Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

Journée de grève dans l’éducation le 27 septembre 2011

Publié le 26 Septembre 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes

Les rendez-vous du mardi 27 septembre dans la Manche :

 

10h30 - Cherbourg, place de la Mairie ; prise de parole devant la permanence du député ; suivie d’une AG à l’Omnia

 

10h30 - Saint-Lô, rdv Place Verte ; prise de parole devant la permanence du député Gosselin ; suivie d’une AG au Centre Culturel

Communiqué commun des Fédérations de l’Education nationale FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT et UNSA Education - Paris, le 10 juin 2011

Depuis 4 ans, le Ministère de l’Education nationale a supprimé plus de 52 000 postes.

Le dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux met l’Ecole publique à genoux, ne lui permettant plus d’assurer ses missions de Service public. Ce dogme ne permet plus aux personnels d’exercer leur métier avec sérénité et professionnalisme.


Les personnels de l’Education, les parents et les jeunes se sont mobilisés régulièrement au cours de cette année pour dénoncer les 16 000 nouvelles suppressions de postes effectives à la prochaine rentrée scolaire alors même que plus de 60 000 élèves supplémentaires sont attendus. Ces suppressions associées au manque d’ambition éducative dégradent encore plus les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels.

Dans ce contexte, la campagne publicitaire sur les recrutements lancée par le Ministre de l’Education nationale sonne comme une provocation d’autant que la préparation du prochain budget prévoit de nouvelles suppressions d’emplois et n’affiche d’autre objectif pour le système éducatif que la recherche d’économies.


Si le gouvernement cherche à tromper l’opinion en affirmant sans cesse, comme si cela pouvait convaincre, que l’on peut faire « plus avec moins », la France reste un des pays qui investit le moins dans son éducation et donc dans l’avenir.

En plus de la question fondamentale des postes, la politique éducative, l’avalanche de mesures inadaptées, incohérentes et précipitées maintiennent un système éducatif inégalitaire qui ne permet pas de lutter réellement contre l’échec scolaire.


La nécessité d’une toute autre politique éducative passe aussi par un budget plus volontaire. Pour cela, les organisations FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education appellent les personnels de l’Education nationale et de l’enseignement agricole public à se mettre en grève le 27 septembre prochain. Elles exigent l’arrêt des suppressions d’emplois, une autre logique pour le prochain budget et une transformation démocratique du système éducatif afin d’assurer la réussite de tous les élèves.

Aujourd’hui plus que jamais, notre pays a besoin d’un système éducatif qui s’attaque réellement aux inégalités scolaires et traite la situation des élèves en grande difficulté. D’autres choix pour la réussite de tous les jeunes sont nécessaires afin que l’École remplisse les objectifs d’une École démocratique, ambitieuse et émancipatrice.

 

commentaires
Publicité

Un troussage de domestique

Publié le 21 Septembre 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes

 

troussage2_prd.jpgVu sur le blog de Clémentine Autain

 

Un petit post pour vous présenter ce livre coordonné par Christine Delphy et qui vient de sortir. Vous pouvez d’ailleurs l’acheter en ligne en cliquant ici.

Ci-dessous, vous trouverez la présentation du livre par Syllepse, l’éditeur de cet ouvrage collectif.

Ce livre s’adresse à un large public, celui qui a suivi l’« affaire DSK ». Son sujet n’est pas l’affaire judiciaire (qui ne fait que commencer). Il ne traite pas non plus des agressions sexuelles. Son sujet est le sexisme comme idéologie rationalisant les atteintes aux droits des femmes. Il analyse les réactions à l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn à New York le 14 mai 2011, puis à son inculpation. Ces réactions, qui ont été majoritairement celles de ses amis politiques, révèlent en fait l’attitude de la majorité des hommes politiques et journalistes français. Ceux-ci ont commencé par déclarer qu’il ne pouvait en aucun cas être coupable des faits qui lui sont reprochés, parce qu’il en serait incapable. Ils ont exprimé une incrédulité totale quant à la possibilité même du crime et ont comparé la situation faite à DSK à un véritable calvaire. La possibilité même du crime a été déniée : soit parce que l’accusation du procureur était fausse – ce qui revenait à dire que la femme de chambre qui l’avait dénoncé mentait –, soit parce qu’aux USA on confond sexualité et crime.

