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L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

Voilà ce que Macron et ses caniches rêvent d'écraser. Réveillez-vous !

Publié le 10 Octobre 2017 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Société

Avec les « cons qui... », adieu les « conquis sociaux »
« Le progrès social est une création continue »
PERSONNE

C’est au programme du CMR (Cénacle des Marcheurs de la République ; c’est simple, c’est l’antithèse du CNR) : « Pour votre sécurité, vous aurez moins de Liberté. Pour votre pouvoir d’achat, vous aurez moins de Sécu. » Libre à chacun de choisir son camp : cela s’appelle le libre arbitre...

On est toujours le con aux yeux de l’autre, mais, n’empêche, le comportement de certains, de beaucoup de mes contemporains m’exaspère. Comme des perroquets, ils répètent, radotent les mots entendus, diffusés à l’envi : c’est du psittacisme.

Le coût, les charges. Le coût du travail, les charges sociales.

Non ! Y en a marre !
Non ! Les cotisations sociales ne sont pas des charges.
Non ! Le travail n’est pas un coût pour l’employeur.

Oui ! Les cotisations sociales sont des salaires différés dans le temps.
Oui ! Le travail est générateur de biens, de services qui contribuent au métabolisme de la société et qui sont en plus sources de profits selon le principe marxiste de la plus-value (basé sur une idée de John Francis Bray).

La question n’est pas combien coûte le travail, mais combien il rapporte !

Alors quand j’entends des concitoyens, qui n’ont pas grand chose de citoyens, se réjouir de la possible suppression des cotisations sociales pour les heures supplémentaires, je repense à Antonio Gramsci : « L’indifférence est le poids mort de l’histoire. C’est le boulet de plomb pour le novateur, c’est la matière inerte où se noient souvent les enthousiasmes les plus resplendissants, c’est l’étang qui entoure la vieille ville et la défend mieux que les murs les plus solides » (1).

Et je pense aussi que le sort réservé aux moutons n’est pas immérité : tant pis, s’ils sont assez cons pour se faire tondre la laine toute leur vie durant.

Puis je me ressaisis, pense à toutes ces consciences qui ont œuvré, non pas pour la réussite de leur minable ambition personnelle, non, mais pour la réussite d’Idéaux par altruisme.

Avec tous ces cons qui sont obnubilés par l’argent, par les coûts, qui croient détenir un pouvoir d’achat quand ils n’ont aucun pouvoir sur leur pauvre existence, que restera-t-il des « conquis sociaux » ?

« Pourquoi cotiser autant ? Hein ! On n’est pas malades ! »

Non ! La connerie n’est pas reconnue comme une maladie. Mais « les conneries c’est comme les impôts, on finit toujours par les payer. » (Audiard)

Bien sûr mon jugement péremptoire serait autre si les individus interrogés (sélectionnés ?) par les médias avaient suggéré de taxer l’argent et ses profits injustifiés pour participer aux financements de la Sécu. Au fait, quel est le coût réel de l’argent ? Cher, de plus en plus cher !

L’argent, un moyen ou une finalité ? Vous avez quatre heures, et je ramasse les copies : les citations de Pierre de Boisguilbert seront appréciées...

Assez parler des cons, laissons-les consommer sans conscience : ils comprendront, un jour peut-être, mais trop tard, que, depuis le début, ils sont conditionnés.

Intéressons-nous plutôt à Ambroise Croizat et relisons son discours à l’Assemblée Nationale, du 8 août 1946 (2) :

« Nul ne saurait ignorer que l’un des facteurs essentiels du problème social en France, comme dans presque tous les pays du monde, se trouve dans ce complexe d’infériorité que crée chez le travailleur le sentiment de son insécurité, l’incertitude du lendemain qui pèse sur tous ceux qui vivent de leur travail. Le problème qui se pose aujourd’hui aux hommes qui veulent apporter une solution durable au problème social est de faire disparaître cette insécurité. Il est de garantir à tous les éléments de la population qu’en toute circonstance ils jouiront de revenus suffisants pour assurer leur subsistance familiale. C’est ainsi seulement, en libérant les travailleurs de l’obsession permanente de la misère, qu’on permettra à tous les hommes et à toutes les femmes de développer pleinement leurs possibilités, leur personnalité, dans toute la mesure compatible avec le régime social en vigueur.

