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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 16:39
L'impasse nucléaire : Rassemblement à Flamanville 1 et 2 octobre

Communiqué de presse

Ensemble 50 !, partenaire du Front de Gauche, appelle à participer aux différentes initiatives anti-nucléaires qui se tiendront les 1er et 2 octobre près de Flamanville.

50 ans après le lancement du programme nucléaire civil, le constat est consternant :

Aucune solution n’existe sur la gestion des déchets sauf la fuite en avant par l’enfouissement.

Pour répondre au vieillissement des centrales où les risques d'accident se multiplient, ,EDF met en place un vaste programme de « carénage » qui l’amènera inéluctablement au dépôt de bilan.

La fuite en avant dans la construction des EPR à la technologie non maîtrisée enlise EDF et AREVA, qui devront faire appel à l’État et donc aux contribuables après avoir étranglé les consommateurs.

Ensemble 50 ! appelle à la maîtrise de la consommation énergétique, au redéploiement des budgets recherches vers les énergies renouvelables, au développement de syndicats locaux et publics des énergies renouvelables au plus près des lieux de consommation.

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 09:48
les aventures de Sarkozix

"Dés que l'on devient français, nos ancêtres sont gaulois" Nicolas Sarcozy

les aventures de Sarkozix

à suivre...

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 21:47
Rassemblement 1 et  2 octobre à Flamanville

information sur la mobilisation antinucléaire (1er et 2 octobre)

Les derniers mois ont montré la volonté d’EDF d’accélérer la fuite en avant du nucléaire. L’entreprise a arraché de justesse un accord avec le gouvernement britannique pour construire deux EPR à Hinckley Point en collaboration avec le constructeur chinois China General Nuclear Power (CGNP) d’ici à 2025. Coût estimé : 18 milliards de livres (23 milliards d’euros), afin de fournir 7 % de l’électricité britannique. Le prix d’achat fixé de l’électricité dans cet accord est de 92,5 livres (108 euros) le mégawatt pendant 35 ans, soit un prix supérieur à toutes les sources de production électrique dans ce pays. Cela est un élément clé de la tentative de réorganisation de la filière nucléaire, les profits générés étant censés éviter la faillite du nucléaire français.

Cela ouvre également la voie à l’accord entre EDF et Areva de façon à ce que EDF rachète le pôle « réacteurs et services » d’Areva, autrement dit qu’il devienne l’opérateur essentiel dans la construction des réacteurs et recapitalise Areva pour lui éviter la faillite totale.

L’Etat contribue directement à recapitaliser ces entreprises dont il est actionnaires : 3 milliards pour EDF, 5 milliards pour Areva, payés par les contribuables.
Du côté des salariés, l’austérité se traduit par 3500 suppressions de postes au minimum pour la période 2016-2018 et cherche à faire d’autres économies, en rognant sur les salaires et en réduisant les effectifs, accentuant d’autant plus les risques d’accident.

L’EPR est le symbole de cette faillite : après la dizaine d’années de retard sur le chantier du 1er EPR, en Finlande, celui de Flamanville accuse un retard de 6 ans. Se lancer dans de nouvelles constructions en Grande Bretagne est un pari plus que risqué. Les problèmes sur les autres chantiers montrent la non-rentabilité de tels choix et les dangers afférents : à Flamanville, le coût initial était estimé à 3,3 milliards pour une durée de 5 ans. On en est aujourd’hui à une évaluation de 10,5 milliards d’euros, pour un démarrage au plus tôt en 2018. Le rapport de 2015 de l’Autorité du Nucléaire en 2015 a montré par ailleurs les risques dus à la capacité de résistance aux chocs du couvercle et du fond de la cuve du réacteur.

Le reste du parc nucléaire ne va pas mieux : en 2016 trois quarts des réacteurs français auront atteints la limite d’âge d’exploitation prévue initialement.

Le succès de la mobilisation de Flamanville, préparée par un collectif regroupant des groupes membres du réseau SDN et des groupes l'ayant quitté suite aux crises du Réseau, peut aussi contribuer à la reconstruction d'un mouvement antinucléaire unitaire, indispensable pour vaincre ce lobby tentaculaire, à un moment de crise de l’industrie nucléaire, contestée y compris en son sein (démissions du directeur financier d’EDF et d’un membre du conseil d’administration nommé par l’État en 2016).

La mobilisation à Flamanville les 1er et 2 octobre prennent dans ce contexte une grande importance, d’abord pour exiger l’arrêt du chantier de l’EPR, l’arrêt des centrales de plus de 30 ans et défendre la sortie du nucléaire.

Voir appel sur : http://www.can-ouest.org/

La manifestation part de Flamanville à 14 H.
Ensemble sera présent avec un cortège et un tract, ce qui nécessite que les militant-es, en particulier ceux et celles du grand-ouest soient massivement présents.

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 21:29

Communiqué de presse

Nicolas Sarkozy : xénophobie et inculture historique.

« Si l'on veut devenir français, on parle français, on vit comme un Français... dès que vous devenez français, vos ancêtres sont gaulois ».

Non Sarkozy … les gaulois ne parlaient pas français… mais des dialectes celtiques !


La droite de la droite représentée par Nicolas Sarkozy et l'extrême-droite de Marine Le Pen évoluent dans la même fange xénophobe...


L'une, du Front National lance une opération dite « ma commune sans migrants » comme d'autres dans les années 30 voulaient une commune sans « espagnols » fuyant la dictature et plus tard refusaient les juifs et opposants qui fuyaient le nazisme.


