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L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

Pétition : Evacuation NDDL

Publié le 10 Avril 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes, Environnement

"Déloger une centaine de personnes" est l'objectif du gouvernement qui a donné l'ordre d'expulser ce lundi les habitants de la "zone à défendre" (ZAD) restés sur le site d’aéroport de Notre Dame des Landes après l'abandon du projet. Ces derniers ont lancé une pétition pour défendre leurs habitations et le dévelopement de projets écologiques et agricoles nécessaires pour assurer un avenir plus durable. 

Il y a quelques mois, grâce à une mobilisation citoyenne sans appel, le gouvernement renonçait au projet d’aéroport : une victoire pour les milliers de personnes qui avaient signé une pétition contre ce projet sur Change.org et les activistes qui faisaient campagne depuis des années. Aujourd'hui, la mobilisation continue pour les militants qui souhaitent préserver leur environnement.
 

Pour empêcher la destruction de ces lieux de vies plus soucieux de l'écologie, plusieurs architectes, urbanistes, et penseurs ont déjà signé leur pétition. Et vous, allez-vous rejoindre le mouvement ?

Cliquez ici pour signer la pétition.

Adressée à Edouard Philippe Comme à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, défendons d'autres manières d’habiter

Le 17 janvier 2018, l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes marque le succès d’une des plus longues luttes de France et résonne comme un espoir conséquent pour tous ceux qui luttent pour l'écologie.

Pourtant le gouvernement menace toujours d’expulser la zone. C’est pourquoi des architectes, urbanistes, penseurs, citoyens… se sont mobilisés pour écrire cette tribune et défendre cette expérience d’avenir.

La victoire contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes est celle d'une mobilisation large et diverse . Dans la multiplicité des moyens de lutte qui y ont contribué, la résistance par l'occupation pérenne de la zone à défendre (ZAD) a une place primordiale. En continuant à faire vivre ce territoire, les anciens et les nouveaux habitants ont permis pendant plus de dix ans d’empêcher la destruction des terres naturelles et agricoles. Ils ont pris soin de ces espaces en élaborant de nouvelles formes d’organisations collectives et en développant des activités : menuiserie, boulangeries, cultures collectives de légumes et de céréales, bûcheronnage, bibliothèque, vergers, brasserie, fromagerie, conserverie, forge, tannerie, herboristerie, musique, sérigraphie… Ils ont ainsi démontré qu’il était possible de vivre autrement, loin des scénarios étatiques d’une agriculture industrielle et standardisée, tant à travers des modes de construction autres que des façons d’imaginer un avenir viable et durable pour les territoires ruraux et agricoles.

Un territoire en commun

Dans ce bocage se sont inventées et tissées des formes de vies diverses, aspirant à une meilleure harmonie avec le territoire qu’elles occupent. Dans les interactions entre habitants "historiques", paysans, squatteurs, voisins, animaux sauvages ou d’élevage, herbes, insectes et arbres, mais aussi avec toutes celles et ceux qui passent par là, amis, étudiants, militants, voyageurs, artisans, s’est construit un territoire commun, au-delà de la propriété, des habitudes et des appartenances. Cette expérimentation grandeur nature et à long terme amène chacun à évoluer dans ses représentations et ses pratiques, bien au-delà de ce bocage. En cela, l'horizon joyeux qu'ouvre la ZAD ailleurs que dans les métropoles nous concerne tous.

Habiter et bâtir autrement

La ZAD, c'est aussi l'aventure de ses constructions. Ce sont des corps de ferme rénovés lors de grands chantiers collectifs, de nouveaux hangars agricoles aux charpentes impressionnantes ; c’est aussi la force poétique des nombreuses cabanes dans les arbres, au milieu d’un lac, au coin d'une friche, ou d'un champ ; c’est aussi la présence d’habitats légers ou nomades, camions, caravanes, yourtes qui complètent ce paysage habité.

Hors-norme, multiples, divers, poétiques, adaptés, bidouillés, légers, sobres, précaires, faits de matériaux locaux ou de réemploi, en terre, en bois, en paille ou en récup, ces constructions répondent à leur échelle aux enjeux écologiques et énergétiques, à rebours du monde que l’industrie du béton et de l’acier est en train de construire partout sur la planète. Elles sont aussi le résultat d’une inventivité architecturale, manuelle, bricoleuse et créative, favorisée par la stimulation collective de la ZAD, poussant les gens, habitués ou débutants, à se réapproprier l’acte de construire. La multiplicité des formes construites montre des possibilités d’habiter et de bâtir hors des logiques foncières et immobilières basées essentiellement sur la spéculation qui laissent peu de latitude aux habitants et aux architectes pour proposer des solutions alternatives.

