L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse
Publié le 13 Janvier 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Liberté - Egalité - Fraternité
Publié le 10 Janvier 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Tribune libre
Le cabinet Cibles et stratégies sollicité par la municipalité de Granville pour étudier le commerce en rapport avec problèmes de circulation et de stationnement a élaboré une stratégie « d’urbanisme commercial ». Celle-ci répond sans nul doute aux déclarations du premier adjoint selon lequel « la priorité serait de permettre à tout le monde d’accéder au centre-ville ». Selon le cabinet d’études, celui-ci gagnerait en attractivité avec des magasins exposant des Grandes marques. Le centre ville se trouve donc inéluctablement voué au « casse-tête » du stationnement lors des week-ends de fêtes et des vacances à moins que des parkings périphériques soient créés ainsi que des navettes pour éviter de précipiter toujours plus de voitures dans « la nasse » du centre-ville et accroître les bouchons et la pollution. Les touristes pourraient déambuler tranquillement sur les trottoirs en gagnant du temps pour faire leurs achats plutôt que de rouler au pas des quarts d’heures durant avant de trouver un hypothétique stationnement. Surtout si les stationnements se trouvaient rigoureusement limités dans les rue les plus commerçantes pour garantir l’activité des commerces de bouche et des cafés tabacs On doit, sans doute, saluer le projet de transport urbain qui devrait voir le jour en 2014, mais celui-ci ne trouvera son efficacité en saison estivale et pendant les week-ends festifs, que si la stratégie d’urbanisme commercial devient conviviale. A condition de considérer les touristes autrement que comme de simples consommateurs attirés par les Grandes marques. A condition de ne pas céder à la pensée « libérale » selon laquelle « chacun est libre d’utiliser sa voiture comme il le souhaite ». Question de philosophie politique et de conception de l’intérêt général…
Yann Le Pennec
Publié le 10 Janvier 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Liberté - Egalité - Fraternité
Le coup de trompe du mammouth Mercredi 9 janvier 2013
Ils ont été bien mal éduqués ces jeunes issus de l'enseignement catholique, qui, à Coutances, ont regimbé devant l'initiative conjointe politico-religieuse de la présidente de l'APEL de l'Institut d'Agneaux et du directeur du dit établissement. Cela prouve qu'il ne faut pas désespérer de la jeunesse mais plutôt de ses parents ou des politiques trop souvent enclins à la manipuler.
Car là, à la veille de la manifestation UMPo-catho du dimanche 13 janvier contre le mariage pour tous, il s'agit bien en sous-main de remplir des cars pour Paris, quitte à les bourrer, comme pour la manifestation de 1984, collégiens et de lycéens. Mobilisez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens !
Ainsi, en quelques jours, notre département a été propulsé dans les médias nationaux en porte-étendard de la chouannerie à la sauce 2013.
Lire la suite : http://lemammouth.over-blog.com/
Publié le 9 Janvier 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web
Le premier ministre israélien vient d’annoncer la construction d’une nouvelle clôture sur le plateau du Golan. Toujours pour des motifs sécuritaires. Mais les barrières qu’érige Israël un peu partout ont aussi une dimension économique.
Lire la suite : http://www.regards.fr/monde/les-murs-trompeurs-d-israel,6061
Publié le 9 Janvier 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Liberté - Egalité - Fraternité
Communiqué de presse de la FSU50 mardi 8 janvier 2013
A Agneaux comme ailleurs, l’Enseignement Catholique doit respecter la neutralité de l’enseignement !
Depuis la mi-décembre, l’Enseignement Catholique, par la voix de son Secrétariat Général, mène campagne contre le projet de loi relatif au mariage pour toutes et tous.
