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L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

nucleaire

Il faudra construire dix EPR pour faire fonctionner toutes les voitures électriques

Publié le 18 Décembre 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Nucléaire

Prix des carburants à la hausse, passer à l’électrique ?
Oui, mais il y a 3 «hics » !

Par Michel Gay et Jacques Simonnet.

 

Les taxes sur les carburants automobiles augmentent pour, parait-il, inciter les Français à rouler « propre », notamment à l’électricité avec des primes incitatives. Mais il y a au moins trois « hics » à la future généralisation envisagée des véhicules électriques (VE) :

 

— leur alimentation en électricité,

 

— leur temps de recharge, notamment avec l’accroissement de l’autonomie (100 à 400 km) permise par les capacités des nouvelles batteries (20 à… 95 kWh),

 

— la compensation des taxes élevées prélevées sur la vente des carburants.

L’alimentation des batteries.

Si en France toutes les voitures actuelles étaient remplacées par des VE, combien de réacteurs nucléaires faudrait-il pour les alimenter ?

A question simple, réponse simple : il faudrait 10 réacteurs nucléaires EPR supplémentaires… sous réserve que les chargeurs et le renforcement des réseaux pour les alimenter aient été installés et financés pour quelques milliards d’euros de plus.

 

Mais la réponse est à la fois juste… et fausse. Ceux qui connaissent les subtilités du problème sautent sur leur siège parce que la réponse est… trompeuse.

 

Pourquoi c’est juste ? Juste parce que 10 EPR permettraient idéalement de fournir la quantité supplémentaire d’électricité, soit 110 térawattheures (TWh), nécessaire aux recharges de « presque toutes » les voitures. (Voir la justification en fin d’article (1)(TWh).

 

Le rendement des moteurs thermiques est d’environ 25% entre la chaleur produite dans les cylindres et l’énergie mécanique fournie « aux roues » qui fait avancer les voitures. Ces 340 TWh « thermiques » fournissent donc en réalité 85 TWh (340 x 0,25) d’énergie mécanique « aux roues ».

Et c’est cette valeur mécanique « réelle » qu’il faut remplacer par l’énergie électrique. Les VE ont un meilleur rendement entre la prise électrique et les roues (il est d’environ 0,8).

 

En incluant les 3% de pertes en lignes sur les réseaux de distribution, il faut donc produire seulement 110 TWh pour amener environ 106 TWh (85/0,8) d’électricité à « la prise électrique ».

Ce chiffre correspond à une moyenne annuelle de consommation par véhicule de 3100 kWh pour 35 M de VE, soit une consommation globale d’environ 110 TWh.

 

Or, un EPR peut fournir entre 11 et 12 TWh en moyenne annuelle. Il faut donc 10 EPR.

 

Pourquoi c’est trompeur ? Cette réponse est trompeuse parce qu’il ne s’agit pas uniquement d’alimenter les VE en quantité d’électricité. Il faut aussi pouvoir répondre à l’appel de puissance des millions de véhicules  qui pourraient se brancher en même temps sur le réseau pour se recharger.

Si cette puissance appelée venait à être supérieure à la puissance que peuvent fournir au même moment les moyens de production, le réseau s’effondrerait. Ce serait alors la panne générale, le « black-out ».

 

Comment faire ?

 

Si environ la moitié des utilitaires (soit 3 millions), et un tiers des véhicules légers (12 millions), soit au total 15 millions de véhicules,  « tirent » ensemble 3,5 kW sur le réseau en début de soirée (après le travail), alors « l’appel de puissance » (uniquement pour recharger les véhicules électriques) sera d’environ 50 gigawatts (GW). Cette demande s’ajoutera à la consommation habituelle du soir (environ 80 GW en hiver et 50 GW en été). Les pointes d’appel de puissance en France ont déjà dépassé 100 GW.

 

Or, les 10 réacteurs nucléaires EPR (1,6 GW chacun) précités ne pourront fournir que 16 GW (au maximum) de puissance supplémentaire.

Cependant, si les petites recharges (entre 10 kWh et 20 kWh, soit moins de 200 km dans la journée) débutent en milieu de nuit (23h00) pour se terminer vers 6h00 (décalant ainsi la demande), et si, en plus, une partie des voitures peuvent être rechargée en journée (par exemple sur le parking du lieu de travail), alors l’appel de puissance supplémentaire pourrait être divisé par trois (environ 16 GW) et ne nécessitera plus que 10 EPR, tout en continuant parfois à alimenter nos voisins.

 

En effet, nous exportons aujourd’hui parfois jusqu’à 10 GW d’excédent de puissance (jusqu’à 10% de notre production annuelle) qui rapporte entre un et deux milliards d’euros par an.

