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L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

Beaucoup de parasites dans le fromage

Publié le 9 Juin 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Enfumage, Politique, Santé, Services publics

Ne cherchez pas où va le "pognon de dingue".

 

Cette épidémie a fait découvrir que nous avions en France :

* Le Ministre de la Santé

* Le directeur Général de la Santé

* La direction de Santé Publique France

* Le Directeur de la Haute Autorité de Santé

* Les Directeurs des Agences Régionales de Santé

* Le Directeur de l'Agence nationale Sanitaire

* La Direction de l'Alliance Nationale pour les Sciences de la Vie et de la Santé :

- Epidémiologie-France

* Le Centre National de Recherche Scientifique en Virologie Moléculaire

* L'agence Nationale de sécurité du médicament et de la Santé.

* Un nombre d’Infectiologues Parisiens incroyablement et anormalement élevés probablement lié au fait que les Virus et de Bactéries descendent de l'avion à CDG et ouvrent leur sièges social prés de l’étoile

Mais comme tout cela ne suffit toujours pas ! Et suite à cette Épidémie, nos Chers Politiques, monstres d'efficacité, de pragmatisme et toujours soucieux d'économies des finances publiques vont créer :

- le Haut Commissariat de lutte contre les Epidémies

- Le Haut Conseil de Veille Sanitaire

- L'agence Nationale de Sécurité de Logistique Médicale .

- 5 000 fonctionnaires en plus ( et les petits copains à placer) et ou ça ? : à Paris, évidemment !

La prochaine fois, on aura peut être des masques (payants) mais il va manquer les gants !

La Médecine Française croule en effet sous l'administratif centralisé...

Et pour la mise en place du déconfinement, on nomme un Monsieur déconfinement, Jean Castex ENA, puisque il n'y avait personne de compétent et de disponible dans l'armée citée précédemment.

 

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Communiqué des organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires et des gilets jaunes Coutances

Publié le 9 Juin 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Annonces, Luttes, Droits de l'homme, Santé, Services publics

Réunis en intersyndicale le lundi 8 juin 2020, les syndicats coutançais, CGT, FSU, -Solidaires et les Gilets Jaunes Coutances appellent leurs adhérents et la population à apporter massivement leur soutien :

 

- au rassemblement contre les actes racistes et au-delà contre toutes les discriminations organisé  le samedi 13 juin à 10h30 place St Nicolas à Coutances

- à la journée nationale d'action du mardi 16 juin initiée par les personnels de santé qui réclament des moyens pour le service public de santé et ses personnels.

Conscients de plus qu'un nouveau monde est à construire, ces organisation invitent les associations, les mouvements sociaux et politiques, les citoyens à venir débattre le vendredi 26 juin à 17h30 place St Nicolas à Coutances  autour du "Plan de sortie de crise" élaboré par une vingtaine d'associations (document à retrouver par exemple sur le site https//:france-attac.org).

Ce plan aborde à la fois :

- la sécurité sanitaire, la démocratie et les droits fondamentaux

- la crise sociale et la réponse aux besoins essentiels

- la reprise du contrôle sur le monde de la finance et la justice fiscale

- la reconversion écologique et sociale des activités

Rendez-vous donc le vendredi 26 juin à 17h30 place St Nicolas à Coutances.

 

 

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La politique de Macron pendant et après le Covid : Analyse de Natacha Polony

Publié le 8 Juin 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Jupiter, Politique

 

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La lettre du Collectif Citoyen Granville 2020

Publié le 7 Juin 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Municipales de Granville

 

Et la fusion l’emporte !
 
NON, ça n’a pas été simple. OUI, beaucoup d’entre nous ont l’impression d’un sacré saut dans l’inconnu. Mais oui, dix jours de négociations et d’échanges nous ont permis de parvenir à ce qui nous a semblé un accord solide, tant sur le programme que sur les moyens de nous assurer de sa réalisation.
 
Au deuxième tour des municipales, à Granville, il y aura bien une liste mixte entre celle menée par Gilles Ménard (« Ensemble, Vivons Granville ») et celle qui avait émergé du Collectif citoyen Granville 2020 (Pour Granville, une gauche écologique et solidaire).
 
