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Cet article est illustré grâce à Lucas Grandin et Malou C.,
L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse
Publié le 17 Août 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Résistance, Enfumage, Environnement
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Publié le 15 Août 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Tribune libre, Environnement, Santé


A la suite de mon précédent article « Zéro Phyto, Zéro pesticide » et la condamnation de Monsanto, les langues se délient, beaucoup veulent partir en guerre contre les pesticides, et pas seulement le glyphosate, alors que des centaines d’ONG tirent la sonnette d’alarme depuis des années sur ces produits en « CIDE » deux points manquent au débat et sont trop peu souvent cités.
1) l’Effet cocktail du Roundup composé de glyphosate et de nombreux adjuvants, évoqué dernièrement dans un reportage sur ARTE ou la CINQ sur les abeilles, mis également en évidence antérieurement bien que critiqués par Séralini et Christian Velot, et nombre de paysans parmi lesquels José Bové, et plus proche de nous François Dufour.
Voici donc pour éclairer le propos ce qu’écrivait Arsenic sur son blog sur Médiapart hier :
« Le glyphosate revient sur le devant de la scène et N.Hulot reprend des couleurs. Les industriels sèment la confusion pour cacher la dangerosité probable de leurs produits. Ils publient des articles innocentant le glyphosate alors que les agriculteurs pulvérisent du Roundup. Et, systématiquement, Monsanto teste le glyphosate isolément tandis que les agriculteurs sont au contact du Roundup.
On y revient, nonobstant la pusillanimité de la Commission européenne et du gouvernement français face aux vendeurs de désherbants.
Au milieu du débat scientifique, un grand écart : Monsanto-Bayer parle du glyphosate (le principe actif) seul -en termes élogieux en public mais moins dans les courriers internes publiés dans les "Monsanto papers".
Les utilisateurs respirent et reçoivent sur la peau du Roundup dont la composition duquel entrent les adjuvants (équivalents aux excipients des médicaments) suivants :
Chlorométhylisothiazolinone (CMIT) ou Benzisothiazolinone : Biocide, conservateur. Réactions allergiques cutanées.
FD&C BIue No 1 : Colorant bleu (E133)
Butylcarbamate d'iodopropynyle (IPBC) : Conservateur, biocide. Lésions oculaires (fiche INRS n° 320)
Light aromatic petroleum distillate : Pétrole lampant (fiche INRS n° 140) Polyoxyethylene alkylamine : Tensioactif. Irritant oculaire, toxicité pour les poissons et batraciens
Propylène glycol : Solvant. Irritant pour les yeux
Sulfite de sodium : Conservateur (E221). Pas d'effet documenté
Benzoate de sodium : Conservateur (E211). Suspecté d'effets sur la santé des enfants
Ces produits facilitent la pénétration du glyphosate dans les plantes mais aussi à travers la peau.
En cultivant des sols traités au glyphosate, ils bénéficient en outre du principal produit de dégradation :
Acide aminométhylphosphonique (AMPA) : Produit de dégradation du glyphosate, persistant dans l'environnement (demi-vie dans le sol de prés de 3 ans). Toxicité chronique chez l'animal
Sans clarification sur ce point, la bataille de mots risque de durer et les maux des agriculteurs et de la nature en général de perdurer. »
2) Peu dans les commentaires de ce procès historique, ont évoqué le fait que Monsanto (qui a fait appel) a été racheté par Bayer et que le contrat de rachat mentionne la disparition du nom « Monsanto ».
Il serait donc intéressant de connaître ce que contient ledit contrat, par rapport au passif de l’entreprise Monsanto, et de l’issue des procédures en cours.
Quand au commentaire judicieux à la suite de l’article d’hier renvoyant à un entretien du Sénateur Manchot Bizet sur BFMTV, il est affligeant, consternant, d’un soutien inconditionnel mais peut être pas désintéressé à Monsanto, mais surtout d’un anti-démocratisme primaire niant toute légitimité à un jury populaire, c’est pitoyable !
Alors Monsieur le Ministre de la Transition Écologique, Monsieur le Président/Empereur de la république, sortir du glyphosate, c’est une chose, sortir de l’ensemble des pesticides en est une autre beaucoup plus ambitieuse, et demande un courage politique fort de l’ensemble des chefs d’États de l’Union Européenne.
Ce n’est donc pas dans 3 ans, mais allez au pire dans un an comme le suggérait sur France 2 hier soir José Bové qu’il faut sortir de l’utilisation de ces saloperies en mettant en place un autre mode de production agricole, rendant en plus le pays moins dépendant des énergies fossiles et augmentant le revenu des paysans.
Joël BELLENFANT
Publié le 12 Août 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Environnement, Tribune libre

ZÉRO PESTICIDES QUAND ?

A l’heure ou vient de tomber le jugement du tribunal de San Francisco (1), condamnant Monsanto (Bayer désormais) à verser à Dewayne Johnson 290 millions de dollars, rendant la firme responsable de son cancer du système lymphatique après utilisation du Round up pro et du ranger pro, il est navrant de constater comme vient de le dénoncer dans un communiqué de presse du 27 juillet 2018 France Nature Environnement (FNE) : « PAS DE SURPRISE : L’USAGE DES PESTICIDES CONTINUE D’AUGMENTER EN FRANCE ».
L’augmentation de l’utilisation des pesticides par l’AGRICULTURE FRANÇAISE (j’ajouterai PRODUCTIVISTE) a été pour 2016/2017 de 12,4 % par rapport à 2009 !
Il faut l’admettre les plans Echophyto lancés dès 2008, dont l’objectif principal était de réduire l’utilisation des pesticides de 50 % d’ici à 2018, sont un échec total.

