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L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

EPR de Flamanville: «des problèmes quasi systémiques de malfaçon et de dissimulation»

Publié le 26 Juillet 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Nucléaire

EDF a annoncé mercredi de nouveaux retards et surcoûts pour le réacteur nucléaire EPR de Flamanville dans la Manche. Pour Yves Marignac, directeur d'une agence indépendante d'études sur l'énergie, la situation est très préoccupante.

INTERVIEW

Souvenez-vous, l'EPR de Flamanville devait initialement être livré en 2012. Finalement, il ne pourrait être prêt qu'au début de l'année 2020, pour une facture de 10,9 milliards d'euros, soit près de quatre fois plus que le montant estimé à l'origine. En effet, EDF a annoncé mercredi de nouveaux retards et surcoûts pour le réacteur nucléaire situé dans la Manche.

"Un défaut dans le management de la qualité". "Il s'agit de problèmes de qualité de soudures sur des circuits secondaires mais très importants, qui évacuent sous forme de vapeur la chaleur du réacteur vers les turbines. Ce sont des soudures qui doivent être de très bonne qualité et qui ne le sont pas", indique l'ingénieur Yves Marignac dans la Matinale d'Europe 1 jeudi. Mais selon le directeur de Wise Paris, agence indépendante d'information et d'études sur l'énergie, "la cause profonde de ce problème, c'est un vrai défaut dans le management de la qualité chez EDF, qui n'a pas permis de détecter les problèmes jusqu'au dernier moment. D'où le besoin de ré-inspecter et de faire les travaux".

"Des signaux très inquiétants". Selon l'expert, ce nouveau report - qu'il n'hésite pas à qualifier de "catastrophe industrielle" - est un très mauvais signal pour l'industriel français. "C'est le signe d'une capacité insuffisante d'EDF à réaliser des travaux lourds avec des exigences de sûreté", déplore-t-il. "On a des signaux très inquiétants sur des défauts de conformité de réacteurs. Dès aujourd'hui, je considère que la qualité de sûreté du parc (nucléaire français) se dégrade. Et ça risque de se dégrader encore", alerte l'ingénieur.

Des conséquences économiques graves. La situation, si elle est calamiteuse d'un point de vue technique, l'est également économiquement. "Tout ça grève dramatiquement les finances d'EDF. L'EPR, qui devait être le fleuron de la filière nucléaire française, qui rêvait de s'exporter partout dans le monde, est un réacteur qui, en termes de design et de conception, est pratiquement mort-né. La perspective industrielle pour l'EPR est très noire aujourd'hui. Et les conséquences pour EDF, dans sa stratégie commerciale et dans sa stratégie financière, sont extrêmement problématiques", prévient Yves Marignac, qui s'attend déjà à voir la facture s'alourdir encore un peu plus dans les mois et années à venir.

Vers un surcoût des tarifs de l'électricité ? D'ailleurs, qui va payer cette facture à rallonge ? "In fine, les consommateurs d'électricité via leurs tarifs, mais aussi les contribuables", répond le directeur de Wise Paris. "On a déjà eu ces dernières années 7 milliards de réinjection d'argent frais dans EDF et dans la filière nucléaire française par l'État. Il va falloir compenser ce nouveau retard. Ça va se traduire en partie par les prix et par des taxes, des impôts, qui vont servir à renflouer ce fleuron industriel".

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Pétition 5G : nous exigeons l'arrêt immédiat de toute expérimentation

Publié le 26 Juillet 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Santé, Démocratie

Auteur : Collectif Stop Linky-5G Montpellier

Créé le 23/07/2018

À l'attention : Députés

 

Véritable scandale démocratique, environnemental, sanitaire, menace pour nos libertés et aberration économique et même technologique, la 5G pourrait se généraliser. La mobilisation de chaque citoyen est indispensable.

 

Nous exigeons son arrêt immédiat pour les raisons suivantes :

 

1/ Le déploiement de la 5G n'a fait l'objet d'aucun débat démocratique.

 

2/ 180 scientifiques de 37 pays différents ont signé un appel pour un moratoire sur le déploiement des technologies 5G.

 

3/ Elle va augmenter le brouillard électromagnétique existant déjà beaucoup trop élevé avec, entre autres, la 2, 3 et 4G, le Wi-fi, le Bluetooth, les compteurs communicants d'électricité (Linky), d'eau et de gaz (Gazpar) et leurs infrastructures annexes.

