Mercredi 21 octobre 2009
18 h 30
Hudimesnil (le bois landelle)
Ordre du jour :
Préparation d'une plate-forme exposant nos orientations générales en vue des élections régionales
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A noter sur votre agenda !
Ordre du jour :
Organisation de la réunion publique du mardi 4 novembre à l’AGORA sur l’Ecole.
Préparation de la réunion régionale avec l’ANPAG du 22 octobre à St Lô à 20h30 maison des associations.
Autres actions à prévoir.
Un
blog avranchinais émet l'hypothèse, loin d'être farfelue du positionnement Manchois de l'EPR n°2.
A quelques encablures de
Granville, la politique d'expulsions du sinistre Hortefeux s'applique. On ne peut laisser faire cela. Le Corsaire a reçu cet appel. Diffusez-le!Le 22 Mai doit être un succès.
Le rouleau compresseur du libéralisme met un ultime coupe de butoir à la protection sociale dont les fondements remontent au Conseil National de la résistance :
_ Marchandisation de l’accès à la santé avec le déremboursement accéléré des médicaments et le rapport LARCHER, avatar ajouté à la déconstruction du système hospitalier qui trouve son origine avec la création de l’ARH, puis la mise en place des « plans hôpital 2007 puis 20012 ».
_Remise en cause de l’assurance chômage depuis plus de 15 ans. Plus de la moitié des chômeurs ne perçoit plus d’indemnités. Bientôt les demandeurs d’emploi perdront leurs maigres droits s’ils refusent un emploi à moins de 80% de leurs rémunérations antérieures ou bien situé à moins de deux heures de transport.
_Réécriture du Droit du Travail. Moins de droits, y compris de représentation. L’accord collectif, que ce soit sur les salaires, le temps de travail, laisse la place au contrat individuel. La hiérarchie des textes avec le principe de faveur (c’est à dire que s’applique le texte qui est le plus favorable au salarié ) est remis en cause C’est plus d’un siècle de luttes qui est mis en cause. Le Marché du Travail devient ainsi un véritable marché où les parties ne sont pas égales dans leurs capacité à négocier.
_Les « 35 heures » sont devenues, de fait, des emplois à temps partiels imposés. L’annualisation et la flexibilité sont maintenant la norme.
_Le service public, lui aussi, est mis sous l’aune du marché. La fonction publique n’est plus garante de la redistribution des richesses et du pacte social, mais coûterait trop cher. Pour rééquilibrer la balance des paiements, on fait des cadeaux fiscaux aux riches et on diminue drastiquement le nombre de fonctionnaires. Alors que leurs activités sont des investissements au service de la population et du pays.
Le droit à la retraite qui faisait partie du pacte social est mis à mal depuis 1993. Avant cette date, quel que soit le mode de calcul des pensions, privé, fonctions publiques ou régimes spéciaux, l’équité existait. Réforme après réforme, le déséquilibre entre régimes s’est installé. Et c’est sur le moins disant que l’on s’aligne. Aujourd’hui les tenants du Marché veulent encore rogner les droits en voulant imposer les 41 puis les 42 années de cotisations, pour aller encore au delà, avec pour objectif de maintenir au travail les salariés jusqu'à 65 ans, enfin pour ceux qui le pourront. Pour les autres ce sera le RMI, s’il existe encore.
Face à ces attaques qui durent depuis plus de vingt ans, l’attaque sur les retraites fait figure de point d’orgue. Si elle passe, le nœud coulant qui enserre les droits sociaux risque d’étouffer toute velléité de révolte pour une longue période.
Le mot d’ordre « pas touche à ma retraite », retour aux textes de 1993 devrait être partagé et porté par l’ensemble des organisations syndicales et l’appel au 22 Mai unanime.
Or que voit-on? certaines directions d’organisations n’appellent pas sous prétexte d’avoir peur que la mobilisation ne soit pas à la hauteur… Ne voient-elles donc pas que ne pas appeler c’est donner le signe aux pourfendeurs des droits sociaux que leur victoire est proche. En persistant, au nom de je ne sais quelle stratégie, elles trahissent leur mandat qui est, pour le minimum, de témoigner qu’une bataille non engagée est une bataille perdue.
D’autres acceptent que la durée de cotisation à 41 ans et au delà soit irréversible et appellent à la journée d’action le 22 Mai pour négocier… 1) la pénibilité au travail, - Concept fumeux servis par des zélateurs zélés qui veulent ainsi casser encore un peu plus le droit collectif. Quel est le baromètre de la pénibilité au travail ? – 2) et le maintien dans l’emploi au delà de 55 ans. Sont-ils à ce point naïfs, pour croire que le patronat abandonnerait sans arrière pensée sa politique du citron pressé puis jeté ?
Non, non et non, tous ensemble le 22 Mai derrière nos organisations syndicales ou en contournant leur direction, pour demander le retour aux règles d’avant 1993 pour les retraites et en définitive une meilleure répartition des richesses.
Et tous ensemble, c’est tous en grève.
Le 19 Mai 2008-05-19 Alain MILLIEN
L’Alternative citoyenne de la Manche tient à saluer la résistance de notre camarade Bertrand Dubard qui après sa condamnation pour le fauchage de maïs OGM était convoqué hier à la gendarmerie de Granville pour y subir un prélèvement ADN.