Pendant ce temps le ministre de l’Agriculture (de concert avec l’empereur Macaron 1er) annonce un plan Ecophyto 2+, la sortie du glyphosate en 3 ans et l’interdiction des Néonicotinoïdes.
C’est de l’éparpillement façon puzzle (comme diraient les tontons flingueurs) qui sera de toutes les manières combattu par les firmes chimiques, soutenues en cela par la trop puissante FNSEA.
Pour aller plus avant dans l’efficacité des mesures à prendre, au lieu de déclarations fumeuses dans le communiqué de FNE, par la présidente du CREPAN « L’outil echophyto est intéressant, mais la sortie des pesticides ne se fera as sans l’activation d’autres leviers économiques et règlementaires nécessaires pour obtenir une mobilisation de l’ensemble de la profession ».
Désolé pour les nouveaux « leviers » mais pour parler clair il s’agit d’un CHANGEMENT RADICAL DE MODE DE PRODUCTION AGRICOLE, assorti d’un cadre législatif d’interdiction totale de la chimie en ce domaine.
Pour ce faire il faut une volonté politique forte au niveau national mais surtout au niveau européen, et l’abandon de l’usage de la langue de bois et de la parcellisation au niveau de la commission européenne et du parlement européen, ce qui n’est pas gagné, mais ce qui est jouable si les consommateurs se réveillent !
Quand j’utilise le mot éparpillement, cette année le ministère de l’agriculture a refusé de signer la dérogation d’utilisation d’un pesticide pour les carottes de Créances (voir l’article : Créances… les carottes sont cuites) c’est bien, mais sur le glyphosate on verra dans trois ans afin de trouver des solutions alternatives, mais enfin vous prenez les gens pour des imbéciles, elles existent ces solutions et sont pratiquées les agriculteurs de la CONFEDERATION PAYSANNE, soit en agriculture paysanne, soit en bio, soit en en biodynamie.
ZERO PHYTO QUAND ?
Cela fait belle lurette que nombre d’ONG, comme Greenpeace, Générations futures, tirent la sonnette d’alarme sur la fin des pesticides. Dans cette démarche plusieurs élus de la Manche ont été rencontrés il y a 4 ans, Messieurs BAS, BIZET, HUET et TRAVERT, eh bien devinez lequel était le plus retord ? Travert, et qui est devenu ministre de l’Agriculture macronien = Travert !
Mais quel est l’exemple à partir du moment ou la loi imposait aux communes l’interdiction des produits phyto-sanitaires depuis le 1er janvier 2017, et nous sommes en août 2018.

Certaines communes n’avaient pas attendu et heureusement cette obligation légale pour démarrer un processus « Zéro Phyto » notamment la Lucerne d’Outremer, citée dans l’article comme étant une des premières (avec La Mouche, Cavigny, Coudeville, et Jullouville) communes à avoir obtenu les trois feuilles, délivrée par la FREDON organisme régional accompagnant les collectivités dans leur démarche, ce qui n’est aucunement obligatoire.
Avranches fait donc simplement partie des 70 communes du département à avoir décroché les trois feuilles.
Quant à dire comme le titre l’article que « La Manche est (à) la pointe » du fait que 181 communes ont engagé une démarche zéro phyto avec la FREDON, il faut rappeler que le département en compte 477 !
On est loin du compte et la date est largement dépassée !
A cela il faut ajouter qu’à partir du 1er janvier 2019, ce sera au tour des particuliers de se passer des produits pesticides (se décomposant éthymologiquement en pesti provenant du latin pesto se traduisant par maladie contagieuse, peste, puis de cide, provenant du latin cidae = tuer). Théoriquement des personnes dédiées devraient déjà accompagner les acheteurs de ces produits dans les jardineries ou les grandes surfaces où ils sont en vente, mais que nenni et perte de temps.
En ce qui concerne justement l’enlèvement des « mauvaises herbes » rien n’est plus efficace que l’huile de coude avec binette et sarclette. Mais ne gaspillez pas l’eau chaude même celle de la cuisine qui refroidie peut être utilisée pour arroser les plantes.
Mais pour pallier à la pénurie certains feront des réserves avant la date fatidique, ou iront comme certains agriculteurs frontaliers en chercher en Espagne, notamment pour ceux interdits d’utilisation en France.
Quels seront les contrôles ? Comment seront détruits les stocks ? Quelles garanties aura-t-on ?
Parce que c’est avant tout :
- Un problème grave de santé publique tant humaine qu’animale.
- Un problème grave d’atteinte à la qualité de la biodiversité.
Comme le rappelle à juste, mais inquiétant titre, FNE :
- 80 % des insectes ailés ont disparu en Europe depuis 30 ans.
- Les oiseaux des milieux agricoles ont diminué de 33 % entre 1989 et 2017 (Pendant ce temps les productivistes agricoles continuent d’arracher massivement les haies bocagères en toute impunité.
Alors pour en revenir sur le Zéro Phyto communal, c’est déjà une bonne démarche, mais ce sera beaucoup mieux pour tout le vivant quand il s’agira d’un « zéro phyto sur l’ensemble du territoire de la commune » ?
Dans quel monde vit on ? Est-il vraiment sérieux, comme je le titrai dernièrement ?
(1) Le jury du tribunal de San Francisco avait à répondre à onze questions parmi lesquelles :
"Est-ce que le roundup ou le ranger pro ont contribué à la maladie du plaignant ? Oui.
Est-ce que Monsanto connaissait la dangerosité de ses produits contenant du glyphosate ? Oui.
Est-ce que le groupe a volontairement choisi de ne pas accompagner ses pesticides d’un avertissement destiné au consommateur ? Oui."