Son inculpation a été présentée comme l’effet du puritanisme qui refuse tout ce qui est sexuel. La contrainte impliquée par le viol a été niée, euphémisée ou minimisée. Politiques et journalistes ont fait passer le caractère sexuel des faits reprochés à DSK dans la case de la « vie privée », qui ne regarde pas la justice, des « moeurs » et des choix personnels qui ne regardent pas la loi. Les féministes auteures de ce livre mettent en cause ces propos qui assimilent le viol à la vie privée, au libertinage, à la liberté sexuelle. Elles affirment que la présomption de véracité de la victime « présumée » doit être tout autant préservée que la « présomption d’innocence » du suspect. Que le viol existe, et que le consentement des deux parties n’est pas un ornement dont on peut se passer, une cerise sur le gâteau, mais la ligne de partage entre un acte licite et un acte criminel.

Enfin, les auteures se demandent si ces propos ne révèlent pas un refus, de la part de la société française, de la loi française, pour laquelle cette ligne de partage est aussi fondamentale que pour la loi états-unienne.

Les auteures: Clémentine Autain,  Jenny Brown,  Mona Chollet,  Sophie Courval,  Christine Delphy,  Rokhaya Diallo,  Béatrice Gamba,  Isabelle Germain,  Michelle Guerci,  Gisèle Halimi,  Christelle Hamel,  Natacha Henry,  Rose-Marie Lagrave,  Sabine Lambert,  Titiou Lecoq,  Claire Levenson,  Mademoiselle,  Marie Papin,  Emmanuelle Piet,  Joan W. Scott,  Sylvie Tissot,  les TumulTueuses,  Najate Zouggari

 

commentaires

STOP Nucléaire : Coordination antinucléaire Ouest

Publié le 21 Septembre 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Résistance

Stop Nucléaire

commentaires

La crise pour les nuls - Première Partie : Le B.A.-BA

Publié le 18 Septembre 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web

 

corolla logoC'est la crise ! C'est la débandade, la débâcle, la déroute ! L'économie mondiale s'affaisse, les valeurs financières chutent. Les marchés sont sous haute tension, les bourses en mode sauve qui peut. Les banques dévissent. C'est la panique ! Y-a-t-il un pilote dans l'avion ?

C'est la crise ! Surendettement publique, rigueur, austérité. Menace de récession. Il faut réduire les dépenses, les déficits, il faut augmenter les recettes fiscales. L'état providence est à bout de souffle.

C'est ce qu'on lit chaque jour dans la presse depuis cet été, un été que plusieurs journaux ont qualifié de meurtrier. Mais de quoi parle-t-on au juste?

C'est quoi les marchés financiers ?  C'est quoi la dette ? C'est quoi les CDS, la bulle spéculative ? C'est quoi le capitalisme financier ? Réponse en 55 minutes : la crise pour les nuls. Une heure pour ceux qui aimeraient bien comprendre ce qui se passe et qui n'y comprennent rien, une heure de pédagogie, d'économie avec un spécialiste en la matière, Henri Sterdyniak, économiste à l'OFCE, l'observatoire français des conjectures économiques et instigateur du manifeste des économistes atterrés. Une heure de haute volée avec un ponte de l'économie qui s'est prêté au jeu de la vulgarisation avec beaucoup de patience. 

Pour (ré)écouter l'émission du vendredi 16 septembre 2011 de Zoé Varier sur France Inter 20h – 21h « NOUS AUTRES »

Sur le site des Economistes Atterrés

Sur le site de France Inter

Deuxième partie à écouter sur France Inter, le vendredi  23 septembre 2011 de 20h à 21h

 

commentaires

La voiture électrique : une belle escroquerie !

Publié le 5 Septembre 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web

Les constructeurs automobiles - relayés par les médias - prétendent qu'acheter une voiture électrique est de plus en plus économique en terme de pollution mais aussi de porte-monnaie. Une belle escroquerie intellectuelle, dénonce SuperNo calculette à l'appui.