A la grande majorité du Collectif, il a semblé qu’il valait mieux porter nos projets, sur l’hôpital, la préservation des terres, du port, le bus gratuit, l’alimentation bio, la transparence ou la mutuelle sociale, que de risquer six années durant lesquelles la maire sortante pourrait donner libre cours à sa
vision des choses.
 
Cependant, s’il y aura bien une liste commune, elle ne doit pas signifier la fin du Collectif ! Il n’a jamais été question d’envoyer une poignée d’élus à la Mairie et de s’en retourner. Plus que jamais le collectif doit rester un lieu de débat, d’interpellations et de critique, où tous les citoyen-nes qui se retrouvent dans notre appel doivent pouvoir se faire entendre. 
Si la nouvelle liste l’emporte, les élus issus du Collectif auront bien besoin des apports, des encouragements et des critiques de tous. Il faudra les aider à se rappeler pourquoi ils sont là-bas, il faudra les aider à continuer à avancer !
 
Si vous ne l’avez pas encore fait, n’hésitez pas à venir nous rejoindre, maintenant, plus que jamais !
 
Le Collectif Citoyen Granville 2020

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« Ségur de la santé » : le cercle de la raison sanitaire

Publié le 5 Juin 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Santé, Services publics, Enfumage

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
jeudi 4 juin 2020
 
 

« C’est curieux, chez les marins, ce besoin de faire des phrases. »
Michel Audiard, Les Tontons flingueurs
.

Le pouvoir macroniste recourt, depuis son accession au trône de la monarchie républicaine, à trois stratégies pour déminer le terrain social : le mensonge, l’enfumage et la répression policière. Impossible d’oublier la triste et terrible séquence des gilets jaunes : après avoir nié le caractère foncièrement injuste de la taxe sur les carburants, la répression s’était abattue férocement sur les catégories populaires protestant contre leur déclassement économique et social. Puis vint le temps de l’enfumage avec le Grand monologue dont on attend encore les conclusions et les synthèses promises. Le but de cet exercice, complaisamment relayé par les chaînes d’information continue détenues par les milliardaires français, était de permettre au Président de la République de laisser libre cours à son narcissisme tout en laissant accroire à un homme à l’écoute des Français. On a retrouvé peu ou prou les mêmes ingrédients lors du vaste mouvement contre la casse des retraites. Si la répression fut moins brutale – toutefois, le déploiement d’un nombre impressionnant de policiers le long des cortèges visait à rappeler aux manifestants qu’aucun « débordement » ne serait toléré –, on eut le droit aux mensonges assénés avec un culot cosmique : c’était une « réforme juste et simple », martelait alors le Premier Ministre ; tellement juste et tellement simple que tout le monde avait compris que Black Rock, dont le PDG avait été reçu en grandes pompes à l’Élysée au cours de l’été 2019, se régalait de la perspective de l’accélération de l’appauvrissement des futurs retraités des classes moyennes et populaires, public et privé confondus. Et le pouvoir de rappeler sans cesse qu’il y avait eu une vaste concertation (mot de la novlangue macroniste pour désigner l’enfumage) partout en France sous la houlette de Jean-Paul Delevoye… dont on apprit qu’il nageait dans les eaux troubles des conflits d’intérêts, autre marque distinctive de ce pouvoir.

Pendant ce temps, et alors que la pandémie de Covid-19 commençait à pointer son nez, les hospitaliers qui manifestaient devant le siège du ministère de la Santé et des solidarités étaient gazés… Pour eux, ce fut d’abord la répression, car la ministre de la santé Agnès Buzyn n’en démordait pas : « sa » réforme, étrangement baptisée « Ma santé 2022 », allait porter ses fruits. Il fallait aux soignants continuer à patienter et serrer les dents. Face à la menace de la convergence des mouvements sociaux, elle daigna concéder aux soignants une prime misérable, perçue à juste titre comme une aumône et une offense. Surgit alors la pandémie de Covid-19 et sa sarabande de grossiers mensonges cherchant à dissimuler l’impréparation coupable des pouvoirs publics, avant l’embastillement de la majorité de la population. Faute de masques, de tests, il n’avait pas d’autre choix. On en profita pour faire passer, à grands coups d’ordonnances, un État d’urgence sanitaire liberticide et l’ultime détricotage de ce que qui reste du droit du travail. Plus besoin de répression : les manifestants potentiels étaient incarcérés chez eux.