Joël BELLENFANT
Publié le 10 Août 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Enfumage

Tout ce que vous devez savoir sur
LE BUSINESS DE LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE
(pour accéder directement à la Consultation Nationale sur la Sécurité Routière, cliquez ici)
Madame, Monsieur,
Si vous faites partie de ces millions de Français qui n'ont pas une conduite dangereuse, mais qui conduisent dans l'angoisse de se faire piéger par des radars situés à des endroits absurdes ou cachés dans des voitures banalisées en circulation...
...qui ont peur de perdre des points et payer une amende pour quelques km/h de plus que la limite autorisée, …
… alors ce que je m'apprête à vous révéler est de la plus haute importance.
Beaucoup de Français supposent qu'en mettant des radars partout, de plus en plus sophistiqués et indétectables, nos dirigeants ont à cœur de nous protéger, d'assurer notre sécurité. D'autres pensent aussi que l'argent des radars sert à renforcer la sécurité routière, à payer la police ou les routes.
On en est bien loin. Et je vais vous le prouver, chiffres à l'appui.
Dans quelques secondes, vous allez découvrir que, lorsque vous vous faites flasher, vous alimentez la cash-machine la plus juteuse depuis l'invention de Las Vegas… Où d'énormes entreprises privées encaissent des bénéfices gigantesques sur votre dos.
Et comment, derrière le mythe de la "sécurité grâce aux radars", le gouvernement a cassé la dynamique de ce qui avait fait le succès de la sécurité routière depuis les années 70, …
... au point de faire repartir à la hausse le nombre de tués sur les routes entre 2014 et 2017.
Pourquoi les autorités acceptent-elles de sacrifier ainsi notre sécurité sur les routes tout en faisant mine d’en faire une grande cause nationale ?
C'est que la répression routière est devenue un incroyable business. Qui rapporte, chaque année, 1,8 milliard d'euros.
Et l’État n’est pas le seul à profiter de ce jackpot : au fil des années, des dizaines d’entreprises nationales et multinationales sont parvenues à s’approprier une part grandissante de ce juteux marché.
C’est ce business que je vais vous détailler dans quelques instants. Un business très lucratif pour certains, et absolument dévastateur pour les conducteurs et les familles qui perdent l’un des leurs sur la route.
Mais avant cela, laissez-moi vous dire que je milite aux côtés de la Ligue de Défense des Conducteurs.
C'est une association de citoyens qui ont décidé de s'organiser pour résister ensemble aux dérives de la répression routière, et pour restaurer enfin une politique de sécurité routière juste et efficace.
Vous avez peut-être entendu parler de notre association dans les médias, lors de nos différents combats contre la frénésie répressive des gouvernements successifs, ou par le biais de nos manifestations et actions auprès des hommes politiques.
Vous recevez peut-être tout simplement nos messages d'information.
Si c'est le cas, vous savez que chaque fois que le gouvernement sort une nouvelle sanction injuste envers les conducteurs, il nous trouve sur sa route. Nous avons à plusieurs reprises obtenu gain de cause, en empêchant par exemple la généralisation du 110 km/h sur autoroute, ou comme lorsque nous avons réussi, avec d'autres associations, à empêcher le retrait des panneaux des radars.
Mais pour sortir une bonne fois pour toutes de ce système de répression injuste et déshumanisé, et revenir à une politique de sécurité routière qui sauve vraiment des vies, notre association doit pouvoir informer un maximum de conducteurs.
Ne vous y trompez pas : je ne viens pas faire l'apologie de la violence routière. Je ne suis pas là pour défendre les conducteurs dangereux.
Comme tout le monde, je souhaite du fond du cœur qu'il y ait moins d'accidents chaque année. Et c'est justement pour ça qu'il est grand temps que tous les Français connaissent la vérité sur les radars.
La vérité, la voici :
Contrairement à ce que le gouvernement répète en boucle depuis des années, les radars n’ont jamais sauvé de vie.
Je suis conscient pour que de nombreuses personnes, cette vérité est difficile à entendre. Comment pourraient-elles soupçonner que les pouvoirs publics font de la propagande mensongère sur un sujet aussi grave ?
Pourtant, les faits sont là :
Les chiffres fournis par l’ONISR, l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière, montrent clairement que le nombre de tués sur les routes baisse de façon quasi-continue depuis 40 ans.
Il y a cinq fois moins de tués sur les routes aujourd’hui qu’en 1972, alors que la circulation a augmenté de près de 80 % dans le même temps. C’est un formidable succès. Mais il ne doit rien aux radars.
Au contraire.
La baisse de la mortalité s'est même infléchie depuis leur mise en place à la fin de l’année 2003 et la répression aveugle qui s’en est suivie.
Les raisons de ce recul de la mortalité routière depuis plus de 30 ans sont bien connues :
- amélioration constante des routes et des carrefours
- amélioration des véhicules : airbags, abs, aide à la conduite, port de la ceinture...
- campagnes de sensibilisation et de prévention efficaces
- lutte contre l’alcool au volant, répression ciblée et mesurée des conduites dangereuses.
Pourtant, à partir de la fin de l’année 2003, la politique de prévention routière qui avait si bien fonctionné jusque-là, est progressivement abandonnée.
L’État commence à investir dans les radars :
Ils deviennent la pierre angulaire d’un système de répression de masse qui frappe essentiellement les petits excès de vitesse. Pourtant, rouler à 3 ou 4 km/h au-dessus de la limite autorisée, ce n'est pas ce qu'on peut appeler une conduite dangereuse.
Le système du « tout radars » punit aveuglément le plus grand nombre sans réduire pour autant le nombre d’accidents et de morts sur les routes.
Quinze ans après, la situation est catastrophique :
Les petits dépassements de vitesse représentent 96 % des retraits de points.
Chaque année, 218 000 personnes perdent leur permis.
Et environ un tiers d’entre elles - près de 72 000 - perdent leur emploi par la suite. Des VRP, des livreurs, des infirmières libérales, des médecins qui ne peuvent plus exercer.