Qui a traversé ce territoire, qui a participé à ses chantiers, sait la valeur des forces qui ont pu rénover ces fermes et construire ces cabanes. Car bien loin de l'image autarcique véhiculée à son encontre, la ZAD est un espace de passage, d'échange, un lieu qui fait école ; école de la vie, mais aussi école de l’habiter et du bâtir.

Ce qui s’y joue, c'est l'invention d'un vernaculaire contemporain fait d'enjeux mondiaux et de matériaux locaux. Ce qui s’y joue, c’est aussi la défense d’un patrimoine vivant issu d’une lutte solidaire qui ouvre nos imaginaires.

Contre la destruction de la ZAD

Nous sommes conscients que rendre nos sources d’énergie plus propres, nos bâtiments plus écologiques et nos villes plus vertes ne suffira pas à assurer un avenir soutenable. L'importance de trouver des formes de vies plus sobres en énergie et en ressources dans lesquelles s'engager pleinement, nous amène donc ici à défendre la ZAD, ses habitants, et leurs lieux de vie. 

Au vu de la complexité de la situation, le débat autour de la légalité ne saurait aboutir à une résolution par la précipitation, la force et la destruction. C’est pourquoi un gel des terres et l’ouverture du dialogue réclamé par le mouvement anti-aéroport est la seule proposition qui fait sens.

Nous nous opposons donc à l'expulsion des habitants de la ZAD ainsi qu’à la destruction des formes d’organisation collective et des constructions atypiques qui s’y sont développées et s’y développent encore. Nous nous engageons à défendre ce qui s’y vit et affirmons que ces nouvelles manières de construire et d'habiter sont aujourd’hui légitimes et nécessaires au regard des enjeux auxquels font face nos sociétés.

 
 
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ZAD Notre-Dame-des-Landes, déclaration d'Ensemble! 44

Publié le 9 Avril 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Politique

Déclaration d'Ensemble!44 suite aux menaces répétées d'intervention militaire sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

Le Premier Ministre vient encore  de confirmer ce week-end la décision du gouvernement d’évacuer la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, au mépris des appels convergents des associations et collectifs citoyens d’œuvrer, par le débat, à une issue pacifique respectueuse de tous les actrices et acteurs de la résistance  citoyenne qui ont conduit à l’abandon du projet d’aéroport.

Seules des raisons tactiques et politiciennes peuvent expliquer cet acharnement du gouvernement.

Ensemble ! 44, partage les positions claires explicitées par l’ACIPA appelant « à défendre les lieux de vie, mais demande que les axes routiers restent libres pour ne pas donner à l’autorité l’excuse d’une expulsion pour trouble à l’ordre public » , ce qui est le seul prétexte restant à l’Etat pour intervenir, et exhortant « l'Etat à ne pas enclencher le processus des expulsions et de la violence, qui plus est alors que le dialogue s'instaure entre les composantes du mouvement et la préfecture ».

Pour Ensemble ! 44, le recours à la force, avec ses conséquences en chaine incertaines et dangereuses, serait non seulement une faute politique majeure mais l’expression d’une violence d’Etat pour punir rétrospectivement celles et ceux qui, en unissant leurs forces, ont permis l‘abandon du projet d’aéroport et l’expérimentation d’alternatives paysannes et écologiques sur la ZAD.

Avec inquiétude et gravité, Ensemble ! affirme sa solidarité avec les habitant.e.s de la ZAD, aujourd’hui en première ligne face aux menaces du gouvernement.

Le 8 avril 2018.

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Les cheminots britanniques empêchent la direction Eurostar de casser la grève !

Publié le 9 Avril 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes, Services publics

Des travailleurs en Grande Bretagne se sont organisés pour stopper une tentative par les patrons de casser la grève des cheminot-e-s de la SNCF. C’est une superbe démonstration de solidarité avec une lutte cruciale, et le type d’unité européenne qu’il nous faut – l’unité internationaliste de classe.

En France, les cheminot-e-s ont fait grève mardi dernier, la première d’une série de 36 journées de grève. Immédiatement, la direction d’Eurostar a tenté de transférer des techniciens et ouvriers de maintenance du technicentre de Leyton dans l’est londonien vers le technicentre du Landy en région parisienne.