Voilà qui suffit à démontrer l’ampleur du contenu de la notion de sécurité sociale. Celle-ci implique d’abord une organisation économique qui fournisse à tous les hommes et à toutes les femmes en état de travailler une activité rémunératrice. (...) Il faut, en second lieu, que l’activité ainsi garantie à tous les hommes et à toutes les femmes leur apporte les ressources suffisantes pour satisfaire à leurs besoins personnels et pour couvrir leurs charges familiales. (...) D’autre part, le travailleur ne peut maintenir son activité qu’en conservant sa capacité de travail. Par suite, la sécurité sociale se trouve étroitement liée à tout le problème de l’organisation médicale, au problème des soins d’abord, au problème de la prévention de la maladie et de l’invalidité, au problème de l’hygiène et de la sécurité du travail, au problème de la prévention et de la réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles. Enfin, et c’est le dernier chapitre de la sécurité sociale, il faut parer aux conséquences de la perte possible, par le travailleur, de son activité rémunératrice. (...)

La sécurité sociale est une. (...) Quel que soit le but particulier auquel peuvent tendre les diverses institutions, qu’elles aient pour objet de couvrir les charges de la maladie, de fournir des retraites de vieillesse ou des pensions d’invalidité professionnelle, ou d’alléger les charges de familles nombreuses, il s’agit toujours d’opérer un prélèvement sur les revenus de la masse pour couvrir l’insuffisance des ressources de certains. L’unité de la sécurité sociale n’est à cet égard que l’affirmation d’une solidarité nationale indiscutable. (...) Il s’agit toujours soit de garantir des soins, soit de répartir des revenus.

Enfin et peut-être surtout, l’unité de la sécurité sociale s’affirme sur le plan social. Il s’agit toujours, en effet, d’apporter des moyens d’existence à des familles manquant de ressources, de sauvegarder le capital humain du pays [ hum ! pas très humaniste comme formule aujourd’hui] par la prévention de la maladie et de l’invalidité, de permettre à tous les individus de développer au maximum leurs moyens propres. (...)

L’organisation de la sécurité française, telle qu’elle a été conçue et réalisée dans le cadre des principes que je viens d’exposer, repose encore sur une règle fondamentale, qui est celle de la gestion des caisses par les intéressés eux-mêmes. C’est là certainement l’innovation la plus profonde qui ait été apportée dans toute l’organisation nouvelle. Le plan français de sécurité sociale, en effet, à la différence de la plupart des plans étrangers, est inspiré du souci de confier à la masse des travailleurs, à la masse des intéressés la gestion de leur propre institution, de manière que la sécurité sociale soit le fait non d’une tutelle paternaliste ou étatiste, mais de l’effort conscient des bénéficiaires eux-mêmes. (...)

L’organisation de la sécurité sociale (...) peut maintenant vous apparaître comme tendant avant tout à regrouper, en un ensemble cohérent et logique, des institutions qui, jusqu’à ce jour, étaient dispersées : assurances sociales, allocations familiales, accidents du travail. Mais si c’est là le premier résultat de l’organisation nouvelle de la sécurité sociale, il faut y voir, non pas le terme, mais le point de départ de cette organisation. Le but qu’il convient d’atteindre, en effet, c’est de généraliser la sécurité sociale. (...) Cette organisation nous fournit ainsi l’instrument de tous les progrès sociaux qui doivent, dans l’avenir, se réaliser, tant il est vrai que le progrès social est une création continue. » 

« Personne  »
pessimiste par la raison et optimiste par la volonté

16 vendémiaire an 226

(1) Antonio Gramsci, Je hais les indifférents :  http://dormirajamais.org/gramsci/
Texte que j’ai complété [je sais, je sais : « les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît » (Audiard)].

(2) Discours reproduit par l’Humanité du 18 août 2017

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Pétition contre la pêche électrique

Publié le 10 Octobre 2017 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Environnement

 

Pêche électrique : BLOOM porte plainte contre les Pays-Bas

BLOOM a formellement déposé plainte contre les Pays-Bas auprès de la Commission européenne pour avoir illégalement accordé des licences permettant à ses navires de pratiquer la "pêche électrique".

EN SAVOIR +
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Cétait un homme plein de bon sens !