L’état de béatitude qu’a dû alors éprouver l’exécutif qui bénéficiait de facto des quasi-pleins pouvoirs devait forcément finir. Avec le déconfinement, la menace de reprise des mouvements sociaux est réelle. Certes, le Président de la République a déclaré vouloir « se réinventer ». Certes, la casse des retraites est – provisoirement – remisée au placard. Certes, les rassemblements de plus de dix personnes sont interdits. Certes, depuis trois ans maintenant, nous sommes habitués à voir l’espace public saturé de policiers. Mais, avec les Français et leur goût des révolutions, on ne sait jamais…

Aussitôt déconfinés, les soignants, premiers de corvée héroïques, ont recommencé leurs protestations. Difficile de leur envoyer à nouveau la troupe et les gaz lacrymogènes étant donné le soutien massif qu’ils ont reçu alors qu’ils étaient en première ligne dans la lutte contre la pandémie. Il fallait donc trouver un autre type d’enfumage… Car l’agenda de Macron était déjà arrêté : un plan hôpital, présenté comme « massif » (sic), était prévu en septembre. Mais que faire en attendant pour répondre à l’urgence de soignants qui n’en peuvent mais ? Une nouvelle « concertation » pardi ! Comme le Grand Monologue, comme la concertation pour les retraites…

Ainsi, en visite à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, foyer de la contestation hospitalière, le Président de la République a annoncé la tenue dans les plus brefs délais d’un « Ségur de la santé », histoire de tenir jusqu’aux vacances d’été. Et l’analyse, même superficielle, de ce « Ségur », commencé le 25 mai 2020, va donner la mesure du degré de « réinvention » d’Emmanuel Macron.

Première réunion, grand moment de communication, avec un discours fleuve d’Édouard Philippe devant 300 personnes présentes par visio-conférence. Première déception des participants qui auraient dû s’y attendre puisque le couple exécutif avait déclaré qu’il convenait certainement de revoir la « stratégie » mais certainement pas le cap. Édouard Philippe l’a à nouveau répété. Les grandes lignes de la réforme Buzyn sont confirmées, notamment pour ce qui est de la tarification à l’activité, si décriée par les soignants et nombre d’experts. L’objectif est de baisser la part de la T2A à 50 % du financement des établissements, soit exactement l’engagement de Macron pendant la campagne électorale. L’État renouvelle son engagement à reprendre un tiers de la dette des hôpitaux. Pourquoi seulement un tiers, étant donné que cette dette est très largement due au sous-financement chronique des hôpitaux depuis plus de dix ans ? On ne le saura pas. Mais on le devine : la dette est un rapport politique, ou de pouvoir, avant d’être un sujet économique. Ne reprendre que partiellement la dette permet de conserver l’épée de Damoclès sur les directions hospitalières et, partant, sur les personnels, afin de leur faire accepter les incontournables « restructurations ». On lira à ce propos l’excellente interview de l’économiste de la santé Brigitte Dormont : https://blogs.alternatives-economiques.fr/rcerevue/2020/05/31/les-crises-de-l-hopital-public-entretien-avec-brigitte-dormont

Surtout l’agenda de ce « Ségur » est très restrictif. Appeler « Ségur de la santé » une concertation portant sur le seul hôpital public est déjà un abus de langage, mais pas seulement : c’est aussi une faute logique. En effet, les causes de la crise hospitalière sont d’abord à rechercher en amont et en aval des hôpitaux publics. En amont, la désorganisation de la médecine de ville – déserts médicaux, banalisation des dépassements d’honoraires – pousse la France périphérique vers les services d’urgence. De même, en aval, la sous-médicalisation – sur lequel le Covid-19 a jeté une lumière crue – des établissements médico-sociaux et des EHPAD conduit les personnes âgées malades vers… les brancards des services d’urgence. C’est la raison pour laquelle le mouvement de protestation est parti… des services d’urgences toujours. Les paramédicaux de ces derniers – j’insiste : les paramédicaux : infirmières, aides-soignantes – ont créé le Collectif Inter-Urgences (CIU), rejoint peu après par le Collectif Inter-blocs puis le Collectif Inter-hôpitaux (CIH), rassemblant pour l’essentiel des médecins des hôpitaux parisiens (mais pas seulement). Nous y reviendrons dans quelques instants.

De même, est exclu de l’agenda du bien mal nommé « Ségur de la Santé » toute discussion sur le niveau de l’Objectif National des dépenses d’Assurance Maladie (Ondam), soit, grosso modo, le budget dédié au système de santé. Il s’agit là d’un sujet sérieux, réservé à la seule technostructure de Bercy et son appendice au ministère de la Santé, la direction de la sécurité sociale. Il est affirmé que le taux de progression de l’Ondam sera augmenté, mais de combien ? Mystère.

Cependant, il faut à l’exécutif concéder à l’urgence salariale et à la demande de revalorisation des carrières. Et pour cela qui de mieux que l’insubmersible Nicole Notat, qui restera dans l’histoire syndicale comme la dirigeante de la CFDT qui avait rallié le « Plan Juppé » en 1995, quand toute la France défilait contre. Précisons : Nicole Notat, flanquée de trois inspecteurs généraux des affaires sociales dont on devine les accointances avec le pouvoir. Et comme il s’agit de discuter de la rémunération des paramédicaux, autant le faire… sans eux !! En effet, Olivier Véran, sur ordre de l’Élysée, n’a pas souhaité que les organisations représentant cette catégorie de personnels soient présentes ! Exit donc le Collectif inter-urgences et le collectif inter-blocs et nombre des syndicats de ces professions. Le comble puisque ce sont les paramédicaux qui ont lancé la fronde avant d’être rejoints par les médecins ! De la même manière, les syndicats de salariés ont été marginalisés. Là encore, exit les contestataires. La CGT et FO, les deux syndicats arrivés en tête des élections professionnelles se sont fendu de communiqués dépités et scandalisés. Ils ont été rejoints récemment par Sud, proche du CIH. Si ça n’est pas du mépris de classe, cela y ressemble beaucoup.
La grand-messe inaugurale a donc connu une sévère cure d’amaigrissement, puisque de 300 personnes, on est passé à 40, essentiellement des institutionnels (directeurs d’ARS, directeurs d’hôpital, représentants de l’Ordre des médecins, etc.), auxquels viennent s’adjoindre deux médecins du Collectif Inter-Hôpitaux. Bref : on va discuter entre gens « convenables » et « raisonnables » et on imagine déjà l’audace des propositions qui vont ressortir de ce « machin » technocratique et élitiste, bien à l’image d’Emmanuel Macron. Une resucée du « Cercle de la Raison », cher à Alain Minc, que connaît si bien Nicole Notat, ancienne présidente du Siècle, ce cercle interlope pour happy few (grands patrons, syndicalistes affidés, journalistes et éditorialistes, intellectuels de cour, etc.). On ne peut que regretter que le CIH ait accepté sans broncher que ses alliés de l’hiver 2019 soient sortis du tour de table. On regrettera aussi qu’il ait traité les syndicats ouvriers comme des pestiférés. Mais il ne faut pas s’y tromper. Dans ce « Ségur », on va parler, parler, parler… pour gagner du temps. C’est l’objectif. Si le gouvernement voulait agir, il le ferait. Il existe en effet des dizaines de rapports officiels, des centaines de livres et d’articles qui ont déjà fait l’analyse du mal sanitaire français et avancé moultes propositions. Il était inutile de mettre sur pied un nouveau « Ségur » pour réaffirmer ce que tout le monde sait.

Au lieu de cela, on apprenait très récemment que le médecin référent du CIH au CHU de Grenoble s’est vu refuser sa nomination comme praticien hospitalier pour s’être « chamaillé » – comme le dit avec sa condescendance coutumière Emmanuel Macron – avec la direction de l’établissement. Il ne faudrait quand même pas que les premiers de corvée s’imaginent déjà chefs.

On l’aura compris, il n’y a rien à attendre de ce nouveau bidule, pour parler comme de Gaulle. Il s’inscrit dans la longue suite d’enfumages dont ce pouvoir est coutumier. Seul le rapport de force politique et syndical poussera la technostructure déguisée en politique à « se réinventer ». La journée de grève du 16 juin 2020 sera à cet égard une première étape.

Photo de Serge d’Ignazio de la manifestation devant l’hôpital Robert Debré le 28/05/2020.

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Comité d'Usagers pour la défense de l'hôpital public de proximité : Mobilisation 16 juin 2020

Publié le 5 Juin 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Granville, Services publics, Santé

journée de mobilisation du mardi 16 juin.
Notre comité d'usagers sera aux côtés des soignants pour rendre hommage à leur dévouement et défendre avec eux, leurs revendications.
Nous vous tiendrons informés prochainement des lieux et heure de rassemblement à Avranches et Granville.
Tout ce qui concerne les conditions de travail des soignants, concerne les usagers que nous sommes tous.
 
 
Le Comité d'Usagers pour la défense de l'hôpital public de proximité.
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"En France, nous ne sommes pas racistes mais je ne connais pas une seule personne noire ou arabe qui ait ce choix" : Virginie Despentes

Publié le 4 Juin 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Droits de l'homme, Liberté - Egalité - Fraternité, Société

Virginie Despentes est écrivaine. Dans cette lettre, rédigée après la manifestation en soutien à Adama Traoré et adressée à "ses amis blancs qui ne voient pas où est le problème", elle dénonce le déni du racisme et explique en quoi "être blanc" constitue un privilège.

 

 

 

Paris, le 3 juin 2020 

Lettre adressée à mes amis blancs qui ne voient pas où est le problème. 

En France nous ne sommes pas racistes mais je ne me souviens pas avoir jamais vu un homme noir ministre. Pourtant j’ai cinquante ans, j’en ai vu, des gouvernements. En France nous ne sommes pas racistes mais dans la population carcérale les noirs et les arabes sont surreprésentés. En France nous ne sommes pas racistes mais depuis vingt-cinq ans que je publie des livres j’ai répondu une seule fois aux questions d’un journaliste noir. J’ai été photographiée une seule fois par une femme d’origine algérienne. En France nous ne sommes pas racistes mais la dernière fois qu’on a refusé de me servir en terrasse, j’étais avec un arabe. La dernière fois qu’on m’a demandé mes papiers, j’étais avec un arabe. La dernière fois que la personne que j’attendais a failli rater le train parce qu’elle se faisait contrôler par la police dans la gare, elle était noire. En France on n’est pas raciste mais pendant le confinement les mères de famille qu’on a vues se faire taser au motif qu’elles n’avaient pas le petit papier par lequel on s’auto-autorisait à sortir étaient des femmes racisées, dans des quartiers populaires. Les blanches, pendant ce temps, on nous a vues faire du jogging et le marché dans le septième arrondissement. En France on n’est pas raciste mais quand on a annoncé que le taux de mortalité en Seine Saint Denis était de 60 fois supérieur à la moyenne nationale, non seulement on n’en a eu un peu rien à foutre mais on s’est permis de dire entre nous « c’est parce qu’ils se confinent mal ».  

J’entends déjà la clameur des twitteurs de service, s’offusquant hargneusement comme ils le font chaque fois qu’on prend la parole pour dire quelque chose qui ne corresponde pas à la propagande officielle : « quelle horreur, mais pourquoi tant de violence ? »

Comme si la violence ce n’était pas ce qui s’est passé le 19 juillet 2016. Comme si la violence ce n’était pas les frères de Assa Traoré emprisonnés. Ce mardi, je me rends pour la première fois de ma vie à un rassemblement politique de plus de 80 000 personnes organisé par un collectif non blanc. Cette foule n’est pas violente. Ce 2 juin 2020, pour moi, Assa Traoré est Antigone. Mais cette Antigone-là ne se laisse pas enterrer vive après avoir osé dire non. Antigone n’est plus seule. Elle a levé une armée. La foule scande : Justice pour Adama. Ces jeunes savent ce qu’ils disent quand ils disent si tu es noir ou arabe la police te fait peur : ils disent la vérité. Ils disent la vérité et ils demandent la justice. Assa Traore prend le micro et dit à ceux qui sont venus « votre nom est entré dans l’histoire ». Et la foule ne l’acclame pas parce qu’elle est charismatique ou qu’elle est photogénique. La foule l’acclame parce que la cause est juste. Justice pour Adama. Justice pareille pour ceux qui ne sont pas blancs. Et les blancs nous crions ce même mot d’ordre et nous savons que ne pas avoir honte de devoir le crier encore, en 2020, serait une ignominie. La honte, c’est juste le minimum. 

Je suis blanche. Je sors tous les jours de chez moi sans prendre mes papiers. Les gens comme moi c’est la carte bleue qu’on remonte chercher quand on l’a oubliée. La ville me dit tu es ici chez toi. Une blanche comme moi hors pandémie circule dans cette ville sans même remarquer où sont les policiers. Et je sais que s’ils sont trois à s’assoir sur mon dos jusqu’à m’asphyxier – au seul motif que j’ai essayé d’esquiver un contrôle de routine – on en fera toute une affaire. Je suis née blanche comme d’autres sont nés hommes. Le problème n’est pas de se signaler « mais moi je n’ai jamais tué personne » comme ils disent « mais moi je ne suis pas un violeur ». Car le privilège, c’est avoir le choix d’y penser, ou pas. Je ne peux pas oublier que je suis une femme. Mais je peux oublier que je suis blanche. Ça, c’est être blanche. Y penser, ou ne pas y penser, selon l’humeur. En France, nous ne sommes pas racistes mais je ne connais pas une seule personne noire ou arabe qui ait ce choix. 

Virginie Despentes

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Violences policières: des milliers de manifestants rassemblés à Paris

Publié le 3 Juin 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Droits de l'homme, Justice, Liberté - Egalité - Fraternité

Des milliers de manifestants contre les violences policières se sont rassemblés ce mardi soir devant le palais de justice de Paris à l'appel du comité de soutien à la famille d'Adama Traoré, jeune homme noir de 24 ans mort en 2016 après son interpellation.

Ils se sont réunis pour Adama Traoré, mais aussi pour dénoncer les préjugés et le racisme ambiant qu'ils disent percevoir en France. Selon la préfecture de police, ils étaient 20 000 rassemblés mardi soir sur le parvis du nouveau palais de justice de Paris et dans les rues alentours. Des jeunes de toutes origines, mais aussi des Gilets jaunes. Sur leurs pancartes, « We will not be silent », « Silence = asphyxie » ou encore « Décolonisons la police ».

« Aujourd'hui, ce n'est plus que le combat de la famille Traoré, c'est votre combat à vous tous », leur lance Assa Traoré, la sœur aînée du jeune homme décédé le 19 juillet 2016 dans la caserne de Persan, près de deux heures après son arrestation à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise) au terme d'une course-poursuite avec les gendarmes. « Aujourd'hui, quand on se bat pour George Floyd, on se bat pour Adama Traoré », continue-t-elle, en référence à cet Afro-Américain de 46 ans asphyxié par un policier blanc, et dont la mort il y a une semaine a déclenché aux États-Unis des manifestations contre les brutalités policières, le racisme et les inégalités sociales.

