament que chaque citoyen fasse un petit effort d’imagination : "Est-ce que vous voyez Nicolas Sarkozy, président de la République, abuser d'une vieille dame en état de faiblesse ?"

 

Suite à ces charges contre la justice, la gauche de gouvernement, qui vient tout de même de se faire démissionner un ministre du Budget suite à un soupçon de fraude fiscale, salue l’indépendance de la justice. Harlem Désir "met en garde" la droite contre toute "pression" sur la justice. "Nicolas Sarkozy est un justiciable comme les autres", "il n'a pas à être traité différemment, il n'est pas au-dessus des lois". "La justice doit travailler sans instruction individuelle, c'est l'attitude du gouvernement, c'est la politique de la garde des Sceaux, elle laisse les juges mener leurs enquêtes".

Le parti de gauche a de son côté réagit sobrement, sous la plume de ses co-présidents : "Après Jacques Chirac, voici le deuxième président de la Ve République inculpé pour des motifs extrêmement graves moralement. Dans les deux cas, la racine des problèmes est dans un modèle de démocratie où l’argent règne sur tout et sur tous, dans les choix politiques comme dans les pratiques personnelles. Vivement l’heure du coup de balai général sur le système. Et la refondation de notre République."

 

Le cas Bettencourt, et les autres

Nicolas Sarkozy est soupçonné d’avoir abusé de l’état de faiblesse de la richissime Liliane Bettencourt pour financer sa campagne électorale de 2007. A l'issue d'une confrontation avec plusieurs membres du personnel de la milliardaire dans le bureau bordelais du juge d’instruction Gentil, l'ancien chef de l'Etat est mis en examen pour des abus de faiblesse. L'enquête a mis au jour de nombreux abus de la fortune de la milliardaire avec notamment des retraits en espèces de plusieurs millions d'euros sur ses comptes suisses en 2007-2009. Ces retraits, notamment deux de 400.000 euros en 2007, pourraient avoir servi à financer la campagne de Nicolas Sarkozy.

Rappelons qu’un certain Takkieddine accuse l’ancien président d’avoir également touché plusieurs millions d’euros du dictateur libyen Kadhafi, toujours pour financer sa campagne de 2007. Un point en marge de l’affaire Karachi, pour laquelle plusieurs amis très proches de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert et Nicolas Bazire, sont déjà mis en examens, pour avoir convoyé ou reçu frauduleusement des sommes en espèces provenant de la vente de sous-marins au Pakistan (84 millions d'euros) et de frégates à l'Arabie saoudite (200 millions d'euros) dans les années 1990.

 

Enfin le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire de police contre Nicolas Sarkozy, à la suite d'une plainte pour détournement de fonds publics visant des sondages d'opinion commandés par l'Elysée sous sa présidence pour un total de 9,4 millions d'euros.  

 

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a assuré vendredi les magistrats de son soutien, elle "rappelle que l'indépendance de l'autorité judiciaire est garantie par la Constitution", a indiqué la Chancellerie dans un communiqué, ajoutant que la ministre "regrette tous propos qui porteraient atteinte à l'honneur des juges et assure les magistrats qui seraient mis en cause de son soutien".

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La revue de presse de LULU

Publié le 21 Mars 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web

journauxExtraits de la revue de presse de LULU du 21 mars sur Regards.fr

C’est très bien fait, exhaustif et instructif, à voir tout les jours.

Cliquez sur "Regards" dans Kiosque et liens .

 

ACTUALITE

 

 "comment Guillaume Pepy veut préparer la SNCF à la concurrence" : http://www.latribune.fr/entreprises...http://www.lefigaro.fr/societes/201...

 

 Veolia Eau prévoit la suppression de 1 500 postes en France ; 10% de ses effectifs : http://www.franceinfo.fr/economie/v...http://www.latribune.fr/entreprises...

 

POLITIQUE

 

 Marie-George Buffet dévoile qu’elle a subi des pressions au sujet du contrôle antidopage avant la coupe de monde de football de 1998 : http://www.lcp.fr/actualites/politi...http://actu.orange.fr/politique/dop...

 

 "la charge de Mélenchon contre Montebourg" :http://gauche.blog.lemonde.fr/2013/...

 

 une étude sur l’abstention : http://www.leparisien.fr/val-d-oise...

 

EUROPE-MONDE

 

 "les Chypriotes vont devoir participer à l’effort" (Sylvie Goulard, députée Modem ; son) : http://www.dailymotion.com/video/xy...