L'autre de la droite-extrême des « républicains», ignorant sans doute que les Francs n'étaient pas des gaulois mais des populations germaniques, a bloqué sa connaissance et sa culture historique sur « Astérix le gaulois ».

Leur France mythique n'existe que dans leurs fantasmes xénophobes. Elle s'inspire plus de l'extrême-droite nationaliste maurassienne que d'une histoire qui s'est enrichie au fil des siècles d'influences multiples, romaines, germaniques, arabes, italiennes...


L'architecture, la littérature, l'art dans ce pays sont héritiers de ces apports successifs.

La seule France est celle de cette diversité, pas celle des nationalistes qui sont passés avec leurs bagages xénophobes et racistes dans la France de Vichy qui placardait "l'affiche rouge" sur les murs de ce pays. C'est celle de ces « étrangers et nos frères pourtant » dont parlait Aragon.

Paris, le 20 septembre 2016

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 16:14

« La grande paix humaine est possible »

Jean Jaurès

En 2001, l’Assemblée générale de l’ONU déclarait la journée du 21 septembre Journée Internationale de la Paix. "La grande paix humaine est possible » disait Jean Jaurès, hélas les conflits se multiplient plongeant des régions entières dans le chaos : Syrie, Palestine, Kurdistan, Moyen orient, Afrique... La menace d'une troisième guerre mondiale pèse sur l'Humanité.

Le MRAP réaffirme que la guerre et les interventions militaires n'ont jamais résolu aucun problème qui se pose à l'humanité ; elles n'ont jamais apporté ni la démocratie ni la paix. Elles conduisent au cycle infernal de nouveaux conflits, amènent le chaos qui à son tour engendre des monstres comme Daesh, Boko Haram... Aujourd'hui, 90 % des victimes des différents conflits sont des civils.

Des attentats ignobles ont endeuillé la France et du Président Hollande à Sarkozy, en passant par Valls chacun répète que « notre pays est en guerre ». Le MRAP pour sa part répète depuis 2001 que « la guerre contre le terrorisme » ne se gagnera pas par les armes mais par la construction d'un monde nouveau plus juste, plus égalitaire, plus respectueux des peuples.

Les guerres jettent sur le chemin de l'exil des populations civiles de plus en plus nombreuses. A l'occasion du 21 septembre, le MRAP se doit de lier la question de la paix à celle des migrants. Aujourd'hui, l'urgence absolue est l'accueil de ces hommes, de ces femmes, de ces enfants qui fuient guerres, dictatures, misère et il ne saurait être question de trier entre « les bons » et les « mauvais » migrants. Ce sont toutes et tous des êtres humains en danger et la non-assistance à personne en danger constitue bien un délit.

Il est de notre devoir de dénoncer ce qui provoque ces migrations : ce sont les guerres, le sous-développement, l’insécurité alimentaire, la misère, les injustices, le manque de démocratie et les dictatures qui écrasent leurs peuples, les répriment et portent atteinte aux droits fondamentaux de la personne humaine. Aujourd'hui on compte dans le monde environ 60 millions de personnes déplacées en raison des conflits et des persécutions. 86 % des réfugiés sont accueillis par les pays les plus pauvres.

Les puissances en particulier celles qui sont membres de l’OTAN et ont conduit des guerres en Afghanistan, en Irak, en Lybie, dans leur refus de régler la question palestinienne, leur soutien apporté à la Turquie qui mène une nouvelle guerre contre le peuple kurde, aux pays qui arment Daesh (Qatar, Arabie Saoudite..) ainsi qu'à des régimes dictatoriaux et corrompus d'Afrique, portent une lourde responsabilité dans la succession d’horreurs subies par les populations de ces régions. Celles qui soutiennent le régime de Bachar al-Assad comme la Russie portent aussi leur part de responsabilité.

Les cadavres rejetés sur les côtes méditerranéennes (plus de 500 enfants depuis janvier 2016) sont la conséquence de cette situation, qui est aussi le résultat de choix politiques et économiques catastrophiques.

Le MRAP est indigné face à l’augmentation constante des dépenses militaires dans le monde qui sont passées de 1144 milliards de dollars en 2001 à 1773 milliards en 2015. Alors que le PAM (Programme Alimentaire Mondial) aurait besoin de 353 millions de dollars pour venir en aide aux réfugiés installés dans des camps, il ne les a pas !

5 % des dépenses militaires mondiales pendant 10 ans permettraient selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) de résoudre les principaux problèmes de l’humanité (alimentation en eau, faim, analphabétisme, principales maladies…).

Alors que la France souffre d'une grave crise sociale, que la santé, l'éducation régressent, certains hommes politiques proposent d’augmenter de 40 à 60 % les dépenses consacrées à la production de nouvelles armes nucléaires. Par ailleurs, la France est engagée dans plusieurs conflits armés.

C’est pourquoi le MRAP, membre du Collectif « En marche pour la paix » appelle à participer le samedi 24 Septembre 2016 aux Marches pour la paix organisées à Paris (départ 15h Place de la République) et dans plusieurs villes de France


Le 19 septembre 2016

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 20:43
REFLEXIONS SUR LE P.L.U. MODIFICATIF DE GRANVILLE

Présentation

LE PLU de GRANVILLE de 2008 a été en partie annulé, et fait donc l’objet aujourd’hui d’un projet de PLU Modificatif portant un certain nombre de déclinaisons, mais deux axes principaux l’extension du port de pêche et de plaisance, et la création de « l’éco-quartier de la Clémentière ».

