L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse
Publié le 30 Août 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Enfumage
Publié le 28 Août 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Austérité et dictature financière
eugénie barbezat Jeudi, 28 Août, 2014
Alors que le chômage bat des records avec 40 600 personnes privées d'emploi supplémentaires en un mois, la plus forte hausse depuis un an, l'idée d'augmenter la durée légale du travail frise l'absurdité. Dans une interview, réalisée avant sa nomination, le nouveau ministre de l'économie s'est pourtant déclaré favorable à la remise en cause des 35 heures !
"Nous pourrions autoriser, les entreprises et les branches, dans le cadre d'accords majoritaires, à déroger aux
règles de temps de travail et de rémunération. C'est déjà possible pour les entreprises en difficulté. Pourquoi ne pas étendre à toutes les entreprises, à condition qu'il y ait un accord majoritaire avec les salariés ?", déclare Emmanuel Macron à l'hebdomadaire Le point.
Selon le nouveau ministre de l'Economie, une telle mesure permettrait de "sortir de ce piège où l'accumulation des droits donnés aux travailleurs se transforme en autant de handicaps pour ceux qui ne travaillent pas. Là où être socialiste consistait à étendre les droits formels des travailleurs, la réalité nous invite à réfléchir aux droits réels de tous, y compris et surtout de ceux qui n'ont pas d'emplois".
A travers cette affirmation, on perçoit clairement le fait que le nouveau ministre de l'économie n'est guère féru de macro économie : comment en effet créer des emplois en réduisant le pouvoir d'achat et le temps libre de ceux qui travaillent ? On imagine mal que sans perspective d'une demande accrue, les patrons embauchent... pour produire quoi ?
En revanche, en tant qu'ancien banquier, Emmanuel Macron a une vision claire de la manière d'augmenter, à court terme, les résultats financiers des entreprises. Revenir sur l'avancée sociale de gauche qu'a été l'instauration du temps légal de travail hebdomadaire à 35 h c'est diminuer mécaniquement la rémunération du travail, et donc augmenter encore la proportion de rémunération allant au capital et généreusement distribuée aux actionnaires... Ce joli tour de passe- passe pudiquement nommé "croissance interne" est très en vogue dans les grandes entreprises et cela, le grand ami de finance qu'est Emmanuel Macron l'a bien compris !
Sans volonté ni vision politique réduire le chômage endémique ne sera effectivement pas possible, tant que les élus de la république et les membres du gouvernement se comporteront en Rastignac sans que l'idée même de l'intérêt général ne les effleures, rien ne semble possible. Plus personne ne peut espérer un changement de "cap", il faut donc changer l'équipage.
Publié le 27 Août 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Austérité et dictature financière
Mardi, 26 Août, 2014
LA COMPOSITION DU GOUVERNEMENT VALLS 2 CONSACRE LA LIGNE AUSTÉRITAIRE ULTRA-MINORITAIRE AU PS.
L’exécutif a présenté, hier soir, son nouveau gouvernement. La nomination, au ministère de l’Économie d’Emmanuel Macron, ancien banquier d’affaires, pour succéder à Arnaud Montebourg, brutalement remercié, sonne comme une provocation.
Manuel Valls a confirmé, ce mardi soir, le cap austéritaire de son nouveau gouvernement, composé des hollandistes les plus fidèles et de l’aile droite du Parti socialiste. Dans la soirée, le secrétaire général de l’Élysée, Jean-Pierre Jouyet, ex-ministre de Nicolas Sarkozy, a donc annoncé les nominations significatives de Najat Vallaud-Belkacem au ministère de l’Éducation nationale et de la technocrate Fleur Pellerin à la Culture. C’est Emmanuel Macron, l’ex-banquier d’affaires passé chez Rothschild, qui succède à Arnaud Montebourg comme ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique. Un symbole provocateur du commando austéritaire de choc que le premier ministre a souhaité mettre en place à quelques jours d’un Conseil européen crucial et de l’université d’été du PS, désormais au bord de l’implosion. Car la plupart des personnalités de gauche qui avaient contribué à la victoire de François Hollande en 2012 s’opposent désormais ouvertement aux fondamentaux des choix politiques de l’exécutif. La majorité, qui s’était déjà rétrécie en mars avec le départ des ministres écologistes, est aujourd’hui réduite à peau de chagrin. Les candidats ne se sont pas bousculés au portillon de Matignon et, en dépit de ses efforts, Manuel Valls n’est pas parvenu à débaucher des personnalités de gauche. « Mettre un financier à l’Industrie alors que notre pays a souffert de la mainmise de la finance n’est pas un bon signe », a réagi le député PS Jean-Marc Germain, quand Pierre Laurent s’inquiète que « l’exécutif s’enfonce dans une impasse dangereuse pour la France »
Publié le 26 Août 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Politique
Vu sur le site de regard, par | 25 août 2014
L’annonce de Manuel Valls après les charges de ses ministres "frondeurs" achève la perte de légitimité du président et de son Premier ministre. Le moment est peut-être venu, au-delà d’une recomposition dont on ne peut rien attendre, d’une décomposition du régime lui-même.