Il faudra donc changer nos habitudes pour « étaler » les recharges. Heureusement, la plupart des voitures roulent sur de courtes distances (moins de 30 km), et pas tous les jours (une voiture particulière ne roule que 3% à 5% du temps sur une année).

 

Importons l’électricité manquante !

Il y a deux objections à cette apparente fausse « bonne » solution :

La France ne sera peut-être pas le seul pays en Europe à avoir électrisé son parc de véhicules routiers. Donc les autres pays auront le même problème au même moment. Et ils chercheront aussi à importer plus qu’à exporter.

 

Même si les pays voisins peuvent exporter, les lignes électriques aux frontières de la France ne peuvent importer que 12 GW au maximum.

 

Les temps de recharge des batteries

La plupart des véhicules effectuent généralement moins de 50 km par jour (15 000 km/an) avec une consommation moyenne de 20 kWh au 100 km. Ils peuvent se recharger à domicile avec une puissance d’environ 3 kW en quelques heures sur une prise standard (dans une maison par exemple). La recharge maximale sera donc de 10 kWh par jour ce qui nécessite moins de 3h00 de recharge.

 

La solution optimum serait d’étaler les recharges en journée et vers les heures creuses. C’est-à-dire au-delà de 22h00 pour les véhicules nécessitant plus de 8h00 de recharge (de 22h00 à 7h00), et au-delà de 1h00 du matin pour ceux nécessitant moins de 5h00 de recharge (de 1h00 à 6h00 par exemple).

 

De plus, une partie des 50 GW du parc nucléaire actuel réellement disponible en moyenne (sur les 63,7 GW installés) pourrait s’ajouter au 10 nouveaux EPR supplémentaires pour répondre à l’appel en puissance étalé dans le temps, notamment en milieu de nuit.

 

Et s’il n’y a pas assez de réacteurs nucléaires ?

Pour faire face à la montée des besoins en électricité des véhicules électriques dans les 20 ans à venir, la construction d’une dizaine de nouveaux EPR devrait être anticipée pour venir s’ajouter à la puissance disponible actuelle.

 

Or, la loi de transition énergétique pour la croissance verte prévoit au contraire l’arrêt d’une quinzaine de réacteurs pour parvenir à 50% de production nucléaire dans le mix énergétique de la France en 2025 (échéance déjà repoussée en 2030, ou 2035, ou…).

Si cette loi est vraiment appliquée, il va y a voir un « gros problème » de déplacement dès 2040, alors que de dangereux idéalistes veulent faire interdire la vente de véhicules thermiques à cette date…

 

Or, une limitation de la mobilité, donc des échanges, conduirait à une économie de pénurie.

La réalité de la physique s’impose toujours devant les rêves, même ceux des politiciens et des idéologues.

 

 

Mais il y a encore un « hic » supplémentaire qui devrait encore mieux résonner aux oreilles des gouvernements.

 

La compensation des taxes sur le carburant

Si l’électricité succède aux carburants routiers, d’où proviendra l’argent des taxes aujourd’hui massivement prélevées sur les carburants ? (Près de 1 € par litre vendu 1,5 €).

 

Le coût du pétrole brut (2) (environ 60 € par baril en octobre 2018) compte seulement pour moins d’un tiers dans le prix du gazole et de l’essence à la pompe en France (contre environ 60% pour les taxes). La Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétiques (TICPE) constitue la quatrième recette de l’État après la TVA, l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés. Et elle va augmenter pour payer le surcoût, lui-même en augmentation, des énergies renouvelables.

 

Or, les taxes prélevées sur 28 millions de tonnes (soit environ 35 milliards de litres) « remplacées » par celles, prélevées sur 110 TWh d’électricité ne font pas le compte ! Elles sont nettement inférieures !

 

En effet, les taxes « carburants » vont rapporter environ 30 milliards d’euros (Md€) en 2018 contre moins de 6 milliards pour l’électricité.

 

Les recettes de l’Etat diminuerait d’environ 24 Md€ si l’électricité remplaçait aujourd’hui le carburant dans le parc automobile qui pourrait être électrifié.

 

Le prix des carburants augmente aujourd’hui principalement à cause des taxes, mais si vous passez à l’électricité moins taxée, il faudra « compenser » par ailleurs…

 

La transition énergétique fondée sur une écologie punitive pour insérer les énergies renouvelables au « forceps » dans le système énergétique va mener la vie dure aux Français !

 

(1) Justifications et calculs pour aboutir à 110 TWh et 10 EPR

Pour aboutir à ce résultat de 10 EPR, il faut partir de la consommation annuelle de carburant (essence et diesel) pour véhicules routiers en France qui est actuellement de 42 millions de tonnes (Mt) pour alimenter 32 millions (M) de « véhicules légers », 6 M d’utilitaires (inférieurs à 5 tonnes) et 0,6 M de poids lourds, soit 38,6 M de véhicules.