 

 

Demandez autour de vous : que se passera-t-il quand il n’y aura plus de pétrole ? Hein ? Réponse quasi-unanime : «ben c’est pas grave, on roulera en voiture électrique»…


Pas étonnant, c’est le message subliminal distillé par les médias esbaudis par les promesses des constructeurs automobiles, qui, il faut bien le dire, contribuent à les financer largement en leur achetant des quantités déraisonnables de pages de pub.

L’avantage, c’est que les médias en question reprennent ces inepties en bêlant, et surtout sans se poser les questions qui fâchent, du genre :

- Comment on va faire pour produire toute cette électricité ? (on va mettre des centrales nucléaires partout)

- Où va-t-on trouver les capacités de production suffisantes pour produire par millions des batteries et des moteurs, qui exigent par exemple du lithium et des terres rares ? (pas de réponse)

- Où vont-elles être produites ? (en Chine)

- Quel est le bilan CO2 de ces engins quand l’électricité est produite à partir d’énergies fossiles ? (désastreux)

- Comment on fait pour aller de Metz à Biarritz ? (on prend le train)

Néanmoins, après des années d’annonces et de protos de salons, il semble qu’il soit bientôt possible d’acheter, à prix exorbitant, les premiers spécimens de ces engins. Lire la suite ....

commentaires
Publicité

Le Malade périra peut-être, mais il mourra guéri !

Publié le 2 Septembre 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Tribune libre

diafoirus.jpg

SAIGNEE

Sans doute pour y trouver quelques gloire, nos Diafoirus se précipitent au chevet de la dette pourtant malade de leurs œuvres. Mais nous savons déjà qu’ils n’auront d’autres remèdes à proposer que la purge et la saignée jusqu’à ce que mort s’en suive.

lu dans Télérama n° 3215

commentaires

ALERTE ! Strauss-Kahn revient !

Publié le 2 Septembre 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Elections 2012

Après la mise en place de la glasnost et encore plus après la chute du mur de Berlin, la pensée unique et le capitalisme ont joui sans entrave, « no alternative »  éructait la dame de fer. Le capitalisme financier a imposé ses règles aux états. Les partis de gouvernement en France et en Europe ont glissé vers la droite voir l’extrême droite populiste.

 

DSK & SARKORaoul-Marc Jennar, dans son excellent article : Qui est Strauss-Kahn ? du 10 novembre 2010 nous rappeaitl les choix qui furent ceux de Strauss-Kahn quand il était ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie de Jospin.

En voici quelques extraits :

la privatisation des banques publiques : le GAN, le CIC, la Marseillaise de Crédit, le Crédit Lyonnais, le Crédit Foncier de France, le Groupe Caisse d'Epargne. Après le passage de Strauss-Kahn, il n'y a plus de secteur financier public.

les autres privatisations : Sous l'impulsion de Strauss-Kahn, le gouvernement Jospin a davantage privatisé que les gouvernements de droite présidés par Balladur et Juppé : Airbus, France Télécoms, Thomson-CSF, Thomson Multimédia, Air France, ...

la libéralisation du secteur de l'énergie : Strauss-Kahn, qui défend les négociations de l'OMC, soutient l'adhésion du gouvernement Jospin aux propositions européennes (Barcelone) qui vont permettre ensuite à la droite de privatiser EDF-GDF.

c'est lui qui met en place le régime des stocks options avec plusieurs mesures favorables à cette manière de rémunérer les hauts dirigeants d'entreprises

c'est lui qui lance l'idée de fonds de pension « à la française »

c'est lui qui pousse Jospin à renier les engagements pris par le PS devant les électeurs, en 1997 : défendre et renforcer les services publics, défendre Renault-Vilvoorde, poser quatre conditions pour le passage à l'euro.

C'est Strauss-Kahn qui, en 1999, a proposé Pascal Lamy pour que celui-ci devienne le Commissaire européen au commerce international (avant de devenir, ensuite, directeur général de l'OMC).

