L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse
Publié le 18 Avril 2024
par Alternative Citoyenne de la Manche
La Ligue des Droits de l'Hommed'Avranches vous invite
à un café citoyen au Ti Boussa Mercredi 17 Avril à 18h30
Intervention de maître Nicolas Tannier
sur les conditions de détention à la prison de Coutances
et l'état de la justice dans le Sud-Manche
Maître Nicolas TANNIER du barreau de Coutances, exerce à Avranches en tant qu'avocat en Procédure civile. Le poste de bâtonnier qu’il vient de quitter lui a permis de visiter tous les lieux de privation de liberté entre Coutances et le sud manche. Ces visites l’ont profondément marqué, c’est pourquoi il souhaite nous faire part des situations indignes qu’il a pu constater notamment à la maison d'arrêt de Coutances.
Cette prison pour hommes ne possède pas de cantine, ni de douches collectives. Il existe toujours des cellules collectives (dortoir allant jusqu’à 12 lits) dans lesquelles les détenus hommes mangent, se douchent et passent leur journée dans une promiscuité qui ne respecte pas les personnes et engendre de nombreux conflits (violences, tortures, viols). Autre situation indigne : les fouilles d’entrée qui se font à nu dans un couloir puisque la prison ne possède pas de lieu dédié.
Les femmes sont dirigées sur Rennes.
Ces situations repérées par différents professionnels ont fait plusieurs fois l’objet de signalement, les premiers rapports dénonçant ces faits datent de 2011 mais la situation reste inchangée. Les rapports du contrôleur général des lieux de privation de liberté sont visibles sur son site:https://www.cglpl.fr/2014/rapport-de-visite-de-la-maison-darret-de-coutances-manche/
Malgré ces rapports la situation de cette prison reste inchangée. Nous voulons en parler, faire savoir pour ramener les détenus dans la communauté humaine.
Publié le 8 Avril 2024
par Alternative Citoyenne de la Manche
L'Association France Palestine Solidarité vous invite à un ciné débat au cinéma Le Select de Granville le Lundi 15 Avril à 20h30 précises autour du film "ALAM, le drapeau" du réalisateur palestinien Firas Khoury (cf PJ)
"Premier long métrage du cinéaste, « Alam » montre avec une remarquable intelligence les doutes d’une jeune génération en quête d’avenir et d’émancipation, dans une société marquée par le patriarcat"
Pierre Barbancey- L'Humanité
"Un premier film grinçant et militant, qui débute avec une fausse naïveté et va vers le drame à mesure que le conflit entre Juifs et Arabes reprend ses droits. Une réussite"
Xavier Leherpeur- L'Obs
Le film sera suivi d'un débat en présence d'un membre de l'AFPS Rennes qui était présent à Gaza le 7 Octobre 2023.
Merci d'arriver bien à l'heure et de diffuser largement l'info !
Publié le 4 Avril 2024
par Alternative Citoyenne de la Manche
Procès des activistes de Greenpeace pour le blocage du chantier de l'EPR de Flamanvile
Cherbourg (50100) - Normandie
Mardi 9 avril 2024, à partir de 8H00
À coté du Tribunal judiciaire de Cherbourg - 15 Rue des Tribunaux
Bonjour à vous.
Suite à l'action de blocage et d'intrusion dans le chantier de l'EPR de Flamanville le 31 mars 2022, 15 activistes de Greenpeace France (ainsi que l'association elle-même) sont poursuivis par EDF et risquent plusieurs années de prison, de grosses amendes et le versement de dommages-intérêts.
Cette action a pourtant permis de rappeler le fiasco industriel et financier de l'EPR. 17 ans après le début de la construction, le réacteur n'est toujours pas terminé et accumule les malfaçons et problèmes techniques. Et l'annonce par EDF de son démarrage mi-2024 semble être encore irréaliste.
L'audience se tiendra au tribunal judiciaire de Cherbourg le mardi 9 avril à partir de 9h00.Pour apporter aux activistes un soutien dans cette épreuve judiciaire, un rassemblement est organisée à côté du tribunal de 8h00 à 9h00 (prises de parole, présence de diverses organisations locales, photo de groupe).
