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L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

Défendons le droit à l’IVG. Solidarité avec les femmes espagnoles

Publié le 30 Janvier 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes

NoPasaranLogoNon aux atteintes au droit à l’avortement et la contraception !
Non à la régression des droits des femmes en Espagne  et ailleurs !

Le gouvernement espagnol Rajoy veut annuler la loi autorisant l’avortement,  nous rappelant que rien n’est jamais acquis surtout dans le domaine du droit des femmes surtout dans le domaine du droit des femmes.

 

Il revient sur la loi obtenue en 2010 qui légalisait l’avortement jusqu’à 12 semaines de grossesse (22 pour raison  médicale) au mépris des recommandations textes internationaux de l'Organisation Mondiale au mépris des recommandations   au mépris des recommandations des textes internationaux de l'Organisation Mondiale  de la Santé  et de l’Organisation des Nations Unies. Cette attaque du gouvernement espagnol s’inscrit dans l’offensive européenne des opposants aux droits des femmes comme l’a illustré en décembre 2013 le rejet du rapport Estrela par le parlement européen (rapport sur la apport sur la santé et les droits reproductifs, traitant de l'accès aux contraceptifs à l'avortement, la procréation santé et les droits reproductifs, traitant de l'accès aux contraceptifs et à l'avortement, de la procréation médicalement assistée, de l'éducation sexuelle et de la liberté de conscience). Ce rapport proposait que  l'avortement soit de la compétence de l'union européenne encourageant ainsi tous les états membres à l'autoriser. Ce refus d’accepter le droit des femmes à disposer de leur corps, cette persistance les considérer comme  des sous citoyennes incapables de décider par elles vise à les maintenir dans un statut social étroit de  soumission. Le combat des femmes, forces démocratiques et associatives espagnoles pour ce droit fondamental est  le nôtre, et nous le soutiendrons ici et ailleurs, car il est combat de celles  et ceux qui veulent l’égalité entre les femmes et les hommes. Il rejoint les luttes que nous avons menées et continuons à mener dans notre pays. Car si le droit à  l'avortement est bien inscrit dans la loi française, la concrétisation du droit à travers  des centres d'avortement  nombreux, permettant un accueil et des soins de qualité, n'est toujours pas assurée de manière satisfaisante dans toutes les régions. 

 

Dans la Manche, seulement   quatre centres d’IVG  fonctionnent, dont deux, Cherbourg et Granville -Avranches avec des délais de prise en charge nettement supérieurs à la moyenne nationale  :


À Avranches-Granville , 20 jours au lieu de 8 nationalement  !

Nous appelons à  :

·                      soutenir le combat des femmes espagnoles pour conserver l’acquis qu’elles ont gagné de haute lutte

·                      lutter pour une Europe où toutes les femmes pourraient disposer librement de leur corps sans contrainte étatique et religieuse qui intègre ces droits à la charte européenne des droits fondamentaux

·                      et ici, à lutter contre la diminution contre la diminution contre la diminution contre la diminution contre la diminution et la fermeture des structures d’accueil, de soins et d’accompagnement des femmes et des couples !

Les féministes espagnoles organisent une manifestation à Madrid le 1er février. Soutenons-les !

 
Signons la pétition, le 1e Février de 10h30 à 12h, place Saint Nicolas à Coutances* 

 

Femmes d'Espagne, de France et d'ailleurs unies dans le même combat pour Défendre tous nos droits et la liberté de d'avoir un enfant ou non.

 

* Vous ne pouvez pas vous déplacer ?  Écrivez-nous à : comitemanchedroitdesfemmes@gmail.com

 

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Pour rendre Granville à ses habitants !

Publié le 26 Janvier 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Municipales de Granville

jeudi 6 février Réunion salle Santorin à l'Agora  18h et 20h

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La fin des 1000 vaches !

Publié le 26 Janvier 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes

COMMUNIQUE DE PRESSE  du 24 01 2014

 

logo confC’est une victoire de la Conf’ et de ses partenaires. Après des mois d’actions fortes, de manifestations, des gardes à vue, de nombreuses prises de position, la mobilisation a payé ! La ferme-usine des 1000 vaches ne verra pas le jour !

 

Jeudi dernier, une centaine de paysans de la Conf’ bloquaient une nouvelle fois le chantier des 1000 vaches. Dès le lendemain, le préfet de la Somme demandait l’arrêt des travaux et la

destruction des bâtiments illégaux ! Une décision confirmée ce matin par la ministre de l’Aménagement du territoire, Cécile Duflot, qui recevait la Conf’ et Novissen.

