L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse
Publié le 30 Octobre 2017
par Alternative Citoyenne de la Manche
dansSécurité Sociale
La suppression des cotisations maladie et chômage, contre la hausse de la CSG, attaque directement la Sécu, selon les députés PCF et FI.
Les jours passent et le vote de mesures antisociales se poursuit à un rythme effréné à l’Assemblée nationale. Après les ordonnances de casse du Code du travail ou la suppression de l’ISF, qui ont fait grand bruit, la hausse de 1,7 point de la contribution sociale généralisée (CSG) a été adoptée dans une ambiance particulièrement tendue, dans la nuit de mercredi à jeudi. Celle-ci est censée compenser la suppression des cotisations sociales des salariés du privé pour les branches maladie et chômage, ce qui constitue une véritable attaque contre la Sécurité sociale et son modèle de financement. « Nous ne discutons pas ici d’un simple budget. Nous débattons d’une réforme profonde et globale de la Sécu », a dénoncé Adrien Quatennens. Le député FI, qui estime que cette refonte revient à « trahir l’esprit même de la Sécu, telle que le Conseil national de la Résistance l’a pensée », a également rappelé les mots de Jacques Chirac, selon qui « la Sécurité sociale exprime notre génie national ». Mais c’est surtout le ministre communiste à l’origine de ce dispositif, Ambroise Croizat, qui était au cœur des échanges. « Il doit se retourner une fois de plus dans sa tombe », accuse Caroline Fiat (FI), pour qui « la mort de la cotisation sociale n’est rien d’autre que celle de la Sécu ».
Une hausse du pouvoir d’achat de très courte durée
Loin du « chacun cotise selon ses moyens et est protégé selon ses besoins », la majorité entend casser la cohérence du financement de la Sécu, au motif que cela permettrait « d’augmenter le pouvoir d’achat ». Pourtant, cela ne permet que d’augmenter, et de peu, le salaire net, au détriment du brut. « Je rappelle que le salaire brut gagné par le salarié a deux composantes : la première, c’est le salaire pour le mois, qui est le salaire net. La deuxième, c’est le salaire pour la vie, mis en partage pour faire face aux péripéties de l’existence. Cette mesure est une arnaque du point de vue du pouvoir d’achat, et une attaque du point de vue de la Sécu », développe Pierre Dharréville (PCF). Pour les communistes, la hausse du pouvoir d’achat ne sera que de très courte durée, et même totalement annulée, dès lors que les prix des dépenses de santé vont augmenter, du forfait hospitalier au tarif des médicaments, en passant par les grilles des mutuelles. Sans parler de tous les coups durs prévus, des services publics de proximité au logement. Et la hausse de la CSG pour les retraités dès 1 289 euros de pension.
Un modèle anglo-saxon qui ne soigne bien que les riches
Mais la démonstration de cette supercherie a été ignorée par le gouvernement. « Le débat a déjà été tranché par une chose qui s’appelle le suffrage universel direct, lors des élections présidentielle et législatives. Il faut savoir perdre une élection », a osé répondre le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin. « Ce budget est assurément celui des promesses tenues », a ânonné comme les autres la députée LREM Séverine Gipson. Des promesses tenues au Medef, surtout, selon Alain Bruneel (PCF), qui a rappelé les propos de Denis Kessler, vice-président du syndicat patronal en 2007, qui appelait à mettre à terre le « compromis entre gaullistes et communistes » de 1945. « La Sécu, d’une incroyable modernité, a été mise en place dans une France en ruines. Nous sommes aujourd’hui dans une France riche, grande puissance économique dans le monde. Nous avons donc les moyens de garantir la santé gratuite pour tous, à 100 %, comme nos parents l’ont connue », a argumenté à son tour Fabien Roussel (PCF). Mais loin d’un système solidaire et vertueux, dont la gestion « est assurée par les assurés eux-mêmes et leurs représentants », le gouvernement vante le modèle anglo-saxon, dans lequel « le riche est bien soigné, le pauvre est mal soigné », déplore l’élu.