En 2005, Strauss-Kahn fait campagne pour le « oui » au TCE.

Le directeur général du FMI est fidèle à l'ancien ministre de Jospin. Sous son impulsion, le FMI instrumentalise la dette publique des pays du Nord comme du Sud.

Sous la pression du monde des affaires et de la finance, les gouvernements ont décidé de ne plus permettre aux pouvoirs publics d'emprunter auprès d'organes publics de crédit, à des taux nettement avantageux. En Europe, c'est devenu la règle depuis le traité de Maastricht. Les Etats sont tenus d'emprunter auprès des banques privées. C'est la principale cause de leur endettement, vu les taux pratiqués.

La seconde cause d'endettement, c'est le renflouement des banquiers et des spéculateurs suite à la crise de 2008.

Pour combattre la dette, on ne pose pas de questions sur les causes de celle-ci. On affirme que le seul remède, ce sont des réformes dites « structurelles ». Le FMI de Strauss-Kahn poursuit ainsi 4 objectifs :

diminuer les salaires des fonctionnaires, remplacer les retraites par répartition par un recours aux assurances privées, réduire les investissements dans la santé, l'éducation, la culture

vendre les services publics aux firmes transnationales

flexibiliser le marché du travail en démantelant le droit du travail, en favorisant les délocalisations et en rendant les licenciements plus faciles

augmenter les profits des firmes privées en multipliant les exonérations de cotisations sociales ou d'impôts et en gelant ou en réduisant les salaires.

Ce sont ces politiques que le FMI de Strauss-Kahn impose aux pays du Sud. Avec la complicité de la Commission européenne, il fait de même avec les Etats de l'Union européenne.

Nul ne s'étonnera dès lors qu'il ait très officiellement exprimé son soutien aux « réformes » entamées par Sarkozy.

« On vit 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans ,» déclarait Strauss-Kahn au journal Le Figaro, le 20 mai 2010.

Quelle différence entre Sarkozy et Strauss-Kahn ?

RMJ

Voila bien longtemps que les dirigeants du PS ne sont plus anticapitalistes et encore moins de gauche ! à l’exception peut-être d’Arnaud Montebourg.

Certes la candidature de DSK à la présidence en 2012 semble compromise, mais pour l’aile droite sociale libérale du PS, il reste le gourou et il sera l’éminence grise, l’inspirateur voir un conseiller à l’Élysée ou un ministre d’un futur gouvernement socialo-européeno-écologiste-centro-borloo-iste.

 

commentaires

Réappropriation du Val es-Fleurs : le double langage

Publié le 2 Septembre 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Tribune libre

 

val es fleur

Voici un parc champêtre, le « poumon vert » de Granville où parents et grands-parents viennent à loisir avec leurs enfants et petits enfants. Voici un projet de « réappropriation  par les granvillais » de cet espace comme si, dans les conditions actuelles, ils ne se l’étaient pas déjà « approprié », comme s’ils n’en avaient pas la jouissance. Voici que les utilisateurs de cet espace calme et non pollué devraient « s’approprier » une route pénétrante par laquelle circuleraient automobiles et camions. Voici que pour qu’ils « s’approprient »… la pénétrante, on prétend installer une voie douce longeant la circulation automobile et aménager des espaces de pique-nique et de détente. Bonjour la détente  et bon appétit! Voici que cette voie douce serait piétonnière et accessible aux vélos. Vive le grand air, respirez à fond les marcheurs et les sportifs !

Il existe de nombreux maires de gauche et de droite qui ont le courage d’aménager des parkings périphériques et de mettre à disposition des navettes, souvent gratuites. Ceux-là évitent le double langage et peuvent se prétendre écologiques et partisans du développement durable.   

Yann Le Pennec

 

commentaires

Les pollueurs ne sont toujours pas les payeurs !

Publié le 21 Août 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web

1 milliard d'euros ... C'est le montant d'aides publiques versées depuis 1994 pour la réduction du taux de nitrates dans les rivières bretonnes ...

