Depuis le mois d'octobre plusieurs réunions ont été tenues en vue de l'accueil d'immigrés fuyant les massacres et les carnages. Un élan de solidarité s'était manifesté entre collectivités locales, associations et individus. Quelques communes avaient décidé d’accueillir des familles, des groupes de soutien étaient envisagés, des individus proposaient d'accueillir des familles chez eux.
Mais qu'apprend t-on aujourd'hui. L'accueil concernerait désormais des demandeurs d'asile, soit des individus, des hommes pour la plupart pour accueil temporaire et non plus des familles à aider pour leur intégration. Ainsi, sans aucun débat public, une association nationale spécialisée est appelée à une prise en charge globale de demandeurs d'asile, faisant fi de toutes les initiatives et propositions avancées par les communes, les associations et les individus Faut-il croire, désormais, que toute action de solidarité sera privatisée aux dépends d'un élan populaire local agissant au nom de la fraternité et par conséquent gratuit? A quelle volonté politique correspond une telle décision et pour quel profit?
Yann Le Pennec