 

 "salutaire résistance chypriote" (Patrick Le Hyaric) :http://patricklehyaric.net/2013/03/...

 

 Chypre voit une lueur au bout du tunnel, ses réserves de gaz naturel : http://www.latribune.fr/entreprises...

 

 

 pour Bruxelles et Berlin, la balle est dans le camp de Chypre :http://www.latribune.fr/actualites/...[Lactu+du+jour]-20130320

 

 "Une période d’incertitude s’ouvre pour Chypre et toute la région" (Bernard Guetta ; son) :http://www.franceinter.fr/player/re...

 

CULTURE-MEDIAS

 

 le Musée de la musique, à La Villette, propose une exposition consacrée aux bandes originales de films : http://www.la-croix.com/Culture/Act...

 

 les libraires se mobilisent à la veille du Salon du livre :http://www.la-croix.com/Culture/Liv...

-"Chacun d’entre nous a une dette envers les livres" (François Hollande). Le président de la République s’adressait aux acteurs du monde du livre (vidéo) :http://www.elysee.fr/chronologie/#e...

 

 agent littéraire en France, un métier de super-technicien 

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Allocations familiales : un droit universel à étendre

Publié le 19 Mars 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web

Vu su regards.fr par Benoît Borrits 20 février 2013

Sous couvert de lutte contre le déficit, le gouvernement cherche à remettre en cause le caractère de droit universel des Allocations familiales. Derrière un débat apparemment technique et comptable se cache le type de société que nous voulons.

 

alloc famL’affaire semble entendue : la branche famille de la Sécurité sociale aura en 2013 un déficit de l’ordre de 2,6 milliards d’euros pour environ 80 milliards de budget et si rien n’est fait, ce déficit continuera et la situation deviendra insoutenable. A la fin du mois de janvier, le gouvernement a mandaté Bernard Fragonard, président délégué du Haut Conseil de la famille, pour faire des propositions de réforme de cette branche. Celui-ci devra présenter « plusieurs scénarios pour engager, avec un infléchissement significatif dès 2014, une trajectoire de retour à l’équilibre financier de la branche s’achevant au plus tard en 2016. »

Il faudrait cependant trouver plus de 2,6 milliards d’économies, car le gouvernement veut aussi engager des dépenses nouvelles, qui sont rappelées dans la lettre de mission : lutte contre la pauvreté des enfants, nouvelles places en crèche, etc. Cette lettre précise aussi que « les dépenses fiscales qui ont pour objet de prendre en compte les charges de famille » seront intégrées dans la réflexion, faisant clairement référence au quotient familial, dont le plafonnement a été abaissé dans le budget 2013. Des propositions devront être faites avant la fin du mois de mars pour que des « décisions puissent être prises au printemps ».

Avant la sortie de ce rapport, Didier Migaud, Premier président de la Cour des Comptes a évoqué l’idée de fiscaliser les Allocations familiales. Cette prestation est la seule de la branche famille de la Sécurité sociale a avoir un caractère universel : elle est versée à toute famille composée au minimum de deux enfants quel que soit le niveau de revenu. C’est un des éléments de la politique familiale de la France qui pourrait expliquer, entre autres, le dynamisme de sa démographie comparée à celle de ses voisins. En 2009, la DRESS avait évalué à 800 millions d’euros, l’effet d’une fiscalisation de ces revenus : ce n’est qu’une petite partie de ce que recherche le gouvernement. Mais la sortie de Didier Migaud, par ailleurs membre du PS, a sans doute un objectif bien précis : préparer l’opinion à une remise en cause du caractère universel de cette prestation. Il est même possible que ce qui sortira du chapeau de Bernard Fragonard ira au-delà de la simple fiscalisation des allocations familiales tant les sommes à trouver sont significatives : celles-ci pourraient être soumises à condition de ressources.

A l’appui de cette évolution, le discours se veut « gauche » : pourquoi accorder des allocations familiales à des ménages riches qui n’en ont pas besoin ? D’autant que cela s’accompagnerait d’une revalorisation éventuelle d’autres prestations pour des ménages à bas revenus. Derrière cette façade, ce qui se joue ici est la conception générale de la sécurité sociale : un socle de droits sociaux conférés à tous ou un filet de sécurité pour les laissés-pour-compte du libéralisme. Derrière cette question se profile le choix de société que nous voulons : une société dans laquelle une partie significative des revenus sont distribuées en fonction des besoins ou une société dans laquelle le marché détermine la distribution des revenus, une redistribution a posteriori, mais contestée en permanence, étant là pour la rendre « supportable » aux perdants...