 

NovissenDepuis septembre, nous avons pris la responsabilité de tout mettre en œuvre pour stopper ce chantier. Face au sentiment d’impunité de son promoteur, Michel Ramery, nous n’avons rien lâché ! Et nous sommes fiers aujourd’hui d’avoir eu raison !

Nous avons mis à terre un symbole. La ferme-usine des 1000 vaches ne verra pas le jour ! Mais ce n’est pas pour autant que nous cesserons d’être vigilants. Nous savons de quels appuis dispose Michel Ramery pour inverser la vapeur… Mais surtout, c’est l’industrialisation de l’agriculture qui doit être stoppée. Le gouvernement a choisi d’user des moyens légaux pour arrêter le chantier. Il doit désormais utiliser les moyens législatifs à sa disposition pour empêcher que d’autres 1000 vaches ne sortent de terre. La Loi d’avenir agricole, en cours d’examen, doit acter la fin de l’industrialisation de l’agriculture.

 

Mardi, nous avons obtenu que le pouvoir de l’industrie semencière sur les paysans soit contenu. Aujourd’hui nous avons mis fin au projet de ferme-usine des 1000 vaches. La recherche du profit absolu aux dépends des paysans ne doit pas régir leur avenir. Ces victoires ne sont qu’au début, nous ne lâcherons rien, pour l’avenir des paysans, pour leur place essentielle dans la société !

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Municipales, transports : bataille de "chiffronniers"

Publié le 21 Janvier 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Municipales de Granville

transports-gratuits-manif.jpgLa question des transports constituera à nouveau un des enjeux principaux de la campagne éléctorale.

 

A lire les premières propositions dans la presse, on mesure combien le travail du conseil des anciens, qui en a fait son  sujet principal  de réplexion,  aurait pu interresser les citoyens s'il avait été ouvert au public.

 

Le projet de la liste "Granville: un cap, un avenir" a sucité un débat de "chiffronniers" agrémenté de quelques invectives "incohérence, amateurisme, irréalisme,etc..." .

 

Le débat granvillo-granvillais gagnerait à être élargi en regardant au delà des chiffres et de la concurrence au moins disant sur la taxe transport pesant sur les entreprises.

Des villes de taille moyenne, Aubagne(PC), Chateauroux (UMP), Castres (UMP), Vitré (UDI) se sont engagées dans une perpective de gratuité totale, partielle  ou progressive dont les effets sont éminement profitables pour le plus grand nombre:

- augmentation de la fréquentation,

- diminution du trafic automobile aux heures de pointes, en particulier, facilitation offerte aux jeunes et aux précaires de circuler pour leurs études et la recherche de travail,

- lieu de rencontres et de convivialité, moyen de rompre   l'isolement,

- réduction du stress et de la pollution, évidemment.

 

Un exercice de démocratie locale pourrait, sans doute, permettre de questionner les citoyens sur les quartiers utilisant le plus les transports, les points d'arrêt souhaitables, le coût actuel des transports... et de leur absence.

                                                                                                            Yann Le Pennec

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Hollande conclut un “pacte” avec le Medef contre les citoyens et les familles

Publié le 17 Janvier 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Enfumage

Par l'UFAL

Mercredi 15 janvier 2014

alloc famLe Président de la République François Hollande vient d’annoncer le contenu du pacte de responsabilité qu’il entend mettre en œuvre dans le cadre de sa politique de l’emploi. Il prévoit de supprimer à l’horizon 2017 la cotisation patronale d’allocations familiales, soit l’équivalent de 35 milliards d’euros qui financent actuellement la branche famille de la Sécurité sociale.

De la sorte, François Hollande fait renaître le projet de l’ancien Président Sarkozy qui avait créé la TVA sociale afin de compenser intégralement la baisse des cotisations familiales à travers une ponction injuste sur le revenu de consommation des familles. Le gouvernement Ayrault avait pourtant décidé d’abroger in extremis cette mesure inique lors de son arrivée au pouvoir. Or c’est la même politique anti-sociale dictée par la même idéologie néo-libérale que le gouvernement PS-EELV-PRG décide d’appliquer.