500 000 euros ... C'est ce que coûte en moyenne le ramassage des algues vertes chaque année. Le poids du lobby FNSEA – qui ose parler de «perte de 'contrôle sanitaire' si l'on passe tous au bio» ... 'Contrôle sanitaire" ? Evidemment, eu égard aux souillures hautement toxiques sur la côte bretonne, à la Chambre de l'Agriculture ils n'ont pas peur du ridicule (Cf. photo ci-dessous) ...

L'immobilisme de l'état français qui, en plus, envisage l'assouplissement des réglementations d'épandage avec augmentations, selon certains, des risques de fuites d'azote de 25 %. Une mesure en contradiction avec les objectifs du plan "algues vertes", dont le budget s'élève à 134 millions d'euros ... 

Subventionnée ainsi par les contribuables, l'intensification des pratiques agricoles en France a de longues années d'avenir devant elle ...

Le Point.fr - Publié le 13/08/2011 à 11:18 - Modifié le 13/08/2011 à 11:33 http://www.lepoint.fr/societe/les-algues-vertes-envahissent-les-plages-du-debarquement-13-08-2011-1362424_23.php

Les algues vertes envahissent les plages du Débarquement

Des élus du Calvados s'inquiètent du phénomène, qui s'amplifie avec les années.

algues

Si elles sont moins touchées que les bretonnes (photo), les plages normandes voient s'amplifier, ces dernières années, le phénomène des algues vertes. © Damien Meyer / AFP

 


La station balnéaire de Grandcamp-Maisy, entre Utah et Omaha Beach (Calvados), hauts lieux de mémoire du Débarquement, fait face à des marées vertes qui inquiètent sérieusement les élus locaux. "Nous avons déjà ramassé 4 880 tonnes d'algues (à 50 %/60 % vertes). On dépasse déjà la collecte 2010. On a eu cet été jusqu'à 80 cm d'épaisseur. En septembre, on avait eu jusqu'à un mètre", explique Serge Bigot, maire de la commune.

Avec ses 2 000 m3 d'algues vertes ramassées en 2010, Grandcamp est encore loin des 15 000 m3 ramassés à Saint-Michel-en-Grève, commune bretonne qui a collecté le plus d'algues en 2010, selon le Centre d'étude et de valorisation des algues (Ceva), qui suit le phénomène au niveau national depuis la Bretagne. En outre, en Basse-Normandie, ce qui est ramassé est un mélange en général à 50/50 d'algues vertes et d'autres algues, alors qu'en Bretagne ce ne sont quasiment que des algues vertes. Et les longues plages du Débarquement sont plus propices au ramassage que les criques bretonnes, ce qui rend le problème moins aigu. Mais la région n'est pas à l'abri du risque d'émission de gaz toxique, estime le Ceva.

Impact sur le tourisme

Le conseiller général UMP et président de la communauté de commune de Isigny-Grandcamp, Louis Lelong, est d'ailleurs "préoccupé" par le financement du ramassage et les conséquences possibles du phénomène sur l'activité touristique et ostréicole. "Pour la deuxième année consécutive, nous avons une aide exceptionnelle du conseil général qui nous permet de ramasser les algues avant qu'elles ne soient dangereuses. Mais si nous n'avons plus d'aide...", s'inquiète l'élu, qui a vu des algues vertes apparaître sur les plages environnantes.

Selon les élus, le phénomène des algues vertes s'est amplifié ces dernières années. "Il y a deux, trois ans, un hôtel sur la plage de Grandcamp a vu fuir ses clients. Les algues deviennent très vite nauséabondes. Le troisième jour, si on ne ramasse pas, c'est insupportable", explique le conseiller général. Il cherche à financer une étude de l'université pour examiner les causes de ce phénomène.

Grandcamp est en bordure de la baie des Veys, plutôt fermée, avec des cultures intensives et des particuliers ici comme ailleurs pas toujours rigoureux dans la gestion de leurs égouts. Le canton accueille des étables de quelque 100 unités mais n'a pas de production porcine significative, selon Louis Lelong. Pour l'agence de l'eau Seine-Normandie, Grandcamp est "un point singulier" dans une région d'élevage plutôt extensif qui ne connaît que "quelques pics" d'algues vertes mais "pas de phénomène permanent". Selon le Ceva, la surface couverte par les algues vertes dans le Calvados était de 76 hectares en 2010 (167 en 2009), contre 675 dans les Côtes-d'Armor, 27 en Loire-Atlantique, 71 en Vendée.