La SNCF est actionnaire majoritaire d’Eurostar, à 55%.

Le personnel britannique est formé de deux équipes: « Contingence » et « Urgence hiver » qui peuvent être déployées lorsque l’opérateur fait face à des problèmes inhabituels, par exemple quand un train est endommagé par du givre.

Les travailleurs de ces équipes se sont vus offerts une prime exceptionnelle pour aller en France – et leur ordre de mission indiquait clairement qu’ils allaient remplacer des travailleurs grévistes.

La RMT, syndicat des cheminots britannique, s’est immédiatement organisée pour informer les travailleurs que c’était une mission de cassage de grève. La CGT de son côté a furieusement protesté auprès du Conseil d’Entreprise Européen et a entamé une procédure légale.

En France, il est illégal de déployer des travailleurs pour couvrir des grévistes.

Le syndicat RMT a issu un communiqué qui a été distribué au technicentre de Leyton. Les syndicalistes ont également distribué le calendrier de la grève des cheminots afin que les travailleurs britanniques soient au courant des missions qui pourraient constituer un cassage de grève.

La RMT, qui avait appelé ses membres à voter pour le Brexit, compte également distribuer des tracts de la CGT à Leyton, et s’est engagée à rejoindre les piquets français avec des drapeaux RMT afin de faire barrage à d’éventuels briseurs de grève.

Les syndiqués RMT ont également distribué des badges aux travailleurs du technicentre pour afficher leur solidarité avec les cheminots français en lutte.

 

Article initialement paru Socialist Worker

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interpellez Mme BUZYN !

Publié le 7 Avril 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes, Santé

Mise à jour sur la pétition
COLLECTIF DE MEDECINS

7 avr. 2018 — Lettre aux élus du département


Mesdames, Messieurs,

Nous nous permettons de vous contacter pour savoir si vous pouvez nous adresser les motions que vous avez signées concernant la suppression du dernier SMUR secondaire départemental, cas unique en France avec une population aussi nombreuse et toutes les spécificités connues du département (que ce soit logistique, médical ou géographique).
En effet, puisque les différentes démarches parlementaires auprès des instances n'ont pas fonctionné, nous souhaitons adresser le dossier à Mme MACRON...
Nous demandons également que les élus du département s'unissent et renouvellent une demande de rendez-vous auprès du ministère de la Santé avec l'aide de médecins et professionnels de santé. Nous souhaitons que nos députés interpellent publiquement en séance à l'assemblée nationale, la ministre de la Santé . A ce jour, plus de 2350 personnes ont signé la pétition demandant entre autre le maintien du smur secondaire départemental (https://www.change.org/p/mme-le-ministre-de-la-sant%C3%A9-agn%C3%A8s-buzyn-m-le-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-fran%C3%A7aise-mme-la-directrice-de-l-ars-basse-normandie-am%C3%A9liorons-l-acc%C3%A8s-aux-soins-urgents-et-non-urgents-sur-notre-territoire )

Mr SORRE a rencontré une adjointe du ministre de la Santé. L'argument du ministère de la Santé est que le SMUR secondaire de la Manche n'existe pas pour l'ARS et n'a pas "d'autorisations légales". A ce propos, nous soulignons qu'aucun SMUR secondaire de la région Basse Normandie n'a d'autorisations légales...Est ce une raison VALABLE et ACCEPTABLE médicalement parlant pour supprimer raisonnablement celui de l'orne ou du calvados ? NON. Doit on attendre un décès pour que ce service de veille sanitaire soit remis en place ? Aucun transport infirmier pouvant "remplacer ce service médicalisé" n'a été mis en place dans le sud manche (contrairement à Cherbourg et St lô). Nous sommes favorables à la pérennisation de la VEILLE SANITAIRE médicalisée de DRAGON50 mais elle ne suffit pas. Tous les patients ne nécessitent pas l'utilisation de DRAGON50 qui a un coût non négligeable pour la société.

La commission médicale d'établissement et le comité technique d'établissement ont voté contre la fermeture de ce service de veille sanitaire.
Nous connaissons aussi les personnes qui ont voté pour le maintien du SMUR 2 AU CONSEIL DE SURVEILLANCE du centre hospitalier Avranches Granville malgré le vote à bulletin secret. Quatre personnes ont été favorables à l'arrêt de ce service médical et un vote blanc et parmi ces personnes se trouvaient le conseiller départemental, Mr DELAUNAY, les représentants de certaines associations d'usagers et le maire d'Avranches. Vu le contexte, nous sommes déçus de l'absence de prise de conscience de la nécessité de ces équipements techniques par ces personnes.