Sous couvert de l’incitation à des « débats », l’enseignement catholique impose, sans se soucier de leur opinion, aux enseignants et personnels des écoles catholiques de se prononcer contre ce projet de loi. Plus grave, il entend transformer ces écoles en courroie de transmission de la campagne orchestrée par les églises, des partis de droite et l’extrême-droite, et appelle implicitement les enseignants et personnels de ces écoles à s’adresser aux jeunes dont ils ont la charge, et à leurs parents, pour les amener à la manifestation du 13 janvier (contre le mariage pour tous).
Cette attitude militante s’est traduite à l’institut d’Agneaux, cher à Philippe Gosselin (député de "l’Entente Parlementaire pour la Famille"), par l’envoi aux terminales, en sus de leur bulletin scolaire, d’un communiqué national de l’APEL (association de parents d’élèves de l’enseignement libre) prenant clairement position contre le mariage pour tous, provoquant parmi les élèves destinataires un sain rejet de cette tentative scabreuse de manipulation(Ouest-France, 7 janvier 2013).
L’Enseignement Catholique, qui bénéficie de 7 milliards de subventions, soit 80% de son financement, doit respecter la neutralité de l’enseignement qui est dispensé dans le cadre des programmes officiels, tout comme le font les enseignants de l’École publique. C’est aussi à l’État de faire respecter ce devoir de neutralité à ceux qu’il subventionne, et le ministre est dans son rôle lorsqu’il rappelle l’enseignement catholique à ses devoirs. L’enseignement catholique ne peut maintenir cette attitude incohérente d’accepter le financement de la République pour fonctionner, tout en en bafouant les principes les plus fondamentaux.
Les professionnels de l’enfance, dont nous faisons aussi partie, savent que ce qui est déterminant pour le développement harmonieux d’un enfant, ce n’est pas tant la structure de la famille que la qualité des relations à l’intérieur de celle-ci. L’enseignement catholique évoque les droits de l’enfant, mais fait totalement l’impasse sur le mal-être des jeunes LGBT, pouvant aller jusqu’à la déscolarisation, la dépression ou le suicide, et sur le droit à la sécurité juridique que n’ont pas les enfants vivant dans les familles homo-parentales.
La FSU poursuivra inlassablement son combat pour l’égalité, en particulier en luttant quotidiennement contre les discriminations dont sont victimes certains élèves, leurs familles, et certains collègues. Elle appelle à participer massivement aux mobilisations prochaines (dont celle du 27 janvier à Paris) en faveur de l’égalité des droits.
Publié le 8 Janvier 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Résistance
UFAL Par Charles Arambourou Lundi 7 janvier 2013
Dans une lettre aux chefs d’établissements des 8300 établissements privés sous contrats avec l’État, Éric De Labarre, secrétaire général de l’enseignement catholique, appelle ces derniers à prendre en décembre des initiatives « pédagogiques » contre le projet de loi sur le « mariage pour tous ».
Le lobby clérical va donc sans vergogne instrumentaliser les élèves qui lui sont confiés dans un débat qui ne le regarde pas ! Derrière la tartufferie des formules, il appelle en fait à soutenir matériellement une mobilisation politicienne contre le gouvernement, rêvant sans doute de rééditer l’opération de 1984 contre la loi Savary.
L’UFAL tient à rappeler deux principes essentiels qui animent son combat laïque : la séparation des églises et de l’État, et la contestation du financement public de l’enseignement privé.
La liberté de conscience et le principe de séparation interdisent à tout organisme cultuel d’intervenir dans la sphère publique.
La loi de séparation du 9 décembre 1905, en proclamant que « la République ne reconnaît (…) aucun culte » a mis fin à la qualité d’établissements publics des cultes. Ni l’épiscopat, chargé de l’organisation du libre exercice du culte catholique, ni le secrétariat général de l’enseignement catholique, chargé d’organiser ledit enseignement dans le cadre de son « caractère propre » religieux, n’ont la moindre qualité à intervenir en la matière. Le débat concerne en effet, non le mariage religieux, mais le mariage civil, c’est-à-dire la « sphère publique » dont les organismes religieux sont par définition exclus.