Pour l’UFAL cette décision sans précédent comporte des risques économiques et politiques considérables. Cet allègement de 35 milliards d’euros devra être compensé par un nouveau mouvement d’économies drastiques sur les dépenses sociales qui affecteront les familles déjà fortement fragilisées par la crise. De plus, une nouvelle augmentation des impôts et taxes sur la consommation ou sur les revenus du travail sera inévitable et aggravera durablement la crise actuelle dont les conséquences dramatiques se font sentir chaque jour. Mais surtout, en décidant d’appliquer une politique identique à celle de son prédécesseur de droite, François Hollande contribue à renforcer chez les classes populaires le malaise politique actuel et le sentiment de rejet de la classe politique qui se traduit par l’abstentionnisme et le vote anti-républicain d’extrême droite.

L’UFAL rappelle que la cotisation sociale (salariale ou patronale) est une part socialisée du salaire des travailleurs, prélevée directement sur la richesse créée par le travail. Ainsi, la cotisation patronale d’allocations familiales reconnaît et rémunère l’apport indispensable des familles à l’éducation des enfants et au renouvellement de la main-d’œuvre productive. À l’inverse, la suppression de la cotisation sociale familiale ne fera que renforcer l’emprise de la finance sur l’économie réelle et nourrit la ponction privée sur l’économie réelle. C’est pourquoi l’UFAL s’engage fermement aux côtés des salariés pour que cette part de leur salaire reste prélevée sur la richesse créée dans l’entreprise.

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Hollande : l'Europe pour seule boussole

Publié le 16 Janvier 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Enfumage

 |  PAR MARTINE ORANGE

  « Il n’y a pas de tournant. » Tout au long de sa conférence de presse, François Hollande s’est employé à nier un changement de politique. Pourtant, comment ne pas voir la rupture consommée entre le pacte de responsabilité annoncé le 14 janvier et le discours du Bourget, censé être toujours sa référence ? Même le mot socialiste est gommé pour être remplacé par social-démocrate.

980261En niant toute rupture politique, François Hollande, en dépit des apparences, n’a pas totalement tort. Se considérant comme l’héritier naturel de Delors, il donne priorité, comme en 1983, à la préférence européenne sur toute autre. Mais cette fois, il ne s’agit plus de parler d’une parenthèse de l’austérité mais d’une politique assumée comme telle.

 

 

 

 

D’une certaine façon, pourtant, François Hollande n’a pas totalement tort de dire qu’il n’y a pas de changement dans sa démarche : elle s’inscrit dans le droit fil du tournant engagé en 1983. En actant le choix d’une politique de l’offre, François Hollande revient aux fondements de ce qui a été à l’origine de la grande rupture des socialistes depuis trente ans : l’Europe reste l’horizon indépassable pour la gauche française, et la politique de Gerhard Schröder comme une référence incontournable, fût-ce au prix de l’enterrement du socialisme.

Les dirigeants socialistes espagnols, grecs, portugais sont aussi passés par ce chemin de Damas : l’Europe, bien qu’elle ait été portée et construite par les sociaux-démocrates pendant des décennies, dissout la social-démocratie et même toute référence à un modèle social européen. Mais qu’importe ! Il convient de poursuivre le projet. « Je ne laisserai personne toucher à l’Europe et à l’euro », a martelé François Hollande à plusieurs reprises durant sa conférence de presse, soulignant que tout retour en arrière, tout aménagement à la carte, comme le souhaitent les Britanniques, étaient impossibles.

S’érigeant en héritier naturel de Jacques Delors, François Hollande a toujours pris l’Europe comme la boussole de sa politique. Conseiller à l’Élysée au début des années 1980, il a été aux premières loges au cours de cet automne terrible de 1982 : le gouvernement déboussolé par la crise des changes, menacé de devoir faire appel au FMI, sauvé in extremis par un prêt de l’Arabie saoudite, se déchirait sur la conduite à tenir. François Hollande s’était rangé d’emblée derrière le ministre des finances, Jacques Delors, qui prônait une rupture politique et un alignement sur l’Europe. Après des mois de tergiversations, François Mitterrand finit par choisir cette option, sans jamais l’assumer.

Pour la gauche, ce tournant de la rigueur reste une blessure à vif. Pendant des années, une partie des socialistes se sont payé de mots, parlant de parenthèse, jurant qu’ils ne renonçaient pas à leurs idéaux de gauche. François Hollande n’a jamais été de ceux-là. De l’acte unique au traité de Maastricht en passant par le référendum de 2005, il a toujours pris l’Europe comme son premier axe politique. Aujourd’hui encore, alors que l’ensemble de la zone euro et la France se retrouvent dans une extrême difficulté, c’est cette voie qu’il choisit. Désormais, son gouvernement se rallie sans hésiter à la ligne de conduite dictée par Bruxelles.