L’héritage

La nouvelle municipalité élue en 2014 a hérité d’une situation de « développement de l’urbanisation » dévolue à l’enrichissement des promoteurs immobiliers et des lotisseurs. Certes quelques logements collectifs ont été construits entre la route de Villedieu et la route d’Avranches, dont une partie en logements sociaux dans le secteur de St Nicolas, avec des barres d’immeubles et des tours on ne peut plus inesthétiques, permettant néanmoins de localiser facilement la ville lorsque l’on arrive et de loin.

Au demeurant ces logements ont fait l’objet une rénovation avec isolation par l’extérieur plus que nécessaire afin de réduire la facture énergétique des occupants.

Lors de la campagne des municipales trois des listes en présence avaient émis des doutes sérieux sur la nécessité de l’éco-quartier de la Clémentière.

Tout ceci, comme pour les municipalités précédentes, manque d’une analyse d’ensemble de la ville en pratiquant le coup par coup.

Il est où l’inventaire complet du patrimoine bâti et non bâti de la cité, privé et public ?

Au lieu de cela la nouvelle municipalité décide au forceps de vendre tel ou tel bien, qu’il ait une valeur historique ou non, sous les quolibets et réactions négatives de beaucoup de Granvillais.

Le projet de PLU modificatif présenté au public

Beaucoup de monde salle St Nicolas ce mercredi 31 août pour la présentation du projet de PLU en général et de quelques uns de ces points principaux en particulier, notamment l’extension du port de pêche et de plaisance, et bien sûr l’éco-quartier de la Clémentière, par M. BLANCHET, adjoint à l’urbanisme, souhaitant y accueillir des jeunes ménages, le centre ville leur étant inaccessible compte tenu du prix au m².

Pourquoi ?

Parce que depuis des décennies l’extension de la ville s’est faite principalement à l’horizontal d’une manière totalement irréfléchie, si bien que certaines habitations se trouvent imbriquées dans les zones d’activité bordant la route de Villedieu.

Parce qu’aussi aucune politique municipale de préemption n’a été mise en place afin de modérer un marché de l’immobilier délirant laissé aux mains et aux appréciations d’agences immobilières aussi incompétentes en matière d’évaluation qu’en conseils auprès des vendeurs ou des bailleurs, afin de modérer les prix et les loyers.

Les diagnostics immobiliers qui doivent être réalisés tant pour les ventes que pour les locations (quasiment complets pour les ventes et partiels pour les locations) varient souvent d’un « diagnostiqueur » à l’autre sur un même bien immobilier. C’est dire leur compétence.

Parce que la ville est en perte d’emplois depuis des années, parce qu’il ne reste que 3000 m² à aménager en zone d’activité (Voir le SCOT du Pays de la Baie).

Parce que la pression fiscale tant au niveau de la taxe foncière que de la taxe d’habitation est trop élevée, comme à Donville d’ailleurs. D’ailleurs la base de calcul de ces taxes est à refonder totalement sur l’ensemble du territoire.

En conséquence comment attirer de jeunes ménages, pour occuper quels emplois, acquérir ou louer quels logements ?

Il ne faut pas se leurrer la Clémentière est un projet privé destiné à générer des bénéfices et aucun prix au m² n’a pour l’instant été avancé. Il faut rappeler que cet « éco-quartier » est porté par la SHEMA, POZZO IMMOBILIER et NETIXIS CONSEILS que des « bienfaiteurs totalement désintéressés ».

Beaucoup de questions fusent de la salle sur les projets d’aménagement, sur les créations de parcs de stationnement, sur des points particuliers.

Le rapport de Présentation 2 B

Analyse de la situation sur plusieurs communes

En effet ce rapport nous donne des chiffres statistiques sur les communes de GRANVILLE, DONVILLE, YQUELON et SAINT PAIR SUR MER.

Premier constat les deux communes dont la population stagne ou régresse sont GRANVILLE et DONVILLE.

En ce qui concerne GRANVILLE la population municipale était en 2006 de 13 022/hab, en 2007 de 13 100/hab et en 2013 de 13 104/hab (chiffres INSEE).

Le taux d’accroissement entre 2006 et 2013 est donc de 0,09 % alors que le rapport présenté retient un taux d’accroissement jusqu’en 2030 de 0,8 % par an.

Si l’on se réfère aux 45 années antérieures, l’accroissement démographique serait de 0,3 % par an chiffrant ainsi en 2030 la population municipale à 13 800/hab.

Ainsi afin de déterminer la taille des ménages donc le nombre de logements nécessaires, il faut distinguer la population municipale de la population des ménages.

En 2013 la population municipale s’établit donc à 13 104/hab alors que la population des ménages s’établit à 12 257 hab, chiffrant la population résidentielle à 847/hab en 2013. La population résidentielle regroupe les personnes hospitalisées (hôpital et Normandy, maisons de retraite, les foyers de jeunes travailleurs…).

De la compatibilité avec le SCOT du Pays de la Baie

Une première remarque s’impose les prescriptions du SCOT sont à 10 ans, tandis que celles du PLU sont à 15 ans.

En clair l’urbanisation autorisée par le SCOT est de 35, 53 ha + 25 % de bonus dus aux OAP soit 44,4 ha comprenant :

- les espaces non encore urbanisés et « les dents creuses » en espaces urbains existants.

- les dents creuses en secteurs constructibles des écarts.

- les zones d’extensions urbaines ( calculées par les besoins de croissance d’habitat et les possibilités des zones des deux points précédents).