Malgré cette hécatombe, le gouvernement s’acharne à diaboliser la vitesse.
Cela permet de verbaliser les gens qui conduisent raisonnablement, et ont d’ailleurs 50% de bonus sur leur assurance, mais qui ont le malheur de dépasser de quelques km/h la limite autorisée.
C’est un réservoir gigantesque de nouvelles rentrées fiscales déguisées.
Rien d’autre ne justifie cette frénésie anti-vitesse.
Aujourd’hui encore, aucune étude scientifique n’établit de lien direct entre vitesse et mortalité routière.
Je sais que ça paraît invraisemblable, mais c’est la stricte vérité : aucune étude scientifique n’a jamais été menée en France pour vérifier le bien-fondé ou l’efficacité des mesures répressives anti-vitesse prises depuis 2003.
Les statistiques officielles de l’ONISR tendent même à prouver que les accidents de la route n’ont rien à voir avec la vitesse.
Prenons juste quelques exemples :
- 2012 : la vitesse moyenne augmente en France. Et pourtant, le nombre de tués sur la route diminue de presque 8%.
- Entre 1998 et 2002, la mortalité diminue de 15 %, alors que, sur cette période, la vitesse moyenne de circulation augmente sur tous les types de réseaux : autoroutes, Nationales et réseaux urbains.
- 2003 : alors que le nombre de tués sur les routes baisse de 26 %, de façon "historique" juste avant l’implantation des premiers radars, la vitesse de circulation reste stable cette année-là.
- Et en 2015, bien que la vitesse moyenne ait diminué, cela n'a pas empêché la mortalité sur les routes d'augmenter de 2 %...
Non, vraiment, aucun lien entre vitesse et mortalité.
Pourtant, le discours du gouvernement et des associations anti-vitesse qu’il subventionne à 100 % est toujours le même. A chaque fois qu’il faut justifier une nouvelle mesure répressive, comme l'abaissement à 80 km/h sur les routes secondaires, ils nous ressortent la même litanie :
"1 % de vitesse en moins, c’est 4 % de morts en moins"
C’est un dogme absolument infondé. Notre association a d'ailleurs publié une étude d'un mathématicien indépendant, qui a longtemps travaillé pour la Défense nationale, qui démontre clairement que cette formule ne s'appuie sur aucun fondement mathématique.
Mais pour le gouvernement, ce dogme, imprimé dans les esprits à grands coups de campagnes publicitaires, est très pratique : il permet de s’acharner sur la vitesse, et de faire passer le moindre petit dépassement de la limite autorisée pour un acte criminel.
Ce qui, bien sûr, légitime la multiplication débridée des radars.
Le système est bien ficelé :
un impôt vitesse camouflé derrière un dogme pseudo scientifique …
Et l’État peut tranquillement faire fructifier le pactole des radars, et le partager avec quelques entreprises bien implantées et proches du pouvoir.
Car derrière les radars, c’est tout un business qui s’est développé pour orchestrer le racket des conducteurs...
Dès l’origine, le gouvernement fait appel à des sociétés privées pour mettre en place sa nouvelle politique de répression routière.
Excellente affaire pour quelques entreprises triées sur le volet. Le gouvernement leur ouvre du jour au lendemain des marchés colossaux totalement garantis. Une situation de rente pour quelques privilégiés – beaucoup d’argent, aucun risque.
C'est ce qui se passe notamment pour la gestion des PV.
Au départ, c'est Atos, la société d'un ancien ministre des Finances, qui règne en maître sur ce marché pendant 12 ans.
2015 : soupçons d'entente sur Atos. Le marché change de mains.
Capgemini remporte le morceau pour 4 ans. Montant du pactole ?
15 millions d'euros, pour cette entreprise dont le PDG est un proche du président de la République.
D'autres entreprises profitent allègrement de ce jackpot :
-Docapost, filiale de La Poste, qui achemine chaque année des dizaines de millions de PV.
-Morpho, qui fabrique et entretient une grosse partie des radars en France depuis 2003.
-Et, au fil des ans, de nouvelles entreprises qui inventent en permanence de nouvelles techniques répressives toujours plus perfectionnées : Parifex et ses radars double sens, Gatso avec les voitures radars, Vitronic pour les radars autonomes…et maintenant les sociétés qui font tourner les voitures-radars avec chauffeurs dans la circulation.
Désormais, 4 700 radars (500 de plus qu'il y a deux ans !) sévissent sur le territoire français.
Et chaque année, ces grosses boîtes se partagent un gâteau de plus de 178 millions d’euros que le gouvernement investit pour avoir des appareils de plus en plus sophistiqués :
Radars fixes, radars mobiles, radars tronçons qui calculent la vitesse moyenne sur plusieurs kilomètres ; radars discriminants capables de distinguer les poids-lourds des véhicules légers ; radars double sens qui flashent dans les deux sens de circulation ; radars feux rouges, qui vont maintenant pouvoir flasher aussi la vitesse ; radars autonomes, qui flashent jusqu'à 7 500 voitures par jour ; radars embarqués dans des voitures se fondant dans le flot de la circulation...
Sans parler des dernières technologies qui arrivent chaque jour sur le marché : l'un des derniers radars mis au point, le Mesta Fusion, est capable de flasher sur six files en même temps et peut même voir ce qui se passe à l'intérieur des voitures, pour verbaliser le conducteur qui a mal bouclé sa ceinture !
Depuis 2017, les fabricants de radars et consort sont même allés encore plus loin pour rentabiliser au maximum les radars :
Pour pouvoir piéger un maximum de conducteurs à toute heure, sur n'importe quelle route, et faire fructifier la cagnotte de la répression routière, ils ont eu l'idée du siècle : faire conduire les voitures-radars, celles qui flashent en toute discrétion les voitures qui les dépassent ou qui les croisent, par des chauffeurs privés...