Cela n’aura pas traîné. Après les déclarations fracassantes d’Arnaud Montebourg et Benoît Hamon à la Fête de la rose de Frangy-en-Bresse, la réaction du couple exécutif était attendue. L’information est tombée ce lundi matin avec la démission du gouvernement Valls.
Il faut dire que la situation n’était pas banale : un ministre de l’Économie qui fustige la politique économique du gouvernement, c’est du jamais vu. Et quand le ministre de l’Éducation exprime « une proximité » avec les frondeurs qui n’ont pas voté la confiance au gouvernement, c’est pour le moins original. Sur les réseaux sociaux, le chef du groupe EELV au sénat, Jean-Vincent Placé décryptait ainsi la situation : « Si Montebourg est encore en place ce soir, il n’y a plus de Premier ministre. »
La décision de constituer un second gouvernement Valls, « plus cohérent », s’inscrit dans le credo des déclarations du chef de l’État de la semaine dernière : « garder le cap », « plus vite, plus fort. » On pourrait ajouter « On ne change pas une politique qui a échoué. » Il est encore trop tôt pour dire quelle sera la composition exacte de ce nouveau gouvernement, et notamment s’il comportera des ministres EELV. Mais c’est à coup sûr à un nouveau rétrécissement politique de la majorité gouvernementale que nous assistons. Incontestablement, celui-ci procède d’une clarification politique. Après la rupture avec Cécile Duflot au printemps dernier, ce sont désormais toutes les voix discordantes au sein même du Parti socialiste qui vont être évincées.
La crise de régime à son terme ?
Dès lors, une question se pose, existe-t-il une majorité parlementaire pour voter la confiance au nouveau gouvernement ? Ce n’est pas sûr. Le couple exécutif n’a désormais aucune légitimité à poursuivre une politique qui a déjà fait tant de dégâts et qui suscite tant de critiques de la part de celles et ceux qui ont porté François Hollande au pouvoir. Réprouvés par les électeurs à deux reprises, sans partenaires pour gouverner et contestés au sein de son propre parti, Hollande et Valls devraient être désavoués.
Face à la crise sociale, économique et politique que connaît notre pays, la crise de régime peut atteindre son terme. La Ve République étant à bout de souffle, l’heure n’est-elle pas venue de lui donner le coup de grâce ? Ce saut permettrait d’ouvrir le champ à une recomposition politique à gauche de nature à régénérer l’espoir. L’accélération de la crise politique et institutionnelle vaut sans doute mille fois mieux que la certitude du désastre.
Publié le 26 Août 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Austérité et dictature financière
Par | 22 août 2014
Le bras de fer entre l’Argentine et les fonds vautours qui ont obtenu l’appui de la justice des États-Unis se poursuit. Des économistes américains se mobilisent. Certains en appellent même à l’intervention du Congrès pour limiter les conséquences potentiellement désastreuses des décisions du juge Griesa. Il serait utile que la mobilisation gagne l’Europe, alors que les mêmes fonds vautours ont aussi massivement investi sur les décombres de la crise bancaire espagnole.
Dessin de Mario Almaraz publié par le ministre argentin de l’Économie Axel Kicilloff sur sa page Facebook.