De ce fait on arriverait donc à un PLU plus vertueux que le SCOT, mais qu’en est-il exactement comme le PLU le propose :

- La Clémentière : 790 lgts sur 33,3 ha.

- Les dents creuses, les densifications et comblement de friches : 470 logements.

Si l’on tient compte du taux de progression démographique plausible, du taux d’occupation et de la population envisagée en 2030, on est en dessous de 470 logements.

Donc pourquoi envisager de détruire 34 ha de terres agricoles (constituées à 90 % de prairies bocagères pâturées).

De plus :

- Quid de l’aménagement, réhabilitation, isolation, mise aux normes des quelques 881 logements vacants de la ville en 2013. C’est beaucoup !

- Quid du nombre de logements en vente et du réajustement de leur prix.

- Quid de la superficie de certaines parcelles dont l’adjoint à l’urbanisme a annoncé l’existence en CDPENAF du 8 septembre, au nombre de 40 à 50, dont quelques unes enclavées, mais sans en révéler la superficie individuelle et totale.

- Quid du devenir de l’ancien garage entre l’avenue des Vendéens et les tours de St Nicolas, superficie, nombre de logements prévus et possibles?

- Quid de la présence de 5 terrains de football (2 pour les rencontres, 3 d’entrainement). Le club n’est pas encore en Ligue1 (en la matière méditer l’exemple de la ville du Mans).

Beaucoup de questions sans réponses pour l’instant dont on peut s’étonner que la présentation du PLU n’en fasse mention.

Qui a failli la municipalité ou le bureau d’études ou les deux peut être ?

On peut en conclure que ni le projet de PLU ni le SCOT ne sont aussi vertueux que l’on voudrait nous le faire croire ?

Quelques points particuliers :

- La population et les résidences

Dans le rapport de présentation la population Granville s’établit à 42 % de séniors.

Prenons les chiffres de 2013, Population municipale = 13 104 hab – Nombre de résidence principales = 6 808 – nombre de résidences secondaires = 1 911 – nombre de logements vacants = 881.

Certes le nombre de résidences secondaires n’est pas aussi important qu’une commune comme Jullouville, mais ce chiffre est énorme, proportionnellement à la population réelle et par rapport à la superficie de la ville.

Encore une fois cela découle de plusieurs facteurs, notamment le laisser faire des municipalités sans contrôle réel d’une urbanisation galopante et principalement horizontale (voir Jullouville encore qui est un contre exemple total) à la faveur de l’embellie économique donc du pouvoir d’achat des 30 glorieuses.

La réflexion est désormais de freiner ce type d’urbanisation, afin de réfléchir et d’envisager la construction verticale, le resserrement des centres villes, et appliquer pourquoi pas comme pour les logements sociaux un quota (le plus faible possible) de résidences secondaires.

Est-il vraiment nécessaire de posséder plusieurs résidences, malgré la régulation provoquée par les «chocs pétroliers » des années 1970 pour les classes dites « moyennes ».

- La Horie

Ce parc situé au Sud-Ouest de Granville d’une superficie de 1 h a 56 comprenant un manoir avec dépendances au sein d’un espace boisé classé est répertorié dans les projets d’aménagements pour un maximum de 140 logements, mais au Nord de la parcelle supprimant ainsi les arbres plus que centenaires (pin noir d’Autriche, pin parasol, érable sycomore, hêtre, robinier, marronnier d’Inde, tilleul des bois …).

Pourquoi ne pas aménager l’ensemble des bâtiments existants, remplacer le vieux bâtiment au Sud par une construction adaptée, mais sans toucher à l’espace boisé classé, au lieu de l’abattre pour replanter au sud, mais quoi ?

Ce projet doit être entièrement revu mais dans le respect de la loi littoral (n’en déplaise à certains élus qui font tout pour en réduire les effets positifs) et après consultation de la commission départementale Nature, Paysage et Sites.

- Le parc de stationnement silo de la Gare

Un avantage la gare de Granville est proche du centre ville, et devrait permettre l’usage du train plus que de la bagnole !!!

L’idée pour générer des places de stationnement, est de construire un parc de stationnement vertical dit « silo » encore une fois au détriment d’arbres classés EBC.

Ceci démontre une nouvelle fois un manque de réflexion globale pourquoi :

.Avant de construire l’atelier de maintenance n’aurait-il pas été envisageable d’y adjoindre un parc de stationnement souterrain ?

.Autre possibilité puisque certains usagers viennent en voiture, pourquoi ne pas installer ce parc à Folligny ?

- les parcs de stationnement en face l’Hôpital et Route de Villedieu.

Lors de la réunion de présentation à St Nicolas, une personne est intervenue à juste titre et chaleureusement applaudie par la majorité de l’assistance, au sujet du parc de stationnement en face de l’hôpital, destiné au co-voiturage et aux grandes manifestations se déroulant dans le centre ville.

Sauf que la taille de cet emplacement est de 2 ha, qu’ils seraient pris sur une ferme laitière d’une dizaine d’ha d’un seul tenant en prairies naturelles, bordées de haies, où paissent de surplus des vaches normandes.

Mais diantre est-ce bien raisonnable et utile ?

En réunion de présentation à la CDPENAF Monsieur BLANCHET après des remarques pertinentes se joignant à celles de la réunion à St Nicolas, a revu la superficie à la baisse la réduisant de moitié, en arguant que la surface initiale émanait de la précédente municipalité. Des questions ont fusé et il lui a été proposé de faire un effort supplémentaire pour arriver à ZÉRO.