...et le gouvernement s'est empressé d'accepter ! Les premiers contrats ont été signés pour la Normandie, et le système est en train d'être déployé petit à petit dans toutes les régions de France...
...Avec, à la clef, des milliards d'euros de nouvelles recettes potentielles à se partager entre l'Etat, les sociétés privés et les fabricants de radars...
Encouragé par les entreprises qui exploitent les radars, les gouvernements successifs ont mis en place un système de répression routière et de contrôle des citoyens, à une échelle encore jamais vue.
Un système où la répression est massifiée, robotisée, automatisée.
Et avec les voitures-radars privatisées, ça va carrément être le casse du siècle pour les sociétés qui fabriquent et font tourner les radars, et pour le gouvernement.
Je n'exagère pas : rien que pour ces voitures radars, ils ont prévu de passer de 1,5 million de PV par an à... 12 millions !
Vous l'avez compris : plus la répression est automatisée et systématique, et plus les grandes entreprises qui entretiennent ce système profitent de l'argent des conducteurs.
Mais il y a plus grave : en misant tout sur les radars et la répression automatique, l'État ne s'attaque pas seulement à votre portefeuille : il sacrifie votre sécurité sur la route.
Ces dernières années, alors qu'il dépensait des centaines de millions dans l'achat et l'entretien des radars, le gouvernement a décidé de "faire des économies" en coupant dans les budgets d’entretien des routes.
Peut-être n’avez-vous pas entendu parler de ce scandale ? En 7 ans, le gouvernement a amputé de près d'un quart le budget alloué à l'entretien des routes nationales et départementales. C'est pourtant sur ce type de routes qu'ont lieu 3 accidents mortels sur 4 !
Combien de vies auraient pu être épargnées si l'État avait entretenu les routes au lieu de mettre de l'argent dans l'achat de nouveaux radars ?
Des conducteurs sont envoyés dans le décor à cause d'un nid-de-poule ou d'une chaussée déformée. Des familles entières sont ainsi brisées.
Mais tout cela est laissé de côté par le gouvernement, qui préfère diaboliser la vitesse.
Si, aujourd'hui, je vous révèle toutes ces vérités sur la répression routière, ce n'est pas pour vous démoraliser. Au contraire : je veux vous proposer d'agir, ensemble, contre ces dérives intolérables de la répression routière.
Le but de notre association, la Ligue de Défense des Conducteurs, est d'alerter l'opinion publique, les médias, les hommes politiques, et faire entendre la voix des conducteurs.
Notre objectif :
En finir avec le business des radars et l'inconscience du gouvernement qui sacrifie notre sécurité sur les routes, et revenir à une politique de sécurité routière qui sauve vraiment des vies.
Ce n'est pas en laissant faire le racket par les radars qu'on empêchera les accidents sur la route.
Bien entendu, une personne seule ne peut rien contre ce système.
Mais des dizaines, des centaines de milliers de citoyens organisés, faisant front commun, peuvent faire changer les choses !
Par expérience, je sais que, lorsque les conducteurs se mobilisent massivement, ils peuvent obtenir gain de cause
Il y a sept ans, après une manifestation et une forte mobilisation des conducteurs à travers toute la France, le gouvernement a dû renoncer à ne plus signaler les radars fixes...
Aujourd'hui, si vous recevez cette vidéo, c'est parce que les membres de la Ligue de Défense des Conducteurs ont réuni les fonds nécessaires pour la concevoir et la diffuser et vous demander de participer à notre Enquête nationale sur la Sécurité Routière.
Les résultats de cette Enquête seront communiqués aux médias, ainsi qu'aux députés, au gouvernement et au Président de la République. Nous devons les submerger d'Enquêtes pour qu'ils prennent conscience de l'ampleur du ras le bol des conducteurs.
C'est pourquoi la participation de chacun est cruciale.
Après avoir rempli votre Enquête, vous aurez la possibilité de faire un don à notre association.
Cela peut vous paraître superflu, mais c'est en réalité essentiel pour le combat que nous devons mener ensemble.
En effet, pour obtenir des résultats, nous devons multiplier les actions qui demandent un énorme travail en amont :
**Information et sensibilisation des parlementaires : de nombreux députés prêtent une oreille attentive à nos arguments, et nous multiplions les rendez-vous à l'Assemblée nationale pour faire voter des lois qui vont dans le sens des conducteurs. C'est grâce à ce type de travail continu que nous avons pu, en 2016, obliger 169 députés de tous bords à prendre position sur les radars invisibles, ou que nous avons pu faire déposer en 2017 un amendement "anti-radars" co-signé par 44 députés : une première à l'Assemblée nationale !
**Mobiliser l'opinion publique : la Ligue de Défense des Conducteurs organise des campagnes nationales de pétitions à chaque fois que le gouvernement veut encore resserrer l'étau autour des conducteurs. Notre pétition "Non à la baisse des limitations de vitesse" a rassemblé plus de 2,1 millions de signatures dans toute la France !
**Faire passer nos idées dans les médias : nous devons mener un travail intense auprès des journalistes pour qu'ils citent nos travaux, reprennent nos arguments en faveur des conducteurs et donnent la parole à nos experts. Pour développer notre mouvement, il est indispensable de créer un débat public sur la répression routière.
**Études et recherches sur la sécurité routière : notre association a constitué, au fil des ans, un réseau d'experts (avocats, assureurs, ingénieurs...) que nous avons pu rassembler lors d'un colloque au Sénat pour combattre les idées reçues sur la vitesse.
Maintenant, nous voulons continuer ce travail en créant un véritable comité d'experts pour étudier en profondeur les causes d'accidents. Nous pourrons ainsi, non seulement démolir une bonne fois pour toutes le dogme anti-vitesse qui justifie la répression insensée que le gouvernement nous fait subir, mais surtout proposer des réformes qui permettraient vraiment de sauver des vies sur la route.