En détricotant les mailles qui permettent de sauvegarder une sécurité sanitaire dans le département digne d'un département français, la direction du centre hospitalier Avranches Granville majore le risque de voir partir des médecins des centres hospitaliers.
En supprimant des services médicaux obligatoires à un équilibre viable de la prise en charge des patients, le GHT du sud manche est fragilisé. Alors qu'en Bretagne (ex / St Brieuc), les infirmières anesthésistes investissent les SMUR, la dégradation des soins dans le sud manche continuera le 1er janvier 2019 avec la suppression de ces IADE des SMUR du centre hospitalier Avranches granville. Nous rappelons de plus que le SMUR de Granville n'est toujours pas conforme au code de la santé public avec seulement deux personnes à bord (pas de chauffeur).
Vu la taille, l'âge et le nombre d'habitants, notre situation départementale, et notamment le sud manche (2e et 4e unité urbaine du département) avec l'absence de réanimation cardiaque, est dangereuse et unique en France. Nous exigeons une égalité et une qualité des soins pour tous, notamment dans l'urgence.

Nous vous remercions de faire en sorte que le dernier SMUR secondaire départemental de la MANCHE soit remis en fonction et ce, comme dans tous les départements bas normand.

Bien cordialement,
Le collectif de médecins

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Vendredi 13 : Ciné-débat Cinéma de la plage Hauteville sur mer

Publié le 7 Avril 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Annonces, Droits de l'homme

 

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Proposition de loi sur le Secret des Affaires : Si cette loi est adoptée, vous n'aurez plus aucun recours…

Publié le 6 Avril 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Dictature des multinationales et du MEDEF

URGENT !

Une poignée de député.e.s vient d’adopter la proposition de loi sur le Secret des Affaires poussée depuis 3 ans par les lobbies de l’agrochimie et les multinationales pour imposer leur loi du silence à plusieurs centaines de millions de citoyens européens.

Aidez-nous de toute urgence à faire pression sur les Sénateurs pour qu’ils bloquent ce texte : signez  la pétition, et relayez ce message massivement autour de vous !

 

Chère amie, cher ami, 

 

Branle-bas de combat ! 

La proposition de loi sur le Secret des affaires imposée par les lobbies industriels et les banques d'affaires pour empêcher les journalistes, les ONG et les chercheurs de faire éclater des scandales comme celui du Round Up et des Monsanto Papers, ou celui du Mediator ou des Panama Papers à l'avenir, a été adoptée à l’Assemblée nationale française le 28 mars 2018… 

…par seulement 66 députés présents ce jour-là (sur 577 !) : 20 qui ont voté en faveur de nos amendements, 46 qui ont voté contre.

 

Avec une poignée de 26 députés, l’agrochimie et les lobbies des multinationales viennent de gagner une nouvelle manche dans la bataille qu’ils mènent depuis 3 ans pour imposer leur loi du silence à des centaines de millions d’européens !

 

Mais rien n’est encore perdu si nous contre-attaquons immédiatement.

Le Sénat doit encore examiner et approuver la proposition de loi pour qu’elle soit définitivement adoptée : c’est le dernier rempart prévu par la Constitution pour garantir que les droits des citoyens et l’intérêt général seront respectés.

 

Vous et moi, et tous les gens engagés à fond dans cette bataille vitale pour notre avenir, nous devons d’urgence élargir notre mobilisation à l’ensemble des citoyens et exercer une pression maximale sur les sénatrices et sénateurs avant qu’ils se prononcent sur la loi des lobbies !

Si cette loi est adoptée, les journalistes et les ONG qui informent habituellement les citoyens sur des pratiques frauduleuses de grandes entreprises ou des produits dangereux pour la santé ou l’environnement se trouveront dans l’incapacité de le faire, au risque de se voir condamnés par les tribunaux à de lourdes sanctions.

Pire : les personnes qui sont en première ligne face à un potentiel scandale financier ou sanitaire – les lanceurs d’alertes, les chercheurs, les scientifiques – ne seront plus protégéeset risqueront de voir leur responsabilité financière engagée - avec des amendes de plusieurs millions d’euros à la clef - si elles divulguent des informations sans que l’entreprise qui est en cause ne les y autorise.