Une réflexion se pose ainsi que des interrogations sur l’avenir de l’Hôpital notamment que le parc de stationnement est peu saturé et qu’en réalisant un parc souterrain on pourrait aisément doubler le nombre de places et prévoir comme cela se fait dans plusieurs communes de la Manche, des places dédiées au co-voiturage (hôtel du département à St Lô).

En ce qui concerne celui de la route de Villedieu de l’autre côté de la déviation, son utilité est contredite par les propos précédents. De plus l’adjoint à urbanisme a annoncé la demande d’installation à cet endroit d’un ambulancier (30 véhicules). Simple rappel c’est impossible à cet endroit c’est hors zone d’activité et il ne reste que 0,3 ha (dixit le SCOT).

- Le port

Là encore beaucoup de questions se posent :

Est-il nécessaire d’agrandir le chantier naval au-delà de la digue ? Pour quelles activités ? Et ce au mépris du site classé et de la ZNIEFF

Est-il nécessaire d’agrandir le port plaisancier au détriment de l’école de voile et des conditions d’exploitation du CRNG.

Par ailleurs ce port plaisancier est encombré de nombreux bateaux « ventouse » qui ne sortent que très peu, dont le stationnement devrait être en port sec.

Par contre le réaménagement pour les activités du port existant serait de bon aloi, en mettant l’accent sur la présence de vieux gréements aux côtés du Marité.

Mais cela est-il bien de la seule compétence de la municipalité (département, région), s’est-elle entourée de l’avis de l’ensemble des utilisateurs locaux.

L’accès routier (puisque l’accès ferré a été supprimé) ne permet pas un développement plus important, se pratiquant par des rues non dimensionnées à la taille des camions qui de surcroît roulent sur les ronds points endommageant la voirie dont l’entretien sort de la poche du contribuable Granvillais ? Merci pour ce cadeau !!!

Enfin il faut poser le problème de l’évacuation des boues dont l’arrêté préfectoral autorisant le rejet sera caduc en fin d’année. Les nouvelles conditions pourraient porter atteinte à la seule pêcherie en activité sous la Roche Gautier, ainsi qu’à la ZNIEFF s’étalant du Nord de Granville jusqu’à Jullouville.

L’évacuation de ces boues passerait de 100 000 à 160 000 tonnes/an.

- La Clémentière

L’un des points forts de ce projet de PLU est quand même le projet d’éco-quartier de la Clémentière, prévu sur 34 ha dont 31 urbanisés, la différence protégée dans le cadre de la trame verte et bleue ainsi qu’un linéaire de haies dont on peut toutefois douter de la pérennité à la fin du chantier.

Il se décline en trois tranches afin de permettre aux paysans en place d’utiliser ces prairies jusqu’à leur retraite, cela va quand même amputer les terres agricoles de la ville de 34 ha au total, constitues à 90 % de prairies naturelles, bordées de haies protégées, et plantées de pommiers pour certaines.

Le projet prévoit la construction de 790 logements, individuels et collectifs qualifié d’éco-quartier dans le respect de la RT 2012, mais nous sommes déjà quasiment fin 2016, et les normes de construction afin de parvenir à des constructions vraiment économes, voir à Énergie passive vont encore évoluer et progresser.

Hors dans les documents de ce projet aucune contrainte n’est fixée pour arriver à ce résultat seulement des suggestions ou des recommandations.

La question importante qui n’est absolument pas chiffrée c’est le prix de vente au m², sachant que la volonté municipale est d’en permettre l’accès aux jeunes ménages et primo-accédants.

Une autre question est également celle de la priorité pour des résidences principales ?

Lors de l’enquête publique nombre de personnes ont déposé sur le registre en émettant des avis souvent négatifs aussi pertinents que justifiés. Le commissaire enquêteur a d’ailleurs émis un avis négatif sur la notion d’utilité publique du projet.

Par arrêté du 17 juillet 2015 Mme le Préfet signait l’arrêté d’utilité public pour ce projet.

L’association MANCHE-NATURE a, à juste titre, attaqué ce document devant le tribunal administratif.

- Le centre ville

Comme toutes les villes côtières Granville a une histoire, le port, la vieille ville, la haute ville, les villas remarquables. Les Granvillais ont su repoussé les vendéens contre-révolutionnaires évitant le débarquement des anglais pour leur prêter main forte.

Hors les élus sont dans le constat à minima sur la réhabilitation du centre ville ancien, afin de remettre en habitation les logements au dessus des commerces sans gêner ces derniers.

Pour ce faire il faut une réelle volonté créative et incitative, développer une politique de préemption pour maîtriser ce « renouvellement urbain ». Protéger les commerces est une bonne chose en privilégiant ceux durables, mais dans une cité avec un tel nombre de résidences secondaires il faut redynamiser et réoccuper le centre ville.

Quid de la verrue juridico-immobilière du Cours Jonville dont l’aménagement est contraint par le plan de prévention du risque de submersion marine, comme toute cette partie basse du centre ville.

- La consommation d’eau potable

Sur la consommation d’eau potable il serait bien avant notamment d’envisager des projets comme la Clémentière (Et par extrapolation sur Donville d’ailleurs) de vérifier les possibilités d’approvisionnement en eau potable qui seront limitées voir interrompues momentanément en cas de sécheresse ou/et en période estivale.

- la 2X2 voies Granville-Avranches et routes communales.

