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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 17:49
Aujourd'hui, il y a 72 ans que les femmes ont obtenu le droit de vote, Près d'un siècle après l'adoption du suffrage universel masculin.
Les françaises sont parmi les dernières femmes du monde occidental à acquérir le droit de voter et celui de se faire élire!
Dans deux jours, il ne faudra donc surtout pas oublier d'aller voter!
Vous hésitez encore? 
Quelques petites infos pour vous aider dans votre choix.:
 
D'abord un petit rappel, le tract du collectif "Droits des femmes contre les extrêmes droites, à publier sans modération 
 


 
Ensuite, 3 associations féministes( le CNDF, Les Glorieuses et Osez le féminisme) ont noté les programmes des candidats ( et leurs bilans)
Ne vous contentez pas de regarder le classement, lisez tous les commentaire, c'est important!  CLIQUEZ ICI
 
Enfin, le site, Nous Présidentes, du Collectif National Droits des Femmes qui présente les revendications féministes
 
Avec tout ça, vous devez pouvoir voter... bien!!
 
Pour le comité,
Chantal Tambour
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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 06:55

http://www.bloomassociation.org/comparatif-programmes-presidentiels/

 

 

Benoît Hamon, mi-eau mi-air

Des débuts convaincants

Le 13 février 2017  Benoît Hamon avait annoncé des mesures concrètes pour la pêche artisanale française, en s’engageant à prendre systématiquement en compte la petite pêche française dans les décisions afin de garantir une répartition équitable des quotas et droits de pêche. Il s’engageait également à favoriser la sélectivité des engins, éviter les rejets, diminuer la consommation d’hydrocarbures et éviter les émissions de CO2, dans l’optique de sécuriser les navires et les hommes qui travaillent à bord.

Extrait du programme de Benoît Hamon traitant des questions de pêche

C’était la première fois qu’un candidat osait aborder la question de l’allocation opaque et inéquitable des droits et quotas de pêche qui défavorisent fortement la pêche artisanale française.

Puis, le flottement…

Depuis… plus grand chose. Dans son programme, Benoît Hamon s’engage simplement à doter la France d’une « stratégie maritime » en modernisant la pêche, notamment côtière, et en protégeant les ressources halieutiques. Rien de concret donc.

En outre, nous pointions le fait que l’une de ses proches, Isabelle Thomas (eurodéputée du Grand Ouest) essayait – sans succès jusqu’à présent – de réintroduire les subventions européennes à la construction de nouveaux navires. Cette dernière, marraine du lobby industriel Blue Fish, s’était également opposée à l’interdiction du chalutage profond au Parlement européen en décembre 2013 et, en tant que rapporteur du règlement sur la pêche profonde, a été responsable de l’affaiblissement de la négociation européenne du nouveau règlement. Avec de tels conseillers, difficile d’imaginer que Benoît Hamon sera libre, fort et déterminé face aux lobbies, malgré la présence à ses côtés d’écologistes convaincus et efficaces comme Yannick Jadot, grâce auquel le combat contre la pêche profonde destructrice a été finalement gagné au Parlement européen… Un entourage contradictoire donc qui explique peut-être la frilosité des engagements marins du candidat.

Emmanuel Macron et l’océan : En marche… arrière !

En février 2017, Emmanuel Macron n’a pas une seule fois mentionné l’océan lors de l’annonce de ses mesures en matière d’écologie sur le plateau du WWF. La version imprimée de son programme confirme le désintérêt de ce dernier et de ses équipes pour l’océan : il n’en est fait nulle part mention.

Une suite de coquilles vides

Le site internet du candidat n’énonce aucune mesure concrète en faveur de la protection de la biodiversité marine. Les grandes déclarations d’intention, larges et imprécises, se succèdent. Des éléments de langage qui ressemblent à s’y méprendre à des coquilles vides.

Exemple 1 : « Nous accorderons une attention particulière à la protection de la biodiversité marine. Nous proposerons d’organiser, dans un territoire d’outre-mer, une conférence mondiale sur la biodiversité. »

A l’urgence de l’érosion sans précédent de la biodiversité, Emmanuel Macron répond par… l’organisation d’une conférence !  L’inculture écologique du candidat (ou son désintérêt pour l’océan et le vivant) semble abyssale.