Cela fait plusieurs fois que droite comme gauche au gouvernement cherchent à remettre en cause le caractère universel des allocations familiales. En 1987, Raymond Barre ouvrait la voie. En 1996, Alain Juppé a dû reculer sur un projet de fiscalisation de celles-ci. En juin 1997, Lionel Jospin annonçait que les allocations familiales allaient être mises sous conditions de ressources inférieures à 25 000 francs (3 900 euros) par foyer. En 1998, le plafonnement se mettra en place avec un plafond plus élevé - 32 000 francs (4 900 euros) – avant son abandon en 1999. Plus tard, Bruno Le Maire réclamait la fiscalisation alors que Xavier Bertrand demandait que les allocations soient supprimées pour les plus aisés.

Les allocations familiales sont un droit universel qu’il convient de défendre et même d’étendre. L’argument que les riches ne devraient pas en bénéficier nous amène à une conception restrictive de la sécurité sociale qui la limite à un rôle de filet social pour les plus pauvres. S’il est effectivement indispensable que les régimes de sécurité sociale soient à l’équilibre, une façon simple d’y pourvoir consisterait à augmenter les cotisations sociales de la branche famille à la charge exclusive des entreprises. Ce serait une façon directe de réduire les profit des entreprises et de faire ainsi payer les plus riches. Mais cela va à l’encontre de la politique d’un gouvernement qui a mis en place le Crédit d’Impôt Compétitivité aux bénéfices des entreprises.

"une façon simple d’y pourvoir consisterait à augmenter les cotisations sociales de la branche famille à la charge exclusive des entreprises." Une autre façon serait d’augmenter les salaires, et surtout de diminuer le chômage. Tout rentrerait dans le rang, y compris les impôts. La seule façon de faire est la croissance. Ce que démontre, mon bouquin qui vient de sortir "En finir avec les crises et le chômage" (Edilivre.com)

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La troïka fait les poches des citoyens de Chypre

Publié le 18 Mars 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web

Vu sur le site l’Humanité.fr

Le Parlement de Chypre votera demain lundi le plan d’aide européen. En échange de 10 milliards d’euros de prêt, Nicosie doit instaurer une taxe sur les dépôts bancaires. C’est la première conséquence du retour de la droite au pouvoir.

 

chypreL’Union européenne (UE) instaure un impôt sur le patrimoine… des Chypriotes modestes. Tous les comptes en banque des résidents à Chypre devraient être taxés. À 6,75 % pour les dépôts inférieurs à 100 000 euros. À 9,9 % au-delà. Ces mesures, si elles sont validées lundi 18 mars par le Parlement, pourraient être la conséquence de l’accord trouvé dans la nuit de vendredi à samedi entre les ministres de l’Économie de la zone euro (Eurogroupe), en coordination avec le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne.

Elles sont la contrepartie exigée par les Européens pour que Chypre obtienne 10 milliards d’euros de prêt. Bien moins que les 17 milliards d’euros attendus par Nicosie. Ce prélèvement sur les comptes bancaire devrait rapporter 5,8 milliards d’euros : autant de moins à verser pour les fonds de secours européens.

Par ailleurs, un prélèvement à la source sur les intérêts sera réalisé. Selon le ministre des Finances, Michalis Sarris, les taxes sur le capital et les intérêts des dépôts seraient compensées par la distribution d’actions… Alors que le système bancaire chypriote, vérolé, doit être restructuré.

Car, c’est de ce dernier que vient le problème. Ses avoirs pèsent huit fois le PIB de Chypre. Les banques de l’île possédaient nombre de titres de dette grecque. Or une partie de cette dette a été annulée. Nicosie est victime de cet effacement. La dépréciation des bons du Trésor hellène représente 4,5 milliards d’euros pour les banques chypriotes, aujourd’hui en crise et qui se retournent maintenant vers l’État. S’il laisse une banque faire faillite, celui-ci aura à garantir les dépôts à hauteur de 100 000 euros pour respecter les directives européennes. Cela pousserait le pays à une quasi-faillite. 

« J’ai travaillé des années pour mettre cet argent de côté et maintenant, je le perds parce que les Néerlandais et les Allemands en ont décidé ainsi. Cela ne touche pas les Russes », se plaignait Andy Georgiou, samedi. 37 % des sommes déposées à Chypre le sont par des non-résidents, notamment russes.