Publié le 9 Octobre 2017 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Société

 

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Ciné-débat vendredi 13 octobre Hauteville Sur mer

Publié le 9 Octobre 2017 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Droits de l'homme

 

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Aujourd’hui . . . qui se souvient ? 17 octobre 61

Publié le 8 Octobre 2017 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Droits de l'homme

En 1961, à la fin de la guerre d’Algérie,

De Gaulle, afin de mettre fin aux attentats qui se produisent dans Paris (aussi bien du fait de l’O.A.S. que du F.L.N.) a demandé au Préfet de police PAPON  d’organiser ce que certains n’hésitent pas à qualifier de « répression ».

L’idée de Papon a été la suivante : imposer aux Algériens un couvre-feu qui leur interdisait de circuler à Paris et en banlieue entre 20 heures30 et 5 heures30, ce qui, pour nombre d’entre eux, impliquait une impossibilité de travailler.

Pour protester contre cette mesure pour le moins inique, la Fédération Française du F.L.N. décide d’une MANIFESTATION PACIFIQUE le 17 octobre 1961 : rassemblements, en costumes « du dimanche » dans divers points de la capitale avec port d’armes interdit. Mais, la préfecture de police ayant été informée, envoie 1.658 policiers (tous corps confondus) pour réprimer cette manifestation.

Les hommes sont rassemblés au Palais des Sports, les femmes et les enfants, dans un commissariat de police du 11ème arrondissement et l’effroyable ratonnade  s’organise : on tabasse, on tue, on noie vivants et cadavres !

Le nombre de morts restera un mystère : entre 50 et 150 !

Gérard Monate, syndicaliste policier concédera qu’une trentaine de cas sont absolument indéfendables…

Et le cas de Monsieur Papon, il est défendable ? lui qui a osé dire qu’il ne regrettait rien et que si c’était à refaire… (air connu), et, qui, interrogé sur le nombre de morts ne trouvera à répondre que : « la police parisienne a fait ce qu’elle devait faire ».

Samedi 14 octobre  à 10 h 30

 

Rassemblement devant la Mairie de Granville, puis défilé jusqu’au port.

Merci de venir avec une fleur des champs ou autre

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17 OCTOBRE 1961 : UN CRIME D'ETAT

Publié le 6 Octobre 2017 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Droits de l'homme, Droit des femmes

"Sans mémoire l'histoire marche dans la nuit" Alexis de Tocqueville

Ce jour là des Algériens, supposément Français, ont été massacrés par la police à Paris. Plus 50 ans après, le moment est venu de dépasser les souffrances et d'apaiser les mémoires dont la pluralité doit être respectée. Et pourtant, dans notre ville, autorités, élus, anciens combattants, associations : tous ils veulent oublier. Pas de plaque, pas de commémoration.

Chaque 17 octobre, nous sommes seulement quelques uns à nous souvenir. Face à tant de drames qui frappent nos frères de l'autre rive de la méditerranée, face aux haines et aux guerres :

- Le 17 octobre 2017 nous devons dénoncer le défaut de reconnaissance et de réparation symbolique par la République du colonialisme criminel.

"Pour ceux qui sont sans voix, Qui n'existent pas,
Dont on ne veut pas.
Pour ceux qui sont bannis, Chassés dans la nuit,

Qui n'ont que leur cri. N'oublie, n'oublie pas."

A l'encontre des communautarismes, pour construire un avenir ensemble empreint de fraternité et s'inscrivant des histoires collectives réconciliées, nous

appelons chacun à se faire vigie et, le mardi 17 octobre à 17 heures 30, à venir avec une fleur sur la passerelle Henri Liébard à Saint-Lô.

Nous les jetterons ensemble dans la Vire en mémoire des Algériens noyés dans la Seine. A travers eux, ce sera aussi un hommage rendu à toutes victimes des crimes d’État et des crimes de guerre.

Refusons l'oubli et prenons quelques instant de notre temps pour dire que nous voulons être grain de sable afin de défendre le devoir de mémoire et les Droits de l' Homme. 

 
 
 

MOUVEMENT CONTRE LE RACISME ET POUR L'AMITE ENTRE LES PEUPLES Comité de la Manche

Mairie de Saint-Lô Place Général de Gaulle BP 330 50010 Saint-Lô Cedex

http://mrap50.free.fr

à
Monsieur François BRIERE

Maire de Saint-Lô
Vice-président de Saint-Lô Agglo Vice-président du Conseil départemental

Saint-Lô le 20 septembre 2017

Objet : Liberté d'expression "Ça bouge en ville" Monsieur le maire,

Comme suite aux échanges entre votre Directeur de Cabinet et le Mrap, vous avez contesté que notre comité puisse annoncer dans "Ça bouge en ville" la commémoration du crime d'État du 17 octobre 1961.