 

4/ Le réseau 5G servira de support pour l'internet des objets (IdO) pouvant être une large variété d'objets de la vie courante, de la télévision au frigo en passant par la brosse à dent. Cela fera croître de façon exponentielle et incontrôlable le débit des données transmises sans-fil.

 

5/ Les ondes utilisées dites millimétriques sont facilement bloquées par des obstacles comme les feuilles des arbres. Il faudra donc couper des arbres pour ne pas gêner la transmission des données.

 

6/ La 5G n'est efficace que sur des courtes distances. Elle nécessitera le déploiement d'un réseau très dense de petites antennes.

 

7/ La nocivité des ondes électromagnétiques de bases et hautes fréquences est déjà démontrée par des milliers de publications scientifiques indépendantes comme le rapport Bionitiative 2012.

 

8/ La 5G utilise des bandes de fréquences autrefois seulement exploitées dans le domaine militaire dans la gamme des extrêmement hautes fréquences (EHF).

 

9/ La 5G est conçue pour le développement d'applications absolument inutiles et superficielles, notamment l'Internet des objet, véritable outil de contrôle de nos vies.

 

10/ Investir dans le développement du réseau de fibre optique permettrait une vitesse de communication 10 000 fois plus grande que celle du sans-fil à l'abri des cyberattaques et sans danger pour la santé et l'environnement.


- Signer la pétition "Arrêt de la 5G".

 

- Boycotter les objets connectés et refuser toute technologie superflue (préférer une connexion filaire au Wi-Fi, limiter autant que possible l'utilisation du téléphone mobile qui doit rester uniquement un outil de communication).

 

- Diffuser l'information sur le scandale de la 5G.

 

- Interpeller les professionnels de santé, votre opérateur de téléphonie mobile.

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Face à l’effondrement, fondons des alliances terrestres

Publié le 24 Juillet 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Un autre monde est possible, Environnement

 

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Le gouvernement français recule sur l’étiquetage des produits des colonies israéliennes

Publié le 24 Juillet 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Solidarité avec la Palestine

 

http://www.france-palestine.org/Le-gouvernement-francais-recule-sur-l-etiquetage-des-produits-des-colonies

À l’heure où le Sénat irlandais vote l’interdiction de l’importation des produits issus des colonies israéliennes dans le territoire palestinien occupé, le gouvernement français fait lui un pas en arrière scandaleux en « suspendant » de fait l’obligation de l’étiquetage de ces produits, qui avait fini par rentrer dans la réglementation de l’Union Européenne (UE) après plusieurs années d’atermoiements.

Rappelons les derniers épisodes de ce feuilleton pitoyable

En novembre 2015, conformément à sa politique constamment affirmée de rejet de la colonisation et d’affirmation que les colonies, illégales en droit international, ne font pas partie du territoire israélien, l’UE produisait enfin une « notice interprétative » qui définissait les modalités concrètes de l’étiquetage des produits des colonies israéliennes, en imposant la mention « colonie israélienne », seule de nature à ne pas tromper les consommateurs sur l’origine réelle du produit. La France « donnait suite à cette notice de l’UE » et publiait en novembre 2016 un « avis aux opérateurs » qui reprenait pour l’essentiel la notice de l’UE, et notamment la mention « colonie israélienne » sur l’étiquette des produits.

C’était pourtant déjà trop !

C’était trop pour les soutiens indéfectibles de la politique de colonisation israélienne, ce qui n’est pas surprenant quand on sait qu’un des axes de cette politique est de normaliser les colonies afin qu’elles soient considérées comme partie intégrante d’Israël. Un producteur israélien de vin installé dans une colonie, et une officine de soutien à la politique coloniale d’Israël, l’Organisation Juive Européenne (OJE), ont formé une requête auprès du Conseil d’État pour mettre en cause la légalité de la « notice interprétative » de l’UE et de l’Avis du Ministère de l’Économie et des Finances.

Par sa décision du 30 mai 2018, le Conseil d’État saisi n’a pas répondu à la requête mais a posé une « question préjudicielle » à la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE).