A tout ceci s'ajoutent les frais de dépouillement des Enquêtes, des courriers, l'envoi d'informations régulières aux membres de l'association, ainsi que les frais de téléphone, d'internet, et le loyer de nos bureaux.
Sans le soutien financier des membres de l'association, nous ne pourrions jamais financer tout cela.
Mais si nous voulons étendre notre mouvement, nous allons avoir besoin de l'aide du plus grand nombre de citoyens possible.
La Ligue de Défense des Conducteurs ne reçoit aucune subvention publique, ni d'aucune autre organisation d'ailleurs. Cela nous permet de garder notre indépendance et de pouvoir contester librement la politique répressive du gouvernement.
C'est pourquoi je me permets de vous demander d'aider à financer tout ce travail. Notre association ne peut compter que sur des citoyens responsables comme vous pour agir.
C'est vous, et vous seul, qui déciderez du montant utile pour nous aider.
Votre don peut être de 5 ou 10 euros. Vous pouvez aussi donner 50 ou 100 euros. Souvent, les gens donnent 20 ou 30 euros. Chacun participe en fonction de ses possibilités, et c'est ça qui est important.
Si les conducteurs ne s'organisent pas dès aujourd'hui pour faire front commun contre la politique de répression routière scandaleuse qu'on nous impose, au détriment de notre sécurité sur la route, le gouvernement continuera dans sa lancée.
Maintenant, c'est à vous de décider.
Vous pouvez laisser le gouvernement continuer son racket sur les conducteurs raisonnables pour le plus grand profit d'un business florissant.
Vous pouvez le laisser sacrifier votre sécurité en n'entretenant plus les routes, et en focalisant sa politique routière sur la répression au détriment de la prévention et de la formation.
Si c'est votre choix, vous pouvez fermer cette vidéo et laisser la situation sur les routes se dégrader.
Si au contraire, vous décidez qu'il est grand temps que les conducteurs de ce pays s'organisent pour faire barrage, tous ensemble, aux dérives de la répression routière.
Si vous êtes prêt à rejoindre un grand mouvement de résistance, organisé de façon professionnelle, regroupant déjà 55 000 citoyens, pour qu'ensemble on fasse changer les choses, alors cliquez sur le bouton ci-dessous.
Pour participer à l'Enquête nationale sur la sécurité routière organisée par la Ligue de Défense des Conducteurs, et faire un don à notre association :
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Après avoir répondu à votre Enquête, vous pourrez faire votre don à l'association en toute sécurité, sur une page bancaire de paiement en ligne.
Ce don est parfaitement libre. Il n'est pas obligatoire.
C'est vous qui décidez, ou non, de soutenir notre travail pour organiser la résistance aux excès de la répression routière. En tout cas, si vous décidez de nous aider à financer ce mouvement, votre contribution sera un apport précieux.
Notre mouvement a été créé il y a neuf ans. Depuis, 55 000 citoyens sont venus grossir nos rangs et soutenir nos actions. Grâce à leur générosité, nous avons pu faire de la Ligue de Défense des Conducteurs le premier grand mouvement national de résistance aux dérives de la répression routière.
C'est grâce à eux que notre organisation acquiert chaque jour un peu plus de notoriété, auprès des médias comme source d'information et auprès des hommes politiques comme force de proposition.
Il n'y a pas de miracle : si un grand nombre de conducteurs ne se mobilisent pas maintenant pour dire STOP à la répression insensée qu'ils subissent sur les routes, et soutenir financièrement notre mouvement, alors notre association n'aura pas les moyens de continuer le combat.
Tout dépendra de ce que vous décidez maintenant.
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Ligue de Défense des Conducteurs
Publié le 3 Août 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Jupiter, Enfumage

Publié le 3 Août 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes, Dictature des multinationales et du MEDEF
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Publié le 29 Juillet 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Santé, Environnement

Adressée à Emmanuel Macron, Agnès Buzyn, Stéphane Travert, Nicolas Hulot, Annick Girardin
La Martinique, tout comme la Guadeloupe, connaît une pollution unique au monde de ses terres agricoles, de ses eaux de rivières et de son littoral. La responsable: la molécule de chlordécone utilisée comme insecticide dans les bananeraies, maintenant interdite.
Les conséquences sanitaires sont alarmantes. Contamination de la viande, des poissons et de nombreux légumes par cette molécule. Ces aliments contaminés sont pourtant ensuite autorisés à la vente.
Les impacts sur la santé des habitants sont sans appel:
Les pouvoirs publics nous protègent? Pas du tout. Pire encore, depuis 2013, la réglementation européenne autorise de vendre de la viande de boeuf, de porc, d'ovins et de caprins avec 5 fois plus de chlordécone que la limite précédente. La viande de volaille et de canard est elle autorisée à la consommation avec 10 fois plus de chlordécone.
Décembre 2017, l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) publie ses résultats de l'étude "Kannari" portant sur l'exposition des consommateurs des Antilles au chlordécone.
Sa conclusion est effrayante: elle déconseille de manger local mais en aucun cas ne remet en cause la décision de 2013!
Quel est l'objectif? L'empoisonnement de toute une population?
Nous, résidents de Martinique et de Guadeloupe, demandons:
Maintenant nous agissons, maintenant nous signons pour faire entendre nos voix!