Ce projet vieux de quelques décennies, ressort régulièrement, obligeant chaque commune à mettre en réserve foncière, les terrains nécessaires, pris une nouvelle fois sur les terres agricoles. Ce projet gelé par l’ex conseil régional, ressort avec le nouveau président de région

( il faut bien qu’il marque son territoire!), sans pour autant savoir comment cela va être financé. Le conseil départemental semble apparemment exsangue financièrement rien que par l’entretien du réseau existant.

Les parties en 1X2 semblent suffisantes pour permettre le doublement des véhicules lents ou agricoles, il serait donc opportun de continuer en ce sens sur le trajet actuel et de limiter, la disparition de terres agricoles par l’aménagement de la déviation de St Pierre Langers, afin d’éviter les saignées opérées pour celles de Sartilly et de Marcey-les-Grèves.

En ce qui concerne les voies communales placées en réserve foncière, mieux vaut peut être en refaire l’assise plutôt que les élargir.

Encore une fois il est important de signaler que ces réserves foncières, routes, 2X2 voies, parcs de stationnement amputeraient de 9 ha supplémentaires les terres agricoles de la commune.

- l’affaire des panneaux

Dans son édition locale du 7 septembre 2016 le journal OUEST FRANCE nous livre un fait un brin humoristique mais néanmoins assez désopilant.

En clair il y a trop de panneaux à vendre, vendu ou à louer sur les biens en recherche d’acquéreur ou de locataire, aussi Mme le Maire a-t-elle derechef pris un arrêté autorisant uniquement les panneaux pour « les professionnels de l’immobilier » titulaires d’un mandat exclusif, et l’article de citer tout à fait naïvement une ville qui est allée jusqu’à l’interdiction totale « Levallois-Perret ».

Plusieurs remarques :

- Les notaires ne sont pas considérés comme étant des professionnels de l’immobilier malgré leur compétence technique et juridique beaucoup plus étendue en la matière que celle des agents immobiliers.

- La pluralité de panneaux devrait être dissuasive pour le futur acquéreur ou locataire.

- Que ceux-ci d’ailleurs fassent le choix de s’adresser directement aux notaires, il leur en coutera moins cher avec des conseils fiables en prime.

- Il faut dénoncer tous les partisans de «la loi de l’offre et de la demande » ou mieux encore du « prix du marché » pratiqués par ces « professionnels de l’immobilier » plutôt qu’une expertise réelle de chaque bien en tenant compte de la valeur d’usage et ce tant pour la vente que pour la location.

Conclusion

Ce projet de PLU n’a rien de vertueux, il ne reflète aucune vue d’ensemble de la ville, accentuée par un bureau d’étude dont le travail laisse sérieusement à désirer.

Le passage devant les divers structures départementales de l’État ne pas pas être un long fleuve tranquille et encore moins il faut l’espérer l’enquête publique qui suivra.

Joël BELLENFANT

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 07:55
Bayer/Monsanto : Naissance d'un monstre

Bagnolet, le 15 septembre 2016

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le rachat de Monsanto par Bayer, c’est la prise de contrôle du tiers du marché des semences par une entreprise qui contrôle déjà 17% du marché des pesticides (et atteindra 27% avec Monsanto). En clair, c’est la mise sous dépendance des paysans qui n’auront plus d’autres choix que d’acheter les produits de ce nouveau monstre.

 

Sous prétexte de soigner des plantes sélectionnées pour être dépendantes de leurs pesticides, ce groupe aura le champ libre pour la commercialisation de quantités de produits. En réalité, c’est bien la souveraineté alimentaire que cette transaction à 59 milliards met en danger.

 

La Confédération paysanne appelle donc les autorités de la concurrence à refuser la création d'un tel monopole prédateur sur le marché des semences et des pesticides. L’avenir de l’agriculture passera par l’autonomie des paysans, pas par la dépendance aux multinationales !

 

Contacts :

Guy Kastler, Commission semences : 06 03 94 57 21

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 12:53
Baisse du déficit de la Sécu : le gouvernement se gargarise, les pauvres trinquent !

mardi 13 septembre 2016

Par Évariste

« Je suis en mesure de vous annoncer que les résultats de 2016 seront encore meilleurs que ce qu’on avait envisagé en juin grâce aux efforts que nous poursuivons. L’horizon du rétablissement complet de la Sécu, de l’équilibre des comptes de la Sécu, ce n’est plus une utopie, il est à portée de main (…), pas pour 2016, mais très vite », ainsi s’est exprimée Marisol Touraine avec une emphase digne de Mme El Khomri lorsqu’elle défendait le caractère émancipateur de sa loi.

D’après les prévisions de la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS), la branche Retraites serait excédentaire de 500 millions, la branche AT-MP de 500 millions, la branche Famille aurait un déficit de 1 milliard et l’Assurance-maladie d’environ 5,2 milliards. Le déficit total serait alors le plus faible de ces dernières années.

En fait, il y a deux façons de lutter contre le « trou de la Sécu », par le haut en répondant aux besoins sociaux1, soit par le bas en augmentant les inégalités sociales de santé et de protection sociale.

En fait, le mouvement réformateur néolibéral fait le second choix car il a inventé la solution à tous les problèmes de déficit : il suffit de restreindre les dépenses utiles et nécessaires pour les citoyens et leurs familles aux fins d’augmenter les inégalités sociales de revenus, de logement, de santé, de retraites, et d’une façon générale de toute la protection sociale. Comme depuis trente-trois ans, chaque gouvernement a fait pire pour les travailleurs que le précédent, on, voit bien là le projet commun aux néolibéraux solfériniens et de la droite.

