Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

Citoyenneté, liberté, psychiatrie : déclaration d’entrée en résistance

Publié le 18 Août 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Résistance

 


logo fede-2

Publie le 5 août 2011, par la Fédération pour une alternative sociale et écologique

Collectif : « Mais c’est un Homme »

Déclaration du 1er août 2011

La loi du 5 juillet 2011 relative «  aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et à leurs modalités de prise en charge » et ses décrets d’application entrent en vigueur. Le mouvement fort de lutte contre cette loi peut et doit se poursuivre après sa promulgation.

Cette loi, -dans la même veine que celles sur les étrangers, l’immigration, la récidive, la rétention de sûreté, la justice des mineurs, la sécurité intérieure, etc.- participe des atteintes considérables portées aux libertés et aux droits sociaux.

Elle organise la surveillance sociale des vulnérables et précaires stigmatisés en « classes dangereuses ». A l’exemple du fichage généralisé de tout fauteur de trouble et mauvais élève potentiel, elle ouvre même un « casier psychiatrique » des « malades mentaux », sans véritable « droit à l’oubli ».

Cette loi est fondamentalement inacceptable car elle impose la contrainte et le contrôle social comme organisation du soin en psychiatrie, de l’hôpital au domicile, sous la nouvelle appellation aberrante de soins sans consentement.

La position soignante dans sa qualité relationnelle y est dégradée en « expertise de dangerosité », ce qui aggrave la situation actuelle faite de souffrance psychique et de désillusions dans de nombreuses équipes, avec pour résultat d’amplifier les errements de sens du soin à domicile.

L’« entrée » en observation et soin se fera désormais par une garde à vue psychiatrique de 72 heures, sans même les garanties arrachées récemment dans le cas de la garde à vue policière.

La psychiatrie contemporaine a remis en cause significativement le grand renfermement. Les luttes organisées par les professionnels, les usagers, les militants des droits de l’homme ont obtenu le développement des droits et mis en cause la légitimité de l’enfermement et du statut d’exception du « fou ».

Nous n’acceptons pas que la psychiatrie et la santé mentale soient embrigadées comme faisant partie des polices de la société. Nous récusons la politique de la peur.

Faisant fi de tout débat sur l’obligation de soin et le droit au refus de traitement, le pouvoir impose des dits «  soins sans consentement   » jusqu’au domicile : assignation à résidence, programme de soins imposé et appelé à fonctionner sur le mode du chantage ou du marchandage, traitements médicamenteux contraints y compris à domicile, géolocalisation, etc. Nous dénonçons l’hypocrisie du législateur et la duperie de la loi : un véritable soin psychique ne peut se concevoir sans le consentement.

A cette orientation répulsive donnée au soin psychiatrique s’adjoignent les effets et conséquences de la logique entrepreneuriale à l’œuvre à l’hôpital et dans le système de santé en général ; plus généralement de la casse du service public. Nous refusons le type de moyens supplémentaires attribués après le discours d’Antony de décembre 2008 pour « sécuriser ».

Nous -usagers, familles, soignants, travailleurs sociaux, magistrats, élus, citoyens- exigeons une orientation et des moyens qui relancent la psychiatrie de secteur, assurent et pérennisent les pratiques fondées sur l’éthique de la complexité, du prendre soin, de l’accueil, de l’hospitalité, du rôle des tiers sociaux et familiaux, de l’accompagnement, d’une réelle réhabilitation, et du droit.

Pour en former contours et contenus, nous sommes favorables à un débat national dont l’objet soit :

  l’abrogation de la loi du 27 juin 1990 et celle du 5 juillet 2011. l’abrogation de la loi du 27 juin 1990 et celle du 5 juillet 2011. La nécessité d’une loi qui en finisse avec l’exception psychiatrique et qui relève du soin psychique bien conçu articulé au droit commun : c’est-à-dire de l’autorisation et du contrôle du juge civil.

  la mise en chantier d’une loi programmatique pour une psychiatrie démocratique dont l’objet et l’éthique sont proposés dans notre manifeste initial, qui soit à l’opposé des gouvernances de mise au pas gestionnaire dont sont représentatifs les plans de santé mentale actuels et annoncés.

Il nous faut débattre, mais il nous faut également agir. Nous ne devons respecter les lois que si elles mêmes respectent le droit, en l’occurrence les libertés individuelles et l’intimité de la vie privée. La loi, qui dans la tradition est libératrice, est désormais un instrument du contrôle social. Elle formate, arrêtés et certificats à l’appui.