C’est concrètement la fin du travail d’alerte que nous faisons, ici chez POLLINIS, depuis plus de 5 ans pour dénoncer les pesticides tueurs d’abeilles. C’est aussi la fin du journalisme d’investigation, de la recherche indépendante, de l’information alternative.

Avec une telle loi, les plus grands scandales comme le Mediator, le RoundUp, les affaires LuxLeaks ou Panama Papers, l’évasion fiscale d’UBS ou d’Apple, la faillite du Crédit lyonnais, le scandale Elf ou Rhodia ou les pratiques de corruption chez Airbus ou Alstom, les plans sociaux de PSA à Aulnay, le scandale de l’amiante ou des essais sur les animaux…

…tous resteront inconnus du grand public.

 

Ce que sont en train d’obtenir les lobbies des plus grandes multinationales avec cette nouvelle loi, c’est que la justice soit toujours de leur côté, et que les citoyens, lanceurs d’alerte, chercheurs, journalistes, ONG qui refusent de se taire et continuent de dénoncer leurs pratiques, aient à en répondre devant les tribunaux.

 

Une véritable loi du silence, que nous devons contrer de toutes nos forces.

Ici chez POLLINIS, nous nous sommes lancés à corps perdu dans la bataille. Lorsque le texte était encore en pourparlers dans les institutions européennes, nous avons dénoncé haut et fort la mainmise totale des lobbies, qui dictaient littéralement leur bon vouloir à la Commission. Nous avons rassemblé plus de 500 000 citoyens européens pour faire barrage – mais la pression des lobbies a été la plus forte, et le texte a été adopté par l’Union européenne.

Pour contrer son application en France, la résistance s’est organisée, avec POLLINIS et des dizaines d’autres ONG comme Anticor, Greenpeace, Corporate Europe Observatory et Foodwatch, des journalistes d’investigation comme Elise Lucet et Edouard Perrin, des lanceurs d’alerte, des associations de chercheurs, et des dizaines de syndicats et sociétés de journalistes.

Nous avons inondé la presse avec une tribune commune dénonçant cette nouvelle loi du silence sur les secrets d’affaires, nous avons fait le pied de grue à l’Assemblée nationale pour rencontrer les députés, martelé notre message d’alerte à chaque rendez-vous, et grâce aux 100 000 premiers citoyens mobilisés derrière notre pétition, nous avons réussi à faire déposer des amendements vitaux pour protéger les citoyens !

 

Seulement une soixantaine de députés s’est présentée le jour du vote, et il a suffit d’une poignée d’entre eux pour rayer nos amendements, mais j’ai bon espoir : aujourd’hui, avec seulement quelques jours de plus, nous avons réuni plus de 230 000 personnes prêtes à se battre à nos côtés. Et la mobilisation prend de l’ampleur, dans le public et les médias. 

Mais nous jouons contre la montre : la loi sur le Secret des affaires va être examinée par le Sénat à partir d’aujourd’hui. Nous avons besoin de la participation de chacun pour nous aider à convaincre le maximum de gens, en un minimum de temps.

 

Faites circuler ce texte en top priorité !

Nous avons déjà rencontré le Vice-Président du Sénat, David Assouline, qui nous a assuré que nos amendements seraient redéposés avant le vote.

 

Pour obtenir de l’ensemble des sénateurs qu’ils votent nos amendements pour sauvegarder notre droit à l’info sur ce que nous consommons, sur les pesticides, sur la santé… nous faisons appel à vous, et à toutes les personnes que vous pourrez nous aider à rassembler.

Nous n’avons pas le droit à l’erreur : si nos amendements ne sont pas adoptés lors du vote au Sénat, nous n’aurons plus aucun recours.

 

Plus de retour en arrière possible : les multinationales pharmaceutiques et agrochimiques auront gagné pour de bon

… et pourront attaquer en justice et réclamer des sommes colossales à tous les citoyens, scientifiques, journalistes, ONG, qui auront osé dénoncer leurs pratiques frauduleuses ou la dangerosité de leurs produits.

 

Ne laissez pas les lobbies imposer leur loi du silence : si ce n’est pas déjà fait, signez dès maintenant la pétition que nous avons lancée avec le collectif « Stop Secrets d’Affaires »et transmettez ce message massivement autour de vous.

 

Il n’y a pas une seule personne en France qui ne soit pas concernée par les conséquences de cette nouvelle loi des lobbies.