Ce ralliement était attendu avec impatience par la commission européenne. Dès mercredi matin, le porte-parole de la commission s’est félicité de voir la France adopter les mesures qu’elle recommandait : le verrou français venait de sauter. « Nous considérons que les objectifs du pacte de responsabilité sont en ligne avec les recommandations que nous avions faites l'année dernière. Nous avions fixé un cap et nous sommes contents de voir que les propositions d'hier vont dans la bonne direction », a-t-il déclaré. Un moment a été particulièrement apprécié à Bruxelles : lorsque François Hollande a annoncé qu’il renonçait à toute nouvelle augmentation de la fiscalité et optait à l’avenir pour des réductions des dépenses et des réformes structurelles. C’est exactement ce que la commission préconise depuis le début de la crise, et continue de recommander, même si les résultats escomptés sont loin de répondre aux prévisions.

Qu’espère François Hollande avec ce choix ? Des emplois, éviter que la France ne décroche, a-t-il répondu lors de sa conférence de presse. Le jeu de la monnaie et du marché uniques est implacable. Tous les pays se trouvant en concurrence, aucun ne peut plus faire bande à part. À partir du moment où l’Allemagne mène une politique mercantiliste et de réduction sociale, où l’Espagne et l’Italie s’engagent à leur tour dans des politiques d’austérité, de dévaluation interne reposant sur la réduction des salaires et des prestations sociales, la France ne peut rester à l'écart, sous peine de voir fuir toutes les entreprises et les emplois, puisqu’il n’y a plus aucune barrière aux délocalisations au sein de l’Europe.

Difficile pour un Européen convaincu d’avouer que l’Europe qu’il a défendue pendant trente ans comme une construction de paix et de prospérité aboutit en fait à placer les pays, leur économie, les populations, dans une situation de fragilité inconnue depuis des décennies. Alors plutôt que de reconnaître l’erreur, il est plus facile de dire que le chômage, la récession, l’étouffement progressif de toutes les forces vitales sur le continent sont dus au fait que seulement une moitié du chemin a été parcourue.  

 

Concurrence de tous contre tous

À la différence de toutes les autres constitutions qui sont neutres et n’interdisent pas de changement de politique, les traités européens, comme le rappelle Robert Salais dans Le Viol d’Europe (voir vidéo ici), ont inscrit dans le marbre les règles d’une politique néolibérale : la liberté des capitaux, la fin des barrières douanières, la concurrence libre et non faussée, la non-intervention des États, la déréglementation, sont des principes intangibles. Tous ceux qui ont essayé de modifier même à la marge ces préceptes s’y sont cassé les dents.

La crise de la zone euro, qui a marqué à la fois la défaillance du modèle libéral et les graves manques de la construction européenne, aurait pu provoquer des changements. Au contraire. Loin de reconnaître les erreurs passées, l’Europe, sous l’influence conservatrice d’Angela Merkel et de ses alliés, a encore raidi sa ligne de conduite, mettant sur le dos des États et des protections sociales une crise provoquée par les dérèglements du monde financier. Depuis le démantèlement méthodique de tous les systèmes, sociaux, au nom de la sauvegarde de l’euro – surtout – et de l’Europe – un peu – s'est accéléré.

Après son élection, François Hollande était vivement attendu par nombre de pays de l’Europe du Sud  qui espéraient qu’il ferait entendre une autre voix, tenterait de dessiner un autre chemin. Il ne s’y est même pas essayé. À peine installé à l’Élysée, il s’est empressé de faire adopter le traité budgétaire européen (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance – TSCG), imposant un contrôle strict des budgets des pays par la commission européenne avant même les parlements nationaux, sans en modifier une virgule, en dépit de ses engagements durant la campagne présidentielle. Par la suite, il n’a rien dit sur... rien. Ses silences sont devenus proverbiaux lors des réunions des gouvernements européens, ce qui a d’abord plongé ses interlocuteurs dans la perplexité puis les a amenés à penser que la France n’avait rien à dire.