« C’est du vol ! » confiait à l’AFP, Kyriakos, un trentenaire, samedi, qui, comme des dizaines d’autres Chypriotes, retirait de l’argent de son compte. Le Parlement doit voter l’accord avant l’ouverture des banques, mardi. Sinon, leurs coffres vont se vider.

Le Parlement devait examiner le texte dès aujourd'hui, mais le débat a été repoussé à demain lundi.

Élu président de la République le 24 février, face au candidat soutenu par les communistes, Stavros Malas (42,52 %), Nicos Anastasiades (57,48 %) n’a pas de majorité au Parlement, renouvelé en 2011. Son Rassemblement démocratique (Disy), centriste, ne dispose que de 20 des 56 sièges à la Vouli. Il aura besoin de l’apport des neuf voix du parti de droite Diko, qui examine encore les détails de l’accord.

Ce racket des épargnants chypriotes est la première conséquence de la perte de la présidence de la République par les communistes d’Akel qui comptent 19 députés dans leurs rangs. Le prédécesseur d’Anastasiades, Dimitris Christofias, qui ne s’était pas représenté, était pudiquement qualifié d’« obstacle politique » par les fonctionnaires européens. Le président communiste refusait un mémorandum à la grecque, qui aurait amené à la privatisations des entreprises publiques.

Gaël De Santis

 

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Granville : la CCI fait expulser par la force publique un dangereux squatter !

Publié le 5 Février 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web

strand-hug-1.jpg

Personne n'ignore rien des démêlés entre le port, la ville, la CCI ( et donc le Conseil Général !) et le bateau "Strand Hugg", authentique vieux gréement granvillais.
Est-ce l'épisode final et arbitraire de longs mois de conflit qui ont vu le bateau, d'abord expulsé du port puis ces jours, viré du terre-plein pour être emmené au port à sec ?

Lire la suite : http://lemammouth.over-blog.com/

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Le modèle allemand : le triomphe des idées fausses !

Publié le 23 Janvier 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web

Vu sur le site de Regars.fr

 

Dans Le triomphe des idées fausses, l’économiste Steffen Lehndorff remet sérieusement en cause le « modèle allemand », qu’il juge responsable d’une forme d’asphyxie des économies européennes voisines.

 

Regards.fr. En quoi les réformes du marché du travail ont eu un effet sur la « paupérisation  » du salarié et sur le développement des bas salaires ?

 

Steffen Lehndorff. Aujourd’hui en Allemagne, plus d’un travailleur sur cinq, soit 22 % des actifs, gagne moins des deux tiers du salaire moyen, ce qui est la définition d’un bas salaire. Il y a une multitude de raisons à cela : les ouvriers couverts par une convention collective par secteur ne sont désormais pas plus de 60 %, alors même que l’extension de règles collectives émises par le ministère du Travail a été quasiment abandonnée. Ce que nous appelons les « mini-jobs » sont aussi devenus bien plus attractifs pour les employeurs et les employés. Sans compter que le démantèlement partiel de l’assurance chômage a forcé de nombreuses personnes à accepter des emplois à n’importe quelles conditions et à des niveaux moins élevés de qualification. Tout ceci, bien sûr, exerce une énorme pression sur tous les autres travailleurs, tous comme les standards extrêmement faibles qui ont cours pour un million de travailleurs intérimaires.

 

L’Allemagne est aussi connue en France pour la qualité de son dialogue social. Le milieu syndical allemand est-il toujours aussi puissant aujourd’hui ?

 

Les syndicats sont beaucoup moins fragmentés qu’en France et le taux de syndicalisation est meilleur. Mais depuis dix ou vingt ans, ils ont perdu de leur influence politique. Notre « partenariat social » a été endommagé par le tournant néolibéral de ces dix dernières années. Dans l’industrie de services, il devient très difficile d’aller au bout d’une convention collective. Le syndicat du secteur tertiaire, par exemple, a dû organiser de très lourdes campagnes simplement pour mettre sur pied des comités d’entreprise dans certains supermarchés. Si on regarde à plus long terme, dans les services publics, mais également dans l’industrie, la relation est devenue plus conflictuelle.

 

Pourquoi n’y a-t-il pas de salaire minimum en Allemagne ?