La tradition de désobéissance civile, c’est depuis 1789 de s’opposer aux lois, mais c’est aussi désormais de combattre la loi par le droit. L’application servile de la loi ne créerait pas seulement l’injustice ou l’aberration psychiatrique ; elle créerait l’illégalité.

La loi est celle d’une majorité conjoncturelle, mais le droit, construit dans le temps, est l’œuvre de tous. Où allons nous ? Vers ce qui n’est pas écrit, et seule la radicalité de l’analyse permet de s’extirper des modèles bien-pensants, déjà prêts à nous ensevelir. Dans l’immédiat et à cette date du Premier août qui marque l’entrée en vigueur de la loi, nous proposons un plan d’action et de résistance éthique  : 
  le refus des psychiatres et des soignants, dans la mesure du possible, de mettre en place des mesures de contrainte. Et notamment, le refus des collectifs soignants de tout programme de « soin contraints » à domicile contraires à la déontologie et aux droits fondamentaux. De même, il faut opposer un refus de tout avis médical sans avoir pu examiner le patient. 
  la saisie systématique du juge des libertés et de la détention, le patient devant être entendu hors visio-conférence. 
   Développer l’information, notamment lors des 72 heures, afin que les personnes ne tombent pas dans la trappe psychiatrique que cette loi organise, mais accèdent aux soins psychiques auxquelles elles ont droit. 
  Le soutien des recours et défenses des patients soumis à ces « soins sans consentement », y compris les QPC qui ne manqueront de survenir. La création d’un collectif d’avocats et juristes sera essentielle en ce sens. 
  La construction d’un observatoire national de suivi de l’application de cette loi qui assure le recueil de données, l’alerte aux droits des personnes soumises aux « soins sans consentement », qui rapporte au législateur, au contrôleur des libertés et des lieux de détention, à la commission nationale consultative des droits de l’homme et au public les atteintes aux droits de l’homme et à l’éthique du soin psychique.

Nous sommes et demeurerons mobilisés pour concrétiser une œuvre de démocratie et de professionnalités.

Organisations signataires membres du collectif “Mais c’est un Homme” :

Advocacy France, Les Alternatifs, Alternative Libertaire, Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF), CRPA, La coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics, Europe Écologie Les Verts, FASE, LDH, NPA, PCF, Parti de Gauche, Solidaires, SUD santé sociaux, SNPES PJJ/FSU, Syndicat de la Magistrature, USP

 

commentaires
Publicité

L’orée et la pénétrante

Publié le 11 Août 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Tribune libre

tribune_libre.jpgA l’occasion de la commémoration des 20 ans de l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), les enfants de deux classes primaires de Granville avaient été consultés pour qu’ils donnent un nom à un endroit dédié à cette événement, dans la ville. Ils avaient proposé «  square des enfants du monde, place des enfants, coin des enfants, la planque des gamins, etc », toutes propositions qui désignaient un espace délimité, protégé. Quelle ne fut pas la surprise de voir négligé leur  travail quand l’endroit choisi par le maire fut dénommé « L’orée des enfants », soit une délimitation incertaine et floue.

La manipulation irrespectueuse  des droits de l’enfant non seulement à s’exprimer mais à  être entendu trouve aujourd’hui une explication: la délimitation d’un espace consacré concrètement et symboliquement aux enfants aurait gêné les plans du maire. Elle aurait constitué un obstacle pour la pénétrante qu’il souhaite obstinément voir passer au milieu de l’espace vert, calme et non pollué du Val es fleurs où parents et grands parents viennent avec leurs enfants et petits enfants. « L’orée des enfants » constituait bel et bien une manière de leurrer les enfants et de façon générale les citoyens de plus en plus  circonspects quant au beaux discours sur l’écologie et le développement durable.

                                                                                                Yann Le Pennec

commentaires

EPR = Energie Pas Rentable !

Publié le 22 Juillet 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes

2011-04-23-064
Communiqué de la coordination interrégionale STOP-THT

Jeudi 21 juillet 2011

EDF vient d'annoncer un nouveau retard sur la finalisation du réacteur nucléaire EPR de Flamanville dans la Manche. Cela porte à 4 ans le retard total (pour le moment) de la livraison de ce réacteur-fiasco.
Le budget de construction est, lui aussi, revu à la hausse, à 6 milliards d'euros au lieu de 3 milliards. Le coût du nucléaire dans son ensemble, civil et militaire, est déjà largement sous-évalué. Mais désormais, EDF et l'Etat assume de jeter l'argent par les fenêtres

Alors que la catastrophe de Fukushima au Japon continue, sacrifiant encore la vie de milliers d'habitants, la poursuite du nucléaire en France et dans le monde est scandaleuse. Le fiasco de la tentative de relance de cette industrie mortifère en France renforce notre colère.
Lié à l'EPR, la construction de la nouvelle ligne très-haute-tension (THT) Cotentin-Maine doit cesser immédiatement. Les élus doivent prendre leurs responsabilités, ne pas accepter l'argent du silence et s'opposer concrètement (physiquement ?), avec tous les citoyens, à RTE et ses sous-traitants.