François Hollande a souligné l’arrivée des socialistes allemands au sein de la grande coalition, ce qui allait permettre de faire adopter un salaire minimum en Allemagne, s’était-il félicité. A-t-il l’illusion que cela va changer le cours de l’histoire ? Dans ce cas, sa déception risque d’être grande. Les forces déchaînées du monde financier vont continuer à agir. Notre modèle social, déjà bien abîmé, n’y résistera pas, quels que soient les engagements pris par François Hollande.

« Il faut libérer les forces créatrices », a répété ce mercredi le ministre britannique des finances, George Osborne. À l’appui de sa démonstration, il reprenait les chiffres d’Angela Merkel s’indignant de la cherté des modèles européens : « L’Europe compte 7 % de la population mondiale, représente 25 % de l’économie mondiale mais 50 % des dépenses sociales dans le monde. Cela ne peut pas durer ainsi », a-t-elle expliqué à plusieurs reprises.  

Le programme est fixé. Un démantèlement va suivre l’autre. L’annonce de la suppression des allocations familiales payées par les entreprises était à peine faite que déjà le patronat demandait de nouvelles réformes. Les allocations chômage ? Bien trop généreuses et un frein à l’emploi. La sécurité sociale ? Un gouffre à juguler de toute urgence en laissant la place aux assurance privées. Le code du travail ? Un pavé qui vitrifie le marché du travail.

La logique infernale, dans laquelle tous les pays européens sont pris, va se poursuivre. Il ne s’agit pas seulement de conduire une politique de l’offre, en réduisant les barrières et les obstacles qui briment les entreprises. Nous voilà entraînés dans une concurrence folle où tous les pays européens vont se retrouver en rivalité les uns avec les autres, où le moins-disant fiscal et social sera la norme.

 

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Environnement : La France peut s’attendre à une condamnation

Publié le 14 Janvier 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Environnement

vu sur le site de Regards Entretien, par Sophie Courval| 14 janvier 2014

 

ENVIRONNEMENTENTRETIENAGRICULTUREBRETAGNE

 algues-vertes-23638.jpg

Un récent décret supprime l’enquête publique pour la création d’élevages de moins de 2.000 porcs, contre 450 auparavant. Jean-François Piquot, porte-parole de l’association Eau et Rivières de Bretagne, explique les conséquences de cet encouragement à la concentration des gros élevages au détriment des petites exploitations... et de l’environnement.

 

À rebours d’exigences environnementales pourtant de plus en plus pressantes en Bretagne, cette mesure favorable aux élevages industriels marque une renonciation du gouvernement, qui accorde à l’agriculture productiviste ce que ces prédécesseurs n’avaient pas osé concéder.

 

Regards.fr. Les petits élevages sont-ils plus respectueux de l’environnement ?

 

Jean-François Piquot. Le respect de l’environnement est avant tout une démarche individuelle. Il existe des éleveurs respectueux de l’environnement chez les petits comme chez les gros exploitants. La question de la protection de l’environnement est différente. Elle doit par exemple prendre en compte la protection des tiers, c’est-à-dire des habitants résidant à proximité des élevages porcins. En Bretagne, on peut avoir une porcherie à cent mètres d’un tiers, alors qu’au Danemark la distance minimum est de trois cents mètres et de six cents en Hollande. Or, plus un élevage est important, plus les rejets d’ammoniaque le sont aussi. Chaque département breton rejette autant d’ammoniaque qu’une région française toute entière, et ce quelle que soit la région considérée. Par ailleurs, plus les plans d’épandage sont grands, plus il est difficile d’épandre et d’enfouir le lisier dans les vingt-quatre heures, comme il est recommandé de le faire.

 

Quel est l’impact des rejets d’ammoniaque sur l’environnement ?

 

C’est lui qui donne cette odeur très particulière au lisier. C’est donc une nuisance, mais c’est aussi un vrai problème environnemental car l’ammoniaque dans l’air retombe sous forme d’azote, c’est-à-dire sous forme de nitrate sur les sols.

 

Nitrates qui polluent les nappes phréatiques…

 

Le problème, ce n’est pas tant les nappes phréatiques que les eaux superficielles. Les autres régions françaises dépendent aux trois quarts des nappes phréatiques pour produire de l’eau potable. La Bretagne dépend à 86% des eaux superficielles, c’est-à-dire des rivières et des barrages. Or, une eau superficielle se pollue plus rapidement qu’une nappe phréatique. Par ailleurs, le décret ne prévoit pas de restriction pour l’installation de grosses porcheries sur les bassins versants à algues vertes, comme celui de la baie de Saint-Brieuc, alors que tous les scientifiques s’accordent à dire qu’il faut privilégier l’élevage extensif et non intensif si l’on veut éradiquer les algues vertes en Bretagne.