Exemple 2 : « Demain, nous mettrons en place un programme décennal dédié à l’exploration et à la valorisation de nos océans, il portera sur : nos ports, nos chantiers navals, nos parcs d’énergies marines, notre pêche, la recherche scientifique... »

L’unique page dédiée à la mer sur le site d’En Marche égrène ce genre de déclarations fourre-tout, qui ne sont malheureusement pas à la hauteur de l’un des principaux candidats à la présidence.

La « croissance bleue » à toutes les sauces

En revanche, Emmanuel Macron assume pleinement la volonté d’une « croissance bleue ambitieuse et durable, de rang mondial« .

Exemple : « Les contrats de développement durable, passés entre l’Etat et les régions, comporteront un volet maritime sur nos façades. Ces contrats seront passés sur la base de projets permettant d’améliorer l’empreinte écologique en mer et sur nos côtes (ex : déploiement d’énergies renouvelables, mise en place d’activités de tourisme raisonnées…) et de créer des emplois nets. Ils traduiront localement la “croissance bleue” à laquelle la France aspire. »

Difficile pour BLOOM de formuler une critique pertinente sur la base de déclarations si généralistes, n’exposant aucune modalité précise.

Le credo « croissance bleue » d’Emmanuel Macron est affirmé par les socialistes ralliés tardivement au mouvement « En Marche » comme le député PS Arnaud Leroy, qui était auteur et rapporteur de la proposition de loi « Economie bleue ». Ce texte, adopté en juin 2016, reprenait les arguments des lobbies industriels qu’il avait assidument fréquentés pour préparer le dispositif législatif. Les armateurs de France se félicitent d’ailleurs dans leur dernier rapport d’activités de cette loi, « concrétisation de trois années d’efforts, portés par les équipes du député Arnaud Leroy et celles d’Armateurs de France« . CQFD.

Acquis à la cause des industriels, Arnaud Leroy (qui n’hésite pas à se qualifier d’écologiste), est allé jusqu’à souligne le « courage » d’Emmanuel Macron d’avoir signé, lorsqu’il était ministre, le décret d’exploitation des sables en Baie de Lannion (Bretagne) ! Cette exploitation (actuellement suspendue) met pourtant en danger les écosystèmes locaux ainsi que la pêche artisanale et est fortement décriée par de nombreux acteurs locaux, qu’ils soient pêcheurs, touristes ou écologistes.

Jean-Luc Mélenchon : du lourd pour l’océan

Un programme marin détaillé, bien plus poussé que celui de ses concurrents

Loin devant les autres candidats, Jean-Luc Mélenchon affirme depuis 2014 un programme marin ambitieux (lire « La France, Puissance maritime qui s’ignore« , nov. 2014). Délié d’une vassalité aux lobbies industriels, le candidat de la France insoumise se trouve en mesure de dénoncer le productivisme qui a mené à la dégradation extrême des écosystèmes marins : « le saccage est largement engagé« . Il mise néanmoins sur la mer pour engager un essor maritime de la France sans précédent.

Ses propositions maritimes sont à retrouver dans le « Plan mer » de la France insoumise, 36 pages de mesures détaillées sur le seul volet marin du programme dans un livret spécifique intitulé « La Mer, nouvelle frontière de l’humanité ».

Une ambition maritime qui nomme les problèmes à surmonter

Les propositions de Jean-Luc Mélenchon sont cohérentes avec l’ancrage écologique de son programme (voir « La planification écologique« ) et abordent notamment le problème structurel majeur du secteur de la pêche : la surcapacité chronique des flottes de pêche. Le surdimensionnement des capacités de capture par rapport à l’état de santé des populations de poissons entraîne mécaniquement la surexploitation des ressources. Si la surcapacité n’est pas enrayée et jugulée, au niveau local comme mondial, toute mesure visant à établir une pêche durable sera vaine. Pour pouvoir augmenter le nombre d’emplois dans la pêche, il faut impérativement permettre à la biomasse de poissons sauvages de se reconstituer, et cela ne peut être atteint qu’en réduisant la capacité de pêche et en allégeant l’effort de pêche global sur les stocks de poissons. Une fois reconstituée, la biomasse peut en effet générer un surplus d’activités si toutefois la priorité est donnée à l’emploi et aux méthodes de pêche douces pour l’environnement, qui sont aussi les plus intensives en main d’oeuvre. C’est un changement structurel radical qu’il faut opérer pour sauver le secteur de la pêche.