Nous constatons que le rappel de cérémonies commémoratives est régulièrement présent dans ce bulletin : hommage aux Harkis, journée de mémoire contre les crimes racistes et antisémites, attentats du 11 septembre 2001... De même, quand ces commémorations se font sous l'égide d'une association, par exemple, Amnesty International : journée internationale des droits de l'Homme avec appel à pétition et messages de soutien.

Nous relevons également que "Ça bouge en ville" met en exergue des thèmes de réflexion et de débats connotés, portés par le monde associatif tels que : Auschwitz, l'environnement, les migrations, le spirituel ... Du sens existe aussi dans des pièces et spectacles de la saison culturelle.

Nous rappelons que le Mrap est agréé comme Association nationale d' Éducation Populaire, doté d'un statut consultatif auprès de l'ONU et qu'il est membre de la Commission nationale consultative des droits de l'Homme. Nous soulignons les propos du président de la République le 17 octobre 2012 : "Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l'indépendance ont été tués lors d'une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes ". La justification du refus, en raison du prétendu caractère "politique "de l'annonce du Mrap, est donc irrecevable. Il ne revient pas à un maire de décider du bon et du mauvais usage de la mémoire et votre mandat restera marqué par une censure concernant la liberté d'expression.

Votre attitude manifeste, une fois de plus, votre ostracisme à l'égard du Mrap, qui s'est vu supprimer sa subvention, et en particulier à l'encontre de son président que vous assimilez abusivement à un adversaire politique (confer votre courrier du 18 avril 2017).

S'agissant de la commémoration du 17 octobre 1961, le refus signifié confirme clairement, qu'avec la frange la plus réactionnaire de la société, vous vous opposez à ce que justice soit rendue aux héritiers de l'immigration et que vous vous inscrivez dans les occultations et les discriminations mémorielles qui affectent les crimes coloniaux. Nous le regrettons d'autant plus que, pour le Mrap, le devoir de mémoire ne doit pas se nourrir du désir de vengeance ou de revanche qui, malheureusement, imprègne la volonté de ceux qui veulent oublier ces crimes.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le maire, l'assurance de nos salutations militantes.

Pour le comité du Mrap, Le président,

Jacques DECLOSMENIL 

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POURQUOI REDUIRE LES NORMES ?

Publié le 4 Octobre 2017 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Tribune libre

Dans tous les domaines il est demandé et préconisé une réduction des normes, pour le logement, pour la loi littoral, pour l’agriculture.

Mais avant de réduire les normes (et faut-il les réduire d’ailleurs?) il serait judicieux de faire le point sur leur application, vérifier que tous les décrets d’application ont bien été signés, dénoncer tous les contournements aux textes normatifs et législatifs, devenu sport national et pas seulement en Corse ou en région PACA, mais dans tous les départements lors de l’établissement des documents d’urbanisme.

Concernant l’immobilier 

Pour résoudre le problème du logement, notamment social, le président MACRON, n’a pas hésité a déclaré à Toulouse le 11 septembre 2017 qu’il fallait réduire les exigences des normes environnementales et sociales.

Il a ajouté « on dira que je ne respecte pas l’environnement, ou parfois le handicap, parfois ceci ou cela. Mais il faut du pragmatisme »

On croit halluciner quand ce même président s’engage dans le respect des accords de Paris sur la COP 21 pour lutter contre le réchauffement climatique, auquel il n’a pu pour l’instant rallier son grand ami TRUMP (lequel devrait quand même réfléchir quand on est président d’un pays sujet à cyclones, tempêtes, inondations!).

On attend avec impatience le nouveau plan logement qui devait être publié le 13 septembre. Il y aurait-il un problème ? En effet et un gros.

Il est vrai que le pays manque cruellement de logements « sociaux » terme que je n’aime pas, car il a un aspect discriminatoire, que ces logements sont généralement construits à bas coût équipé pendant longtemps de chauffage électrique (très, très cher) accentuant la précarité d’une grande partie des bénéficiaires.