> Le Monde > Samedi 20 Août 2011 > L'Oeil du Monde


> Le modèle agricole breton à l'épreuve des algues vertes > La mort de 36 sangliers, en juillet dans les Côtes-d'Armor, a rappelé le danger des algues vertes. Et relancé la polémique sur le rôle de l'élevage intensif dans leur prolifération

 

> Après tous les efforts qu'on a faits pour réduire nos rejets d'azote, c'est vraiment insupportable d'être conspué par tout le monde. " D'un geste de la main, Didier Lucas, éleveur de porcs près de Saint-Brieuc et président de la FDSEA (le syndicat agricole majoritaire) des Côtes-d'Armor, désigne dans sa cour deux bassins de 1 000 m3. Ils contiennent du lisier, un mélange liquide de déjections de cochons utilisé comme engrais. Ces fosses lui permettent de le stocker pendant l'hiver, quand la capacité d'absorption des sols est limitée. " J'ai même un appareil qui permet de mesurer précisément la quantité d'azote dans mon lisier. Il faut arrêter de croire qu'on fait n'importe quoi ! ", explique-t-il.

 

> Dans les Côtes-d'Armor, les agriculteurs sont à cran. Depuis la mort de 36 sangliers en juillet dans l'estuaire du Gouessant, la polémique sur les algues vertes a repris de plus belle. Les dernières analyses sur la mort des porcs sauvages semblent confirmer la responsabilité de l'hydrogène sulfuré, un gaz toxique dégagé par la putréfaction des algues vertes.

 

> Révélé au grand public en 2009, après la mort d'un cheval et d'un convoyeur qui venait de transporter des algues, le phénomène des marées vertes en Bretagne n'est pas nouveau. Le premier signalement remonte à 1971. " Chaque année, en moyenne 640 hectares de surface sont recouverts de ces algues ", explique Patrick Dion, du Centre d'études et de valorisation des algues. En décomposition sur les plages, elles dégagent une odeur d'oeuf pourri et nuisent gravement à l'image de la Bretagne et à son économie touristique.

 

> La responsabilité des nitrates d'origine agricole n'est plus à démontrer. Depuis 1988, les différents travaux des scientifiques montrent que les algues se nourrissent des nitrates présents dans les rivières de Bretagne. Selon l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) Le taux moyen de nitrates dans l'eau s'élève à 30 mg/l, alors que la quantité naturelle de nitrates dans une rivière est estimée à 2 ou 3 mg/l. Ces nitrates proviennent à 90 % des engrais utilisés par les agriculteurs. Ils sont le produit d'un modèle agricole intensif mis en place dans les années 1960, qui a transformé la petite agriculture bretonne de l'après-guerre en une agriculture productiviste, industrielle, et intégrée à la mondialisation.

 

> Sur seulement 6 % de la surface agricole nationale, la Bretagne produit 60 % des porcs français, 40 % des oeufs, 21 % du lait, 80 % des choux-fleurs. Elle exporte ses produits dans toute l'Union européenne mais aussi jusqu'en Russie ou en Chine. Mais les gains de productivité n'ont pas profité aux agriculteurs. Soumis à la concurrence des pays émergents et aux fluctuations des cours des matières premières, ils sont de moins en moins nombreux chaque année. Leur nombre a été divisé par cinq depuis 1970. Avec un revenu moyen inférieur à 12 000 euros par an, ils sont parmi les agriculteurs les plus pauvres de France et reçoivent chaque année 600 millions d'euros d'aides de l'Union européenne.