Comme on pouvait le prévoir, la crise de la dette de l’Argentine a franchi un nouveau palier avec la décision de la justice des Etats Unis, selon laquelle l’Argentine ne saurait rembourser ceux des créanciers qui avaient accepté la restructuration de la dette, tant que ne seraient pas satisfaites les exigences de fonds vautours d’un paiement intégral des titres qu’ils ont racheté à vil prix.
Le 30 juillet, les créanciers de l’Argentine n’ont pas reçu leurs versements semestriels sur les obligations restructurées. L’Argentine avait fait le nécessaire en déposant le montant de l’échéance (539 millions de dollars) à la Bank of New York Mellon. Le juge fédéral américain Thomas Griesa a interdit à cette banque d’effectuer ce versement tant que les demandes des fonds vautours n’auront pas été préalablement satisfaites.
Griesafaullt ?
Comme le soulignent Joseph Stiglitz et Martin Guzman, « C’est la première fois dans l’histoire qu’un État se retrouve désireux et en mesure de rembourser ses créanciers, mais empêché de le faire par décision d’un juge ». Dans ces conditions disent-ils, il ne s’agit pas d’un défaut de l’Argentine mais d’un Griesafault. (#griesafault est devenu un mot vedette sur les réseaux). Les conséquences peuvent être désastreuses pour l’Argentine, alors même que sa situation économique n’est plus du tout aussi florissante qu’il y a quelques années lorsqu’elle connaissait une croissance annuelle de 7 à 8%. « L’Argentine est aujourd’hui dans une situation pour le moins paradoxale, explique l’économiste marxiste Pierre Salama, spécialiste de l’Amérique latine. Son économie génère de la croissance – de l’ordre de 3 % – et elle a des rentrées fiscales, du fait notamment des matières premières. Son problème tient au fait qu’en un peu plus de dix ans, elle est passée d’un libéralisme outrancier à une réglementation outrancière. L’économie aujourd’hui est davantage réglementée qu’elle n’est régulée ».
Publié le 17 Août 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Société
Jeudi, 14 Août, 2014
C’est la conclusion d’une étude d’Oxford basée sur l’analyse de plus de 700 métiers. De plus en plus de chercheurs s’inquiètent de la montée d’un «chômage technologique» lié au remplacement de travailleurs par des robots, sa part dans notre taux d’inactivité actuel et les risques dans les années à venir.
Télémarketeurs, analystes, secrétaires, dockers, employés de banque, réceptionnistes, arbitres sportifs, chauffeurs, caissiers, comptables, ouvriers assembleurs… Tous ces métiers et bien d’autres ont une très forte probabilité, supérieure à 95% selon l’étude d’Oxford réalisée par Carl Benedikt Frey et Michael A. Osborne, d’être remplaçables par des machines. Des tâches que des robots physiques, ou des logiciels et intelligences artificielles, seront en capacité d’accomplir.
Publié le 16 Août 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans International
La trêve n’est pas la Paix. 2000 morts et combien de blessés?
les ruines partout, aucune ressource...
Le blocus de Gaza condamne les gazaouis, morts ou vivants.
La Palestine reste un pays occupé.
Pour la levée totale du blocus, et la fin de l’occupation de Gaza et de la Cisjordanie, y compris Jerusalem-est, rassemblements à Granville
A l'appel de: Association France Palestine Solidarité- Front De Gauche ( PCF - PG –Ensemble - Alternative Citoyenne) – Fédération Syndicale Unifiée – Ligue des Droits de l'Homme
Publié le 12 Août 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Liberté - Egalité - Fraternité
Les Juges ont estimé que la mesure créait une inégalité de traitement entre les assurés sociaux, car le droit à prestation sociale retraite et maladie aurait été équivalent entre les assurés sociaux alors même que leurs efforts contributifs auraient été différents.
Cette décision met un coup d’arrêt à la stratégie gouvernementale d’augmentation du pouvoir d’achat des salariés les plus modestes par un allègement des cotisations sociales. L’UFAL avait cependant rappelé dans un article précédent que l’allègement de cotisations salariales constituait une mesure d’augmentation en trompe-l’œil du pouvoir d’achat des salariés qui se serait traduite par une fiscalisation accrue du financement de la Sécurité sociale et donc, en définitive par une augmentation des impôts pour compenser le manque à gagner.