L’urgence est donc, ce qui a été commencé, de dégraisser certaines cités ghetto, de réaliser un audit de l’ensemble des logements sociaux et soit de réhabiliter aux normes les moins énergivores possible, soit de reconstruire en HQE, autant que faire ce peut sur des friches immobilières ou industrielles dépolluées ou et des dents creuses horizontales ou verticales. Ceci afin de consommer le moins d’espace agricole possible.

Mais il faut parallèlement réaliser un audit de l’ensemble du parc locatif privé.

Il y a aussi un problème à régler c’est celui de la localisation des logements dits sociaux, pourquoi ne seraient-ils pas en centre ville, pourquoi les immeubles ne sont ils pas mixtes, logements sociaux et logements pour les personnes plus aisées.

Cela permettrait un la mixité sociale et deux de résoudre les ghettos de populations.

Cela pose aussi le problème de la fixation des loyers qui doivent absolument être réglementés et former les experts pour ce faire.

Pour cela il ne peut être question de réduire les normes de constructions en quoi que ce soit. Les logements doivent être construits en fonction de normes environnementales et pourquoi pas en constructions passives.

D’ailleurs Que Choisir vient, à 5 ans d’intervalle, de réaliser une nouvelle enquête sur la fiabilité des diagnostics de performance énergétique malgré les réformes de 2011 et 2012. Le résultat est toujours aussi désastreux, alors que la formation des diagnostiqueurs a été renforcée !

Il me semble inévitable d’adjoindre tant pour la vente que pour la location un état général complet de l’immeuble, comprenant tous les diagnostics, afin d’éclairer utilement le futur acheteur ou locataire. Pour l’instant c’est du grand n’importe quoi avec des distorsions telles que l’on peut avoir des doutes sur les capacités techniques réelles des diagnostiqueurs.

J’ai déjà écrit antérieurement qu’en principe un bien immobilier destiné à la location ne devrait être loué que si le DPE est situé entre A et C. Au delà des travaux devraient être réalisés par le bailleur, et le prix de location devrait être déterminé par un organisme spécialisé indépendant.

Dans un article du Parisien du 4 octobre 2017, le Ministre Nicolas Hulot réfléchit à la création d’un bonus malus, concernant les passoires énergétiques que constituent les logements anciens (environ 8 millions) c’est une bonne chose car les résultats des engagements des ministres précédents sont loin du compte en matière de rénovation.

L’objectif de M. Hulot est d’atteindre les notes A et B après rénovation, bon courage mais c’est possible et c’est ce que je souligne plus haut, il va falloir procéder par paliers.

Quant au partage de la consommation énergétique entre bailleurs et locataires, c’est une idée, mais il vaut mieux réduire le loyer tant que le logement n’est pas aux normes afin d’inciter le propriétaire à faire les travaux qui doivent être obligatoires pour tous les logements au-delà de C.

Quant à la charge du DPE il ne peut être qu’à la charge du bailleur quel qu’il soit.

Autre préconisation du ministre Hulot l’obligation de travaux d’isolation/chauffage avant la vente, ce n’est pas la bonne méthode, il vaut mieux réduire le prix en raison de l’état de l’immeuble puisque le DPE fourni doit contenir des préconisations (nécessité d’avoir des diagnostiqueurs compétents). Par contre il est certain que les taxes au moment de la vente seront moindres en raison d’un prix réduit.

J’espère également que ce gouvernement ne va pas réduire les nouveaux critères de définition du logement décent parus au journal officiel le 11 mars 2017 ?

Enfin la RT 2012 n’a pas atteint ses objectifs, il faut donc la renforcer et en accélérer l’application y compris en instaurant des sanctions.

En conséquence Monsieur le Président Macron, il ne faut surtout pas réduire les normes, mais les renforcer et signer d’urgence tous les décrets d’application manquants.

Concernant le Littoral

Là encore, problème récurrent en zone littorale, le respect de la loi littoral de 1986, ô combien détournée, vilipendée, attaquée, remise en question !

Malheureusement les évènements depuis quelques années et en raison des effets inéluctables du changement climatique, incitent au constat, à la réflexion, et à la prise de mesures draconiennes pour non pas infléchir mais renforcer la loi littoral, non pour embêter les élus littoraux, mais pour les préserver d’éventuelles poursuites, lorsque les assurances ne voudront plus payer, pour leur incompétence notoire, souvent pour obtenir un nouveau mandat.