 

> L'environnement, lui, souffre de cette hyperproduction. Les 14 millions de porcs, 2 millions de bovins et 300 millions de volailles produisent des déjections qui dépassent largement les capacités naturelles d'absorption des sols. Selon l'Ifremer, pour maîtriser le phénomène des algues vertes, il faudrait ramener le taux de nitrates dans les rivières bretonnes en dessous de 10 mg/l. Pierre Aurousseau, professeur d'agronomie à -l'Agrocampus-Ouest, va plus loin et estime qu'il faudrait " diminuer l'usage des engrais minéraux de 35 % et réduire la taille du cheptel de 15 % " pour supprimer l'excédent d'azote en Bretagne.

 

> Voté en 2010, le plan de lutte contre les algues vertes se donne pour objectif de " changer les pratiques agricoles " pour tendre vers l'objectif de 10 mg/l de nitrates dans les rivières. Son volet préventif repose sur la mise en oeuvre de contrats de territoire à très basses fuites d'azote dans les huit baies les plus affectées par les algues vertes. Il prévoit par exemple de convertir des champs de maïs en prairies ou de récréer des bocages capables de filtrer naturellement l'azote.

 

> Selon le président du conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian (PS), " ces huit baies doivent devenir des laboratoires à ciel ouvert de ce que va devenir l'agriculture bretonne ". Et d'ajouter : " Il faut avancer vers plus de valeur ajoutée, plus de bio, plus de proximité. " A ce jour, un seul contrat, celui de la baie de Lannion, a été dûment ratifié par tous les acteurs. " Nous sommes en retard, reconnaît Thierry Burlot, chargé de ce dossier au conseil régional. Dans certains territoires nous avons beaucoup de difficultés à négocier avec les organisations agricoles. "

 

> De plus, les associations comme Eau et rivières de Bretagne estiment que le plan ne va pas assez loin. " Pour le contrat de la baie de Saint-Brieuc, qui doit être ratifié en septembre, seules 20 % des terres agricoles sont concernées par le projet, principalement des zones humides et des zones à fort risque de lessivage. C'est insuffisant ", regrette Jean-Paul Guyomarc'h, l'un des porte-parole de l'association.

 

> Les industries agroalimentaires, qui réalisent en Bretagne un chiffre d'affaires annuel de 18 milliards d'euros, n'ont pas vraiment intérêt à diminuer l'usage des engrais. De leur côté, les organisations agricoles estiment avoir déjà fait beaucoup d'efforts pour réduire les fuites d'azote. " L'objectif de 10 mg/l est inatteignable, considère le président de la chambre d'agriculture des Côtes-d'Armor, Olivier Allain. Soyons clairs, nous ne changerons pas notre façon de produire de la viande parce que, dans le monde entier, les agriculteurs produisent de la même façon. Face à la concurrence, notre seul avenir est de gagner en compétitivité et d'évoluer vers une agriculture écologiquement intensive. "

> En cas de baisse de la production, certains agitent le spectre de la hausse des prix. " Si on passe tous au bio, les prix vont augmenter, et on importera de la viande pas chère d'Inde ou de Chine où il n'y aura plus aucun contrôle sanitaire ", prévient Sébastien Giraudeau directeur de la FDSEA dans les Côtes-d'Armor.

> Des arguments battus en brèche par les membres du Réseau agriculture durable (RAD), comme René Louail, agriculteur et conseiller régional Europe Ecologie-Les Verts, qui considère qu'une agriculture de qualité est possible si " l'Union européenne la protège par un système douanier ".

> En attendant, si les mesures de diminution de fuites d'azote ne sont pas appliquées, le plan " algues vertes " prévoit que le préfet pourra les rendre obligatoires au bout de trois ans. Cette disposition laisse sceptiques les associations, alors même que l'Etat prépare un projet de décret controversé. Celui-ci assouplirait les réglementations d'épandage et augmenterait, selon certains, les risques de fuites d'azote de 25 %. Une mesure en contradiction avec les objectifs du plan " algues vertes ", dont le budget s'élève à 134 millions d'euros.

> Céline Blampain

> 1 milliard d'euros C'est le montant d'aides publiques versées depuis 1994 pour la réduction du taux de nitrates dans les rivières bretonnes.

> 500 000 euros C'est ce que coûte en moyenne le ramassage des algues vertes chaque année.