 

Quel est le lien entre élevages porcins et algues vertes ?

 

Ces algues sont le signe visible de la pollution invisible par les nitrates dans les eaux bretonnes. À l’état de putréfaction, elles dégagent un gaz mortel. Depuis la mort d’un cheval, intoxiqué, sur la plage de Saint-Michel-en-Grève, on ramasse les algues vertes partout où c’est possible, et cela coûte très cher. Mais on pourrait aussi parler des algues bleues, les cyanobactéries, générées par un taux élevé de phosphore dans l’eau. Or, en Bretagne, 80% du phosphore et 85% des nitrates sont d’origine agricole.

 

Et qu’en est-il de l’eau destinée à la consommation alimentaire ?

 

Selon la législation européenne, on ne peut pas distribuer au robinet une eau qui contient plus de 50mg de nitrates au litre, c’est aussi la norme pour faire de l’eau potable à partir de l’eau superficielle. En 2001 et en 2007, la France a été condamnée pour ne pas avoir respecté ces normes et elle a dû fermer à toute vitesse cinq captages très importants en Bretagne !

 

De quel poids pesait l’enquête publique, tant décriée par les éleveurs, dans la décision d’accorder ou pas une autorisation pour la création ou l’expansion d’un élevage porcins ?

 

Le taux de refus d’extension ou de création d’élevage en Bretagne est de moins de 1%. L’enquête publique permettait surtout d’améliorer les dossiers présentés, notamment sur les questions de protection des tiers et de l’environnement. Les habitants des zones concernées pouvaient se rendre en mairie pour consulter le projet et donner leur avis, ils avaient un droit de regard sur l’aménagement de leur territoire. Aujourd’hui, c’est la démocratie participative qui est totalement bafouée. La simplification administrative oublie que l’agriculture dépend de la qualité des sols, de l’air et des eaux. De fait, aujourd’hui on ne considère pas ces trois éléments comme faisant partie intégrante de l’agriculture, mais comme des contraintes environnementales.

 

Selon vous, qu’est ce qui a motivé cette décision ?

 

En l’espace de trois ans, on a relevé les seuils d’autorisation pour les élevages des vaches laitières, des porcs et des volailles. Dans les trois cas, ces mesures bénéficient surtout à l’industrie agroalimentaire. Ce qui est étonnant, c’est qu’ en 2010, un projet de relèvement des seuils présenté par la droite a été repoussé sous la pression des députés PS, et notamment des députés socialistes bretons devenus aujourd’hui ministres. Ce que l’assemblée nationale a refusé sous une majorité de droite, un décret signé par un ministre socialiste a réussi à l’obtenir !

 

Quelles autres pistes auraient pu être privilégiées pour sauver la filière porcine ?

 

On pouvait choisir d’encourager les élevages de porcs sur paille, de porcs en plein air ou de porcs bio, c’est-à-dire des filières dans lesquelles les éleveurs peuvent vivre de leur travail, plutôt que de renforcer la production de porc industriel issue de porcheries hors-sol. Si, en Bretagne, chacun est prêt à reconnaître que l’on transforme l’élevage en industrie, pourquoi ne prend-on pas les mêmes mesures de protection de l’environnement pour ces porcheries que pour les industries ?

 

Quelles actions envisagez-vous dans les semaines à venir ?

 

Nous allons étudier le décret et les arrêtés techniques qui viennent de paraître et voir si l’on peut juridiquement aller devant le Conseil d’État. Il est certain que nous saisirons la Commission européenne, dont je rappelle qu’elle va juger l’État français dans le trimestre qui vient pour sa mauvaise application de la directive nitrates. La France peut s’attendre à une condamnation dans les prochains mois.

 

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Désobéir à l’Union européenne, pour faire quoi ?

Publié le 12 Janvier 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Europe

vu sur le site de Regards Par Pierre Khalfa| 9 janvier 2014

 

europe.jpgParti pris – Pierre Khalfa, coprésident de la Fondation Copernic, répond au texte de Cédric Durand et Razmig Keucheyan : plutôt que de désobéir à l’UE en prenant le risque d’un éclatement fatal, il ne faut rompre avec ses traités que pour mieux la refonder...