En toute conscience il s'y est opposé et sera donc convoqué au tribunal d' Avranches (le 27 mai?) aux côtés de 2 autres résistants.
Non aux OGM ! Non à cette société policière! Résistance et solidarité active !
Voici le communiqué de presse de Bertrand Dubard
J’ai été convoqué le 03 mai 2008 à la gendarmerie de Granville (50400) pour qu’on effectue sur ma personne un prélèvement biologique de mon ADN suite à ma condamnation par la cour d’appel d’Orléans pour fauchage de maïs transgénique OGM.
Prélèvement que je refuse.
Prélèvement que je suis fondé de refuser ne rentrant pas dans le cadre de la loi conçue pour l’identification de violeurs et assassins récidivistes.
Je ne rentre pas dans ce cas de figure.
Je ne suis pas un délinquant mais je fais partie des lanceurs d’alerte, servant un intérêt supérieur, intervenant dans la veille environnementale et sanitaire, en conformité avec l’article 2 de la Charte de l’environnement du 01 janvier 2005 qui dit que « Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement. »
La situation dans laquelle j’ai pris part par l’acte de faucher des maïs OGM correspond à l’article 5 de cette charte, qui décrit exactement ce qu’aurait dû faire les pouvoirs publics et qu’ils n’ont pas fait.
A savoir : préserver l’intérêt général face à la culture et les risques avérés de dissémination de plantes toxiques destinées à l’alimentation de la population, qui sont, selon l’expression du professeur de génie moléculaire Gilles Eric Séralini, des « éponges à pesticides ».
De nombreuses publications scientifiques ont signalé la dangerosité de ces OGM.
En France, le CRIGEN ( Comité de Recherche et d’Information Indépendant du Génie Génétique) alerte les pouvoirs publics et les firmes le 31 juillet 2001.
Le professeur honoraire de la faculté de Nantes, Bernard Herzog, publie un livre rendant compte de ses études : La Transgénique.
Il nous prévient et nous dit :
Les cas cliniques étudiés ont tous la même cause : le bouleversement des colonies bactériennes dues à l’apport dans l’alimentation d’éléments mutants OGM, qui démontre scientifiquement que la consommation régulière d’aliments OGM est la cause de nombreuses maladies dégénératives et chroniques et qu’elle accroît la faiblesse générale de nos organismes et favorise les risques d’épidémies.
En Grande Bretagne, Mae-Wan Ho de l’académie de médecine de Londres, confirme la toxicité des OGM le 26 septembre 2005 dans : « Scientist confirm failures of Bt crops. »
Si tout n’est pas fait dans l’urgence et la nécessité, l’irréversibilité d’un désastre environnemental et sanitaire programmé est inéluctable !!!
Face à cela il fallait réagir car nous sommes devant un « Etat de Nécessité » stipulé dans l’article 122-7 du Code Pénal, où il est dit que pour sauvegarder un intérêt supérieur il n’existe pas d’autre ressource que d’accomplir un acte défendu par la loi pénale.
L’état de nécessité est un des fondements du droit, il part d’une notion jurisprudentielle de 1898. L’état de nécessité lorsqu’on sert un intérêt supérieur ne rend pas la personne responsable pénalement. Ceci a été confirmé par une décision du tribunal de Poitiers en février 1997 et un arrêté de la cour de Colmar du 06 décembre 1957.
Je ne suis donc ni un violeur ni un assassin ni un délinquant, et cette demande de prélèvement biologique ADN est sans objet.
Je refuse de collaborer à la constitution d’un fichier discriminant, car de discriminations en discriminations c’est un engrenage implacable qui aboutit à l’Etoile Jaune. Cela je l’ai connu et je ne le veux pas.
Si nous n’agissons pas, si nous ne faisons rien, les générations qui nous suivent et qui subiront de plein fouet les conséquences de notre incurie, nous diront : Vous saviez et vous n’avez rien fait ! Que leur répondrons nous ?
Je refuse donc d’être considéré comme un délinquant.
Je conçois que pour des récidivistes, assassins, violeurs et fous dangereux le prélèvement d’ADN puisse se justifier. Mais de là à la généralisation de cette prise de prélèvement biologique, non.
Nous assistons à ce que j’appelle une dérive sécuritaire. Cela fait partie de dispositifs lourds de menaces : quadrillage de la population, multiplication des fichages, nouvelles technologies de contrôle, et le sentiment de peur qu’elles génèrent. Ce sont les outils de base de répression des opposants à des politiques qu’ils réprouvent. Or on ne bâtit pas une société où il fait bon vivre sur un climat de peur.
Non seulement les lois sécuritaires renforcent les dominations qui pèsent sur la population, mais elles jalonnent le chemin vers des régimes dictatoriaux.
J’ai connu le régime de Pétain, la collaboration, mais aussi la Résistance, avec l’internement à Ravensbruck au bout du chemin pour une de mes tantes.
On ne doit pas rester courbé et accepter. Il faut se redresser et dire Non ; pas cette musque là.
Le 03 novembre 2005, Jacques Chirac, lors de l’inauguration du centre européen du Résistant Déporté a dit :
« Se souvenir toujours, pour savoir s’engager et résister quand l’essentiel est en jeu »
C’est la raison pour laquelle, en conscience, je ne puis collaborer à la mise en place d’un tel dispositif en me soumettant au prélèvement biologique de mon ADN.
Bertrand Dubard de Gaillarbois, le 04 mai 2008.
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