Bien évidemment, les catholiques, comme tous les autres citoyens, voire « l’église », au sens de « la communauté des croyants », sont parfaitement libres de s’exprimer. Mais leurs points de vue sont forcément contradictoires, et une grande partie d’entre eux n’est pas prête à soutenir l’opération politicienne de la droite. Nul organisme religieux ne peut prétendre « représenter » les citoyens. La liberté de conscience assurée par la République fait de chaque individu le seul détenteur de ses choix.
L’enseignement catholique viole ses obligations contractuelles : qu’il soit mis fin à son financement !
Depuis la loi Debré de 1959, et la loi Guermeur de 1977, l’enseignement scolaire en France repose sur un système dual : d’un côté, l’école publique, gérée et financée par l’État, de l’autre, les écoles privées, dont la majorité se réclament d’un caractère confessionnel.
Parmi ces écoles privées, une faible partie dépend des seuls financements privés. La plupart bénéficient de « contrats » (simples, ou « d’association » au service public) leur permettant de faire rémunérer leurs enseignants par l’État, et de bénéficier de subventions des collectivités locales.
Certes, le Conseil Constitutionnel a, en 1977, inventé le principe du « respect du caractère propre des établissements privés sous contrat ». Mais les limites en ont été clairement énoncées : respect de la liberté de conscience, et obligation aux maîtres d’observer un devoir de réserve.
Aucune de ces obligations n’est respectée en l’espèce, par l’intrusion cléricale de l’enseignement catholique dans un débat qui ne concerne que les lois de la République, laquelle le finance pourtant, grâce à la complaisance de la droite, depuis 1959.
Puisque l’enseignement catholique mord la mamelle qui le nourrit, l’UFAL appelle le ministre à prendre acte de cette rupture unilatérale des contrats, et à la faire constater par le juge. Elle appelle les collectivités locales à mettre fin au subventionnement des écoles privées qui suivraient les consignes politiciennes de M. De Labarre.
L’UFAL, héritière des engagements laïques du Serment de Vincennes de 1960 (contre la loi Debré), estime que la République a ainsi l’occasion de revenir sur les lois anti-laïques permettant le financement de l’enseignement confessionnel.
par Charles Arambourou
Responsable de la commission Laïcité de l'UFAL
Publié le 8 Janvier 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Enfumage
vu sur le site de l'Humanité.fr
C’est un rapport étonnant, un mea culpa chiffré et analysé, que deux éminents économistes du FMI ont publié. Il dit clairement que l’austérité est une erreur. La faute à la mauvaise conception d’un modèle informatique de prédiction économique.
Ils justifient globalement d'avoir plongé 26 pays dans une mortelle crise austéritaire par une erreur de modèle mathématique. Ces économistes sont restés persuadés que leur domaine est une science dure, donc qu’on peut prédire et démontrer avec des équations. Et ils se sont éminemment trompés. Ils reconnaissent ainsi dès l’introduction que leur modèle n’a pas pu prévoir ni le niveau des taux d’intérêts ni l’effet de l’austérité sur la consommation intérieure. Confrontés à la réalité, ils reconnaissent également que leur modèle a grandement sous-estimé la hausse du chômage. Et donc toute la prédiction est biaisée, désinvestissements privés aux recettes fiscales des états.
Pardon pour les morts, c’était une erreur de calcul
“Forecast Error of ΔYi,t:t+1 = α + β Forecast of ΔFi,t:t+1|t + ε i,t:t+1” Voilà à quoi ressemble l’équation qui a été incapable de faire le lien entre coupe budgétaire des Etats - les fameuses "économies" exigées sous la menace - et baisse de rentrée fiscale. C’est le « multiplicateur fiscal », outil économique qui a plus ou moins montré qu’il fonctionnait entre la seconde guerre mondiale et 2008, mais qui est incapable de prévoir l’ampleur des effets d’une panique généralisée ou d’une franche baisse de moral des populations.