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Publié le 27 Juillet 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Politique, Jupiter

La déclaration faite le 24 juillet au soir par le Président de la République, M. Emmanuel Macron, est grave[1]. Elle est grave d’un point de vue constitutionnel. Elle est grave d’un point de vue politique. Elle est grave d’un point de vue moral. Nous devons toujours nous souvenir que le Président de la République est le premier magistrat. Sa parole est un acte. Si sa parole menace la Constitution, la mine ou la dévalue, c’est très exactement comme s’il avait agi pour subvertir cette Constitution. Si sa parole menace l’ordre politique, autrement dit la « Cité » dans laquelle nous vivons[2], car cet ordre politique est ce qui organise nos libertés, c’est très exactement comme s’il avait agi contre cet ordre, comme s’il avait pris des mesures niant la souveraineté du peuple. Si sa parole n’est pas morale, alors de quel exemple pourrons-nous tirer les forces de moralité qui sont nécessaires à la vie politique ?
Emmanuel Macron a donc effectué une visite surprise à la réunion des élus de la majorité LREM organisée à la Maison de l’Amérique latine, réunion organisée pour la clôture de la session parlementaire, mardi 24 juillet. Ce faisant, il a visiblement oublié que, dans la Constitution, il n’est pas chef de parti. La Président de la République doit représenter tous les français. Reprenons les différents articles, sans intention d’exhaustivité, qui précisent son rôle de chef de l’Etat et non de chef de parti[3].
Article 5 « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État. »
Article 14 : « Le Président de la République accrédite les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires auprès des puissances étrangères ; les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires étrangers sont accrédités auprès de lui. »
Article 16 : « Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacées d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des présidents des assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel. »
Article 64 : « Le Président de la République est garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire ».
La fonction décrite soit directement soit indirectement par ces différents articles n’est pas compatible avec la fonction de chef de parti. Bien entendu, la pratique politique nous dit que le Président fait campagne soutenu par un parti ou une alliance de partis. Mais, il est de tradition qu’il abandonne toute position à l’intérieur d’un parti ou d’un mouvement, et qu’il s’abstienne de participer aux réunions du groupe parlementaire qui le soutient à l’Assemblée nationale. Cela participe du principe de division des pouvoirs. Quand ses prédécesseurs recevaient les « ténors » de leur majorité respective, ils le faisaient en privé. En venant dans cette réunion des députés LREM, réunion où la presse était en partie présente, Emmanuel Macron a consciemment et délibérément foulé aux pieds ce principe.
Il a aggravé son cas en faisant une déclaration dans cette réunion[4].
Il a ainsi dit, se référant au trouble et au scandale causé par l’affaire Benalla : « “S’ils cherchent un responsable, le seul responsable, c’est moi et moi seul. C’est moi qui ai fait confiance, c’est moi qui ai confirmé la sanction”. Tout d’abord il s’est avancé un peu vite sur la « sanction » qui aurait été prononcée contre M. Benalla le 4 mai. Les auditions devant la commission d’enquête sénatoriale montrent que Benalla est resté actif du 4 au 18 mai, et que son salaire lui a été intégralement versé[5]. Mais, il y a nettement plus grave.
Cette manière de revendiquer la totalité de la responsabilité pourrait être considérée comme courageuse, si elle avait été faite devant l’ensemble des français. Mais, tel n’a pas été le cas. Emmanuel Macron a prononcé ces mots devant une assemblée de fidèles qui lui était entièrement acquise et ce alors que les français attendent de lui qu’il s’explique depuis le début de l’affaire. Or, jusqu’à présent, le Président n’a trouvé ni le temps ni le courage de venir s’expliquer devant les français ? Ce n’est donc pas un discours de Chef de l’Etat, c’est un discours de chef de clan, de chef mafieux, qui parade devant ses obligés.
Surtout, cette déclaration fait un lointain écho au discours que Benito Mussolini prononça le 3 janvier 1925, devant le Parlement italien, à la suite du meurtre du député Matteotti qui s’était élevé contre les fraudes électorales, les intimidations et les pressions lors des précédentes élections d’avril 1924[6] : « Je vous déclare ici en présence de cette assemblée et devant tout le peuple italien, que j’assume à moi tout seul la responsabilité politique, morale et historique de tout ce qui est arrivé… Si le fascisme n’a été qu’une affaire d’huile de ricin et de matraques, et non pas, au contraire, la superbe passion de l’élite de la jeunesse italienne, c’est à moi qu’en revient la faute !
Si le fascisme a été une association de délinquants, si toutes les violences ont été le résultat d’une certaine atmosphère historique, politique et morale, à moi la responsabilité de tout cela, parce que cette atmosphère historique, politique et morale, je l’ai créée par une propagande qui va de l’intervention dans la guerre jusqu’à aujourd’hui. »
L’histoire jugera. Mais, la manière de revendiquer toute la responsabilité, comme si le Président était la seule source d’autorité, est profondément choquante au regard des traditions politiques et de la pratique de la République. La phrase prononcée par Emmanuel Macron subvertit, tant dans la forme que dans le fond, de manière tant directe qu’indirecte, l’ordre politique républicain actuel en France.
Il ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite. »
La phrase d’Emmanuel Macron prend alors l’apparence d’une rodomontade, d’un défi sans risque. Ce n’est pas une attitude de Chef de l’Etat. Au mieux, c’est une attitude d’enfant en cours de récréation. On peut y voir le manque de sérieux qu’Emmanuel Macron porte tant à sa fonction qu’aux français. Quel que soit le bout par lequel on prend cette déclaration, elle apparaît bien comme une faute morale. Elle s’apparente aux mots qui furent prêtés à Marie-Antoinette : « ..s’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche ». On en connaît les suites.
Et si Emmanuel Macron devait être pris au mot, si les français se décidaient – dans un mouvement insurrectionnel ou révolutionnaire – à venir le chercher à l’Elysée, sa provocation aurait des conséquences véritablement incalculables. Après avoir subvertit l’ordre constitutionnel, après avoir subvertit l’ordre politique, son comportement nous conduirait aux portes de la guerre civile.