Publié le 30 Octobre 2017
par Alternative Citoyenne de la Manche
dansSécurité sociale
Fin de la cotisation sociale, mort de la Sécurité sociale… par Michel Etiévent, historien, biographe d’Ambroise Croizat
Les Français sont-ils conscients de ce qu’ils sont en train de perdre avec les attaques contre la Sécurité sociale ? Ce formidable projet de société qui, selon Ambroise Croizat, devait « mettre fin à l’obsession de la misère », est aujourd’hui en passe de s’effondrer sous les coups de boutoir du gouvernement contre ce qui fait son fondement : la cotisation sociale. Dès 1946, un continuum de plans de casse n’a cessé de mettre à mal une institution devenue pierre angulaire de notre identité sociale.
Aux oppositions de la droite, du patronat, des médecins libéraux, un moment tues par le rapport de forces de l’époque, se sont ajoutés une avalanche de réformes, passant par les ordonnances de 1967 qui ont fait basculer sa gestion dans les mains du patronat, les plans Barre, Fabius, l’impôt CSG de Rocard. Viendront ensuite les mesures de Georgina Dufoix imposant des déremboursements successifs, les lois Veil, Balladur allongeant la durée de cotisation, les plans Juppé puis Chirac, Raffarin attentant aux retraites, les lois Jospin de 2001 imposant les normes européennes aux mutuelles.
Sans oublier l’ordonnance Douste-Blazy de 2004 qui videra les conseils d’administration de leurs pouvoirs, l’instauration de la tarification à l’acte, les lois Bachelot confiant le pilotage de la protection sociale aux « préfets sanitaires » des agences régionales de santé. En imposant l’obligation de la mutualité d’entreprise, l’ANI 2013 accélérera la privatisation.
Si la destruction affichée de la cotisation sociale n’est pas récente, elle est aujourd’hui frontale. Le rêve du patronat est devenu une arme de gouvernement. Il importe de rappeler la quadruple peine qu’elle impose aux bénéficiaires.
Elle est tout d’abord une amputation directe du salaire dont la cotisation est partie intégrante. C’est un « salaire socialisé », fondé sur les richesses créées dans l’entreprise. La seule création de richesses qui va directement du cotisant vers le bien-être des gens sans passer par la poche des actionnaires. Si le salaire net c’est pour le quotidien du mois, le salaire brut c’est pour la vie. La deuxième peine réside dans la destination même de cette « économie » patronale. Elle n’ira ni vers l’emploi, ni vers l’investissement, mais servira à augmenter les marges patronales et à nourrir les actionnaires. À cette atteinte aux salaires, s’ajoute la troisième peine : la hausse de la CSG qui alourdit la feuille d’impôt, fiscalise et étatise un peu plus encore la Sécurité sociale.
Depuis 1995, la part de la fiscalisation dans le financement de la Sécu est passée de 4,9 % à 28 %, tandis que celle de la cotisation sociale tombe de 86,8 % à 67,3 %. Imagine-t-on ce que pourrait devenir une Sécurité sociale abandonnée aux mains de l’État ? Une seule ordonnance, à l’image de ce qu’a vécue l’Espagne, pourrait engendrer coupes drastiques ou, pire, privatisation immédiate. La quatrième peine est encore plus lourde. Par la fin du principe de solidarité, la mort de la cotisation sociale n’est rien d’autre que celle de la Sécu. Une coquille vide livrée au privé, aux assurances santé inégalitaires et coûteuses. La fin du droit de vivre dignement.
(tribune libre dans l’Humanité du 14 septembre 2017)
Publié le 29 Octobre 2017
par Alternative Citoyenne de la Manche
dansSanté
Comité d'usagers pour la défense de l'Hôpital Public de Proximité
Le plan contre les déserts médicaux de la Ministre de la Santé préconise de "libérer les énergies et faciliter les initiatives locales"
Pourtant tous les moyens déjà déployés par les départements, les communes (locaux, aide financière à l'installation, bourses d'études...) pour attirer de nouveaux médecins sont sans résultats.