Les transports maritimes et aériens ne sont pas pris en compte (ils représentent moins de 5% de la consommation, et ils ne seront pas électrifiés à un horizon prévisible).

Les poids lourds et la moitié (3 millions) des véhicules utilitaires effectuant de longs trajets quotidiens (plus de 200 km) ne sont pas non plus pris en compte. Ils représentent un tiers (33%) de la consommation mais ils ne pourront pas non plus être électrifiés, sauf à installer des caténaires pour électrifier les autoroutes et les routes.

Il reste donc à électrifier 35 M de véhicules particuliers et utilitaires (32 + 3) qui consomment 28 Mt (42 Mt x 67%) de carburant.

Cette quantité fournit une énergie thermique arrondie à 340 térawattheures[2. Une tonne de carburant contient environ 12 TWh de chaleur par combustion. 28 Mt x 12 TWh / tonne = 336 TWh.

 

(2) Un baril de 159 litres de pétrole à 100 dollars (90 €) représente 0,57 € / litre de brut. Un baril à 70 dollars (63 €) représente 0,40 € / litre de brut.

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Pas de décision sur la construction de nouveaux EPR avant 2021

Publié le 26 Octobre 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Nucléaire

Centrale nucléaire du Bugey, à Saint-Vulbas, près de Lyon.

Le gouvernement envisage de décider entre 2021 et 2025 s’il lancera la construction d’une « série »de réacteurs nucléaires EPR, estimant qu’il faut d’abord en baisser les coûts, selon un document de travail gouvernemental consulté par l’AFP.

Ce document, dont l’authenticité a été confirmée par une source gouvernementale, a été élaboré dans le cadre de la définition de la feuille de route énergétique nationale, qui doit être présentée courant novembre.

La filière nucléaire est ainsi appelée à mettre au point avant mi-2021 un « programme industriel » qui garantisse que d’éventuels futurs EPR auront un coût acceptable (évalué entre 60 et 70 euros/mégawattheure).

Anciens réacteurs remplacés par des EPR

Certains des 58 réacteurs du parc français, autorisés pour l’instant à fonctionner pendant 40 ans, commenceront à atteindre cette échéance à partir de 2019. EDF prévoit de grands travaux pour prolonger leur fonctionnement jusqu’en 2029 et il compte après cette date en remplacer une partie par des EPR.

Le groupe travaille depuis plusieurs années au développement d’un modèle d’EPR simplifié, moins cher et moins long à construire, alors que les chantiers actuels, dont celui de Flamanville (Manche), ont multiplié retards et surcoûts.

Dans sa contribution au débat public sur la feuille de route énergétique, le groupe affirmait attendre « une décision prochaine » de l’État pour lancer le processus permettant de mettre une « première » centrale en service « en 2030 ou à peu près ».

Pas de fermeture de réacteur à l’horizon

 

 

Si le gouvernement ne se prononce pas avant 2025, ce calendrier a peu de chance de se concrétiser, d’autant que le futur modèle devra recevoir les autorisations nécessaires.

 

Le document de travail, axé sur les solutions technologiques d’avenir pour l’énergie, ne mentionne en revanche aucune fermeture de réacteur. Un « programme de recherche » doit même être lancé pour étudier le prolongement de la durée de vie du parc existant, sans précision sur l’échéance souhaitée.

Outre le nucléaire, il évoque également les énergies renouvelables, le stockage, la mobilité, le bâtiment ou encore l’hydrogène.

Le gouvernement est en cours d’élaboration de la feuille de route énergétique de la France à horizon 2028, baptisée programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Initialement attendue pour fin juin, sa présentation a été reportée au mois de novembre.

 

Centrale nucléaire du Bugey, à Saint-Vulbas, près de Lyon. | ROBERT PRATTA / REUTERS

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Nucléaire : le rapport « secret » qui inquiète la filière

Publié le 14 Octobre 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Nucléaire, Politique

 

Une des piscines d’Orano la Hague. Comme celles des centrales EDF, elle risque la saturation en cas de fermeture de réacteur, conformément à la loi sur la transition énergétique. (©Orano)
La loi relative à la transition énergétique prévoit de réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 à 50% d’ici 2025. Le gouvernement veut la reporter à 2035. Une échéance que le gouvernement actuel, qui prépare la Programmation pluriannuelle de l’énergie, juge peu réaliste et devrait reporter à 2035. 