Nous avons tous le droit d’être informés sur ce que ces entreprises nous vendent, sur ce que nous consommons, sur les médicaments que nous utilisons et faisons prendre à nos enfants, sur les produits chimiques qui sont déversés dans les champs et leur impact sur la biodiversité ou notre santé, sur la façon dont transitent les milliards de bénéfices et d’argent public des grandes firmes qui partent les cacher ailleurs pour échapper à l’impôt…

 

Les Sénateurs sont les derniers gardiens de ces droits : pour le leur rappeler, c’est maintenant ! 

Signez la pétition, et diffusez ce message.

 

Merci par avance.

Bien cordialement

Nicolas Laarman

Délégué général de POLLINIS

Et tout le collectif « Stop Secret d’Affaires »  

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Cette bande dessinée casse les idées reçues sur le « statut privilégié » des cheminots et explique leurs réelles revendications

Publié le 5 Avril 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes, Enfumage

Aujourd'hui, c'est le grand jour, la panique. Vous vous y étiez préparé depuis longtemps, comme on se prépare à une catastrophe de grande ampleur. La grève générale ! La révolution !

Vous avez fait des réserves de vivres, vous vous êtes renseigné sur le site de la RATP et de la SNCF, vous avez consulté les itinéraires des mouvements sociaux afin de ne pas vous retrouver bloqué en allant au travail, peut-être même êtes-vous partis plus tôt ce matin au bureau afin d'être dans les temps. Et comme beaucoup, vous avez maudit en votre for intérieur ces fonctionnaires fainéants, confortablement assis sur leurs avantages, qui empêchent les honnêtes gens d'aller bosser.

Ultra-privillégiés, les cheminots ? Des enfants gâtés de la république, qui en demandent toujours plus malgré la sécurité de l'emploi, et leurs 3 jours de congés payés supplémentaires ? Vous êtes sûr ? Si l'énervement qui peut vous habiter lorsque vous voyez votre train annulé ou votre voiture bloquée par une manif est compréhensible, le statut des cheminots est loin d'être aussi idyllique que certains ne semblent l'imaginer.

Suppression massive d'emplois, destruction programmée du service public, transformation de la SNCF en société anonyme, abandon du statut de cheminot à l'embauche : les cheminots ont leurs raisons d'être en colère, et outre la dégradation de leurs conditions de travail, les usagers du rail sont également concernés. C'est pour lutter contre les préjugés, les fantasmes qui nourrissent souvent le clivage entre travailleurs du privé et du public, que la dessinatrice Emma a publié une bande dessinée intitulée « Les preneurs d'otages ».

Emma est une développeuse Web et dessinatrice engagée, dont nous vous avions déjà présenté le travail à plusieurs reprises. Elle a publié des bandes dessinées très explicatives et intéressantes sur l'accouchement, sur le clitoris, ou encore sur la charge mentale, qui ont énormément tourné sur les réseaux sociaux;

Emma réalise pas mal de dessins engagés sur plein de sujets différents, vous pouvez découvrir ce qu'elle fait sur sa page Facebook, la suivre sur Twitter ou encore profiter de ses planches directement sur son site emmaclit.com

Elle est également l'autrice du livre Un autre regard, paru en 2017 aux éditions Massot.

pour visionner la BD : Cliquez ici

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Carrefour : une journée de grève exceptionnelle

Publié le 2 Avril 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes, Dictature des multinationales et du MEDEF

Hypermarchés filtrés ou bloqués par des alignements de chariots : faire ses courses de Pâques dans certains magasins Carrefour, samedi 31 mars, tenait de la gageure au vu de la forte mobilisation des salariés décidés à défendre leurs emplois et leur pouvoir d’achat. Au moins 300 magasins intégrés étaient touchés par le mouvement de grève lancé par FO et la CFDT, et relayé séparément par la CGT, au lendemain d’une mobilisation dans les entrepôts.

Le mouvement « a démarré très tôt avec beaucoup de force et d’envergure, il est très fort », s’est félicité Michel Enguelz, représentant de Force ouvrière (FO), premier syndicat du groupe de grande distribution. Selon Sylvain Macé (CFDT), le taux de grévistes avoisinait 50 %, avec 170 hypermarchés mobilisés sur 220 et 130 supermarchés sur environ 470.

Il y en a « peut-être même plus », a estimé M. Enguelz (FO), qui s’est félicité d’un mouvement « d’envergure ». « Du jamais-vu », selon Philippe Allard (CGT).