Alors que nous avons besoin de former 3000 médecins supplémentaires par an en France, Madame Agnès Buzyn refuse de toucher au numérus clausus.
Par contre, elle parle de la télémédecine, c'est un outil qui ne peut en aucun cas remplacer la présence physique d'un médecin.
Pourtant lors des simulacres de concertation, organisés par le gouvernement, des solutions ont été proposées: Par exemple, la mise en place d'un Service Public de Santé de 1er recours, s'appuyant sur un maillage territorial de centres de santé pluridisciplinaires où les professionnels sont salariés, ce qui correspond aux vœux de 80% des étudiants en médecine.
Dans le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale en discussion à l'Assemblée Nationale, ce gouvernement assume clairement de s'attaquer aux bases mêmes du financement de la sécu: le soi disant transfert des cotisations sociales en CSG sape les fondements de la Sécurité Sociale.
En ce qui concerne l'Hôpital Public, la politique d'austérité et les 1,6 milliards d'économies supplémentaires pour 2018 sont la continuité des gouvernements précédents.
C'est bien de régression sanitaire et sociale qu'il s'agit ! Cela confirme malheureusement nos inquiétudes sur l'évolution du Centre Hospitalier Avranches-Granville et nous incitons les usagers à défendre leur hôpital avant qu'il ne soit trop tard, nous en appelons à nouveau aux élus afin qu'ils réagissent.
Publié le 28 Octobre 2017
par Alternative Citoyenne de la Manche
dansTribune libre
Bonjour Monsieur le député,
Je viens de vérifier sur le site de l’assemblée nationale vous avez voter avec 119 autres députés contre 45 contre l’augmentation de la CSG, donc la diminution des retraites (non revalorisées depuis plusieurs années).
Voici le commentaire que je viens d’écrire sur Chang.org :
C'est indécent déjà d'avoir voté l'augmentation de la CSG, donc pour les retraités, une diminution de leur retraite. Fallait oser Macaron 1er et ses députés l'ont fait. Je ne vous dit pas merci. Cela s'appelle de l'abus de pouvoir, du vol, du racket, donc inadmissible. En plus c'est facile l’État va taper directement dans les caisses de retraites, sans que le retraité ait le moyen de réagir ou de s'opposer à cette mesure inique.
Ce qui m’a surpris aussi c’est le fait que 410 députés soient absents.
Une mesure aussi arbitraire, impérative, réductrice, est prise par une minorité, c’est inconcevable et il est vrai qu’il est plus facile de taper sur des gens taillables et corvéables à merci que sur les nantis, les ultra riches chers à Macaron 1er dont l’ISF a été supprimé, il est vrai sans que vous n’ayez participé au vote.
Il est certain que dans la Manche les cotisants à l’ISF ne devaient pas être très nombreux, donc encore moins à l’IFI (Impôt sur la fortune Immobilière) mais en cherchant bien je vous garantis d’en trouver, et un paquet qui se gavent sur le dos de l’ensemble de leurs concitoyens.
L’impôt sur la Fortune doit être rétabli, en taxant tout, je dis bien TOUT et en ôtant les abattements les réductions, qui je présume vont continuer à s’appliquer sur l’IFI, réduisant ainsi la manu à une peau de chagrin. C’est scandaleux.