L’étiquetage, c’était trop aussi pour le gouvernement français. L’AFPS, inquiète de la non application en France de la réglementation sur l’étiquetage, a été reçue le 17 juillet dernier par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Celle-ci annonce alors avoir décidé - en accord avec le Ministère de l’Économie et des Finances - de suspendre de fait l’application de l’avis de novembre 2016, en gelant les demandes de validation de poursuites faites par les services départementaux de contrôle. La « prudence » devant le risque de voir cet avis annulé par la CJUE sur une question de forme ne peut cacher le sens politique évident de cette décision : un encouragement à la politique coloniale du gouvernement israélien.

Un blanc-seing à Benyamin Netanyahu

Les colonies israéliennes, conformément au droit international, sont considérées comme illégales par la communauté internationale. L’Union Européenne en a déduit une politique qui consiste à distinguer les colonies du territoire israélien. En se contentant de cette politique de « différenciation », elle n’est pas allée jusqu’au bout de la reconnaissance de l’illégalité de ces mêmes colonies, qui serait d’en interdire l’importation des produits. Néanmoins, la réglementation sur l’étiquetage constitue (avec les « lignes directrices » de juillet 2013) un des seuls actes concrets pris par l’UE vis-à-vis de la colonisation, et elle offre un point d’appui non négligeable à la société civile dans sa lutte contre la politique coloniale d’Israël.

En gelant l’application de cette réglementation, le gouvernement français ouvre une brèche dangereuse dans son application et encourage le gouvernement Netanyahou dans ses tentatives de blanchiment de la colonisation.

Cette décision du gouvernement français est totalement révoltante ! La remise en cause du seul petit pas fait par l’Union européenne dans le sens de la « différenciation » entre produits israéliens et produits des colonies appelle clairement les citoyens attachés à l’application du droit, au boycott de l’ensemble des produits israéliens. Elle nous renforce également dans notre exigence d’interdiction complète de l’importation des produits des colonies.

A l’heure où la Knesset institutionnalise l’apartheid, à l’heure où la politique israélienne de colonisation et de nettoyage ethnique se poursuit contre les Palestiniens notamment dans la zone E1, à l’heure où le blocus de Gaza est encore aggravé, ses manifestants massacrés et sa population bombardée, ce sont des sanctions que la France doit prendre contre Israël au lieu de l’encourager à continuer à nier les droits nationaux du peuple palestinien.

Le Bureau national de l’Association France Palestine Solidarité
23 juillet 2018

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HOLD-UP SUR LA SÉCURITÉ SOCIALE

Publié le 19 Juillet 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Santé, Sécurité Sociale

 

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On veut le licenciement d'Alexandre Benalla et non une simple mise à pied de 15 jours !

Publié le 19 Juillet 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Justice, Jupiter

Monsieur le Président de la République,

On croit rêver...On vient d'apprendre, par l'intermédiaire de Bruno Roger-Petit, porte-parole de la Présidence de la République, que Monsieur Benalla n'est juste que "mis à pied" après être intervenu violemment au cours des manifestations du 1er mai...

Je vous rappelle qu'on licencie des femmes et hommes en France pour faute grave pour beaucoup, beaucoup moins que cela..

Incontestablement, Monsieur Benalla n'a plus rien à faire dans vos services, son salaire provenant de l'impôt donc des contribuables français.

On attend donc de vous une décision rapide et claire et non une simple "mise à pied" ridicule.

Voir la Vidéo

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Du pain et des jeux pour endormir le bon peuple

Publié le 16 Juillet 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Tribune libre

Et en plus, ça a coûter un pognon de dingue pour fêter des milliardaires en short !

Si autant de citoyens s'étaient mobilisés pour manifester contre les les lois travail, la destructions des services publics et bientôt de la sécu, Jupiter aurait remballé ses réformes et rejoint l'Olympe.

Les ouvriers de Fiat sont en grève après la signature de Ronaldo à la Juventus !

"Il est inacceptable que l'entreprise demande aux salariés de faire d'énormes sacrifices financiers et que dans le même temps elle décide de dépenser des centaines de millions d'euros pour un joueur de football". Avant de compléter : "Nous sommes les salariés du même propriétaire, mais en cette période d'importantes difficultés sociales, cette différence de traitement ne peut et ne doit être acceptée. L'entreprise devrait plutôt investir dans des modèles de voitures qui garantissent le futur de milliers de personnes plutôt que d'enrichir seulement une autre."