Cette question de date ne change pas fondamentalement le scénario : dix-neuf réacteurs, sur les cinquante-huit du parc EDF, seront arrêtés à terme. A priori les plus anciens, c’est-à-dire les réacteurs de 900 MW. Or, ce sont ces mêmes réacteurs qui utilisent le combustible MOx, issu du recyclage par Orano dans ses usines de la Hague et de Melox.

« Occlusion intestinale »

Plusieurs études ont été réalisées pour mesurer les conséquences de l’arrêt de ces réacteursEDF en a réalisé une, intitulée « Impact cycle 2016 », l’Autorité de sûreté nucléaire a aussi demandé une expertise à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

Le rapport a été remis en mars dernier. Aucun des deux n’a été publié, mais lAssociation pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO) a pu consulter celui de l’IRSN.

Le président de l’ACRO, David Poilley, explique que les piscines de la Hague arriveraient rapidement à saturation :

Selon l’IRSN, le scénario d’arrêt de dix-neuf tranches de 900 MW en 2025 conduit à la saturation des piscines de la Hague et des réacteurs nucléaires en moins de cinq ans après la première fermeture. Tout le parc nucléaire devra donc s’arrêter pour cause d’occlusion intestinale après la mise à l’arrêt de moins de neuf tranches utilisant du MOx.

Les résultats de la simulation de l’IRSN confirment la conclusion d’EDF, souligne encore David Poilley.

Une piscine centralisée

EDF a certes un projet de piscine centralisée qui pourrait ouvrir en 2030.

Selon l’IRSN, le report à 2035 de la limitation à 50 % de la production d’électricité d’origine nucléaire, décalerait d’autant la perspective de saturation des piscines actuelles, « ce qui est compatible avec le calendrier prévisionnel de mise en service de la piscine centralisée ».

Mais rien ne dit que cette piscine sera effectivement opérationnelle.

En attendant, poursuit l’ACRO en se référant à l’expertise de l’IRSN, « on ne pourrait pas arrêter le retraitement et le MOx ». Lors du retraitement des combustibles usés, 1 % de la masse est du plutonium réutilisé pour la fabrication de MOx.

C’est ce petit pour cent qui peut bloquer toute la machine, note l’ACRO. Toute l’industrie nucléaire est dans une situation très fragile, car on peut imaginer des aléas qui entraîneraient un arrêt prolongé d’une des mailles de cette chaîne du plutonium.

Les évaporateurs, le maillon faible

Et le maillon faible, ce sont les évaporateurs de l’usine de retraitement de la Hague.

Ces évaporateurs, qui permettent de concentrer les produits de fission avant vitrification, présentent, selon des mesures réalisées en 2014 et 2015 par Areva (Orano aujourd’hui), une corrosion plus rapide que prévue lors de leur conception. Des fuites sont même apparues, confirmait en janvier 2017 l’ASN.

Un programme de remplacement, à l’horizon 2021 et 2022, a été lancé. Il représente un investissement de 700 millions d’euros.

En attendant, en cas d’arrêt des évaporateurs de l’un des ateliers, l’usine correspondante devrait être arrêtée. Et un arrêt des deux usines pour une durée supérieure à six mois pourrait conduire à une saturation des piscines d’entreposage.

L’IRSN demande donc à Orano et EDF de revoir leur copie sur ce sujet et de préciser la durée d’indisponibilité qui conduirait à la saturation des piscines, rapporte l’ACRO. La réponse est facile à estimer : la saturation interviendrait au bout d’une année environ.

A lire aussi : Sûreté et sécurité des installations nucléaires : les députés avancent 33 mesures

Appel à la diffusion

Un scénario catastrophe pour l’ensemble de la filière.

L’industrie nucléaire française a mis en place un système que l’on ne peut pas stopper sur décision politique, sans risque d’un effet falaise qui arrêterait tout le parc en peu de temps. Mais ce système est extrêmement fragile et le piège pourrait se refermer sur ces concepteurs, à la suite de pannes », estime David Boilley.

Pour l’ACRO, ces éléments auraient dû être rendus publics dans le cadre du débat public sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie. Ils doivent l’être en tout cas avant le nouveau débat sur le Plan de gestion des matières et déchets radioactifs.

Le Haut comité pour la transparence et l’information sur la sûreté nucléaire y est favorable. À tout le moins une version publique. L’IRSN, sollicité par l’ACRO, n’y est pas opposé. Et la présidente de la commission particulière du débat public les réclame elle aussi.

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Le lobby nucléaire est aux commandes, au mépris de la sécurité des Français

Publié le 9 Octobre 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Nucléaire, Politique

 

Le lobby nucléaire est bien obligé de sortir du bois pour préciser le nombre de centrales qu’il est prêt à fermer… Après 2029, puisque chacun a bien compris que c’est lui qui décidait de la politique énergétique de la France et par voie de conséquence des risques auxquels les français sont exposés et des coûts qu’ils seront bien obligés de supporter.