Le mensonge est permanent sur ces projets EPR/THT. Pour l'EPR, l'enjeu de la construction de cette "tête de série" était d'avoir un retour d'expérience pour juger de la poursuite du nucléaire. Tchernobyl, Fukushima et les déboires de l'EPR sont des retours d'expérience suffisants pour dire : "Nucléaire : Stop !"
Concernant le projet THT, juridiquement lié à la construction de l'EPR, le mensonge vient de RTE, constructeur de la ligne, qui affirme que, EPR ou pas, la ligne est nécessaire pour le réseau électrique.

Nous lançons, à nouveau, un appel à mobilisation pour empêcher ces chantiers d'aboutir. La résistance sur le terrain est nécessaire et, complémentairement à celle-ci, nous appelons à manifester, bruyamment, le 15
octobre à Rennes, pour imposer la fin de la menace nucléaire et les nuisances de ses lignes électriques.

 http://www.stop-tht.org/Retard-de-l-EPR-et-fiasco.html



 

commentaires

Non à la soumission aux marchés financiers Les peuples ne doivent pas payer leur crise !

Publié le 21 Juillet 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Résistance

mercredi 20 juillet 2011

L’Union européenne et les gouvernements utilisent les dettes publiques pour imposer aux peuples d’Europe une véritable purge sociale. Alors que les banques et autres opérateurs financiers n’en finissent pas de spéculer sur les dettes publiques, il faudrait que ce soit les populations qui payent une crise dont les marchés financiers sont les premiers responsables et uniques bénéficiaires.

 

C’est pour cela que les gouvernements de l’Union, la Commission et le Parlement européen, avec la participation active de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international, veulent imposer une nouvelle gouvernance économique asservie à la finance avec pour objectif de mettre sous surveillance accrue les budgets nationaux, de durcir les sanctions contre les Etats en cas de déficit dit excessif et de réduire les dépenses publiques.

Le pacte « euro plus » utilisait déjà la crise de la dette pour imposer l’austérité, la baisse des salaires des pensions et des retraites, la diminution du nombre de fonctionnaires, la flexibilité du travail, le recul de l’âge du départ en retraite, la casse des systèmes de protection sociale, tout en réduisant les pouvoirs des organisations syndicales. Le tout, au seul bénéfice des actionnaires des grandes sociétés et du système financier international ! Une mesure déjà prise, le « semestre européen », vise à soumettre au Conseil et à la Commission, les budgets des Etats avant même qu’ils soient débattus par les parlements nationaux.

Pour essayer de verrouiller totalement ce montage, les gouvernements européens veulent intégrer dans la loi fondamentale des Etats l’objectif de l’équilibre budgétaire, ce que Nicolas Sarkozy appelle « la règle d’or ». Stupide économiquement - que se serait-il passé si cette règle avait été appliquée au moment de la crise financière où les Etats ont renfloué les banques -, cette proposition est une agression contre la démocratie, car les politiques économiques seraient ainsi totalement soustraites au débat politique et à la décision citoyenne. Une telle disposition, adoptée par les parlementaires des deux chambres, ne doit pas être intégrée dans la Constitution française comme le veulent le président de la République et l’Union Européenne.

 

Les citoyens et les citoyennes ne doivent pas payer les dettes qui sont le résultat de la soumission des États aux marchés financiers. Ces dettes sont illégitimes et les peuples ne doivent pas en faire les frais. Il faut exiger aujourd’hui un moratoire et des audits citoyens sur les dettes publiques. Dans l’immédiat, les organisations signataires appellent les citoyennes et les citoyens, leurs organisations associatives, syndicales et politiques à se mobiliser contre la constitutionnalisation de l’austérité et les parlementaires à voter contre ce texte si Nicolas Sarkozy osait malgré tout convoquer le Parlement en congrès à Versailles.

 

ATTAC, CGT-Finances, FASE, Fondation Copernic, GU, Les Alternatifs, Marches européennes, M’PEP, NPA, PCF, PCOF, PG, Union syndicale Solidaires

commentaires

Pourquoi la proposition de défilé citoyen d'Eva Joly n'a rien d'absurde

Publié le 19 Juillet 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web

liberte.jpgOn a beaucoup polémiqué suite aux déclarations d'Eva Joly sur le défilé du 14 juillet. En revanche, on a moins discuté du fond de sa proposition.