 

Quand les syndicats et le principe de la négociation collective ont commencé à être affaiblis, à la suite de la réunification allemande, le secteur des bas salaires s’est développé, d’abord à l’Est, puis progressivement à l’Ouest. Les syndicats n’aimaient pas l’idée d’un salaire minimum statutaire, et ont milité pour la prévalence des négociations collectives aussi longtemps que possible. Mais à l’occasion du retournement néolibéral du gouvernement rouge et vert au début des années 2000, ils ont changé de point de vue. Sur le plan politique, le Parti de gauche a été le premier à appeler à un salaire minimum, suivis par les Verts allemands, et récemment par les socio-démocrates. Aujourd’hui, plus de trois Allemands sur quatre soutiennent cette idée.

 

Comment ce modèle a-t-il donc pu s’imposer comme la seule issue possible pour toute l’Europe ?

 

L’exportation massive de produits industriels n’est pas un phénomène nouveau en Allemagne. Mais ce segment puissant de l’économie est de moins en moins encadré par un environnement institutionnel et un rééquilibrage social qui permettaient jusqu’ici à l’économie et à la société tout entière de bénéficier de ses succès. Corollaire de ce démantèlement et de l’augmentation des bas salaires, le niveau de salaire moyen a stagné lors du cycle économique qui a précédé la crise. Ceci a ouvert la voie à un énorme avantage concurrentiel de l’Allemagne au sein du marché européen.

 

Cette stratégie a-t-elle aussi fonctionné pendant la crise ?

 

Ce qui s’est passé depuis 2008 est plutôt paradoxal. La récession économique en Allemagne au début de la crise était dramatique, compte tenu du fait de notre extrême dépendance aux exportations. Cependant, le marché du travail allemand est resté stable grâce à une série de mesures de soutien à la croissance et le coup d’accélérateur donné à la flexibilité dans les entreprises. Le travail à temps partiel temporaire et la flexibilité dans les heures de travail ont contribué à éviter les licenciements massifs. Tout ceci était basé sur un retour de ce que l’on a coutume d’appeler « le partenariat social » allemand, qui est la cogestion à tous les niveaux de production. En gros, avant la crise, le bouleversement du modèle socio- économique allemand a activement contribué à l’émergence d’un déséquilibre dans les économies européennes. Mais la stabilisation du marché du travail et de l’économie à partir de 2009 est en fait attribuable à la réactivation des éléments du modèle allemand qui ont survécu à la volonté des néolibéraux.

 

Les hommes politiques français sont nombreux à vanter le « modèle allemand  » Est-ce qu’ils se trompent ?

 

Le débat actuel tourne uniquement autour du coût du travail… Or ne sait-on pas que c’est la productivité, la qualité de la production, l’organisation du travail, la qualification et la formation de la main-d’oeuvre ainsi que l’innovation qui sont centraux pour une meilleure compétitivité à l’échelle internationale ? Les politiques ont-ils oublié que la qualité des services sociaux est essentielle et que le développement potentiel d’un pays est aussi important que sa compétitivité ? Sans compter que la campagne néolibérale qui pointe du doigt l’Allemagne comme « l’homme malade de l’Europe » a repris de la vigueur chez nous aussi, avec des préconisations qui vont toutes dans le même sens : accroître les inégalités sociales et salariales et appauvrir les services publics. Ma suggestion est la suivante : je vous en prie, méfiez-vous du modèle allemand !

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Mali : assez de tartufferies !

Publié le 16 Janvier 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web

Par Roger Martelli 14 janvier 2013 Regards.fr

 

Je comprends que l’intervention militaire française au Mali suscite du trouble. Je comprends personnellement l’incertitude de beaucoup. Peut-on laisser se déchaîner l’horreur sans rien faire ? Mais ne risque-t-on pas que le remède, à terme, ne soit pire que le mal ? Je n’ai donc pas envie des simplismes, tant de ceux qui enfourchent les discours systématiques de la dénonciation de « l’impérialisme occidental » que de ceux qui fustigent les non-interventionnistes présumés « munichois ».

 

J’en ai toutefois surtout assez des petits arrangements de ceux qui se dédouanent périodiquement de leurs responsabilités, en évoquant les droits de l’homme et les droits d’ingérence. On sait que l’Afrique, notamment sahélienne, est déstabilisée en longue durée par la faillite des régimes postcoloniaux et la brutalité des injonctions financières du « compromis de Washington ». On sait que, à plus court terme, les groupements intégristes les plus violents ont été renforcés par les effets collatéraux du conflit libyen, et notamment la dispersion massive d’armements de haute technologie. Mais d’où viennent ces armements et qui les produit ?