Le FMI avait déjà constaté une faute dans les modèles appliqués à la Grèce. Il remet en cause désormais tous les modèles appliqués à 26 pays européens.
Une erreur qui ne sert pas de leçon
Si reconnaître l’erreur, ou plutôt ouvrir les yeux et se confronter à la réalité, reste une avancée pour le FMI, l’institution ne tire pas les leçons de son erreur. Les économistes ne remettent pas fondamentalement en cause l'austérité, juste son intensité, ils restent convaincus qu’il suffit d’adapter leur modèle de calcul, finalement en accroissant la variable « facteur humain ». Ils ne voient pas l’absurdité que c’est d’imposer par la menace des politiques globales à des pays sur simple résultat d’un algorithme.
"Ce que nous voulons simplement rappeler, c’est que les décisions humaines engageant l’avenir sur le plan personnel, politique ou économique ne peuvent être inspirées par une stricte prévision mathématique, puisque la base d’une telle prévision n’existe pas" disait un certain Keynes en 1936.
Frédéric Lordon et son analyse du capitalisme par le prisme de Spinoza est précieux et urgent à ce sujet.
Lire notamment :
La force des idées simples. Misère épistémique des comportements économiques
La Grèce plongée en récession pour une erreur de calcul du FMI
Dette grecque: un allégement pour peser... toujours plus lourd
Grèce : Le FMI tente d’imposer une nouvelle vague de licenciements de fonctionnaires
Publié le 6 Janvier 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Nucléaire
Je vous l'ai déjà dit ici, l'industrie nucléaire est un mensonge depuis le début. Passe encore sur le plus apparent, celui de nous promettre de s'occuper de déchets sur des délais dépassants 100 000 ans pour certains, car il y en a d'autres, comme le système policier de société nécessaire pour les faire fonctionner en sécurité, ces fameuses centrales. Mais il y en a un qui est encore plus grotesque, celui de la manière avec laquelle ont les construit, ces engins. Oh, je ne vais pas vous parler aujourd'hui de risques sismiques, mais cette fois-ci d'un bête assemblage de blocs de béton et d'acier. A part que la façon dont EDF-Areva veulent s'y prendre retourne plutôt du grand-guignolesque, comme je vais vous l'expliquer maintenant. Ça se passe en ce moment même à Flamanville, sur le chantier de ce qui aurait dû être le fleuron de l'atome français, et qui s'achemine tout doucement, à ce rythme-là vers la carrière du (surtout pas regretté) surgénérateur Super phénix (*). Vous allez voir, ç'est risible. Ou tragique, selon le point de vue où l'on se place....
Lire la suite.. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-sous-doues-construisent-une-128115
Publié le 5 Janvier 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Liberté - Egalité - Fraternité
vu sur le site de l'Humanité.fr
Mi-décembre, le secrétaire général de l’enseignement catholique a décidé de mener campagne contre le projet de loi du gouvernement en demandant à tous ses établissements d’organiser des «initiatives».
Lancée dans son combat contre le mariage pour tous, l’Église a encore franchi la ligne jaune. Mi-décembre, le secrétaire général de l’enseignement catholique, Éric de Labarre, a adressé un courrier explicite aux 8300 chefs d’établissement qu’il chapeaute afin de leur expliquer son «désaccord» avec ce projet de loi et de les appeler à s’emparer de ce débat, «en conscience et avec clairvoyance».
Concrètement, sous couvert de «l’intérêt supérieur des enfants qui (leur) sont confiés», Éric de Labarre demande à chaque école, collège ou lycée de «prendre les initiatives qui lui paraissent localement les plus adaptées pour permettre à chacun l’exercice d’une liberté éclairée à l’égard des choix aujourd’hui envisagés par les pouvoirs publics». Des «initiatives» qui peuvent être éventuellement le fait des parents d’élèves de l’établissement.