En proposant de « mettre en oeuvre avant 2020 les objectifs de développement durable des Nations unies (ODD)« , de « garantir la transparence des aides publiques allouées au secteur de la pêche« , ou encore de « changer la définition française de la pêche artisanale » pour « protéger les emplois et le savoir-faire artisans par la mise en place d’un usage exclusif de la bande côtière des 20 milles nautiques aux pêcheurs artisans » le programme de Jean-Luc Mélenchon adresse directement ces problèmes pressants.

Ce « Livret mer », publié tardivement, couche enfin sur le papier une orientation déjà visible depuis longtemps. Eric Coquerel, collaborateur de Jean-Luc Mélenchon, avait encore récemment explicitement établi un parallèle entre les agriculteurs et les pêcheurs au cours d’une rencontre avec les représentants des candidats à l’élection présidentielle organisée par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (le 23 mars 2017 à la 
Maison des océans), en mentionnant les problèmes de quotas et d’accès aux ressources.

Un développement économique ancré dans la Règle Verte

D’autre part, le livret thématique « La Planification écologique » venu compléter le programme décliné en livre (« L’Avenir en commun », édition Le Seuil, 2016, 3€), plante les grandes règles auxquelles les manières de produire, consommer et échanger devraient être soumises pour assurer la durabilité du vivant face à l’urgence écologique. Le livret rédigé par Martine Billard et David Pellicer nomme l’acidification des océans, l’érosion de la biodiversité et la sixième extinction de masse, l’érosion des sols, la pollution, les effets dévastateurs de la chimie de synthèse sur la santé et l’environnement ainsi que les conflits liés à l’accès aux ressources et l’intolérable inégalité des rapports Nord-Sud. Le livret propose l’intégration de « la règle verte » dans la Constitution : « l’obligation, à l’échelle de la France, de ne pas prélever sur la nature plus de ressources renouvelables que ce qu’elle peut reconstituer, ni de produire plus que ce qu’elle peut supporter » (lire page 14 pour connaître l’articulation de la Règle Verte).

En établissant:

  • l’interdiction des destructions et le refus d’appropriation des écosystèmes ;
  • l’obligation d’un bilan écologique global pour tout projet d’aménagement, comprenant ses conséquences en matière d’empreinte écologique et d’impacts sur la santé ;
  • la priorité de l’intérêt écologique sur l’intérêt économique,

cette règle verte pose un cadre global exigeant, compatible avec le développement d’activités respectueuses de l’Homme et de la nature.

Les propositions concrètes de JLM pour l’océan

Jean-Luc Mélenchon voit en l’espace marin un immense potentiel pour les énergies renouvelables pouvant assurer la transition énergétique de la France (y compris les algocarburants car « les algues produisent trente fois plus de carburants que les agrocarburants comme le colza« ), une ressource industrielle propre (par exemple la production de plastique à partir d’algues plutôt que de pétrole), des solutions nutritionnelles efficaces pour freiner l’expansion des élevages traditionnels (algoculture, pisciculture, dont JLM a compris que non maîtrisée, « la pisciculture est souvent une abomination pire que celle des élevages porcins« ), un laboratoire médical formidable à exploiter en gardant à l’esprit les dérives possibles (« il ne peut être question d’idéaliser la science et la technique sans réfléchir à leur utilisation« ).

Jean-Luc Mélenchon entend faire de la mer l’un « des secteurs majeurs d’investissement pour relancer l’activité » et « doubler le nombre d’emplois dans l’économie maritime en moins de 10 ans » (plus de 300 000 personnes) même si « certaines activités anti-écologiques devront décroître » en :