 

Ce ne sont pas les filiales diverses d’Al Qaeda qui dépensent près de 1 500 milliards de dollars par an (2,5 % du PIB mondial) à la production d’armement. Ce sont d’abord les États-Unis, la Chine, le Royaume-Uni et la France. Ce ne sont pas les « terroristes » qui, depuis vingt ans, ont réduit l’ONU au statut d’une enveloppe vide, bloquant ses décisions, tétanisant ses instruments. Ce sont ceux qui préfèrent les conciliabules plus discrets du G20 ou de l’Otan. Qui est responsable de l’étouffement programmé du « nouvel ordre international », au nom des intérêts du marché « libre » et de la responsabilité des puissances ? Qui peut donc penser que, au Mali comme en Libye, en Irak ou en Afghanistan, c’est l’étalage de la force qui peut mettre fin à la tragédie du malheur, du dénuement et de l’humiliation ?

 

Il y en a assez, plus qu’assez de ces tartufferies. Il n’est plus possible de fermer les yeux devant le constat évident que le monde tel qu’il va nous conduit à la catastrophe et que l’on ne règlera rien en mettant un gendarme derrière chaque jeune de banlieue, un membre des forces spéciales d’intervention derrière chaque « terroriste », une armée « d’interposition » dans chaque pays du Sud. C’est la violence des puissants, même quand elle est feutrée, qui stimule la violence des faibles, même quand elle est inadmissible.

 

Si nous voulons construire des consensus, faisons-le contre la loi de l’argent, contre l’arrogance de la puissance, pour le développement des hommes et non pour la liberté des marchés. Nous avons besoin de droit international respecté, de bien commun, de partage universel. Nous avons besoin des chants et des actes de la solidarité, pas des mouvements de menton, des fifres et des tambours.

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Accord de sécurisation de l'emploi, un dynamitage du droit du travail

Publié le 16 Janvier 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web

Vu sur le site de l’Humanité.fr

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Dans le projet d’accord sur la sécurisation de l’emploi trouvé vendredi, le patronat a fait carton plein sur la flexibilité et obtenu un maximum de dérogations au Code du travail. Décryptage.

Malgré quelques miettes lâchées aux salariés, comme l’instauration d’une complémentaire santé généralisée, des représentants du personnel au conseil d’administration ou la taxation des contrats courts…, les travailleurs sont les premières victimes de cette régression sociale inédite voulue par le Medef.

Lire la suite : http://www.humanite.fr/social-eco/accord-de-securisation-de-lemploi-un-dynamitage-du-512736

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Week-end de merde !

Publié le 15 Janvier 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web

Bloc-note, par Sophie Courval  14 janvier 2013 Regards.fr

1702787408.jpgPeut-être est-ce dû à une mauvaise conjonction des astres. Peut-être que Saturne s’est brouillé avec Vénus elle-même en bisbille avec ce sale macho de Jupiter. Ou peut-être que la gauche au pouvoir c’est pas ce qu’on croyait, ou justement si mais on aurait aimé avoir tort. Quoi qu’il en soit, trop c’est trop ! Vendredi, alors qu’on s’apprêtait à passer enfin un week-end peinard, le foie au repos, sans bûche et autre galette des rois, la nouvelle est tombée. Sans sommation. Le Medef et la CFDT ont passé un accord avec le gouvernement « pour un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés ». Autrement dit, et après relecture, un accord tricoté maille après maille qui octroie aux entreprises des nouveaux droits pour licencier les salariés. Habitué aux coups bas du PS et du Medef et aux trahisons de la CFDT, on gardait le moral, à mi-chemin entre le fond des chaussettes et le haut du mollet, bien décidé à profiter du week-end coûte que coûte. Puis, vers 18h15, François Hollande nous annonçait très solennel, ragaillardi dans son costume de Président, le début de l’intervention des troupes françaises au Mali.

Droits des salariés revus à la baisse, la guerre au Mali… C’est donc le moral en tire-bouchon, ramassé au niveau des chevilles, qu’on rejoignait nos pénates, pour passer un week-end au lit avec l’intégrale de Oui-Oui et la voiture jaune, lecture tout à fait régressive recommandée en période de stress pour son faible caractère anxiogène. Mais c’était sans compter sur la déferlante rose-réac-homophobe qui s’est abattue dimanche dans les rues de Paris, soit près de 800 000 manifestants (selon les organisateurs) incapables de compter au-delà de : un papa + une maman = une famille.

Résultat ? Une chute vertigineuse du moral directement sous les semelles, de quoi vous transformer un blues du dimanche soir en nervous breakdown. Un week-end de merde.

 

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