 

Dans un point de vue intitulé "Désobéir à l’Union européenne", Cédric Durand et Razmig Keucheyan critiquent les « secteurs majoritaires de la "gauche de la gauche" », coupables à leurs yeux de soutenir qu’une « autre Europe » est possible. Ils opposent à cette perspective celle de la désobéissance européenne.

 

Rompre avec le néolibéralisme

Un point important nous rassemble avec eux, celui de considérer qu’aucune transformation sociale progressiste n’est possible sans rompre avec les traités européens actuels, dont la logique est fondée sur la primauté du droit de la concurrence et sur le dumping social et fiscal – même si comme dans tout texte juridique, il existe des marges (petites) de manœuvre. Un gouvernement de gauche voulant rompre avec le néolibéralisme devrait donc refuser d’appliquer les traités européens et prendrait toute une série de mesures unilatérales.

Il s’agirait de mesures unilatérales coopératives, en ce sens qu’elles ne seraient dirigées contre aucun pays – contrairement aux dévaluations compétitives prônées par les partisans de la sortie de l’euro –, mais contre une logique économique et politique, et que, plus le nombre de pays les adoptant serait important, plus leur efficacité grandirait. Elles auraient donc vocation à être étendues à l’échelle européenne. Ainsi, par exemple, un gouvernement de gauche pourrait enjoindre sa banque centrale de financer les déficits publics par de la création monétaire. Fondamentalement, il s’agirait d’engager un processus de désobéissance aux traités et par là même, un bras de fer avec les institutions européennes.

 

Mais cette perspective n’est nullement contradictoire avec celle « d’une autre Europe », bien au contraire. D’une part, un gouvernement de gauche désobéissant aux traités au nom d’une autre conception de l’Europe mettrait les gouvernements européens au pied du mur, et les confronterait à leur opinion publique. Ce serait un encouragement formidable pour les peuples à se mobiliser. Un discours résolument pro-européen, tourné vers la démocratie, la justice sociale et environnementale, trouverait un écho considérable auprès des autres peuples européens et des mouvements sociaux. En montrant concrètement qu’il est possible de rompre avec le néolibéralisme, un gouvernement de gauche rendrait cette perspective crédible au niveau européen et la mettrait à l’ordre du jour des mobilisations européennes.

 

Le besoin d’une Europe refondée

D’autre part, et c’est un point que n’abordent pas Cédric Durand et Razmig Keucheyan, nous avons besoin d’Europe. Pas de celle-là, certes, mais d’une Europe refondée et ce, pour quatre raisons. La première trouve sa source dans les transformations du capitalisme contemporain. La seconde guerre mondiale avait accouché d’un capitalisme organisé et régulé sur une base essentiellement nationale. Dans ce cadre, l’État nation était un instrument très efficace pour contrer la logique spontanée du capital, borner son activité et faire en sorte que les affrontements sociaux débouchent sur des compromis porteurs de progrès social. La situation change progressivement à partir de la fin des années 1960, pour aboutir à la situation actuelle d’un capitalisme financiarisé et globalisé. Dans ce cadre, les marges de manœuvres au niveau national n’ont certes pas disparu, mais elles se sont réduites, ce d’autant plus que les économies européennes sont aujourd’hui fortement intégrées. Première raison donc : face à la puissance du capital globalisé, notamment face aux transnationales et aux marchés financiers, il faut un espace politique et économique qui puisse faire contrepoids. Une Europe refondée pourrait remplir ce rôle.

 

La deuxième raison renvoie à la montée de la xénophobie et au regain des tensions nationalistes. Les causes en sont multiples : disparition de la domination soviétique, ravivant la question des nationalités, suivie de l’application brutale des thérapies néolibérales, poids de la crise avec la montée apparemment irrésistible du chômage qui favorise la recherche de boucs émissaires, mode de construction de l’Europe qui tend à exclure les peuples des décisions. Quoi qu’il en soit, cet état de fait exige d’autant plus de ne pas aggraver cette situation en favorisant les replis nationaux pour que l’Europe devienne un espace politique de coopération.