> 37 500 > 70 % C'est la part des exploitations bretonnes spécialisées dans l'élevage.

 

commentaires
Publicité

Puerta del sol : après les indignés, les résignés !

Publié le 19 Août 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web

JMJ. Nouvelle manifestation anti-pape dispersée à Madrid

Publié le 19-08-11 à 07:24    Modifié à 07:44     par Le Nouvel Observateur avec AFP

La police a mis fin à coups de matraque au rassemblement organisé Puerta del Sol par les laïcs hostiles à une visite financée par de l'argent public. 

 AFP_110817_6x2f4_manifestation-madrid-pape_8--1-.jpg

La police avait auparavant bouclé la place pour empêcher des incidents entre manifestants hostiles à la visite du pape Benoît XVI, arrivé jeudi à Madrid, et jeunes pèlerins catholiques.

Mercredi soir, manifestants du camp laïc et pèlerins des Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ) s'étaient fait face sur cette place, lieu symbolique des manifestations ces derniers mois du mouvement des "indignés".

La soirée avait dégénéré en incidents entre policiers et manifestants anti-pape, qui avaient fait onze blessés.

"Nous sommes désarmés, nous ne faisons rien"

Jeudi, environ 150 manifestants se sont à nouveau rassemblés à la Puerta del Sol. Une centaine de policiers et une vingtaine de fourgons ont été déployés autour de la place, tenant ainsi à distance les groupes de pèlerins.

Après avoir demandé aux manifestants de se disperser et alors que ceux-ci s'éloignaient dans une rue voisine, les policiers, casqués, ont chargé à coups de matraque, frappant dans les jambes certains manifestants dont quelques-uns sont tombés à terre.
"Ils m'ont frappé à cinq ou six reprises. Nous sommes désarmés, nous ne faisons rien. J'ai réussi à me couvrir la tête, sinon j'aurais la tête ouverte", a raconté Bruno, un manifestant de 30 ans, le coude en sang.

"Ils m'ont poussée et je me suis cachée. Les gens sont partis en courant, ils les frappaient", témoigne Ines Monroy Perez, une gardienne de musée de 58 ans, qui dit "s'identifier" avec le mouvement des "indignés".

"Ton sac à dos, c'est moi qui l'ai payé!"

Peu avant, à la fin de la cérémonie de bienvenue du pape sur la place de Cibeles, à quelques centaines de mètres de là, les organisateurs avaient lancé un appel aux manifestants à "ne pas aller à Sol", pour éviter que ne se reproduisent les incidents de la veille.

Quelques groupes de pèlerins s'étaient malgré tout retrouvés dans les rues proches de la place aux accès bouclés, où les deux stations du train régional et du métro étaient fermées.

"Honte", "hypocrites", "nous sommes la jeunesse du pape", criaient certains d'entre eux, par-dessus les cordons de police, à l'adresse des manifestants qui répondaient: "ton sac à dos, c'est moi qui l'ai payé!", en référence au sac du pèlerin attribué à chacun des quelques 450.000 inscrits aux JMJ.

"Visite payée avec nos impôts"

Parmi les manifestants figuraient des pro-laïcité mais également des "indignés", le mouvement né à la mi-mai de la crise et du chômage, ou encore des défenseurs de la cause homosexuelle.

"Toute cette visite a été payée avec nos impôts, alors qu'il y a cinq millions de personnes au chômage, une crise énorme et qu'ils font des coupes claires dans les dépenses de sociales et de santé", a dénoncé David, un employé de banque de 42 ans.
"Cette visite aurait dû se faire dans un stade de football, où ils auraient payé leur place", ajoute-t-il.

Mais, assure Luis, 27 ans, "c'est un mouvement pacifique. Ceux qui sont violents sont ceux qui ont envoyé réprimer hier" les manifestants.

Les manifestants anti-pape se sont donné rendez-vous vendredi à 20h à la Puerta del Sol, pour un nouveau rassemblement de protestation.

Le Nouvel Observateur - AFP

commentaires
Publicité
<< < 200 210 211 212 213 214 215 216 217 218 219 220 230 240 250 > >>