Publié le 28 Octobre 2017
par Alternative Citoyenne de la Manche
dansSanté
OLLECTIF DE MEDECINS
27 oct. 2017 — http://granvilleapoil.tumblr.com/post/166845152849/jean-pierre-heurtel-a-d%C3%A9cid%C3%A9-de-fermer-la-ligne-de Ce matin, la direction hospitalière a décidé de fermer la ligne de SMUR secondaire, basée à Granville, pour ce week end. Cette ligne a pour mission d'acheminer les patients dont l'état de santé nécessite le transfert vers les plateaux techniques de Caen, Rennes, Nantes... Un ambulancier étant malade, le directeur de l'hôpital a pris cette décision de façon arbitraire. Ceci est un prétexte car jusqu'à ce jour, en cas d' absence, un ambulancier venait d'Avranches...ce qui est encore tout à fait possible.. Nous craignons que cette fermeture soit un test, la volonté de Mr Heurtel étant de supprimer cette ligne. Alors que les vacances de la Toussaint entraînent beaucoup de déplacements, le directeur de l'hôpital ne craint pas de mettre des patients en danger. A l'heure où la population âgée ne fait que croitre sur le territoire, à l'heure où il n'existe toujours pas de plateau de coronarographie sur le département (le seul département de France de cette taille dans ce cas), il est dangereux et injuste de prendre le risque de ne pas pouvoir répondre de manière adaptée (et surtout à temps ! ) à un appel urgent. Des territoires de même taille ne sont pas autant impactés que nous par la réduction des budgets. N'étant pas écoutés en tant qu'acteurs de terrain c'est aussi à la population de se mobiliser (courriers aux ARS, aux politiques, mobilisations d'élus ?) afin de garder une trame correcte de réponse sanitaire à l'urgence sur le territoire. Chacun a le pouvoir d'agir à sa manière, le comité des usagers a aussi besoin de soutien et d'aide ne serait ce que logistique. Pour l'instant, il n'y a pas de mobilisations citoyennes prévues mais n'hésitez pas à vous tenir prêts et au courant..
Publié le 27 Octobre 2017
par Alternative Citoyenne de la Manche
dansSanté
Le comité des usagers a été informé ce matin par un médecin urgentiste de la fermeture de la ligne de SMUR secondaire, basée à Granville, pour ce week-end. Cette ligne a pour mission d'acheminer les patients dont l'état de santé nécessite le transfert vers les plateaux techniques de Caen, Rennes, Nantes...
Un ambulancier étant malade (jusqu'à ce jour, en cas d' absence, un ambulancier venait d'Avranches), le directeur de l'hôpital a pris cette décision de façon arbitraire et a envoyé un e-mail jeudi 26 après-midi au chef du service des urgences de Granville pour l'informer.
Nous craignons que cette fermeture soit un test, la volonté de M. Heurtel étant de supprimer cette ligne.
Alors que les vacances de la Toussaint entraînent beaucoup de déplacements, le directeur de l'hôpital ne craint pas de mettre des patients en danger.
Le Comité d'usagers du site de Granville de l'hôpital public
Publié le 27 Octobre 2017
par Alternative Citoyenne de la Manche
dansEnvironnement, Santé
Les experts de la commission européenne ont reporté leur décision quant à la réautorisation du glyphosate, voici quelques réactions :
1) Celle de José BOVE sur son blog de Médiapart :
Pour une interdiction immédiate du glyphosate
24 oct. 2017 Par josé bové - Mediapart.fr Lorsqu’il y a autant de preuves contre un produit, il est indécent d’accepter qu’il soit vendu cinq ans de plus. C’est pour cela qu’aujourd’hui j’ai voté contre une résolution du Parlement.
Depuis des années, les preuves s’accumulent sur les effets nocifs du glyphosate pour la santé et l’environnement. Cet herbicide est utilisé massivement avec les OGM ou juste avant la récolte pour tuer les plantes afin qu’elles soient sèches lors du passage de la moissonneuse batteuse. Les tests menés par des associations montent que l’on retrouve des traces de ce poison dans les aliments et donc dans les urines et dans les cheveux d’à peu près tout le monde.
Les Monsanto Papers ont mis sur la place publique toutes les ignominies de Monsanto. Cette entreprise paye des études scientifiques qui soutiennent ses intérêts, fait pression sur les chercheurs indépendants, refuse d’être entendue par le Parlement européen, calomnie les Nations Unies.