EDF serait donc prêt à fermer entre 7 et 12 réacteurs entre 2029 et 2035. Ils auront alors plus de 50 ans (sic). RTE plus raisonnable propose d’en fermer 6 d’ici 2028. EDF, qui traîne un boulet de plus de 50 milliards de dettes, mais est convaincu que le contribuable français la comblera comme il l’a fait pour partie pour Areva (tous les « trucs » sont bons pour éviter la colère de l’Union européenne et contourner l’interdiction des aides d’ État) veut en plus construire 6 EPR à 10 milliards l’unité … à condition qu’il soit capable déjà d’en construire un, ce qui n’est pas démontré. On croit rêver!

Tout ceci se fait bien entendu comme si l’autorité de sûreté nucléaire n’existait pas, mais il est vrai que sa complaisance lorsqu’il s’agit de prendre des décisions fortes se fait de plus en plus grande… voir son attitude déraisonnable par exemple sur les générateurs de vapeur de Fessenheim ou sur l’absence de réalisation dans les délais prévus des unités de secours des diesels qui devaient être réalisés sur toutes les centrales nucléaires (décision de 2012) et qui ne le sont que sur deux réacteurs à ce jour.

Tout ceci se fait au mépris de la sécurité et de la sûreté. Ainsi, grâce à une députée allemande, l’autorité de sûreté nucléaire a été mise dans l’obligation de publier la liste des événements dits précurseurs définis comme étant « ceux qui conduisent un accroissement de risque de fusion du cœur par rapport à la probabilité de fusion du cœur pris en compte lors de la conception des installations ». Pas moins de 158 événements de ce type se sont produits entre 2003 et 2014 dont 14 pour Fessenheim 1 et 17 pour Fessenheim 2, nombre maximal atteint par quatre autres réacteurs -dont Bugey-. Ainsi, alors que le risque d’accident nucléaire s’accroît de manière considérable avec des réacteurs de plus de 40 ans qui ont été prévus initialement pour durer 30 ans, EDF n’hésite pas, pour son intérêt économique propre, à exposer les Français à des centrales de 50 ans d’âge.

Tout ceci se fait au mépris de l’avis émis par les Français lors du débat public qui s’est déroulé entre mars et juin 2018, sous l’égide de la commission nationale du débat public. La volonté de réduire la part du nucléaire en favorisant le renouvelable, et ce dans les délais les plus rapides, et de fermer les centrales vieillissantes s’est exprimé de la manière la plus claire. Mais, au mépris des exigences communautaires qui imposent de prendre en considération l’avis du public lorsqu’il est sollicité, le lobby nucléaire qui s’exprime désormais au plus haut niveau n’en a cure.

Tout ceci se fait enfin au mépris de nos intérêts économiques et industriels puisque le lobby nucléaire bloque tout développement sérieux de l’autoconsommation collective qui pourrait permettre une progression fulgurante de l’énergie renouvelable en France; il interdit aux collectivités locales de distribuer par des boucles locales l’énergie qu’elles pourraient produire, réduisant ainsi leur capacité économique. Et, il continue dans la contrevérité qui consiste à soutenir que nucléaires et renouvelables vont de pair alors que c’est faux puisque le marché stagne et que la production d’électricité nucléaire empêche toute progression des énergies renouvelables.

Tout ceci enfin se fait au mépris de l’intérêt économique et financier des Français. L’énergie nucléaire est désormais reconnue par le monde entier comme étant la plus chère du monde et, d’anciens dirigeants de l’AIEA reconnaissent eux-mêmes qu’elle n’est plus compétitive. Nous réengager dans la voie du nucléaire condamne la France et les Français à perdre encore en compétitivité, et à payer leur énergie beaucoup plus chère que ce que paieront à brève échéance nos voisins européens.

La responsabilité qui est prise actuellement à la demande du lobby nucléaire par les responsables politiques est immense et il va de soi que si un accident se produisait, ils en porteraient une responsabilité qui ne serait pas seulement morale. Dans tous les cas, ils porteront pour l’histoire la responsabilité d’une génération de dirigeants qui n’a pas compris la transformation du monde, a cru que communication pouvait longtemps dissimuler inaction et contre-action et qui se trouvera confrontée très rapidement à une réaction de la société civile qui refusera toute électricité qui ne sera pas verte…

source : Le blog de jeudi

 

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Dissuasion nucléaire. Paul Quilès, une voix qui détonne

Publié le 3 Octobre 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Politique, Nucléaire, International