Une « trentaine » d’hypermarchés entièrement bloqués

Partout, la mobilisation se traduisait par des rassemblements devant les magasins, avec du « filtrage » aux entrées. Certains hypermarchés étaient complètement bloqués, comme à Antibes (Alpes-Maritimes), Ollioules (Var), Toulon Grand Var, Nice Lingostière (Alpes-Maritimes) ou Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône), Vénissieux (Rhône), Chambéry (Savoie) ou encore Toulouse-Labège (Haute-Garonne) et Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), selon les syndicats CFDT, FO et CGT. A Marseille Grand Littoral, une journaliste a constaté que l’entrée était barrée par des chariots et un rassemblement de 150 salariés.

Les explications :   Carrefour : les syndicats lancent un appel à la grève pour la journée de samedi

La direction du groupe Carrefour a compté « une trentaine » d’hypermarchés bloqués, sur 220, à 10 h 30, mais elle a affirmé qu’« aucun supermarché, aucun magasin de proximité ni aucun entrepôt n’était bloqué » en milieu de matinée. A midi, « 80 % de nos hypermarchés [étaient] ouverts » et « 100 % de nos supermarchés », a-t-elle souligné. Une source syndicale a estimé que 30 % des hypermarchés resteraient fermés toute la journée.

356 millions d’euros de dividendes

Cette mobilisation est le point d’orgue de l’inquiétude et de la colère qui montent depuis l’annonce, le 23 janvier, par Alexandre Bompard, PDG du groupe depuis l’été 2017, de son « plan de transformation » s’accompagnant de la suppression de milliers d’emplois.

L’appel à la grève, lancé par FO et la CFDT, relayé séparément par la CGT, répond à l’annonce en janvier de la suppression de milliers d’emplois. Les syndicats protestent aussi contre le projet de passage en location-gérance de plusieurs hypermarchés. L’annonce, récemment, d’une participation moyenne de 57 euros, contre 610 en 2017, a achevé de mettre le feu aux poudres.

Ils s’inquiètent aussi de l’impact sur l’emploi d’autres mesures du plan Bompard (logistique, réduction de 100 000 m2 des surfaces des hypermarchés).

Lire aussi :   Carrefour : les salariés inquiets face au plan Bompard

« Nous comprenons que les projets de transformation puissent susciter de l’inquiétude chez certains de nos salariés », a admis Pascal Clouzard, directeur exécutif France Carrefour. Mais, « si nous souhaitons pérenniser et développer notre activité économique, et donc nos emplois, nous devons impérativement nous transformer », a-t-il ajouté.

Chez les salariés, l’annonce récente d’une participation moyenne de 57 euros, contre 610 l’an dernier, vue comme une « aumône » ou un « pourboire », a aussi alimenté la colère. « Bien consciente de l’impact sur le pouvoir d’achat » de cette baisse, la direction a proposé à la mi-mars de relever ce montant à 407 euros, sous forme d’un complément forfaitaire d’intéressement de 350 euros. Sans désamorcer la fronde.

Les actionnaires toucheront, eux, 356 millions d’euros de dividendes, font valoir les syndicats, qui anticipent aussi des négociations salariales au rabais.

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INSURRECTIONS, TOUS ENSEMBLE, AU MÊME MOMENT

Publié le 29 Mars 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes

Aux côtés et avec les cheminots, les éboueurs et les pilotes d’Air France seront en grève le 3 avril 

 

Du haut de la planète Jupiter, Macron y croyait dur comme fer. Il suffisait d’attaquer le statut des nouveaux embauchés puis de sortir la rengaine des « privilégiés » pour gagner l’opinion publique et isoler les cheminots du reste du monde du travail. Pourtant, il semble que tout ne se déroule pas comme prévu pour le « dieu des dieux ». Après un premier camouflet ce 22 mars, sur fond de réactivation des luttes étudiantes, et de grève à Air France, un nouveau secteur entre dans la bagarre avec les cheminots, les travailleurs de la collecte et traitement des déchets avec un appel à une grève nationale illimitée à partir du 3 avril.