  1. Développant les énergies marines renouvelables (notamment en suivant les préconisations du scénario Negawatt), en augmentant l’autonomie des outre-mers, en décrétant un moratoire sur l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures off-shore dans les eaux territoriales françaises
  2. Développant la pêche et l’aquaculture propres, notamment par un soutien clair à la pêche artisanale, en remettant en cause les processus décisionnels européens (quotas, subventions etc.) en faveur des pêcheurs artisans, en développant le modèle coopératif et les circuits courts, ce qui revient à rémunérer le travail, en développant une aquaculture « extensive et respectueuse de l’environnement« , promouvant notamment les alternatives à la pêche minotière (alimentation des poissons d’élevage en valorisant les déchets agricoles et l’algoculture)
  3. Défendant le pavillon français contre le dumping social dans la marine marchande
  4. Faisant de la construction (et déconstruction) navale une filière d’excellence (nationalisation des chantiers STX France, développement de chantiers navals grâce à la demande créée par le renouvellement des flottes de pêche et la construction de navires militaires)
  5. Relançant les ports français : nationaliser les grands ports maritimes, investir dans les infrastructures permettant l’intermodalité des ports avec le transport fluvial et ferroviaire (réduction du transport routier des marchandises), développer le GNL comme mode de propulsion des flottes et adapter les équipements des ports
  6. Faisant de la France le leader mondial de la recherche maritime : renforcement des moyens pour la recherche publique (augmentation du budget et des moyens de recherche de l’IFREMER), construction de la première station sous-marine permanente, poursuite du Programme français d’extension du plateau continental (‘Extraplac’), soutien aux recherches médicales de l’INSERM, aux biotechnologies marines et à la recherche sur les nouvelles espèces pour l’élevage
  7. Développant l’éducation et la formation aux métiers de la mer
  8. Défendant la mer comme bien commun de l’humanité dans les instances internationales, en lançant un programme méditerranéen de lutte contre la pollution maritime et en développant les coopérations maritimes des outre-mers français avec les Etats voisins

François Fillon, le prisme productiviste

François Fillon consacre une page de son programme en ligne à la mer et ancre ses 13 propositions dans la perspective du potentiel économique que l’océan représente. Ainsi, le candidat à la présidence de la République estime qu’il faut doter le pays d’une politique maritime qui concilie « production et protection, écologie et économie, développement et durabilité au service de la libération de l’économie ». La « croissance bleue » y est mentionnée trois fois, mais le thème de l’écologie tient ici du décorum.

L’absence de considération environnementale

Le candidat des Républicains tait (en a-t-il seulement conscience ?) l’essentiel des enjeux environnementaux et sociaux liés aux modèles actuels d’exploitation des ressources marines, vivantes ou non vivantes. Evoquant la pêche, il propose par exemple de « lancer, dès l’été 2017, des états généraux pour refonder les politiques de la pêche et de l’aquaculture en les plaçant sous le signe de l’innovation, de la qualité, de la sécurité et de la durabilité [afin de] doter la France d’un plan national d’exploitation durable des ressources biologiques marines […] en réduisant les contraintes administratives« . En réponse à la course en avant technologique ayant pour but l’augmentation des rendements de pêche dans un contexte global d’épuisement des populations de poissons – ce dont atteste par exemple le développement effréné de la pêche électrique en Europe –  François Fillon propose donc moins de contrôles et plus d’innovations !

Par ailleurs, François Fillon ne mentionne  les objectifs de développement durable des Nations unies (ODD) qu’au sujet de l’acidification de l’océan et de la pollution. L’impasse est malheureusement faite à propos de l’élimination des méthodes de pêche destructrices, de l’arrêt des subventions favorisant la surcapacité et la surpêche ou encore des relations avec les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés.

Un projet dévoué à la croissance bleue

Le candidat des Républicains est, comme Emmanuel Macron, favorable à la « croissance bleue », un concept que nous avons déjà mis en cause plus d’une fois… Il propose ainsi de « créer une « Alliance pour la Croissance Bleue » sur le modèle de « l’Alliance Industrie du Futur », qui réunira les représentants des secteurs économiques, les acteurs scientifiques et académiques et les collectivités territoriales« . François Fillon ne semble donc pas envisager la présence d’ONG environnementales dans ce type de concertations. Peut-être une façon de donner raison à la demande du MEDEF d’un moratoire de trois à cinq ans dans la production de lois environnementales. (lire l’analyse de la FNE à ce propos).

Pour conclure, les mesures proposées par le candidat Fillon annoncent une reconduction « business as usual » du régime productiviste imposé par les lobbies industriels aux océans du globe. Les propositions de François Fillon sont peu fournies, totalement dépourvues de visée sociale ou écologique et dénotent un conservatisme, somme toute, peu surprenant.

Marine Le Pen, l’épouvantail européen

Le site de Marine Le Pen ne propose pas de page ou programme dédié à la mer, mais celle-ci est évoquée à deux reprises dans ses 144 propositions :

  • proposition 42 : « créer un grand ministère de l’Outre-mer et de la Mer afin de valoriser la dimension maritime de la France et développer un vaste plan stratégique d’investissement autour de l’économie de l’or bleu« .
  • proposition 125 : « appliquer le patriotisme économique aux produits agricoles français pour soutenir immédiatement nos paysans et nos pêcheurs, notamment au travers de la commande publique (État et collectivités)« .