Entre l'indemnité de transfert et les émoluments du joueur, l'investissement devrait s'élever aux alentours de 350 millions d'euros pour le géant italien.

Décidément je m'aime pas le foot !

Marc

 

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Gare du Nord, la SNCF vend la gare au groupe Auchan !

Publié le 10 Juillet 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Politique, Jupiter


La réforme ferroviaire à peine signée, la SNCF brade son patrimoine et commence à vendre les gares.

En marge d’un conseil d’administration extraordinaire de SNCF Mobilités, la direction a annoncé la privation de la Gare du Nord à Paris.

Elle devient ainsi la première gare Française dont l’actionnaire majoritaire sera une entreprise privée, pour une durée de 46 ans. Grand gagnant de cette opération : le groupe Auchan, qui avec sa branche immobilière Ceetrus, deviendra à terme l’actionnaire majoritaire de la gare. La SNCF ne conservera que 34% des parts.

Comme dans les aéroports, les arrivées et les départs seront séparés, faisant du train une activité parmi les autres dans la gare. On ne parlera plus d’usagers mais de clients.

Construction d’une salle de concert, des jardins et une piste d’athlétisme sur les toits... La superficie de la Gare du Nord doit passer de 36.000 à 110.000 m2, sans qu’aucune nouvelles voies de ne soient construire. La priorité est au commercial, pas au service public. C’est une mise à mort du service public ferroviaire.

Cette décision est inacceptable. C’est une insulte jetée aux milliers de cheminot-e-s mobilisés depuis des semaines pour s’opposer à la destruction du rail public.

Encore une fois, cette décision, prise sans concertation avec celles et ceux qui travaillent dans cette gare, est guidée uniquement par des intérêts financiers.

Avec la filialisation de Gare et Connexions, autorisée par le pacte ferroviaire, de telles situations risquent de se produire partout dans le pays dans les semaines à venir.

Nous serons extrêmement vigilants, et mènerons la bataille pour maintenir les gares dans le service public ferroviaire.

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Communiqué de la Fédération Nationale CGT des Personnels des Organismes Sociaux.

Publié le 9 Juillet 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Santé, Luttes