Paul Quilès est une des rares personnalités françaises engagée en faveur du désarmement nucléaire. Lors d’une conférence, samedi, à la Maison des syndicats de Brest, l’ancien ministre de la Défense a récusé la pertinence du concept de dissuasion dans le monde d’aujourd’hui.  Télégramme de Brest 30 septembre 2018  
« Quand j’entends les discours des ministres aujourd’hui, je retrouve les mêmes formules sur la stricte suffisance que celles qu’on me faisait lire à l’époque », raconte Paul Quilès. (Photo Jean-Luc Padellec)

Dans le cadre de la nouvelle loi de programmation militaire (LPM), les dépenses destinées à l’arme atomique vont pratiquement doubler entre 2019 et 2025. Une sénatrice socialiste avait voulu déposer un amendement en mai dernier, demandant un grand débat national sur la question. « Il ne me paraît pas judicieux de le relancer, au risque de mettre ainsi à nouveau en lumière toutes les oppositions sur le sujet et de donner la parole à tous ceux qui souhaitent se manifester contre le nucléaire d’une manière générale », avait répondu le président de la commission. L’amendement avait été retiré.

Cette fin de non-recevoir est éclairante pour Paul Quilès, qui dénonce « l’omerta générale » qui règne sur la question de l’arme atomique en France. « Près d’un demi-siècle après la mort du général de Gaulle, et malgré la fin de la guerre froide, le débat reste impossible », a-t-il déploré, samedi, devant un parterre de militants du désarmement nucléaire réunis à la Maison des syndicats, à l’invitation du Cian 29 qui milite pour que la France rejoigne, enfin, les 122 pays membres de l’Onu qui se sont déjà prononcés pour l’interdiction des armes nucléaires.

« Le système est verrouillé »

Étonnamment, l’ancien ministre de la Défense, qui ne fit qu’un passage éclair de six mois à l’Hôtel de Brienne en 1985-1986, mais qui présida ensuite la commission de la Défense pendant cinq ans, est devenu un allié de ce combat. Il raconte comment lui-même, alors ministre, récitait des discours serinés par des « savants, eux-mêmes pilotés en sous-main par le complexe militaro-industriel ».

Dans les années 90, après la chute du Mur de Berlin, et alors que l’on comptait 70 000 armes nucléaires dans le monde, celui qui fut également responsable des questions de stratégies de défense au Parti socialiste jusqu’en 2008 a tenté de faire passer quelques messages. « Mais c’est très difficile, car le système est verrouillé sans que personne ne s’en émeuve ».

Dans son dernier ouvrage coécrit, l’ancien polytechnicien, qui préside désormais l’IDN (Initiatives pour le désarmement nucléaire), dénonce « l’illusion nucléaire » en déconstruisant l’idée que l’arme atomique serait une garantie ultime de la sécurité par la dissuasion. « Cette affirmation reste non démontrée et bâtie sur des mensonges », soutient-il, en citant quelques exemples.

Une arme appartenant au passé

Ainsi, « on nous fait toujours croire que les deux bombes lâchées sur le Japon ont mis fin à la Seconde Guerre mondiale, alors que l’empereur avait déjà capitulé dans sa tête ». (…) On continue d’affirmer que l’objectif de l’arme nucléaire est d’impressionner, sans avoir à employer la bombe, pour en appeler à la raison de l’ennemi. Or, le président américain, Ronald Reagan, le disait très bien : ‘’Vous n’avez que six minutes pour décider comment réagir à un signal sur un écran radar et s’il faut, ou non, déclencher l’apocalypse ! Qui pourrait faire preuve de raison dans un moment pareil ? ‘‘»

Mais surtout, pour Paul Quilès, l’arme atomique appartient déjà au passé : « Aujourd’hui, le vrai danger est la cyber-menace. Et le hacker ne signe pas. S’il détourne un système de communication d’un sous-marin, que faites-vous avec votre arme nucléaire ? À qui lancez-vous des représailles ? » Samedi, à la Maison des syndicats de Brest, aucune autorité de l’Ile Longue n’était là pour répondre.

 

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Le lobby de l'atome condamne la France à l'impasse énergétique et au désastre financier

Publié le 30 Août 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Nucléaire

Projet de construire 6 réacteurs EPR :
une plaisanterie alors qu'EDF est
incapable d'en construire un seul !

Observatoire du nucléaire - http://www.observatoire-du-nucleaire.org

Communiqué du 30 août 2018
 
L'industrie nucléaire mondiale n'en finit plus de se déliter (*), sa part dans la production d'électricité est passée de 17% en 2001 à 10% à ce jour, et cette chute libre va continuer au fil des nombreuses fermetures de centrales : la plupart des 400 réacteurs encore en service sur Terre sont très anciens et en fin de vie.

Mais, en France, le lobby de l'atome vit dans un déni total de cette réalité et croit pouvoir revivre un âge d'or (ou plutôt d'uranium) comme au siècle dernier, quand une soixantaine de réacteurs ont été construits en quelques années.