Rien de concret donc dans le programme de Marine Le Pen au sujet de l’océan et de la pêche, à part l’ambition de développer la « croissance bleue ». Sur le site du FN, la page « Mer » peut tout de même nous donner des indications plus précises de ce que serait la politique maritime de Marine Le Pen si elle était élue présidente.

L’éternel épouvantail européen

Comme toujours le FN tire à boulets rouges sur l’Union européenne en la présentant comme un objet politique complètement désincarné, ce qui est bien sûr parfaitement faux. À dessein, le FN omet de dire que ce sont, entre autres, les ministres des pêches des États membres qui négocient les règles et fixent notamment les quotas annuels de pêche.

Un programme confus

Le FN évoque pêle-mêle la pêche professionnelle, la grande pêche et la pêche artisanale. Cette évocation confuse véhicule une fausse image concernant le secteur. Un matelot qui travaille sur un chalutier de 25 mètres en haute mer et un marin-pêcheur embarqué sur un caseyeur de 12 mètres sur la bande côtière ne peuvent être comparés. Ils pratiquent certes la « pêche », mais leur métier, les conditions dans lesquelles ils l’exercent, leur rémunération et l’impact de leurs pratiques sur les écosystèmes n’ont aucune commune mesure.

Une vision misérabiliste de la pêche

De surcroît, le FN alimente une vision misérabiliste de la pêche fort éloignée du réel. Si le secteur est périodiquement en proie aux crises – notamment en raison de la volatilité des prix du carburant et du fait de la raréfaction des ressources –, celui-ci a toujours bénéficié de substantielles aides publiques comme en témoigne le rapport censuré de la Cour des comptes de 2011. Ces dernières années, la pêche a connu une augmentation record de sa valeur ajoutée brute et une augmentation des salaires moyens, avec la chute du prix du pétrole. Toutefois, il subsiste des situations de forte précarité, notamment dans les régions ultrapériphériques (RUP) ; inégalités contre lesquelles il convient de lutter non pas en injectant des aides massives à la construction mais en mettant au point des politiques globales de redressement du secteur dans ces régions. Elles devront plus particulièrement fournir un appui à la pêche artisanale et une lutte contre la pêche illégale.

L’absence de propositions concrètes

Le FN ne propose finalement rien d’autre que de recourir aux aides publiques, or les subventions ont été identifiées comme étant l’un des principaux facteurs ayant conduit à la surexploitation des ressources. Cette posture du FN démontre son incapacité à être force de proposition en tenant compte de la réalité socio-économique, de l’état des ressources, des enjeux européens et internationaux. La politique, surtout lorsqu’il s’agit de la gestion de ressources communes, ne peut se conduire en vase clos. Cette vision inepte est aussi irréaliste que dangereuse. Preuve en est, rien n’est dit sur le BREXIT ni sur les discussions en cours à l’échelle internationale, par exemple dans le cadre de l’ONU.

Une argumentation populiste

Les arguments de « sauvetage » qui consistent à prendre la défense de la pêche artisanale ne sont que le signe d’un populisme dépourvu de toute vision. Mais à quel moment le FN a t-il, dans son entreprise de sabotage de la démocratie à grande échelle, pris la défense de la pêche artisanale ? N’oublions pas qu’au moment du vote pour interdire le chalutage en eaux profondes, le FN a voté pour le maintien de cette méthode de pêche industrielle destructrice (déc. 2013).

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Published by Alternative Citoyenne de la Manche - dans Environnement
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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 21:22

Pourquoi Mélenchon.
Ce n'était pas une question pour les Granvillais qui ont répondu à l'invitation du Front de Gauche, salle Santorin, à l'Agora, mardi soir.
En effet, avec un tour de parole très libre, chacun a pu exprimer ce qu'il trouvait, dans le programme du candidat, qui puisse augurer d'un avenir meilleur.
Autour des thèmes du travail,
des biens communs, de la sécurité, de la finance, de la démocratie et du droit des femmes, les citoyens présents parlaient en leur nom, même si on a pu noter la présence de militants connus du Parti communiste, d'Alternative citoyenne, d'Ensemble et de la France insoumise.
Une perspective intéressante dans la recomposition de la gauche à l'issue de ce scrutin bien surprenant.
Le pot de l'amitié qui a débuté vers 22h30 s'est fini fort tard en raison de l'enthousiasme des participants et de la multiplicité des points qu'il restait à évoquer.