Après le BIP 40 et les travaux de l’IRDES, voici le baromètre « IPSOS-Secours populaire »

Au moment même où Mme la ministre développait sa méthode Coué, le baromètre IPSOS-Secours populaire était publié. Et là il y a de quoi alimenter la contre-offensive contre ces ministres néolibéraux qui font passer toute aggravation des politiques austéritaires pour une mesure émancipatrice.

La moitié des Français gagnant moins de 1 200 euros net par mois renonce ou repousse une consultation chez le dentiste (+ 22 points par rapport à 2008 !), 39 % ont renoncé ou repoussé une consultation chez un ophtalmologiste (+ 9 points par rapport à 2008 !), 64 % estiment avoir eu des difficultés pour payer des actes médicaux mal remboursés par la Sécu, 53 % ont des difficultés à payer leur complémentaire santé, 48 % n’ont pas une alimentation saine.

68% des Français estiment que les inégalités sociales de toute nature ont fortement augmenté et 38 % des sondés ont connu la pauvreté (+ 3 points depuis 2015). Qui sont les plus touchés ? les femmes, les ouvriers et les employés ! 55 % des sondés estiment être menacés par la pauvreté. (+ 10 points par rapport à 2007). 83 % des sondés estiment que cela sera pire pour leurs enfants. Si on ajoute que le nombre de travailleurs pauvres augmentent à cause de la précarité, si on ajoute que la protection universelle maladie (PUMA) ne rembourse que la partie Sécu (et non le forfait journalier, les franchises, les dépassements, les participations forfaitaires, etc.), que la généralisation du tiers payant organise le prélèvement des sommes restés à charge sur les remboursements, on voit clairement la réalité matérielle du monde français comme il est.

La pauvreté révélée par l’Insee

Nous savons grâce à l’Insee qu’un million de personnes ont basculé dans la pauvreté en 10 ans. Ils sont maintenant 8,77 millions. C’est-à-dire qu’ils sont sous la barre des 60 % du revenu médian, soit aujourd’hui 1 008 euros pour une personne seule (voir l’INSEE pour le barème pour les familles monoparentales, couples sans enfants, couples avec enfants de moins de 14 ans, et couples avec enfants de plus de 14 ans). A noter que le Smic est à 1 150 euros ce qui montre qu’il ne constitue plus une arme suffisante contre la pauvreté ! Donc un Français sur sept (14 %) est en dessous du seuil de la pauvreté.

Et les contre-réformes néolibérales…

Depuis la réforme Balladur de 1993, les retraites ont déjà baissé de 20 points. Avec les dernières contre-réformes de 2010, 2013 ainsi que celles de l’Arrco et de l’Agirc, nous en serons dans quelques années à une baisse de 30 points.

Les dernières contre-réformes sur les allocations familiales ont baissé la masse des prestations et supprimé l’universalité de la prestation des allocations familiales.

Le déremboursement des soins hors ALD (Affections Longue Durée) a continué pour arriver à ce que la Sécurité sociale ne rembourse plus que 50 % du coût des soins, aboutissant à une croissance des inégalités sociales de santé

Les recettes de la Sécu en berne…

Une forte décélération de la croissance des cotisations sociales (+ 0,6 % pour une croissance de la masse salariale de 1,2 %) empêche la Sécurité sociale de répondre aux besoins sociaux du fait de l’accentuation des dispositifs d’exonération consentis dans le cadre du pacte de responsabilité et qui portent uniquement sur la part patronale. Les recettes de la branche Famille ont été sacrifiées par la baisse des cotisations familiales qui expliquent à elles seules le déficit de cette branche.

Transfert des cotisations patronales vers l’impôt des travailleurs

En revanche les cotisations salariales progressent de 3,5 %, de même que la CSG sur les revenus d’activité et de remplacement, ce qui prouve bien qu’on a orchestré un transfert de financement massif du patronat vers les travailleurs et vers l’impôt car, outre la CSG, les recettes fiscales affectées progressent dans le même temps de 3,1 % : il s’agit d’une double peine.

Et taxation d’une partie des anciens ayants droit…

Concernant l’assurance maladie, peu de commentaires hormis à la CGT, concernant la réforme PUMA (Protection universelle maladie) qui constitue pourtant une révolution considérable en mettant fin au caractère familial de l’affiliation : fin de la notion d’ayant droit, l’un des fondements de la Sécurité sociale, ce qui sert à justifie un renforcement de la part de l’impôt dans le financement de l’assurance maladie. A noter que désormais des assurés dans le cadre de la PUMA, auparavant ayants droit seront assujettis de la taxe de 8 % sur leurs revenus imposables dès lors qu’ils dépasseront le plafond de 9 654 €.

Que faire ? les dégager ! donc, construire un processus alternatif

Si on les laisse faire, ils vont réussir à supprimer le déficit de la Sécu mais au prix d’un accroissement phénoménal de la pauvreté, du chômage, de la précarité, du communautarisme, des intégrismes, des zones de non droit, d’une école des compétences sans les connaissances et sans l’ascenseur social, des services publics et de la protection sociale de plus en plus privatisés, de la gentrification, de la ségrégation, etc.

Tout cela doit être mis en débat dans le peuple. Donc développons une éducation populaire refondée pour mener la bataille de l’hégémonie culturelle. C’est le troisième pilier de l’émancipation à côté de l’action syndicale d’abord, partisane ensuite.

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 12:39
il y a trop de lait industriel et pas trop de producteurs de lait.