Notes
[2] Car la Cité romaine n’est pas la ville, mais la communauté des citoyens. Cicéron, De res publica, (I-26-41). Voir Cicéron, La République, traduction d’Esther Breguet, T-1, Paris, Les Belles Lettres, 1980.
[6] http://www.gauchemip.org/spip.php?article8465
Publié le 26 Juillet 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Nucléaire

Souvenez-vous, l'EPR de Flamanville devait initialement être livré en 2012. Finalement, il ne pourrait être prêt qu'au début de l'année 2020, pour une facture de 10,9 milliards d'euros, soit près de quatre fois plus que le montant estimé à l'origine. En effet, EDF a annoncé mercredi de nouveaux retards et surcoûts pour le réacteur nucléaire situé dans la Manche.
"Un défaut dans le management de la qualité". "Il s'agit de problèmes de qualité de soudures sur des circuits secondaires mais très importants, qui évacuent sous forme de vapeur la chaleur du réacteur vers les turbines. Ce sont des soudures qui doivent être de très bonne qualité et qui ne le sont pas", indique l'ingénieur Yves Marignac dans la Matinale d'Europe 1 jeudi. Mais selon le directeur de Wise Paris, agence indépendante d'information et d'études sur l'énergie, "la cause profonde de ce problème, c'est un vrai défaut dans le management de la qualité chez EDF, qui n'a pas permis de détecter les problèmes jusqu'au dernier moment. D'où le besoin de ré-inspecter et de faire les travaux".
"Des signaux très inquiétants". Selon l'expert, ce nouveau report - qu'il n'hésite pas à qualifier de "catastrophe industrielle" - est un très mauvais signal pour l'industriel français. "C'est le signe d'une capacité insuffisante d'EDF à réaliser des travaux lourds avec des exigences de sûreté", déplore-t-il. "On a des signaux très inquiétants sur des défauts de conformité de réacteurs. Dès aujourd'hui, je considère que la qualité de sûreté du parc (nucléaire français) se dégrade. Et ça risque de se dégrader encore", alerte l'ingénieur.
Des conséquences économiques graves. La situation, si elle est calamiteuse d'un point de vue technique, l'est également économiquement. "Tout ça grève dramatiquement les finances d'EDF. L'EPR, qui devait être le fleuron de la filière nucléaire française, qui rêvait de s'exporter partout dans le monde, est un réacteur qui, en termes de design et de conception, est pratiquement mort-né. La perspective industrielle pour l'EPR est très noire aujourd'hui. Et les conséquences pour EDF, dans sa stratégie commerciale et dans sa stratégie financière, sont extrêmement problématiques", prévient Yves Marignac, qui s'attend déjà à voir la facture s'alourdir encore un peu plus dans les mois et années à venir.
Vers un surcoût des tarifs de l'électricité ? D'ailleurs, qui va payer cette facture à rallonge ? "In fine, les consommateurs d'électricité via leurs tarifs, mais aussi les contribuables", répond le directeur de Wise Paris. "On a déjà eu ces dernières années 7 milliards de réinjection d'argent frais dans EDF et dans la filière nucléaire française par l'État. Il va falloir compenser ce nouveau retard. Ça va se traduire en partie par les prix et par des taxes, des impôts, qui vont servir à renflouer ce fleuron industriel".
Publié le 26 Juillet 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Santé, Démocratie

Auteur : Collectif Stop Linky-5G Montpellier
Créé le 23/07/2018
Véritable scandale démocratique, environnemental, sanitaire, menace pour nos libertés et aberration économique et même technologique, la 5G pourrait se généraliser. La mobilisation de chaque citoyen est indispensable.
Nous exigeons son arrêt immédiat pour les raisons suivantes :
1/ Le déploiement de la 5G n'a fait l'objet d'aucun débat démocratique.
2/ 180 scientifiques de 37 pays différents ont signé un appel pour un moratoire sur le déploiement des technologies 5G.
3/ Elle va augmenter le brouillard électromagnétique existant déjà beaucoup trop élevé avec, entre autres, la 2, 3 et 4G, le Wi-fi, le Bluetooth, les compteurs communicants d'électricité (Linky), d'eau et de gaz (Gazpar) et leurs infrastructures annexes.
4/ Le réseau 5G servira de support pour l'internet des objets (IdO) pouvant être une large variété d'objets de la vie courante, de la télévision au frigo en passant par la brosse à dent. Cela fera croître de façon exponentielle et incontrôlable le débit des données transmises sans-fil.
5/ Les ondes utilisées dites millimétriques sont facilement bloquées par des obstacles comme les feuilles des arbres. Il faudra donc couper des arbres pour ne pas gêner la transmission des données.
6/ La 5G n'est efficace que sur des courtes distances. Elle nécessitera le déploiement d'un réseau très dense de petites antennes.
7/ La nocivité des ondes électromagnétiques de bases et hautes fréquences est déjà démontrée par des milliers de publications scientifiques indépendantes comme le rapport Bionitiative 2012.
8/ La 5G utilise des bandes de fréquences autrefois seulement exploitées dans le domaine militaire dans la gamme des extrêmement hautes fréquences (EHF).
9/ La 5G est conçue pour le développement d'applications absolument inutiles et superficielles, notamment l'Internet des objet, véritable outil de contrôle de nos vies.
10/ Investir dans le développement du réseau de fibre optique permettrait une vitesse de communication 10 000 fois plus grande que celle du sans-fil à l'abri des cyberattaques et sans danger pour la santé et l'environnement.
- Signer la pétition "Arrêt de la 5G".
- Boycotter les objets connectés et refuser toute technologie superflue (préférer une connexion filaire au Wi-Fi, limiter autant que possible l'utilisation du téléphone mobile qui doit rester uniquement un outil de communication).
- Diffuser l'information sur le scandale de la 5G.
- Interpeller les professionnels de santé, votre opérateur de téléphonie mobile.