Quelques rappels, les inondations dans le midi avec des constructions en zone inondable, les incendies de forêts toujours dans le midi de cet été, le désastre de la tempête Xynthia, l’immeuble du Signal à Soullac sur mer, l’effritement ou effondrement des côtes, le cyclone Maria à St Martin et St Barthélémy.

Non seulement il est hors de question de réduire en quoi que ce soit la loi littoral mais il faut la renforcer, et ne tolérer aucun débordement, aucun contournement.

Il faut dire que nous avons dans la Manche nos duettistes, les sénateurs Bas et Bizet, qui viennent d’y être reconduits, qui ne perdent aucune occasion pour déposer des textes modificatifs et réducteurs sur la loi littoral. Leur dernière tentative visant à urbaniser les dents creuses du littoral a échoué, sauvée par le gong des élections.

Je l’ai déjà dit mais il est bon de le répéter, lorsque l’on regarde un la loi littoral, deux le plan de prévention des risques naturels sur St Martin par exemple, il sera, malgré les promesses du président Macron, impossible de reconstruire à l’identique, certaines constructions étant illégales soient construites sans permis, soit au mépris des lois et des plans de préventions.

Il va de soi donc qu’avant de réduire les normes il faut s’assurer de leur respect et faire appliquer et exécuter les décisions de justice.

Concernant l’agriculture

De la même manière le président MACRON souhaite réduire les normes partout où la demande est forte notamment venant de l’agro-alimentaire ou de la FNSEA.

Ce qui est curieux c’est que ni la Confédération Paysanne ni la Fnab (Fedération Nationale des Agro biologistes) ne demandent une telle réduction des normes.

Deux exemples :

- En matière d’ICPE, déjà nombre de normes on été « assouplies » notamment l’autorisation préfectorale pour la production porcine, est passée du seuil de 450 Porcs/équivalents animaux) à 2000, avec bien sûr à la clé une étude d’impact à minima, mais surtout plus d’enquête publique.

- En matière d’agriculture biologique, la Communauté Européenne vient d’assouplir les règles de l’agriculture biologique, alors que le cahier des charges du logo « AB » français propriété du ministère de l’agriculture français était beaucoup plus précis et vertueux envers l’environnement et vis à vis du consommateur.

Ces modifications portent sur le délai de conversion, la possibilité d’utilisation de produits de synthèse chimiques, contrôles moins fréquents. En fait tout ce qu’il faut pour décrédibiliser l’agriculture biologique et déstabiliser le consommateur.

Il est notamment précisé qu’un projet de loi prévoit la création d’un observatoire des normes sous contrôle du ministère de l’agriculture, stipulant entre autre l’abrogation de deux anciennes normes pour une nouvelle.

Par ailleurs le même document demande plus de souplesse dans la transposition des directives européennes !

Malgré tout la volonté de porter à 20 % de produits de saisons et de proximité pour les cantines collectives d’ici à 2020, puis à 40 % d’ici à 2022 dont 20 % de produits bio.

C’est bien, mais peut faire mieux, car certaines restaurations collectives sont déjà en 100 % bios, d’autres s’en rapprochent.

Enfin il ne faut rien lâcher en matière d’aménagement de l’espace agricole au travers des documents d’urbanisme, de l’application des lois, ainsi que des jugements.

Mais pour ce faire Monsieur le Ministre de l’agriculture Travert, Monsieur Hulot, Monsieur Macron surtout, ne réduisez pas les normes, et débloquez les crédits pour le maintien et le développement de l’agriculture biologique.

JB

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Journée internationale pour l’élimination de violence à l'égard des femmes: réservez le 2 décembre !

Publié le 4 Octobre 2017 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Droit des femmes

Dans le cadre de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, nous produirons au centre culturel de St Lô, le spectacle écrit par Mitijda Tarayoun "Voix de femmes",le 2 décembre 2017 à 17h au centre culturel de Saint Lô:
 
" mise en scène d'une tranche de vie, mêlant poésies, musiques et images où "des voix de femmes" partagent tout haut ce que des milliers d'autres vivent tout bas, seules "derrière la porte"
 
Réservez la date, et faites-le savoir dès maintenant à vos ami-e-s, et dans vos réseaux !
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STX- ALSTOM: Que des accords "gagnant-gagnant" selon Macron

Publié le 3 Octobre 2017 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Dictature des multinationales et du MEDEF

 

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Réforme de l’ISF : ces yachts qui coincent

Publié le 3 Octobre 2017 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Enfumage

 

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