 

Damien Bernard lundi 26 mars

 

 

Attaque après attaque, Macron comptait sur un enchaînement des coups pour étourdir l’ennemi afin de lui imposer une première défaite de taille. Défaire les cheminots pour effacer le spectre de 1995 vise en définitive à faire un saut dans ses attaques, avec, entre autre, la casse du système de retraite. Cependant, la mobilisation réussie ce 22 mars a démontré, si cela était nécessaire, que le monde du travail et la jeunesse ne sont pas prêts à se laisser endormir et sont prêts au combat. Effectivement, cette première journée de mobilisation du 22 mars a été un premier tour de chauffe, notamment pour les cheminots, avec une présence massive et en grève, malgré le seul préavis déposé par Sud-Rail, puis par l’UNSA. En un certain sens, cette journée de grève et de manifestation, la plus massive depuis le début du quinquennat Macron, a permis de réchauffer les esprits et a permis de montrer que Jupiter a, certes, les pleins pouvoir mais n’est pas invincible, et loin de là. Malgré ces pleins pouvoirs, il est en train de dévoiler ses faiblesses , comme l’illustre les derniers chiffres de popularité de Macron, publiés le lendemain du 22 mars, au plus bas niveau depuis le début quinquennat

 

Ainsi, c’est sur fond de colère profonde, avec une base sociale qui s’effrite de plus en plus, que Macron compte infliger une défaite aux cheminots, et derrière à l’ensemble du monde du travail. Face à cette offensive globale d’un Jupiter qui pourrait s’avérer être aux pieds d’argiles, il y a bien une fenêtre de tir pour une riposte générale. D’autant que les raisons de la colère ne manquent pas. D’abord les ordonnances travail et ses plans de licenciements low cost, les conditions terribles de travail des employés dans les maisons de retraites et de soins, les attaques contre les fonctionnaires sur la journée de carence, le gel du point d’indice, les réformes dans l’Education, la mobilisation étudiante contre la Loi Vidal qui se réactive, notamment contre la répression, les attaques contre les retraités. Face à Macron qui est notre ennemi commun, il ne s’agit pas de « concerter », ni même de « négocier » comme l’affirment ouvertement les directions syndicales, y compris la CGT, mais il d’opposer une stratégie consciente et préparée pour commencer à faire converger autour d’une bataille commune contre Macron et ses contre-réformes.

 

 

C’est en ce sens que vont l’appel à une grève illimitée de la CGT du secteur de la collecte et du traitement des déchets à partir du 3 avril, date qui coïncide avec le début de la grève des syndicats de la SNCF, ou de l’intersyndicale d’Air France qui appelle à deux jours supplémentaires de grève, les 3 et 7 avril, en plus de celle du 30 mars, pour réclamer une hausse de salaires, face à la répression syndicale contre les militants combatifs comme c’est le cas de Gaël Quirante dont le licenciement a été autorisé par la ministre du Travail, ou encore la réactivation des luttes étudiantes notamment face à la répression, qu’elle soit de la police ou de l’extrême droite. L’ensemble de ces foyers de lutte sont des points d’appui qu’il s’agit d’organiser en une lutte commune, notamment au travers d’Assemblées Générales et de ses déclinaisons comme les AG interprofessionnelles ou des comités de grève, en œuvrant à construire des outils comme des caisses de grève pour donner aux travailleurs les moyens de prendre en main leur grève, et d’imposer leur stratégie, par la pression à la base, aux directions syndicales. En somme, c’est la seule façon de voir le vent tourner.

 

 

 

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Réunion du conseil de surveillance jeudi 29 mars à 15h

Publié le 28 Mars 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes, Santé

COLLECTIF DE MEDECINS

27 mars 2018 — A cette heure, aucun rdv n'a été proposé par le ministère pour garder cette dernière ligne de SMUR secondaire départementale malgré la question écrite déposée par Bertrand Sorre. Nous avons sollicité par oral et écrit, Mr Philippe BAS, sénateur et ancien ministre de la Santé, qui n'a pas répondu à notre requête pour l'instant. La communauté de communes de Granville et la mairie de Granville se sont engagées à voter une motion. Auront elles des effets sur le maintien de la sécurité sanitaire départementale ?
Un rassemblement est prévu jeudi prochain à 15h à l'hôpital de Granville car le conseil de surveillance se réunit pour débattre entre autres de la question (composés de médecins, personnel paramédical,député, élus départementaux, maires, associations ufc que choisir, france alzheimer, ligue contre le cancer).
Alors que la pétition ne fait que recueillir des signataires (plus de 2200 personnes du territoire), il semblerait que petit à petit, les gestionnaires de l'ARS et les élus se résolvent à prendre le risque du retard de la prise en charge des patients en cas d'urgence. Nous souhaitons que les élus du département unissent leur force pour arrêter cette décision arbitraire mettant en danger la population. L'association du comité des usagers devra elle encore, et ce, sans soutien financier, faire un recours devant le tribunal administratif ?

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