 

L’éclatement de l’Europe serait un facteur d’aggravation

L’Europe actuelle s’est construite sur la concurrence entre les États et sur le moins-disant fiscal et social. Le dumping règne en maître, ce qui favorise la montée de la xénophobie. L’éclatement de l’Union européenne, loin de mettre fin à cette situation, risquerait même au contraire de l’aggraver, chaque pays cherchant à accroître encore plus ses avantages concurrentiels aux dépens des autres pour gagner en compétitivité. Mettre fin au dumping social et fiscal serait un objectif majeur d’une Europe refondée. C’est là notre troisième raison pour garder une perspective européenne.

 

Il en est une quatrième : celle qui tient aux rapports de forces dans les négociations internationales. Les relations internationales ont vu la montée de nouveaux acteurs de taille continentale, dont le poids économique va croissant. Dans cette situation, aucun des États européens, y compris les plus grands, ne peut réellement jouer un rôle important tout seul. C’est le cas, par exemple, des négociations qui ont lieu sur le réchauffement climatique : face à la crise écologique, il faut un acteur continental pour peser sur les négociations globales.

 

Refuser, comme le font Cédric Durand et Razmig Keucheyan, la perspective d’une Europe refondée, c’est donc – dans le meilleur des cas – laisser la transformation sociale isolée dans un pays, et donc à terme la condamner. Au pire, cette rupture avec l’Union européenne sera le fourrier d’un repli nationaliste dont pourrait tout à fait s’accommoder un patronat obsédé par la compétitivité et les gains de parts de marché.

 

Alors, désobéir aux traités européens, oui, mais dans la perspective "d’une autre Europe". Rupture et refondation, voilà notre mot d’ordre !

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Atelier citoyen n°6 : La démocratie locale c'est tous les jours !

Publié le 12 Janvier 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Municipales de Granville

ateliers-citoyens-16-janvier-1

 

Vous êtes invités

le jeudi 16 janvier à 18h et/ou à 20h, salle Santorin à l'Agora

 

Atelier citoyen n°6 : La Démocratie, c'est tous les jours ! (plus de détail en cliquant ici)

 

Exceptionnellement, l'atelier sera suivi à 20h d'une rencontre-débat avec Eliane Assassi, sénatrice de Seine-Saint-Denis

 

18h - atelier-citoyen n°6 : «La démocratie locale, c’est tous les jours!»

 

20h - rencontre-débat : «La démocratie locale en danger» avec Eliane Assassi

 

Alors que nous allons voter en mars 2014 pour choisir une politique municipale, le gouvernement Ayrault fait voter une loi qui a pour but de restreindre le pouvoir des communes, le lieu de décision le plus proche des citoyen-ne-s. La sénatrice Front de gauche Éliane Assassi vient à Granville nous expliquer pourquoi elle a combattu ce texte et pourquoi il est néfaste pour la démocratie. 

 

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Ciné débat Granville : janvier 2014

Publié le 12 Janvier 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Annonces

Toute l'équipe de Ciné Débat Granville vous souhaite une belle heureuse année 2014 avec plein de belles images, d'histoires captivantes et d'émotions cinématographiques à vous faire pleurer... et rire. 

Et ça repart...comme en 14 !

 

 

CINE DEBAT GRANVILLE

VOUS CONVIE A LA PROJECTION DE

 

LE GEANT EGOÏSTE

film  de 2013

de Clio Barnard

LUNDI 13 JANVIER 2014

20h15

 

Cinéma Le Sélect

GRANVILLE

 

ATTENTION : le film commencera à 20h30 précises après la présentation de la soirée

 

Arbor, 13 ans, et son meilleur ami Swifty habitent un quartier populaire de Bradford, au Nord de l’Angleterre. Renvoyés de l’école, les deux adolescents rencontrent Kitten, un ferrailleur du coin. Ils commencent à travailler pour lui, collectant toutes sortes de métaux usagés. Kitten organise de temps à autre des courses de chevaux clandestines. Swifty éprouve une grande tendresse pour les chevaux et a un véritable don pour les diriger, ce qui n’échappe pas au ferrailleur. Arbor, en guerre contre la terre entière, se dispute les faveurs de Kitten, en lui rapportant toujours plus de métaux, au risque de se mettre en danger. L’amitié des deux garçons saura-t-elle résister au Géant Egoïste ?

 

 

Le film sera suivi d'une table ronde avec la participation de personnes qui témoigneront de leur expérience professionnelle ou personnelle et d'un débat sur le thème :

 

" Quel chemin en dehors de l'école ?"

 

Toutes les infos sur notre blog :

 

http://cinedebatgranville.blog4ever.com/blog/index-455162.html

 

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