Le Tribunal Monsanto, mis en place par des dizaines d’associations et qui s’est réuni les 15 et 16 octobre 2016, a conclu que : « si le crime d’écocide existait en droit international, alors les activités de Monsanto pourraient relever de cette infraction. »
Le glyphosate impose l’agriculture industrielle, contraignant les paysans à utiliser des pesticides alors que les alternatives techniques existent et qu’elles sont faciles à mettre en œuvre.
Lorsqu’il y a autant de preuves contre un produit, il est indécent d’accepter qu’il soit vendu cinq ans de plus. C’est pour cela qu’aujourd’hui j’ai voté contre une résolution du Parlement qui permet d’utiliser le glyphosate jusqu’en 2022, car elle ne répond pas à l'exigence des 1,3 millions de citoyens qui ont signé l’initiative citoyenne demandant son interdiction, et qu'elle est bien en dessous de ce que réclame Nicolas Hulot, Ministre de l'environnement français.
Et le commentaire que j’ai ajouté :
26/10/2017 09:37 par joël Bellenfant
Bon c'est dit , c'est bien d'avoir voté contre, mais combien de députés européens l'ont fait ?
Par ailleurs à la lecture des commentaires je constate qu'il y a une vraie colère de la part des citoyens que nous sommes.
Dans tout ce qui est dit dans la presse écrite, parlée, télévisée, peu a été dit sur la pétition qui a recueilli 1,3 millions de voix contre cette nouvelle autorisation.
La plupart des personnes interrogées de ci de là sont contre ce pesticide et les pesticides en général. Mais la parole est souvent donnée (trop souvent) soit à des plumitifs qui ne sont pas sur le terrain, soit aux représentants de la FNSEA résolument pour l'utilisation de ce produit.
Il n'y a pas de produit de substitution, ni d'alternative disent-ils soutenus dans ce sens par le ministre de l'agriculture Stéphane TRAVERT qui relaie fidèlement les propos de ses maîtres.
La collusion entre le ministère de l'agriculture et la FNSEA n'a jamais été aussi grande et flagrante et il faut dénoncer tout cela, toute cette hypocrisie, qui n'a qu'un but empêcher à tout prix de changer de modèle agricole, afin de préserver les intérêts de l'agro-industrie, dont la FNSEA est partie prenante ayant le contrôle d'énormes mammouths agro industriels qu'elle ose encore appeler "coopératives".
Olivier de Schutter expliquait récemment dans un entretien qu'elles étaient trop grosses, mais bien évidemment, la preuve en est que certains paysans qui ne veulent plus participer à cette opération de suicide collectif, créent des petites structures coopératives qui marchent très bien, leur assurant enfin un revenu.
Les tergiversations au sein du gouvernement sont "croquignolesques" entre un ministre de l'agriculture inféodé FNSEA et un ministre de l'écologie Hulot d'une naïveté renversante, qui dans un premier temps, dit non, puis se rend à la manifestation de la FNSEA au rond point des Champs Elysées pour proposer 3 ans de renouvellement, puis qui déclarait hier encore qu'il continuait de proposer 3 ans, pour négocier 4 en Commission Européenne.
M'enfin il faut arrêter de prendre les citoyens pour des imbéciles, nombre de documents, d'expertises prouvent la dangerosité de ce produit (auquel il faut ajouter les adjuvants qui en multiplie l'efficacité par milliers dixit Gilles Eric Séralini). Il faut voir et revoir l'excellent documentaire sur le Tribunal Monsanto de Marie Monique Robin.
Qu'il ait été diffusé sur ARTE c'est une bonne chose, mais les chaînes publiques françaises auraient du être à la manœuvre, au lieu d'organiser de pseudos débats avec des journalistes peu enclins à promouvoir l'arrêt total de l'utilisation des pesticides et à défendre l'agriculture biologique qui est, et il faut le répéter haut et fort, l'alternative aux pesticides.