Vendredi la Confédération paysanne Nord/Pas De Calais/Picardie a donc ( en compagnie des syndicats Belges MAP, MIG et FUGEA) stoppé le camion de la collecte de l'usine des 1000 vaches..."le lait en trop est dans les fermes/usines!" ont donc scandé nos camarades ce vendredi matin près de la frontière Belge.

Il y a trois ans, le 12 septembre 2013, une petite quinzaine de militants de la confédération paysanne s'étaient introduits sur le site alors en chantier de cette usine à lait. L'entrée de la Conf nationale dans ce dossier avait été décidé par le comité national.

Nous dénoncions alors la dérive industrielle de l'agriculture qui allait tout emporter. Nous prédisions qu'avec le signal envoyé par de tels élevages couplés à la fin des quotas laitiers le risque de surproduction était réel.

Nous avons les premiers fait le lien entre le développement de ces méga structures et les attentes des consommateurs,

Le lien entre la surproduction et la concentration des productions,

Le lien entre la fuite en avant du toujours plus de travail, plus d'investissement pour des paysans toujours moins nombreux et toujours plus précarisés,

Le lien sur l’accaparement des terres, la financiarisation de notre métier....

Trois ans plus tard au cœur de cette crise monstrueuse que nous traversons, force est de constater que la confédération paysanne a eut raison de s'emparer du dossier de l'industrialisation de l'agriculture.

Grâce à l'action de vendredi et à la fête de Novissen ce jour, ce dossier revient sur le devant de la scène médiatique.

Il va nous servir a continuer à revendiquer qu'il y a bien trop de lait dans certains élevages et pas trop de producteurs de lait.

Le comité national de cette semaine a décidé d'un programme de mobilisations que vous allez recevoir dans la semaine.

En attendant, il ne faut rien céder, nous sommes effectivement à un tournant...en septembre 2013 nous disions..."des fermes ou des usines, la Confédération paysanne a choisit"....continuons de faire vivre ce slogan et grand merci aux conf qui se sont mobilisé vendredi pour défendre encore et toujours les producteurs de lait!!

http://www.lavoixdunord.fr/region/23-000-litres-de-lait-de-la-ferme-des-mille-vaches-ia0b0n372233

Laurent Pinatel

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 07:19
Mélenchon peine à convaincre à la fête de l'Huma

C'était l'orateur le plus attendu à gauche à La Courneuve. « On est en retard par rapport à 2011 » dans la préparation pour 2017, a lancé, samedi aux communistes de la Fête de l'Humanité, Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle contre l'avis du PCF. « La dernière fois, en 2011, quand on est venu à la Fête de l'Huma (...), je suis venu avec le programme l'humain d'abord (le programme commun du Front de gauche pour la présidentielle de 2012, NDLR) à la tribune ! On est en retard par rapport à la dernière fois ! » a déclaré le candidat, invité à s'exprimer sur la grande scène de l'Agora, comme la plupart des autres candidats de gauche samedi.

« Tous les mouvements politiques, les personnalités sont appelés à venir pour qu'on travaille à voir comment ce qu'ils ont à proposer peut être en phase avec le programme l'humain d'abord nouvelle version », a-t-il tonné, régulièrement applaudi par une partie du public, venu très nombreux l'écouter. « Tout le monde peut y participer, mais, de grâce, ne biaisons pas », a-t-il poursuivi en réponse à ceux, nombreux chez les communistes, qui lui reprochent d'avoir décidé de faire cavalier seul pour 2017 en s'appuyant sur sa forte personnalité.

« L'avenir en commun »

Jean-Luc Mélenchon a profité de son discours à la Fête de l'Huma pour dévoiler le nom de son programme pour 2017 : « L'avenir en commun ». « Ma candidature est d'abord celle d'un programme dont la cohérence doit être gardée, protégée, nourrie. (...) Il faut un fil conducteur, et ce fil conducteur, c'est l'intérêt général ! » a déclaré Jean-Luc Mélenchon. « Le programme s'appellera L'avenir en commun ! » Un nom de baptême qui n'est pas sans rappeler la motion majoritaire au congrès du PCF en juin qui s'appelait « Le temps commun ».

« J'ai choisi que notre programme aille au bout de l'humain », a expliqué Jean-Luc Mélenchon en référence au nom du programme qu'il avait porté en 2012, « L'humain d'abord ». Il a également appelé ses partisans à s'investir dans la campagne en faisant des dons : « Aujourd'hui, nous avons besoin de fonds et nous organisons à partir de ce soir une campagne de dons. Quelle que soit la somme, elle est la bienvenue », a-t-il dit.

Adhérer à un programme plutôt qu'à une personne

« Je ne suis pas un type qui sort de l'Ena et qui se demande s'il va être à gauche ou à droite et s'il va faire ministre ou président de la République. Ma vie est faite ! » a-t-il insisté. Régulièrement accusé de culte de la personnalité, Jean-Luc Mélenchon a anticipé ces critiques : « Ôtons-nous de la tête qu'il faut être d'accord avec un homme, ce n'est pas ce que je demande ! » Selon lui, en effet, il suffit d'adhérer à un programme « ou des bouts de programme ».

« La dernière fois, on n'a pas voté sur ma cravate ou ma grande bouche ! » s'est-il exclamé, rappelant à plusieurs reprises les 4 millions de voix engrangées en 2012 alors que le PCF soutenait sa candidature. Cet appel du pied de Jean-Luc Mélenchon intervient alors que le PCF entend proposer début octobre des « axes communs » de programme à partir duquel une candidature unique serait encore possible pour 2017.

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