ILS VEULENT EN FINIR
AVEC LA SÉCURITÉ SOCIALE 
Mercredi, 4 Juillet, 2018
Ambroise Croisat Ministre du travail du 21 novembre 1945 au 4 mai 1947 sous les gouvernements Charles de Gaulle, Félix Gouin, Georges Bidault et Paul Ramadier
L’amendement scélérat, ou comment en transformant dans la Constitution l’assise juridique de la Sécurité Sociale en concept plus vague de « protection sociale » Macron entend enterrer  définitivement la sécurité sociale issue du programme de la résistance. 
Il ne s’agit pas de débats de spécialistes qui usent de concepts abscons, flous, aux contours juridiques qui n’intéressent pas grand monde. C’est l’écueil dans lequel veut nous entraîner le gouvernement : En votant  en catimini, un amendement dans le projet de réforme des institutions les députés LREM  proposent la suppression de la notion de "Sécurité sociale" dans la Constitution pour lui préférer celui de « protection sociale ». Et c’est là une chose grave ! La sécurité sociale est une institution qui a pour fonction de garantir collectivement les individus contre les risques de l’existence. Ces risques sont dits sociaux parce qu’ils sont justement mutualisés par la sécurité sociale dans le but de promouvoir la solidarité, l’universalité et la redistribution. Par définition les « risques » sociaux (liés à la santé, à la famille, à la vieillesse, au chômage) n’ont un caractère que très partiellement prévisible. Et c’est là que nous touchons au cœur de la véritable manœuvre qui n’est pas réductible à simple débat sémantique.  Pourquoi ? Parce que la question des « risques sociaux »  par sa dimension imprévisible, fluctuante et souvent subie (qui choisit d’être malade, d’avoir un enfant handicapé, de perdre un emploi, ou de se retrouver sans ressources ?) ne peut reposer uniquement sur le dogme de l’équilibre budgétaire. Un équilibre qui n’est guère questionnée quand il s’agit de supprimer l’ISF ou l’exit-tax. Parce que chacun paye selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Ce qui est juste le contrepoint absolu d’un système d’assurances privées auxquelles ce gouvernement entend livrer ce qui repose sur la solidarité. Parce qu’il faut en finir avec le mythe du « déficit » de la Sécurité sociale. Il y a surtout un manque de financement que les gouvernements successifs, depuis de très nombreuses années, ont laissé perdurer au gré des aléas de la conjoncture économique. Ce « trou » est dû essentiellement aux nombreuses exonérations de cotisations sociales. 
Parce qu’en s’attaquant à son financement le gouvernement choisi sciemment et dans un cynisme confondant de fragiliser tout un système pour mieux le dépecer.  Parce que dans la notion de Protection Sociale il n’existe pas de dimension opératoire. Quelle protection ? Quel niveau de couverture ? Financée de quelle manière ? Dont la gestion sera confiée à qui ? Où mettons-nous le curseur et le niveau de cette protection ? Si on laisse au gouvernement et au patronat le soin de définir ce que doit être la protection sociale gageons qu’elle ne se cantonne qu’à un socle minimal qui laissera au secteur privé (donc payant, donc inégalitaire, donc tout sauf solidaire) l’essentiel du système de soin, de retraite, de garde d’enfant, etc. 
Oui, cet amendement pose les bases d’un démantèlement que nous avions annoncé. Que dit-il ? Dans ce texte de réforme constitutionnelle (ce qui n’est pas une mince affaire !) le gouvernement avalise le fait que le travail devienne précaire, alors même qu’il y a largement contribué. Les lois travail, les ordonnances Macron sont de l’avis même du patronat de formidables dispositifs pour licencier plus facilement tout en levant pas à pas tous les filets de protection du code du travail.  « Le chômage n’est plus un problème conjoncturel auquel il faudrait suppléer transitoirement », ce qui veut clairement dire que l’absence d’activité n’a plus à être compensée par une allocation chômage (transitoire), mais qu’il convient de réformer encore plus le « marché du travail » pour le rendre plus flexible encore et plus corvéable ceux qui sont privés d’emploi. En somme mieux vaut la précarité que le droit à une indemnité ! Il est dit que le « financement a évolué dans le temps ». Pourtant la France se situe toujours à la 5e position des puissances économiques mondiales en 2018. L'Hexagone affiche en effet un PIB de 2766 milliards de dollars. Le PIB français progresse de 191 milliards de dollars entre 2017 et 2018, soit une hausse de 7%. La richesse produite n’est donc pas en cause. Ce qui l’est par contre ce sont les nombreuses exonérations et autres allègements qui en effet rendent plus fragile le financement de notre Sécurité Sociale. 
 
C’est l’organisation défaillante de l’économie qui est fautive et non un supposé problème de financement qui ne doit qu’à des orientations politiques. 
 
Enfin, et comme il est de coutume quand un gouvernement veut imposer une mesure sans en assumer la responsabilité il est confortable de s’en remettre au « diktat européen ». Oubliant au passage de préciser que les décisions prises au niveau communautaire le sont bien par les gouvernements en place. 
 
 
CONCLUSION  
 
Le système de protection sociale tel qu’il se développe aujourd’hui contribue déjà suffisamment à la création de nouvelles inégalités. Eclaté, il reflète l’explosion de la fragmentation de la société. Une 
 
tendance lourde actuelle est à s’orienter vers un système de protection plancher pour les plus démunis (exemple avec le RSA) et la privatisation du reste du système avec l’introduction progressive de la capitalisation dans la protection sociale. Effectivement, l’abandon de la répartition qui s’exprime par la redistribution entre les cotisants entraîne inexorablement une vague de désolidarisation. Le principe même de la solidarité est ainsi déstabilisé par «l’engouement du gouvernement pour la capitalisation (chacun cotise pour soi). Le futur ne peut que promettre un creusement profond des inégalités dans la continuité d’un tel sillon. 
 
Nos propositions pour défendre et préserver notre Sécurité sociale : - Rétablir les principes d’une Sécurité sociale financée par le salaire socialisé. - Mettre fin aux exonérations de cotisations. - Le droit à une Sécurité sociale à 100 % pour la Santé, la Famille, l’Emploi, la Retraite et la Perte d’autonomie. - Une politique en faveur de l’emploi et des salaires qui devra rompre avec la financiarisation de l’économie.
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Ne laissez pas le mot fraternité s'effacer de nos triptiques républicains

Publié le 9 Juillet 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Liberté - Egalité - Fraternité

 

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