Quelques témoignages ont été publiée dans Ouest France montrant des expériences positives de changement radical de mode de production agricole.
Mais c'est trop peu, sur les chaînes publiques par exemple, on voit des journalistes, soutenir de manière insidieuse des initiatives de production locale, mais issues de l'agriculture productiviste sans le préciser, trompant ainsi grandement l'auditeur donc le consommateur.
Pourtant les agriculteurs bio se démènent pour parler de leur métier, ils communiquent, mais il faut que les consommateurs les aident à émerger plus vite.
Nous, consommateurs, avons une responsabilité énorme et un poids énorme, notre porte monnaie, afin de ne plus consommer de produits issus de l'agriculture productiviste, surtout transformés.
J'ai eu l'occasion de visionner mardi à Avranches le documentaire "Hold up sur la Banane" où l'on voit entre autres les pratiques de Del Monté, l'un des plus gros producteurs de bananes de la planète, installé principalement au Costa Rica (pays soi disant éco responsable) où cette société traite abondamment au glyphosate.
Donc consommez braves gens des bananes exclusivement issues de l'agriculture biologique.
Il faut aussi interroger les députés LREM de votre circonscription, je l'ai fait, et j'ai constaté le changement de ses déclarations, mais qui sont malheureusement un brin suivistes et timides, surtout quant il prétend que les alternatives aux pesticides restent à inventer.
Alors oui il faut se battre contre toutes ces saloperies chimiques de synthèse, déferler dans les centres de ventes et étiqueter.
Je suis désolé pour tous les politiques mais vous n'avez pas le choix entre la mort différée ou immédiate, l'autorisation d'exploitation du glyphosate ne se négocie pas il faut l'INTERDIRE point barre.
2) Celle de Monsieur Bertrand Sorre, député de la Manche :
Je lui ai adressé plusieurs courriels, avant le non vote de mercredi, et ce dernier bien que n’ayant pas signé l’appel de 54 de ses collègues d’en Marche, a rejoint leur appel en demandant l’interdiction dans les plus brefs délais.
Or ce matin dans Ouest France page Granville il déclare ce qui suit : « il faut sortir de l’utilisation du glyphosate dans un délai de trois ans maximum »
Et il ajoute que pendant cette période : « nos agriculteurs doivent être accompagnés vers d’autres pratiques qui restent en grande partie à inventer ».
D’abord on remarquera le suivisme du député, mais qui a le mérite de suivre au moins la position du ministre Hulot, bien que ce dernier lui envisage de négocier 4 ans.
Je voudrais simplement leur faire remarquer que s’agissant de ré autoriser ou pas, donc PAS, il n’y a pas lieu à négociation, donc la meilleure décision est NON.
Par ailleurs quand le député demande que « nos » (enfin les siens) agriculteurs soient accompagnés bers d’autres pratiques qui restent en grande partie à inventer, cela pose réflexion et perplexité.
Bien sûr qu’elles existent les autres solutions, que beaucoup d’exploitations en agriculture biologique existent dans sa circonscription. Que nombre d’agriculteurs en conventionnel se sont déjà engagés dans une démarche agro environnementale, réduisant drastiquement l’usage des pesticides vers l’objectif O pesticides.
Qu’en conséquence à l’inverse de son ex homologue Stéphane TRAVERT, devenu ministre de l’agriculture, inféodé à la FNSEA, il n’y pas lieu de rechercher des produits de substitution.
Que les pressions du syndicat majoritaire la FNSEA, qui ne peut méconnaître l’existence de l’association Phyto victimes qui regroupe 350 cas en France, sont indécentes et elle devrait la mettre un peu en veilleuse par respect pour leurs collègues atteints, pour la santé des consommateurs, et pour la biodiversité en général.
Il faut saluer les travaux du Tribunal citoyen contre Monsanto, composé de juges professionnels, pourquoi pas, envisagé un même tribunal citoyen contre la FNSEA.