 

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Published by Alternative Citoyenne de la Manche - dans Présidentielles 2017
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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 17:45

 

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 08:32
Pétition adressée au président de l’ASN :
ne validez pas la cuve défectueuse de l’EPR !
L'EPR et la cuve de cristal
 
 
L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a détecté, dès 2005, de graves problèmes liés aux procédures de fabrication des aciers à l’usine Creusot Forge, où devait être fabriquée la cuve de l’EPR. Bien que l’ASN en ait averti EDF et Areva, cela n’a pas empêché la fabrication ni l’installation de cet équipement qui s’avère aujourd’hui défectueux... En cas d’accident, on risque une rupture de la cuve avec une catastrophe de type Tchernobyl.
 
Afin qu’elle homologue cette cuve malgré ses défauts, une pression considérable est exercée sur l’ASN de la part d’EDF, d’Areva, de l’État français et même de la Commission européenne. À nous, citoyens, de faire contrepoids et de rappeler que les intérêts de l’industrie nucléaire ne doivent jamais passer avant la protection des populations.
 

Signez la pétition pour exiger de l’Autorité de sûreté
nucléaire qu’elle ne valide pas la cuve de l’EPR !

 
 Je signe ! 
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 09:30
Pourquoi Mélenchon

mardi 18 avril, à 20 h

Agora de Granville (361, rue Saint-Nicolas)

salle Santorin (à l'étage)

Soirée organisée par le Front de gauche du Sud-Manche

 



 

 
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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 17:57

Depuis quinze jours, la dynamique du candidat du Front de gauche semble sans limites. Il a déjà dépassé son frère ennemi Benoît Hamon et, cette fin de semaine, selon une enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Point, il fond sur François Fillon.

À la question « si le premier tour de l'élection présidentielle de 2017 avait lieu dimanche prochain, pour lequel des candidats suivants y aurait-il le plus de chances que vous votiez ? », Emmanuel Macron obtient 26 % (- 0,5 % par rapport au sondage du 19 mars), et Marine Le Pen 25 % (- 1). François Fillon avec 17 % (- 2) poursuit son reflux et est désormais talonné par Mélenchon, qui, avec 16 %, gagne 5,5 points... Pour Odoxa, Hamon est désormais crédité de 8 % d'intentions de vote (- 4,5 %), tandis que Nicolas Dupont-Aignan progresse de 2 points pour atteindre 5 %.

"Il se passe quelque chose, c'est vrai : la conjonction de la grande marche du 18 mars pour la VIe République et du débat du 20 mars a provoqué mon décollage. La nature de ma candidature a changé", déclare Jean-Luc Mélenchon pour expliquer son embellie dans les récents sondages.

"Je deviens une figure rassurante. Je pense que les gens ont soif d'humanité ! Aujourd’hui, le ' bruit et la fureur ' n’est plus l'attente de la société. Le pays est excédé. Et Marine Le Pen représente une forme d’aventure violente pour le pays", explique Jean-Luc Mélenchon dans le Journal du dimanche.

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 09:15

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 08:58

 

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 18:07

AUBE DORÉE, UNE AFFAIRE PERSONNELLE

Projection et débat avec la réalisatrice Angélique KOUROUNIS

Egalement le mardi 28 mars à 20h à la maison de la vie associative à Alençon

« La réalisatrice approche la question d’Aube Dorée via ses propres obsessions, ses inquiétudes et ses peurs. Elle a dédié plusieurs années de travail à ses recherches autour du parti néo-nazi grec qui occupe toujours la troisième place sur l’échiquier politique grec après des décennies d’actions meurtrières. C’est son troisième film sur la question mais le premier documentaire d’auteure. »

Soirée organisée avec le soutien de Solidarité Normandie Grèce les échanges pourront se prolonger autour d’un Mezzé solidaire

 

Plus d’info sur

https://www.youtube.com/watch?v=yyR_wNururk et https://goldendawnapersonalaffair.com/fr/

CALENDRIER DES PROJECTIONS EN BRETAGNE ET EN NORMANDIE

Cinéma LUX | 6 avenue Sainte-Thérèse – 14000 CAEN | 02 31 82 29 87

 

http://normandiegrece.free.fr
Maison de Solidarités - 51 quai de Juillet 14000 CAEN
Tel: 06.16.44.74.67 – caensolgrece@gmail.com

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