Cette prise de position, à quelques semaines de la manifestation des opposants au mariage pour tous (le 13 janvier à Paris), en a fait bondir plus d’un, ulcérés de voir l’Église catholique embrigader dans sa croisade plus de deux millions d’élèves et leurs familles, ainsi que quelque 210 000 personnels – enseignants et autres. «Nous trouvons inadmissible cette façon dont les religieux ne cessent de s’immiscer dans ce débat public et citoyen pour se rebeller contre un projet qui n’a d’autre tort que de remettre en cause leur modèle archaïque de la famille patriarcale hétéronormée», a réagi mardi le collectif des efFRONTé-e-s.
Cet appel du pied flirte également avec l’illégalité. La plupart des établissements privés, largement financés par les pouvoirs publics (1), sont sous contrat avec l’État. Et doivent respecter la liberté de conscience des élèves et des enseignants au titre de la loi Debré de 1959 et de l’article L. 442-5 du Code de l’éducation. Les personnels ne peuvent pas, non plus, être inquiétés s’ils refusent d’organiser de tels débats. En vertu de l’article L. 122-45 du Code du travail, «aucun salarié ne peut être sanctionné ou licencié en raison de (…) ses opinions politiques, de ses activités syndicales (…), de ses convictions religieuses». «Il est donc contraire à la liberté de conscience de demander aux élèves, personnels de se positionner sur des sujets qui relèvent de leurs choix privés, souligne le Sundep-Solidaires, un syndicat de l’enseignement privé. Ce type d’initiative est aussi porteur d’exclusion des personnels et des enfants qui n’entrent pas dans le schéma sexuel stéréotypé porté par l’Église catholique.»
(1) En 2011-2012, la contribution des familles s’est élevée à 2milliards d’euros auxquels s’est ajouté 1,7milliard de l’État et des collectivités territoriales.
Une solution : résilier les contrats des établissements ne respectant pas les lois de la République.
Mais le pouvoir social libéral en aura-t-il le courage ?
Publié le 3 Janvier 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Résistance
vu sur le site de l'Humanité.fr
Tardi "C'est avec la plus grande fermeté que je refuse cette médaille"
Le célèbre auteur de bandes dessinées Jacques Tardi "refuse avec la plus grande fermeté"
la Légion d'honneur qui lui a été attribuée le 1er janvier. Après Camus, Brassens, Beauvoir, ou Aragon, Tardi refuse la distinction pour "rester un homme libre et ne pas être pris en otage par quelque pouvoir que ce soit".
"J'ai appris avec stupéfaction par les médias, au soir du 1er janvier, que l'on venait de m'attribuer d'autorité et sans m'en avoir informé au préalable, la Légion d'honneur!". "Etant farouchement attaché à ma liberté de pensée et de création, je ne veux rien recevoir , ni du pouvoir actuel, ni d'aucun autre pouvoir politique quel qu'il soit. C'est donc avec la plus grande fermeté que je refuse cette médaille", a déclaré dans un communiqué Jacques Tardi.
L'auteur de 66 ans a été fait chevalier aux côtés de Bruno Podalydès ou Jean-Pierre Léaud. "Je n'ai cessé de brocarder les institutions. Le jour où l'on reconnaîtra les prisonniers de guerre, les fusillés pour l'exemple, ce sera peut-être autre chose", ajoute Jacques Tardi, qui s'est aussi beaucoup penché sur la Grande Guerre ("Putain de guerre!", "C'était la guerre des tranchées"...). "Je ne suis pas intéressé, je ne demande rien et je n'ai jamais rien demandé. On n'est pas forcément content d'être reconnu par des gens qu'on n'estime pas". Ils s’inscrit ainsi après notamment Louis Aragon, Albert Camus, Gustave Courbet, Guy de Maupassant, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, personnalités ayant refusé la distinction. Brassens, qui a lui-même refusé la Légion d’Honneur, en a fait cette chanson, ici chantée par Maxime Le Forestier, qui se conclue par "La Légion d'Honneur ça pardonne pas."