Or, à l'époque, l'argent coulait à flot, EDF était encore un service public puissant et avait (hélas) les compétences nécessaires pour un tel programme.

Aujourd'hui, la société anonyme EDF SA est en quasi faillite et, de plus, elle se montre incapable de construire un seul réacteur EPR : le chantier de Flamanville n'en finit plus de collectionner les malfaçons les plus graves, les retards et les surcoûts.

Ce réacteur devait être construit en 4 ans et demi pour un coût de 2,8 milliards (et non 3,3 comme écrit ici où là) or, au bout de 11 ans, il est loin d'être terminé et coûte déjà 4 fois plus, sachant que ce bilan catastrophique n'est en rien définitif.

Aussi, il est parfaitement dérisoire et ridicule de voir que de prétendus "experts" préconisent la construction par EDF de 6 EPR. Et encore, sans rire, ils évoquent là seulement "un premier lot".
 
Non seulement EDF est bien incapable de construire des EPR, que ce soit en France ou en Grande-Bretagne (projet virtuel à Hinckley Point) mais la société n'est même pas en capacité de financer la rénovation des réacteurs actuels qui, inévitablement, vont devoir être fermés les uns après les autres dans les années à venir (en espérant que ce soit avant une catastrophe et non du fait d'une catastrophe comme au Japon en 2011).

Au final, sachant qu'il empêche le développement de toute alternative au nucléaire alors que ce dernier est amené à disparaitre, le lobby de l'atome condamne la France à l'impasse énergétique et au désastre financier. Et ce sont bien sûr les habitants les plus modestes qui vont être les principales victimes de cette folie…


 

(*) Faillite d'Areva et de Westinghouse ; désengagements d'entreprises en Allemagne, au Japon, aux USA ; annulation de programme nucléaire en Afrique du Sud, en Tchéquie, ralentissement net en Chine, etc

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EPR de Flamanville: «des problèmes quasi systémiques de malfaçon et de dissimulation»

Publié le 26 Juillet 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Nucléaire

EDF a annoncé mercredi de nouveaux retards et surcoûts pour le réacteur nucléaire EPR de Flamanville dans la Manche. Pour Yves Marignac, directeur d'une agence indépendante d'études sur l'énergie, la situation est très préoccupante.

INTERVIEW

Souvenez-vous, l'EPR de Flamanville devait initialement être livré en 2012. Finalement, il ne pourrait être prêt qu'au début de l'année 2020, pour une facture de 10,9 milliards d'euros, soit près de quatre fois plus que le montant estimé à l'origine. En effet, EDF a annoncé mercredi de nouveaux retards et surcoûts pour le réacteur nucléaire situé dans la Manche.

"Un défaut dans le management de la qualité". "Il s'agit de problèmes de qualité de soudures sur des circuits secondaires mais très importants, qui évacuent sous forme de vapeur la chaleur du réacteur vers les turbines. Ce sont des soudures qui doivent être de très bonne qualité et qui ne le sont pas", indique l'ingénieur Yves Marignac dans la Matinale d'Europe 1 jeudi. Mais selon le directeur de Wise Paris, agence indépendante d'information et d'études sur l'énergie, "la cause profonde de ce problème, c'est un vrai défaut dans le management de la qualité chez EDF, qui n'a pas permis de détecter les problèmes jusqu'au dernier moment. D'où le besoin de ré-inspecter et de faire les travaux".

"Des signaux très inquiétants". Selon l'expert, ce nouveau report - qu'il n'hésite pas à qualifier de "catastrophe industrielle" - est un très mauvais signal pour l'industriel français. "C'est le signe d'une capacité insuffisante d'EDF à réaliser des travaux lourds avec des exigences de sûreté", déplore-t-il. "On a des signaux très inquiétants sur des défauts de conformité de réacteurs. Dès aujourd'hui, je considère que la qualité de sûreté du parc (nucléaire français) se dégrade. Et ça risque de se dégrader encore", alerte l'ingénieur.

Des conséquences économiques graves. La situation, si elle est calamiteuse d'un point de vue technique, l'est également économiquement. "Tout ça grève dramatiquement les finances d'EDF. L'EPR, qui devait être le fleuron de la filière nucléaire française, qui rêvait de s'exporter partout dans le monde, est un réacteur qui, en termes de design et de conception, est pratiquement mort-né. La perspective industrielle pour l'EPR est très noire aujourd'hui. Et les conséquences pour EDF, dans sa stratégie commerciale et dans sa stratégie financière, sont extrêmement problématiques", prévient Yves Marignac, qui s'attend déjà à voir la facture s'alourdir encore un peu plus dans les mois et années à venir.