La décision du Conseil Constitutionnel ne change toutefois rien au problème de fond, car l’enjeu principal du pacte de responsabilité de F. Hollande porte sur l’allègement massif des cotisations patronales qui financent la Sécurité sociale au nom de la compétitivité des entreprises.
La décision des Sages a néanmoins le mérite de rappeler que la cotisation sociale n’a pas du tout la même nature que l’impôt. Contrairement à ce dernier, elle constitue en effet le fait générateur d’une ouverture d’un droit à des prestations sociales contributives : droit à retraite et droit à l’assurance maladie.
Cette décision comporte néanmoins deux faiblesses de taille.
Premièrement, le Conseil Constitutionnel ne semble reconnaître un caractère contributif qu’aux seules cotisations salariales (versées par le salarié) alors même qu’il existe d’ores et déjà une inégalité de traitement considérable entre salariés en termes de versement de cotisations patronales pourtant identiquement adossées à leur salaire, bien qu’acquittées par l’employeur. Rappelons qu’il existe actuellement une exonération généralisée sur les bas salaires dégressive jusqu’à 1,6 SMIC, soit l’équivalent de 30 milliards d’euros de prestations sociales.
Or, l’UFAL n’a de cesse de répéter que l’ensemble des cotisations sociales, qu’elles soient salariales ou patronales ont la même valeur de salaire indirect pour les travailleurs à qui elles confèrent un droit inaliénable à des prestations sociales.
Deuxième faiblesse et pas la moindre, en faisant reposer sa décision sur la seule notion d’égalité contributive, le Conseil Constitutionnel emboîte le pas des idéologues néo-libéraux de stricte contrepartie individuelle entre cotisation sociale et ouverture d’un droit à prestation sociale. Or, cette analyse est contraire à la philosophie même du droit de la Sécurité sociale qui a historiquement mis en œuvre un double mouvement d’extension du caractère contributif de la cotisation sociale.
A la famille d’une part, car les ayants droit d’un assuré social bénéficient de l’assurance maladie au même titre que l’assuré social lui même. La pension de réversion au conjoint survivant opère le même mouvement d’extension familiale des pensions de retraite.
D’autre part, la cotisation sociale est indissociable d’un mouvement de socialisation (ou d’universalisation) de l’ouverture des droits sociaux à l’ensemble de la population, lui conférant une dimension de salaire socialisé. Ainsi, les allocations familiales encore financées majoritairement par la cotisation sociale sont accordées à l’ensemble des familles de 2 enfants et plus. Citons également l’affiliation dérogatoire à l’assurance maladie sur critère de résidence via la CMU de base pour les assurés sociaux les plus modestes qui ne cotisent pas directement à la Sécurité sociale.
Cette décision vise par conséquent à rigidifier la frontière entre les prestations sociales dites contributives financées par la cotisation sociale (retraites, prestations en espèce de l’assurance maladie ou AT/MP, les allocations de chômage) et les prestations dites universelles (allocations familiales, prestations en nature de l’assurance maladie) qui ont vocation, selon cette logique, à n’être plus financées que par l’impôt.
Les premières tendent désormais à n’être versées qu’au seul travailleur inscrit à titre personnel dans une situation d’emploi salarié. Les secondes sortent en revanche de l’orbite du salaire et ressortissent du champ de la solidarité nationale et de l’impôt redistributif.
Publié le 10 Août 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans STOP TAFTA ou TTIP&CETA
En prônant "l’harmonisation" et la "coopération réglementaire" au sein du TTIP, les lobbies industriels entendent neutraliser toute volonté politique et réglementaire au nom du libre échange. La protection de la santé et de l’environnement est tout particulièrement visée.
Un véritable déploiement de forces : ainsi peut-on résumer l’action des lobbies agro-industriels auprès de la Commission européenne dans le contexte des négociations sur le Partenariat transatlantique entre l’UE et les États-Unis (TTIP, TAFTA ou GMT – lire "C’est quoi le Partenariat transatlantique ?"). L’ONG Corporate Europe Observatory a récemment publié une enquête sur les rencontres entre les représentants des différents secteurs économiques concernés, indiquant notamment que les multinationales de l’alimentation, les traders de denrées et les semenciers ont eu plus de contacts avec la Direction générale du commerce que les industries pharmaceutique, chimique, automobile et financières réunies.
Publié le 6 Août 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans International