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L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

Ce pourquoi l’instituteur sera toujours supérieur à l’homme d’église….

Publié le 6 Mars 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Liberté - Egalité - Fraternité

Alors que le chanoine de Latran relance le débat sur la laïcité, lui qui aime bien faire lire des lettres aux enfants, ferait bien de relire celle-ci !

LaiciteCIRCULAIRE

Adressée par M. le Ministre de l'Instruction publique
Aux instituteurs,
concernant l'enseignement moral et civique

 

"Aux affaires" depuis le 30 janvier 1879, Jules Ferry (qui occupait à la fois la Présidence du Conseil et le Ministère de l'Instruction publique) quitta son poste le 17 novembre 1883 (il fut remplacé à la tête du Ministère de l'Instruction publique par Armand Fallières). Avant de partir, il adressa aux instituteurs une lettre concernant l'enseignement moral et civique. "Comme la valeur de l'enseignement nouveau, écrivit-il à ce sujet dans une circulaire spéciale aux Recteurs, doit dépendre avant tout de l'idée que s'en font les instituteurs et de l'effort personnel qu'ils y apportent, j'ai cru devoir m'adresser directement à eux, dans une sorte d'instruction pédagogique concernant l'enseignement moral et civique, le caractère qu'il doit avoir dans les trois cours, l'usage et l'abus des livres, les mesures à prendre et les efforts à faire pour mettre la neutralité religieuse dans son vrai jour et à l'abri de toute atteinte". On pourra rapprocher ce texte de la célèbre circulaire adressée par François Guizot aux instituteurs, au lendemain de la promulgation de la loi du 28 juin 1833


M. Jules Ferry, avant de quitter le ministère de l'instruction publique, a adressé aux instituteurs une lettre concernant l'enseignement moral et civique. "Comme la valeur de l'enseignement nouveau, dit à ce sujet le ministre dans une circulaire spéciale aux recteurs, doit dépendre avant tout de l'idée que s'en font les instituteurs et de l'effort personnel qu'ils y apportent, j'ai cru devoir m'adresser directement à eux, dans une sorte d'instruction pédagogique concernant l'enseignement moral et civique, le caractère qu'il doit avoir dans les trois cours, l'usage et l'abus des livres, les mesures à prendre et les efforts à faire pour mettre la neutralité religieuse dans son vrai jour et à l'abri de toute atteinte" -

 

Paris, le 17 novembre 1883

 

Monsieur l'Instituteur,

 

L'année scolaire qui vient de s'ouvrir sera la seconde année d'application de la loi du 28 mars 1882. Je ne veux pas la laisser commencer sans vous adresser personnellement quelques recommandations qui sans doute ne vous paraîtront pas superflues après la première année d'expérience que vous venez de faire du régime nouveau. Des diverses obligations qu'il vous impose, celle assurément qui vous tient le plus à cœur, celle qui vous apporte le plus lourd surcroît de travail et de souci, c'est la mission qui vous est confiée de donner à vos élèves l'éducation morale et l'instruction civique : vous me saurez gré de répondre à vos préoccupations en essayant de bien fixer le caractère et l'objet de ce nouvel enseignement ; et, pour y mieux réussir, vous me permettrez de me mettre un instant à votre place, afin de vous montrer, par des exemples empruntés au détail même de vos fonctions, comment vous pourrez remplir à cet égard tout votre devoir et rien que votre devoir.

 

La loi du 28 mars se caractérise par deux dispositions qui se complètent sans se contredire : d'une part, elle met en dehors du programme obligatoire l'enseignement de tout dogme particulier, d'autre part elle y place au premier rang l'enseignement moral et civique. L'instruction religieuse appartient aux familles et à l'église, l'instruction morale à l'école.

 

Le législateur n'a donc pas entendu faire une œuvre purement négative. Sans doute il a eu pour premier objet de séparer l'école de l'église, d'assurer la liberté de conscience et des maîtres et des élèves, de distinguer enfin deux domaines trop longtemps confondus, celui des croyances qui sont personnelles, libres et variables, et celui des connaissances qui sont communes et indispensables à tous. Mais il y a autre chose dans la loi du 28 mars : elle affirme la volonté de fonder chez nous une éducation nationale et de la fonder sur des notions du devoir et du droit que le législateur n'hésite pas à inscrire au nombre des premières vérités que nul ne peut ignorer.

Pour cette partie capitale de l'éducation, c'est sur vous, Monsieur, que les pouvoirs publics ont compté. En vous dispensant de l'enseignement religieux, on n'a pas songé à vous décharger de l'enseignement moral : c'eût été vous enlever ce qui fait la dignité de votre profession. Au contraire, il a paru tout naturel que l'instituteur, en même temps qu'il apprend aux enfants à lire et à écrire, leur enseigne aussi ces règles élémentaires de la vie morale qui ne sont pas moins universellement acceptées que celles du langage et du calcul.

En vous conférant de telles fonctions, le Parlement s'est-il trompé ? A-t-il trop présumé de vos forces, de votre bon vouloir, de votre compétence ? Assurément il eût encouru ce reproche s'il avait imaginé de charger tout à coup quatre-vingt mille instituteurs et institutrices d'une sorte de cours ex professo sur les principes, les origines et les fins dernières de la morale. Mais qui jamais a conçu rien de semblable ? Au lendemain même du vote de la loi, le Conseil supérieur de l'instruction publique a pris soin de vous expliquer ce qu'on attendait de vous, et il l'a fait en des termes qui défient toute équivoque. Vous trouverez ci-inclus un exemplaire des programmes qu'il a approuvés et qui sont pour vous le plus précieux commentaire de la loi : je ne saurais trop vous recommander de les relire et de vous en inspirer. Vous y puiserez la réponse aux deux critiques opposées qui vous parviennent. Les uns vous disent : Votre tâche d'éducateur moral est impossible à remplir. Les autres : Elle est banale et insignifiante. C'est placer le but ou trop haut ou trop bas. Laissez-moi vous expliquer que la tâche n'est ni au-dessus de vos forces ni au-dessous de votre estime, qu'elle est très limitée et pourtant d'une très grande importance, - extrêmement simple, mais extrêmement difficile.

 

J'ai dit que votre rôle en matière d'éducation morale est très limité. Vous n'avez à enseigner à proprement parler rien de nouveau, rien qui ne vous soit familier comme à tous les honnêtes gens. Et quand on vous parle de mission et d'apostolat, vous n'allez pas vous y méprendre : vous n'êtes point l'apôtre d'un nouvel évangile ; le législateur n'a voulu faire de vous ni un philosophe, ni un théologien improvisé. Il ne vous demande rien qu'on ne puisse demander à tout homme de cœur et de sens. Il est impossible que vous voyiez chaque jour tous ces enfants qui se pressent autour de vous, écoutant vos leçons, observant votre conduite, s'inspirant de vos exemples, à l'âge où l'esprit s'éveille, où le cœur s'ouvre, où la mémoire s'enrichit, sans que l'idée vous vienne aussitôt de profiter de cette docilité, de cette confiance, pour leur transmettre, avec les connaissances scolaires proprement dites, les principes mêmes de la morale, j'entends simplement de cette bonne et antique morale que nous avons reçue de nos pères et que nous nous honorons tous de suivre dans les relations de la vie sans nous mettre en peine d'en discuter les bases philosophiques.

 

Vous êtes l'auxiliaire et, à certains égards, le suppléant du père de famille ; parlez donc à son enfant comme vous voudriez que l'on parlât au vôtre ; avec force et autorité, toutes les fois qu'il s'agit d'une vérité incontestée, d'un précepte de la morale commune ; avec la plus grande réserve, dès que vous risquez d'effleurer un sentiment religieux dont vous n'êtes pas juge.

 

Si parfois vous étiez embarrassé pour savoir jusqu'où il vous est permis d'aller dans votre enseignement moral, voici une règle pratique à laquelle vous pourrez vous tenir : avant de proposer à vos élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s'il se trouve, à votre connaissance, un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu'il vous entendrait dire. Si oui, abstenez-vous de le dire ; sinon, parlez hardiment, car ce que vous allez communiquer à l'enfant, ce n'est pas votre propre sagesse, c'est la sagesse du genre humain, c'est une de ces idées d'ordre universel que plusieurs siècles de civilisation ont fait entrer dans le patrimoine de l'humanité. Si étroit que vous semble, peut-être, un cercle d'action ainsi tracé, faites-vous un devoir d'honneur de n'en jamais sortir, restez en deçà de cette limite plutôt que de vous exposer à la franchir : vous ne toucherez jamais avec trop de scrupule à cette chose délicate et sacrée, qui est la conscience de l'enfant.

 

Mais une fois que vous vous êtes ainsi loyalement enfermé dans l'humble et sûre région de la morale usuelle, que vous demande-t-on ? Des discours ? Des dissertations savantes ? De brillants exposés, un docte enseignement ? Non, la famille et la société vous demandent de les aider à bien élever leurs enfants, à en faire des honnêtes gens. C'est dire qu'elles attendent de vous non des paroles, mais des actes, non pas un enseignement de plus à inscrire au programme, mais un service tout pratique que vous pourrez rendre au pays plutôt encore comme homme que comme professeur.

 

Il ne s'agit plus là d'une série de vérités à démontrer mais, ce qui est tout autrement laborieux, d'une longue suite d'influences morales à exercer sur de jeunes êtres, à force de patience, de fermeté, de douceur, d'élévation dans le caractère et de puissance persuasive. On a compté sur vous pour leur apprendre à bien vivre par la manière même dont vous vivez avec eux et devant eux. On a osé prétendre pour vous à ce que d'ici quelques générations les habitudes et les idées des populations au milieu desquelles vous aurez exercé attestent les bons effets de vos leçons de morale. Ce sera dans l'histoire un honneur particulier pour notre corps enseignant d'avoir mérité d'inspirer aux Chambres françaises cette opinion, qu'il y a dans chaque instituteur, dans chaque institutrice, un auxiliaire naturel du progrès moral et social, une personne dont l'influence ne peut manquer en quelque sorte d'élever autour d'elle le niveau des mœurs. Ce rôle est assez beau pour que vous n'éprouviez nul besoin de l'agrandir. D'autres se chargeront plus tard d'achever l'œuvre que vous ébauchez dans l'enfant et d'ajouter à l'enseignement primaire de la morale un complément de culture philosophique ou religieuse. Pour vous, bornez-vous à l'office que la société vous assigne et qui a aussi sa noblesse : poser dans l'âme des enfants les premiers et solides fondements de la simple moralité.

 

Dans une telle œuvre, vous le savez, Monsieur, ce n'est pas avec des difficultés de théorie et de haute spéculation que vous avez à vous mesurer ; c'est avec des défauts, des vices, des préjugés grossiers. Ces défauts, il ne s'agit pas de les condamner - tout le monde ne les condamne-t-il pas ? - mais de les faire disparaître par une succession de petites victoires obscurément remportées. Il ne suffit donc pas que vos élèves aient compris et retenu vos leçons, il faut surtout que leur caractère s'en ressente : ce n'est pas dans l'école, c'est surtout hors de l'école qu'on pourra juger ce qu'a valu votre enseignement.

 

Au reste, voulez-vous en juger vous-même dès à présent et voir si votre enseignement est bien engagé dans cette voie, la seule bonne : examinez s'il a déjà conduit vos élèves à quelques réformes pratiques. Vous leur avez parlé, par exemple, du respect dû à la loi : si cette leçon ne les empêche pas, au sortir de la classe, de commettre une fraude, un acte, fût-il léger, de contrebande ou de braconnage, vous n'avez rien fait encore ; la leçon de morale n'a pas porté.

 

Ou bien vous leur avez expliqué ce que c'est que la justice et que la vérité : en sont-ils assez profondément pénétrés pour aimer mieux avouer une faute que de la dissimuler par un mensonge, pour se refuser à une indélicatesse ou à un passe-droit en leur faveur ?

Vous avez flétri l'égoïsme et fait l'éloge du dévouement : ont-ils, le moment d'après, abandonné un camarade en péril pour ne songer qu'à eux-mêmes ? Votre leçon est à recommencer.

 

Et que ces rechutes ne vous découragent pas. Ce n'est pas l'œuvre d'un jour de former ou de réformer une âme libre. Il y faut beaucoup de leçons sans doute, des lectures, des maximes écrites, copiées, lues et relues ; mais il y faut surtout des exercices pratiques, des efforts, des actes, des habitudes. Les enfants ont en morale un apprentissage à faire, absolument comme pour la lecture ou le calcul. L'enfant qui sait reconnaître et assembler des lettres ne sait pas encore lire ; celui qui sait les tracer l'une après l'autre ne sait pas écrire. Que manque-t-il à l'un et à l'autre ? La pratique, l'habitude, la facilité, la rapidité et la sûreté de l'exécution. De même, l'enfant qui répète les premiers préceptes de la morale ne sait pas encore se conduire : il faut qu'on l'exerce à les appliquer couramment, ordinairement, presque d'instinct ; alors seulement la morale aura passé de son esprit dans son cœur, et elle passera de là dans sa vie ; il ne pourra plus la désapprendre.

De ce caractère tout pratique de l'éducation morale à l'école primaire, il me semble facile de tirer les règles qui doivent vous guider dans le choix de vos moyens d'enseignement.

 

Une seule méthode vous permettra d'obtenir les résultats que nous souhaitons. C'est celle que le Conseil supérieur vous a recommandée : peu de formules, peu d'abstractions, beaucoup d'exemples et surtout d'exemples pris sur le vif de la réalité. Ces leçons veulent un autre ton, une autre allure que tout le reste de la classe, je ne sais quoi de plus personnel, de plus intime, de plus grave. Ce n'est pas le livre qui parle, ce n'est même plus le fonctionnaire, c'est pour ainsi dire le père de famille dans toute la sincérité de sa conviction et de son sentiment.

 

Est-ce à dire qu'on puisse vous demander de vous répandre en une sorte d'improvisation perpétuelle sans aliment et sans appui du dehors ? Personne n'y a songé, et, bien loin de vous manquer, les secours extérieurs qui vous sont offerts ne peuvent vous embarrasser que par leur richesse et leur diversité. Des philosophes et des publicistes, dont quelques-uns comptent parmi les plus autorisés de notre temps et de notre pays, ont tenu à honneur de se faire vos collaborateurs, ils ont mis à votre disposition ce que leur doctrine a de plus pur et de plus élevé. Depuis quelques mois, nous voyons grossir presque de semaine en semaine le nombre des manuels d'instruction morale et civique. Rien ne prouve mieux le prix que l'opinion publique attache à l'établissement d'une forte culture morale par l'école primaire. L'enseignement laïque de la morale n'est donc estimé ni impossible, ni inutile, puisque la mesure décrétée par le législateur a éveillé aussitôt un si puissant écho dans le pays.

 

C'est ici cependant qu'il importe de distinguer de plus près entre l'essentiel et l'accessoire, entre l'enseignement moral qui est obligatoire, et les moyens d'enseignement qui ne le sont pas. Si quelques personnes, peu au courant de la pédagogie moderne, ont pu croire que nos livres scolaires d'instruction morale et civique allaient être une sorte de catéchisme nouveau, c'est là une erreur que ni vous, ni vos collègues, n'avez pu commettre. Vous savez trop bien que, sous le régime de libre examen et de libre concurrence qui est le droit commun en matière de librairie classique, aucun livre ne vous arrive imposé par l'autorité universitaire. Comme tous les ouvrages que vous employez, et plus encore que tous les autres, le livre de morale est entre vos mains un auxiliaire et rien de plus, un instrument dont vous vous servez sans vous y asservir.

 

Les familles se méprendraient sur le caractère de votre enseignement moral si elles pouvaient croire qu'il réside surtout dans l'usage exclusif d'un livre même excellent. C'est à vous de mettre la vérité morale à la portée de toutes les intelligences, même de celles qui n'auraient pour suivre vos leçons le secours d'aucun manuel ; et ce sera le cas tout d'abord dans le cours élémentaire. Avec de tout jeunes enfants qui commencent seulement à lire, un manuel spécial de morale et d'instruction civique serait manifestement inutile. A ce premier degré, le Conseil supérieur vous recommande, de préférence à l'étude prématurée d'un traité quelconque, ces causeries familières dans la forme, substantielles au fond, ces explications à la suite des lectures et des leçons diverses, ces mille prétextes que vous offrent la classe et la vie de tous les jours pour exercer le sens moral de l'enfant.

 

Dans le cours moyen, le manuel n'est autre chose qu'un livre de lectures qui s'ajoute à ceux que vous possédez déjà. Là encore, le Conseil, loin de vous prescrire un enchaînement rigoureux de doctrines, a tenu à vous laisser libre de varier vos procédés d'enseignement : le livre n'intervient que pour vous fournir un choix tout fait de bons exemples, de sages maximes et de récits qui mettent la morale en action.

Enfin, dans le cours supérieur, le livre devient surtout un utile moyen de réviser, de fixer et de coordonner ; c'est comme le recueil méthodique des principales idées qui doivent se graver dans l'esprit du jeune homme.

 

Mais, vous le voyez, à ces trois degrés, ce qui importe, ce n'est pas l'action du livre, c'est la vôtre. Il ne faudrait pas que le livre vînt en quelque sorte s'interposer entre vos élèves et vous, refroidir votre parole, en émousser l'impression sur l'âme de vos élèves, vous réduire au rôle de simple répétiteur de la morale. Le livre est fait pour vous, non vous pour le livre. Il est votre conseiller et votre guide, mais c'est vous qui devez rester le guide et le conseiller par excellence de vos élèves.

 

Pour vous donner tous les moyens de nourrir votre enseignement personnel de la substance des meilleurs ouvrages, sans que le hasard des circonstances vous enchaîne exclusivement à tel ou tel manuel, je vous envoie la liste complète des traités d'instruction morale et civique qui ont été, cette année, adoptés par les instituteurs dans les diverses académies ; la bibliothèque pédagogique du chef-lieu de canton les recevra du ministère, si elle ne les possède déjà, et les mettra à votre disposition. Cet examen fait, vous restez libre ou de prendre un de ces ouvrages pour en faire un des livres de lecture habituelle de la classe ; ou bien d'en employer concurremment plusieurs, tous pris, bien entendu, dans la liste générale ci-incluse ; ou bien encore, vous pouvez vous réserver de choisir vous-même, dans différents auteurs, des extraits destinés à être lus, dictés, appris. Il est juste que vous ayez à cet égard autant de liberté que vous avez de responsabilité. Mais quelque solution que vous préfériez, je ne saurais trop vous le redire, faites toujours bien comprendre que vous mettez votre amour-propre, ou plutôt votre honneur, non pas à faire adopter tel ou tel livre, mais à faire pénétrer profondément dans les jeunes générations l'enseignement pratique des bonnes règles et des bons sentiments.

 

 Il dépend de vous, Monsieur, j'en ai la certitude, de hâter par votre manière d'agir le moment où cet enseignement sera partout non seulement accepté, mais apprécié, honoré, aimé, comme il mérite de l'être. Les populations mêmes dont on a cherché à exciter les inquiétudes ne résisteront pas longtemps à l'expérience qui se fera sous leurs yeux. Quand elles vous auront vu à l'œuvre, quand elles reconnaîtront que vous n'avez d'autre arrière-pensée que de leur rendre leurs enfants plus instruits et meilleurs, quand elles remarqueront que vos leçons de morale commencent à produire de l'effet, que leurs enfants rapportent de votre classe de meilleures habitudes, des manières plus douces et plus respectueuses, plus de droiture, plus d'obéissance, plus de goût pour le travail, plus de soumission au devoir, enfin tous les signes d'une incessante amélioration morale, alors la cause de l'école laïque sera gagnée, le bon sens du père et le cœur de la mère ne s'y tromperont pas, et ils n'auront pas besoin qu'on leur apprenne ce qu'ils vous doivent d'estime, de confiance et de gratitude.

J'ai essayé de vous donner, Monsieur, une idée aussi précise que possible d'une partie de votre tâche qui est, à certains égards, nouvelle, qui de toutes est la plus délicate ; permettez-moi d'ajouter que c'est aussi celle qui vous laissera les plus intimes et les plus durables satisfactions. Je serais heureux si j'avais contribué par cette lettre à vous montrer toute l'importance qu'y attache le gouvernement de la République et si je vous avais décidé à redoubler d'efforts pour préparer à notre pays une génération de bons citoyens.

Recevez, Monsieur l'instituteur, l'expression de ma considération distinguée.

 

 

Le Président du Conseil,

Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts,

Jules Ferry

 

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Contribuer à une démarche unitaire avec le Front de Gauche dans la Manche

Publié le 2 Mars 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Cantonales 2011

revo2Nous sommes des citoyens, membres ou non d’un parti, militants syndicalistes, associatifs ou pas, mais avant tout nous ne voulons pas renoncer à l’idée d’une démarche citoyenne pour lutter contre l’accroissement des injustices et des inégalités sociales.

La surdité de la droite et du gouvernement, le mépris opposé aux attentes sociales les plus élémentaires, la fuite en avant des décideurs politiques et économiques, arc-boutés à leurs pouvoirs et leurs privilèges prouvent qu’il est grand temps de se réapproprier le sens du bien commun.

Il est nécessaire de résister et de promouvoir une authentique alternative sociale. La bataille des retraites l’a amplement montré.

Dans le paysage politique actuel la démarche unitaire du Front de Gauche est la voie qui peut incarner ce renouveau et créer une dynamique populaire, critique, constructive, et respectueuse des différences.

Il est possible de ne plus déléguer le pouvoir à des professionnels de la politique.

Ces derniers s’éloignant des citoyens de la même façon que les citoyens s’éloignent d’eux, en ne votant pas ou en votant pour le Front National.

La démocratie dérive vers un pouvoir « oligarchique », celui de « la bande du Fouquet’s » et de quelques dizaines de grands patrons et actionnaires du CAC 40 siégeant dans de nombreux conseils d’administration. Il y a urgence !

Toutes les initiatives permettant de reprendre le pouvoir et de renouer avec la politique sont les bienvenues.

Nous ne croyons ni à un modèle, ni à un scénario écrit d’avance. Dans le contexte actuel, nous pensons qu’un changement radical est nécessaire, c’est pourquoi nous voterons pour les candidats du Front de gauche aux prochaines élections cantonales.

Cet acte concret, sera porteur d’avenir pour sanctionner la droite, et la politique d’accompagnement de la crise menée par le Conseil général de la Manche.

Parce que nous ne nous résignons pas à la fatalité des dangereux déséquilibres économiques, sociaux et écologiques que le capitalisme nous impose, nous entendons garder le cap unitaire après les cantonales et appelons d’ores et déjà à un élargissement et un renforcement des collectifs du front de gauche.

LOGO -~1Pour signer l'appel, envoyez un courriel à :  fgmanche@orange.fr

 

1ers signataires :

 Christine Besuelle - Nicolas Blier (syndicaliste) - Christian Catherine (élu et syndicaliste) – Régis Colin (citoyen) – Rémy Costard (citoyen) - Hervé Drouot (citoyen) - Jérôme Dutron (syndicaliste) – Roger Forget - Jean Louis Furon ( ) - Hervé Jubin (syndicaliste) – Thierry Lacombe (…) - Nolwenn Lagarde (…) - Michel Lejetté (syndicaliste) - Lionel Lerogeron (syndicaliste) - Jean Marie Letourneur (syndicaliste) – Jean-Michel Masson (syndicaliste) - Danielle Mesplé (syndicaliste) Victorien Née (syndicaliste) - Didier Perrier (citoyen) - Erick Pontais (syndicaliste) – Hervé Renet (syndicaliste) - Christian Rival (syndicaliste) – Jean Paul de Roubin (syndicaliste) - Bruno Sureau (syndicaliste) - Valérie Tollot (syndicaliste) -  Anne-Marie Vannier (...) -Bernard Vauthrin - Gaëlle Vérove (syndicaliste)

Front de Gauche Manche

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Tout ce qui est vert n'est pas forcément écologique !

Publié le 24 Février 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Terre

La Bretagne n’en a(aura) pas fini avec les algues vertes

(cf .Que choisir – mars 2011)

 

Terre.jpgAlors que les rivières bretonnes restent contaminées par les nitrates, envahissant une multitudes de plages, le gouvernement vient une nouvelle fois d’assouplir les contraintes qui pèsent sur l’élevage intensif hors sol, pourtant identifié comme principal responsable de ces pollutions ; Un décret publié le 18 janvier facilite, en effet, le regroupement des élevages.  industriels en dispensant ces restructurations d’enquête publique et d’étude d’impact, deux procédures jusque-là exigées. Le conseil supérieur de la prévention des risques technologiques à émis un avis défavorable sur ce décret, le gouvernement est passé outre et n’a pas jugé bon de consulter le Conseil scientifique de lutte contre les marées vertes. . plus grave, comme l’a relevé l’association Eau et Rivières de Bretagne, ce décret n’interdit pas le regroupement d’élevages industriels dans zones déjà saturées en nitrates, ni sur les bassins versants situées à l’amont des baies à marées vertes !  Nouvelle  confirmation que la Bretagne (et pas seulement.nldr) est officiellement sacrifié aux intérêts de l’élevage hors-sol.

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stupéfaction de la Confédération Paysanne

Publié le 22 Février 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes

Le gouvernement missionne le représentant du lobby semencier pour supprimer les droits des agriculteurs sur leurs semences

 

Communiqué de presse - 2 fév 2011

 

logo confC'est avec stupéfaction que la Confédération Paysanne a découvert que le gouvernement a désigné le représentant du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) pour défendre la position française sur les droits des agriculteurs lors de la prochaine réunion du Traité international sur les semences.

Un point important de l'ordre du jour de la quatrième session de l'Organe Directeur du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture qui se tiendra en Indonésie du 14 au 18 Mars prochain est l'application des droits des agriculteurs sur leurs semences, définis aux articles 6 et 9 du Traité. Pour défendre la position française sur cette question précise des droits des agriculteurs, le gouvernement français a osé désigner... le directeur des relations extérieures du GNIS :

·         qui réclame à corps et à cris le paiement par les agriculteurs qui réutilisent leurs semences de ferme d'une Contribution Volontaire Obligatoire reversée directement, pour 85% de son montant, à l'industrie semencière,

·         qui poursuit en justice les agriculteurs qui reproduisent des semences de ferme des dernières variétés protégées par une loi française qui les interdisait, mais n'est presque plus utilisée depuis l'adoption en 1994 d'un règlement européen qui les autorise,

·         et qui envoie ses contrôleurs à la poursuite des agriculteurs qui conservent, utilisent, échangent ou vendent leurs semences de ferme.

Les industriels des semences ne supportent pas que les agriculteurs puissent bénéficier, tout comme eux et en toute légalité, du "privilège du sélectionneur" d'utiliser les variétés disponibles sur le marché pour sélectionner leurs propres variétés et d'échanger leurs semences dans le but de les sélectionner et de les conserver.

 

La reproduction, la sélection et la gestion dynamique des semences à la ferme sont pourtant aujourd'hui les compléments indispensables à la production de semences par la filière industrielle. En effet, seule l'adaptation locale des variétés cultivées permet de diminuer significativement ou d'abandonner l'usage des engrais et pesticides chimiques qui empoisonnent la santé et l'environnement et de rendre aux plantes la plasticité indispensable à leur adaptation aux changements climatiques de plus en plus importants et imprévisibles. La filière semencière industrielle ne peut pas et ne pourra jamais amortir la sélection et la multiplication de petits lots de semences adaptés à chaque terroir, seuls les paysans peuvent faire ce travail par multiplications successives dans leurs champs. Mais ils ne peuvent pas le faire si on leur interdit de ressemer et d'échanger leurs semences et si on les oblige de devenir totalement dépendant d'une poignée de multinationales productrices d'OGM.

 

Les droits des agriculteurs de conserver, d'utiliser, d'échanger et de vendre leurs semences de ferme sont l'indispensable pilier de toute politique agricole durable préservant la santé, l'environnement et la souveraineté alimentaire. C'est pourquoi la Confédération Paysanne demande au gouvernement français d'engager une concertation avec les agriculteurs qui renouvellent et conservent la biodiversité cultivée avant de désigner, pour défendre sa position sur les droits des agriculteurs, un représentant des intérêts de l'ensemble de la population et non le représentant d'un lobby industriel qui milite pour leur suppression.

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ALERTE ! Strauss-Kahn revient !

Publié le 22 Février 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Gauche antilibérale

Après la mise en place de la glasnost et encore plus, après la chute du mur de Berlin, la pensée unique et le capitalisme ont joui sans entrave, « no alternative »  éructait la dame de fer. Le capitalisme financier a imposé ses règles aux états. Les partis de gouvernement, en France et en Europe ont glissé vers la droite, voir l’extrême droite populiste. 

Raoul-Marc Jennar, dans son excellent article : Qui est Strauss-Kahn ? du 10 11 2010, nous rappelait les choix qui furent ceux de Strauss-Kahn quand il était ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie de Jospin, en voici quelques extraits :

la privatisation des banques publiques : le GAN, le CIC, la Marseillaise de Crédit, le Crédit Lyonnais, le Crédit Foncier de France, le Groupe Caisse d'Epargne. Après le passage de Strauss-Kahn, il n'y a plus de secteur financier public.

les autres privatisations : Sous l'impulsion de Strauss-Kahn, le gouvernement Jospin a davantage privatisé que les gouvernements de droite présidés par Balladur et Juppé : Airbus, France Télécom, Thomson-CSF, Thomson Multimedia, Air France, ...

la libéralisation du secteur de l'énergie : Strauss-Kahn, qui défend les négociations de l'OMC, soutient l'adhésion du gouvernement Jospin aux propositions européennes (Barcelone) qui vont permettre ensuite à la droite de privatiser EDF-GDF.

c'est lui qui met en place le régime des stocks options avec plusieurs mesures favorables à cette manière de rémunérer les hauts dirigeants d'entreprises

c'est lui qui lance l'idée de fonds de pension « à la française »

c'est lui qui pousse Jospin à renier les engagements pris par le PS devant les électeurs, en 1997 : défendre et renforcer les services publics, défendre Renault-Vilvoorde, poser quatre conditions pour le passage à l'euro.

C'est Strauss-Kahn qui, en 1999, a proposé Pascal Lamy pour que celui-ci devienne le Commissaire européen au commerce international (avant de devenir, ensuite, directeur général de l'OMC).

En 2005, Strauss-Kahn fait campagne pour le « oui » au TCE.

Le directeur général du FMI est fidèle à l'ancien ministre de Jospin. Sous son impulsion, le FMI instrumentalise la dette publique des pays du Nord comme du Sud.

Sous la pression du monde des affaires et de la finance, les gouvernements ont décidé de ne plus permettre aux pouvoirs publics d'emprunter auprès d'organes publics de crédit, à des taux nettement avantageux. En Europe, c'est devenu la règle depuis le traité de Maastricht. Les Etats sont tenus d'emprunter auprès des banques privées. C'est la principale cause de leur endettement, vu les taux pratiqués.

La seconde cause d'endettement, c'est le renflouement des banquiers et des spéculateurs suite à la crise de 2008.

Pour combattre la dette, on ne pose pas de questions sur les causes de celle-ci. On affirme que le seul remède, ce sont des réformes dites « structurelles ». Le FMI de Strauss-Kahn poursuit ainsi 4 objectifs :

- diminuer les salaires des fonctionnaires, remplacer les retraites par répartition par un recours aux assurances privées, réduire les investissements dans la santé, l'éducation, la culture

- vendre les services publics aux firmes transnationales

- flexibiliser le marché du travail en démantelant le droit du travail, en favorisant les délocalisations et en rendant les licenciements plus faciles

- augmenter les profits des firmes privées en multipliant les exonérations de cotisations sociales ou d'impôts et en gelant ou en réduisant les salaires.

Ce sont ces politiques que le FMI de Strauss-Kahn a imposé aux pays du Sud. Avec la complicité de la Commission européenne, il a fait de même avec les Etats de l'Union européenne.

Nul ne s'étonnera dès lors qu'il ait très officiellement exprimé son soutien aux « réformes » entamées par Sarkozy.

« On vit 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans ,» déclarait Strauss-Kahn au journal Le Figaro, le 20 mai 2010.

Quelle différence entre Sarkozy et Strauss-Kahn ?

RMJ

 

C’est la démonstration qu’Il y bien longtemps que les dirigeants du PS ne sont plus anticapitalistes et encore moins de gauche !

Certes la candidature de DSK à la présidence en 2012 semble compromise, mais pour l’aile droite sociale libérale du PS, il reste le gourou et il sera l’éminence grise, l’inspirateur voir un conseiller à l’Élysée ou un ministre d’un futur gouvernement socialo-européeno-écologiste-centro-borloo-iste.

 

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La der des der de Roselyne (Bachelot) !

Publié le 22 Février 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web

Laboratoires biologiques : Mort sur ordonnance !

 

Notre ministre Mme Bachelot a validé l'ordonnance Ballereau  du
15.01.2010; les conséquences sont catastrophiques...

 

Au plus tôt en 2013 et au plus tard en 2016, les laboratoires
d'analyses médicales de proximité, VOTRE laboratoire et tous les
autres auront probablement DISPARU au profit d'USINES à analyses
(une par département pour les départements qui le "méritent"; pour
les départements les plus ruraux il faudra faire un peu plus de route...).

 

Pourquoi ?

Et bien en vertu d'une ordonnance parue en 2010 qui livre le
"marché" de l'analyse médicale aux FINANCIERS du CAC 40...

 

Parmi ces groupes financiers qui ont déjà largement entamé les
rachats massifs de labo, figurent des assurances de santé privées,
peut-être la vôtre, qui auront ainsi accès à vos données médicales
et pourront "personnaliser" vos factures...

Il y a une solution pour s'opposer à ce scandale :

 

FAIRE CIRCULER massivement et SIGNER cette pétition :

 

http://www.touchepasamonlabo.com/php/index.php

 

50 000 signatures à ce jour ; c'est peu dans l'absolu mais au vu
de la discrétion de cette ordonnance, c'est beaucoup !

 

C'est parce que très peu de gens sont au courant que cette
réforme peut passer ; il faut donc la révéler au grand jour :

 

DIFFUSEZ LE LIEN DE LA PETITION :

 

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SIGNEZ ET FAITES SIGNER !!!

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Action de protestation syndicale et citoyenne

Publié le 18 Février 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Résistance

 

Rassemblement citoyens devant le CTC rue G. Michel à ST Lô

le lundi 21 février 2011 à 13h30

 

800px-Logo la poste ancienA 6 H du matin, le centre de tri départemental fermera ses portes, suite à la décision prise en septembre 2008 dans le cadre des restructurations de la poste.

            Depuis cette annonce, les organisations syndicales avec le personnel, contestent la casse d'un outil de service public.

 

            La Poste, par ses choix industriels, dégrade le service public postal en supprimant massivement des emplois : 30 000 en 5 ans, 80 pour le CTC.

 

            Pour contester ces orientations et la politique de privatisation, la CGT, SUD , FO ainsi que le commité contre la privatisation de la Poste, appèlent les postiers actifs et retraités, les citoyens usagers à manifester le lundi 21 février 2011 à 13h30.

 

N'hésitez pas à populariser cet appel à l'action.

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La Technologie en collège a-t-elle un avenir ?

Publié le 11 Février 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web

L120xH138_arton508-177e2.jpgjeudi 3 février 2011 par Jean-Philippe DOUAT

Quand sont arrivés les nouveaux programmes de Technologie, certains d’entre nous y voyaient la fin programmée de la Technologie en tant que discipline, mais ils se virent répondre qu’il n’en était rien et que la discipline prenait toute sa place dans le socle commun.

Maintenant le doute n’est plus permis, car Luc Châtel, à grand renforts d’interventions dans la presse, prépare maintenant son « plan sciences », et parmi les joyeusetés qu’il concocte en voici une qui concerne notre discipline : (extrait d’un article trouvé dans « le Monde ») http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/01/29/luc-chatel-va-presenter-son-plan-sciences_1472312_3224.html

Quelques 400 collèges vont mettre en place l’enseignement intégré des sciences et technologies pour les classes de 6ème et 5ème. Les élèves n’auront plus trois enseignants : un pour la physique, un autre pour les sciences de la Vie et de la terre et un troisième en technologie mais un seul pour un grand cours de " sciences et technologie". Lancée en 2006 et aujourd’hui en place dans 50 collèges, l’opération va être étendue à huit fois plus d’établissements. Chaque collège sera par ailleurs amené à produire un projet sciences. Un programme collectif et transversal, en partenariat avec un scientifique... ».....lire la suite sur le site de FSU 50

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Casse du service postal : la droite complice !

Publié le 9 Février 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Cantonales 2011


528px-Bo%C3%AEte aux lettres 1990Dans les colonnes de la presse locale, Philippe Gosselin se réjouit de la mise en place d’une agence postale communale sur ses terres de Rémilly-sur-Lozon. Le bureau de poste de Rémilly est le trente-sixième du département dont l’activité est transférée à la charge de la commune. Un choix de la droite locale, dont le député-maire et ses amis de l’UMP portent une large part de responsabilité.

Les habitants de Rémilly, comme bien d’autres avant eux, sont victimes du choix de l’Etat d’affaiblir les services publics nationaux, tout en transférant le coût aux collectivités locales. Nos parlementaires UMP et leurs amis conseillers généraux - devenus tout récemment sans étiquette - refusent d’entendre les citoyens. En 2009 plus de 2, 2 millions de Français, dont 16.300 dans la Manche, avaient participé à la votation citoyenne, exprimant leur refus de privatiser La Poste. Et pourtant, M. Gosselin et son parti ont voté la loi du 12 janvier 2010 privatisant la Poste, accélérant ainsi le désengagement de l’Etat et l’appauvrissement du service public.

Aujourd’hui 350 postiers accueillent le public dans les 84 bureaux de poste du département. En 3 ans, 90 emplois ont disparu, ce qui conduit aux fermetures de bureaux, à la réduction d’heures d’ouverture au public, à des délai d’attente de plus en plus longs aux guichets, à la multiplications des automates au détriment du conseil et du lien social avec une population qui vieillit. Ces faits démontrent bien que la convention approuvée en son temps par la majorité sortante du conseil général, sous la houlette de J.-F. Legrand, n’a fait que cautionner voire encourager la désertification postale. Le 22 février, avec la fermeture du centre de tri postal de Saint-Lô et le transfert de ses activités à Caen, un nouveau coup sera porté à la qualité du service postal.

Chaque citoyen mesure dans son quotidien les conséquences de cette casse d’un service public vital pour nos territoires. Le PCF demande à tous les candidats aux élections cantonales de s’engager, comme les candidats du Front de gauche l’ont fait, à utiliser tous les moyens pour maintenir le réseau des bureaux de poste.

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Victoire pour les SEGPA !

Publié le 4 Février 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Gauche antilibérale

LOGO -~1Le Front de Gauche de la Manche nous communique :
Nous, candidats du Front de Gauche aux élections cantonales du bassin saint-lois, Chantal Atger (Percy), Jean-Michel Hec (Saint-Lô Ouest), Jacques Jourdan (Torigni) et Jacky Rihouey (Saint-Jean-de-Daye) nous félicitons du maintien des SEGPA de Marigny et Saint-James annoncé hier soir.
La mesure envisagée sans concertation par l’inspecteur d’académie avait suscité l’opposition unanime des parents, enseignants et élus locaux. Nous avons été présents avec eux dans la mobilisation. Pendant ce temps, la droite départementale qui, il y a quelques mois, votait sans états d'âme les fermetures de collèges, effectue un virage à 180° en déplorant maintenant les suppressions de postes décidées par le même gouvernement qu’elle soutient tous les jours au parlement. Larmes de crocodile...
Plus que jamais nous appelons à maintenir la vigilance face à ces coups portés au service public de l’Education nationale et à la cohésion de nos territoires ruraux. L’inspection académique et le conseil général évoquent de plus en plus, à mots couverts, la fermeture des petits collèges, notamment Percy. Ces établissements de proximité ne doivent pas connaître le sort de ceux de Juvigny et du Teilleul. Si nous sommes élus, nous nous opposerons à toute fermeture de section ou d’établissement. Nous demandons à tous les autres candidats de s’engager en ce sens.
  
Saint-Lô, le 3 février 2010
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