Dans la foule des manifestants de ce mardi, Junior, 24 ans, dit avoir été contrôlé à plusieurs reprises avant d'arriver sur le lieu du rassemblement. « C'est comme si on était toujours suspect de quelque chose », dénonce-t-il au micro de notre journaliste, Pierre Olivier. Un sentiment partagé par Naofel et Samir pour qui le cas tragique d'Adama Traoré révèle au grand jour ce qu'ils vivent au quotidien. « C'est le délit de sale gueule, juste parce qu'on est noir ou arabe. »

Aya, artiste à Paris, raconte aussi cette discrimination ordinaire : « Il faut toujours que je joue des rôles de Noire. On va toujours me ramener à ma couleur de peau, mes origines, me demander d'où je viens. Il faut toujours que je me justifie d'être noire. » Quatre ans après, l'affaire Traoré est devenue celle d'une guerre d'experts. Alors que trois expertises médico-judiciaires ont écarté la responsabilité des gendarmes en invoquant l'état de santé d'Adama Traoré, une nouvelle expertise commandée par la famille, dévoilée ce mardi, affirme le contraire. Son auteur considère que le jeune homme est mort d'un syndrome asphyxique faisant suite à un œdème cardiogénique. Il attribue ce dernier à « une asphyxie positionnelle induite par le plaquage ventral », revenant à pointer la technique d'interpellation des gendarmes. « Aucune autre cause du décès n'est identifiée », ajoute-t-il.

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Le Traité sur la charte de l'énergie, un accord qui protège les pollueurs

Publié le 2 Juin 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Environnement, International

 

 
 
Le peu connu traité sur la charte de l’énergie (TCE) est un obstacle majeur pour empêcher les politiques de transition énergétique dont nous avons besoin, verrouillant pour des décennies les investissements dans les énergies fossiles en protégeant les investisseurs des décisions des pouvoirs publics qui leur seraient défavorables. L’opposition à cet accord ne cesse de grandir, et plus de 280 organisations de la société civile ont appelé les États à le quitter. Malheureusement, plutôt que mettre fin à cet accord suranné, les États ont décidé d’ouvrir un processus visant à « rénover » cet accord, avec plusieurs cycles de négociation prévus en 2020.
 
Pour mener campagne tout au long de l’année, plusieurs organisations se sont jointes afin de mettre à disposition des outils d’interpellation, de sensibilisation et d’information à ce sujet.
A l’occasion de réunions de négociations qui se tiennent à Bruxelles ce 2 juin, puis à nouveau du 6 au 9 juillet, voici quelques outils qui peuvent être utilisés :
 
 

 

 
A lire également sur notre site
 
Accord UE-Mercosur : restons mobilisé.e.s pour bloquer cet accord !
 
 
 
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PORT d'ATTACHE, vente à emporter de homards locaux

Publié le 1 Juin 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Annonces, Granville

Bonjour à toutes et à tous,

pour des raisons évidentes de sécurité sanitaire, le traditionnel méchoui de Port d'Attache ne pourra pas avoir lieu en juin cette année. 
Or, il représentait un apport important pour les finances de notre association qui oeuvre toute l'année pour soutenir et aider les migrants.
Les plus fragiles subissent durement les conséquences sociales de la situation actuelle.
Port d'Attache a besoin de vous plus que jamais!
C'est pourquoi nous faisons appel à votre solidarité à travers une sympathique vente à emporter.
 
Le samedi 20 juin 2020, entre 10h et 13h
sur réservation préalable , venez acheter, prêt à emporter,  votre demi - homard cuit accompagné de ses bulots et de sa mayonnaise pour le tarif fixe de 15 euros.
Trois points de retrait à horaires précis  (que nous vous communiquerons à la réservation), vous sont proposés: Granville, Jullouville et Bréhal.
Si vous réservez par mail ( ou par téléphone en laissant un message )merci de préciser le point de retrait choisi.
 
Les beaux jours reviennent ! 
Achetez les homards de Port d'Attache!
 
Solidairement
L'équipe de Port d'Attache
 
(Règlement de préférence par chèque rempli à l'avance
Port du masque recommandé, respect des distances de sécurité)
 

 

Merci à Jacques Laisné qui a réalisé le dessin du Homard masqué pour PORT d'ATTACHE
 
Message à  diffuser sans modération
 
 
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