Vers un surcoût des tarifs de l'électricité ? D'ailleurs, qui va payer cette facture à rallonge ? "In fine, les consommateurs d'électricité via leurs tarifs, mais aussi les contribuables", répond le directeur de Wise Paris. "On a déjà eu ces dernières années 7 milliards de réinjection d'argent frais dans EDF et dans la filière nucléaire française par l'État. Il va falloir compenser ce nouveau retard. Ça va se traduire en partie par les prix et par des taxes, des impôts, qui vont servir à renflouer ce fleuron industriel".

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Publié le 4 Juillet 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Nucléaire

Bonjour,

Ce n’est pas tous les jours que vous aurez l’occasion de lire ce type de nouvelle : Superman a survolé ce matin la centrale nucléaire du Bugey, à une trentaine de kilomètres de Lyon, avant de venir s’écraser contre le mur de la piscine d’entreposage de combustible usé.

Certes, il ne s’agissait pas du vrai Superman, mais d’un drone inoffensif aux couleurs du super héros piloté par des militant-e-s de Greenpeace France. Ces derniers l’ont symboliquement crashé contre le bâtiment le plus chargé en radioactivité de la centrale. 

Voir la vidéo de Superman
La nouvelle n’en reste pas moins très inquiétante : par cette action, les militant-e-s ont une nouvelle fois démontré l’extrême vulnérabilité des installations nucléaires d’EDF. Non seulement le drone « Superman » a pu s’introduire dans la centrale et survoler une zone interdite, mais il a également pu atteindre un bâtiment qui n’a pas été conçu pour faire face à des attaques aériennes et qui ne supporterait pas le choc d’un avion de type gros porteur.

Cette action conduite par des militantes et militants non violents a permis de démontrer à nouveau les failles de sécurité des centrales d’EDF, que nous n’avons de cesse de dénoncer.

Alors que la Commission d’enquête parlementaire sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires publiera son rapport dans quelques jours, dans lequel nous plaçons beaucoup d’espoir, EDF doit enfin répondre aux multiples alertes et investir dans la sécurité de ses centrales nucléaires. L’entreprise peut encore faire le choix de se passer du nucléaire et de développer les énergies renouvelables, plutôt que d’investir des dizaines de milliards dans le rafistolage de vieux réacteurs. Il en va de notre sécurité à toutes et tous.

Merci de votre soutien ! 
Laurent, pour l’équipe Energie de Greenpeace France
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Granville Agora soirée-débat : Tchernobyl et après

Publié le 23 Avril 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Annonces, Nucléaire

Le CAN ouest ( collectif anti-nucléaire grand Ouest) organise une soirée "Tchernobyl, et après....."

 

au centre de l'AGORA à Granville 

vendredi 26 avril  à 20h30. ( entrée libre)

Deux films intéressants : " Le Sacrifice + un autre"  suivi d'une discussion ensuite avec 2 intervenants :

Didier ANGER/ Président du CRILAN & Frédéric Lemarchand/ universitaire et directeur du LASAR ( Laboratoire des risques de l'Université de CAEN) qui a fait plusieurs missions et enquêtes après la catastrophe de Tchernobyl.

Quelques images dont celle étonnante de la reconstruction du nouveau sarcophage....

A diffuser

 

On fera une action symbolique de lâcher de lanternes  japonaises sur un lieu à déterminer à GRANVILLE ( haut de l'hôpital ????), vers 19h.

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EPR de Flamanville : et maintenant un problème de plomberie !

Publié le 13 Avril 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Nucléaire

C’est à se demander si l’EPR n’est pas victime d’une véritable malédiction. Ou, plus prosaïquement, si EDF a bien maîtrisé son sujet en lançant le chantier de ce réacteur à eau pressurisée de nouvelle génération, il y a plus de dix ans, sur la centrale nucléaire de Flamanville (Manche). Onze ans après le début des travaux, l’électricien a annoncé ce mardi la découverte d’un autre problème de taille susceptible d’entraîner un nouveau retard dans la mise en service – normalement prévue tout début 2019 – de ce qui devait être le fleuron du nucléaire français. Après la robustesse de l’acier de la cuve du réacteur, c’est la qualité de sa tuyauterie qui est cette fois en question : «EDF a détecté des écarts de qualité dans la réalisation des soudures sur les tuyauteries du circuit secondaire principal de l’EPR de Flamanville» et va devoir lancer «des contrôles additionnels sur les 150 soudures concernées», a indiqué l’entreprise dans un communiqué circonstancié.

Quel gaspillage d'argent public ! Il aurait été plus utile de l'investir dans les Hôpitaux,  les EHPAD, La justice, les universités, la SNCF, la SECU .......

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