Consultez l'agenda des actions organisées partout en France sur : http://www.sortirdunucleaire.org/agenda/
Vous pouvez également choisir de vous inscrire sur d'autres listes : http://www.sortirdunucleaire.org/listes
Si vous ne souhaitez plus recevoir d'information de notre part merci d'envoyer un mail vide à : sdn_50-unsubscribe@sortirdunucleaire.org
En cas de problème : contact@sortirdunucleaire.fr
Publié le 4 Avril 2024
par Alternative Citoyenne de la Manche
Une des critiques du film :
Après sa première mondiale au Festival international du film de Toronto (TIFF), Avant que les flammes ne s’éteignent n’a, hélas, pas fait courir les foules en France. Le film a, en revanche, fait couler beaucoup d’encre. En effet, ce premier long métrage de Mehdi Fikri, qui traite des questions de la brutalité policière et du profilage racial, s’est heurté là-bas à une importante campagne de dénigrement en ligne et dans des médias de droite. Le simple fait que le film dérange à ce point est en soi révélateur. Polémique mise à part, que vaut ledit brûlot ? Eh bien, il vaut d’être vu.
L’action se déroule dans un quartier populaire de Strasbourg, dont la population est majoritairement arabe. On y suit Malika (la chanteuse et actrice Camélia Jordana, César du meilleur espoir féminin en 2018 pourLe brio), dont le jeune frère, Karim (le rappeur Larry), est mort dans des circonstances nébuleuses à la suite d’une arrestation tout aussi trouble.
Alors qu’une partie de la famille ne pense qu’à enterrer Karim le plus rapidement possible, Malika, elle, est déterminée à se battre afin que toute la lumière soit faite. Autour d’elle, un mouvement populaire prend forme…
Devant certaines images d’Avant que les flammes ne s’éteignent, on songe aux émeutes très médiatisées survenues en France dans la foulée de la mort du jeune Nahel Merzouk, abattu par un policier à l’été 2023. Certes, le film de Mehdi Fikri a été réalisé avant les événements, mais il n’en évoque pas moins maintes affaires où la violence policière a été mise en cause dans des décès de personnes interpellées, comme Adama Traoré, en 2016, ou encore Amine Bentounsi, en 2012.
Il ne faut pas s’en étonner puisque, dans son ancienne vie, Mehdi Fikri était un journaliste spécialisé dans les affaires policières, judiciaires, et les quartiers populaires, à L’Humanité (un journal campé à gauche).
D’où cette impression d’une réalité « documentée » que dégage son film.
Souci de nuances
Or, l’authenticité ambiante découle également d’un souci de nuances. On songe ici à un très intéressant personnage secondaire : Slim (Samir Guesmi), un militant professionnel venu conseiller la famille endeuillée.
L’attitude de Slim relève autant du pragmatisme que de l’opportunisme, et il est l’une des raisons pour lesquelles Avant que les flammes ne s’éteignent ne sombre pas dans le manichéisme bien-pensant.
Une autre raison réside dans la complexité de la protagoniste, Malika. C’est à son initiative, apprend-on, que Karim avait été rejeté par les siens peu avant sa mort tragique. À cela s’ajoute un secret de jeunesse peu glorieux que Nour (Sonia Faidi), la sœur cadette de Malika et Karim, balancera au visage de son aînée lors d’un moment de tension filiale.
Bref, Malika est en quête non seulement de justice, mais de rédemption.
En d’autres mots, les personnages ne sont pas esquissés à gros traits.
Naissance d’une passionaria
En définitive, si le volet concernant la reddition de comptes et la demande de prise de responsabilité envers des autorités qui esquivent, louvoient, voire mentent afin de se protéger s’avère aussi prenant, c’est parce qu’à la base, on s’est pris de sympathie pour la famille de Karim. C’est tout spécialement vrai en ce qui a trait à Malika.
Au gré de son parcours politico-initiatique, cette dernière se révèle une fascinante héroïne. Comme le résumait le cinéaste lors d’une entrevue réalisée au TIFF : « On commence par une héroïne qui est en désaccord avec sa famille par rapport à la marche à suivre, et qui est dans le silence, et on termine avec une héroïne qui a réussi à souder sa famille autour d’elle et à prendre la parole. »
En femme rangée qui se découvre des qualités de passionaria, Camélia Jordana en impose. La vedette offre une véritable démonstration de force — de force de caractère — dans le rôle de Malika. Malika, qui brûle d’un feu n’étant pas à la veille de s’éteindre.
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