 

Vu sur le site des + du Nouvel Observateur Sélectionné et édité par Maxime Bellec

 

"Monsieur le Président, je suis un déserteur

de ton armée de glands et de troupeaux de branleurs,

ils auront pas ma peau, ils toucheront pas mes cheveux,

j'saluerai pas le drapeau, j'marcherai pas comme les bœufs..."

 

S'exprimant ainsi dans sa jolie chanson Le Déserteur, librement inspirée de Boris Vian, Renaud s'y fait l'interprète d'un antimilitarisme traditionnel de la gauche. La proposition d'Eva Joly de supprimer le défilé militaire du 14 juillet s'inscrit-elle dans cette tradition ? L'idée de "défilé citoyen" proposée par la candidate Europe Ecologie-Les Verts a le mérite de proposer un questionnement sur la signification du 14 juillet, et sur le rapport de la gauche avec l'institution militaire.

 

  La gauche n'est pas, elle est devenue antimilitariste

 

La gauche n'a pas toujours été antimilitariste mais l'est devenue. L'armée moderne a été fondée par la Révolution française et par la République pour défendre la patrie en danger. Mais la gauche s'en est détournée, notamment après la Révolution de 1848 et le coup d'Etat du 2 décembre 1851, ou encore après la crise boulangiste (1889-1891), quand il est devenu certain que l'armée était devenue l'alliée des forces conservatrices, et non des forces démocratiques et sociales, sur lesquelles devaient se fonder la République.

 

La gauche est-elle patriote?

 

Si la gauche se défie de l'armée, qui n'est plus pour elle le fondement de l'unité nationale, cela ne signifie pas que la gauche n'est pas patriote. Au contraire, c'est au nom du patriotisme que les communards n'ont jamais reconnu la défaite de Sedan de 1870, et que la gauche n'a jamais accepté l'armistice de 1940. Il n'y a pas de lien entre patriotisme et respect envers l'institution militaire. Surtout, refuser de débattre du défilé de l'armée du 14 juillet révèle la méconnaissance de la signification de la fête nationale.

 

Le 14 juillet célèbre l'unité de la nation

 

Que commémore-t-on le 14 juillet ? La prise de la Bastille, diront certains ? La lutte contre l'arbitraire et le despotisme ? La fête nationale commémore en réalité la Fête de la Fédération célébrée le 14 juillet 1790. Il s'agissait, dans l'esprit des pères de la République de 1880, de célébrer l'unité et la réconciliation de la nation qui avait eu lieu un an après la prise de la Bastille. Il n'était pas question de célébrer l'armée.

 

L'armée incarne-t-elle seule l'unité nationale ?

 

Si l'unité de la nation doit être célébrée, pourquoi seule l'armée défilerait-elle ? Est-elle la seule institution à incarner l'unité de la nation ? Pourquoi ne pas célébrer l'Education nationale, l'assistance publique, la sécurité sociale, le service public en général ou encore toutes les associations et organismes qui contribuent, pas à pas, à créer du lien social ? Pourquoi donc ne pas célébrer les citoyens, la société civile, comme le propose Eva Joly ? Il est inquiétant que la France ne s'appuie plus que sur l'une de ses institutions au détriment des autres.

 

La France doit-elle imiter les dictatures ?

 

Il ne s'agit pas de nier l'utilité de l'armée, ni le courage et le dévouement des femmes et des hommes qui s'engagent et luttent pour assurer la sécurité de la nation. Il est toutefois permis de se demander pouquoi ne défile que l'armée lors de la fête de tous les citoyens.

 

La France serait-elle devenue une dictature pour ne s'enorgueillir que de ses chars Leclerc, ses rafales et ses canons ? Va-t-elle devoir mettre en scène ses missiles, à la manière de la Corée du Nord ou de dictatures militaires pour susciter un soutien au régime ? La France n'a-t-elle rien d'autre à proposer à ses citoyens que ses missiles comme seul fait de gloire ?

 

Doit-on être fier de l'armée française ?

 

Si l'on ne peut contester les efforts et les sacrifices des soldats français, il faut aussi se rappeler que l'armée française n'a plus gagné de guerre depuis 1945 – et encore.

 

Que penser par exemple des interventions en Indochine, en Algérie ou encore aujourd'hui, en Libye ou en Afghanistan ? Si les premières apparaissent désormais comme des fautes politiques, on peut douter des chances de succès des dernières, quand bien même elles viseraient la disparition d'un dictature ou le développement d'un état de droit. Aujourd'hui, les soldats sont toujours courageux mais les objectifs politiques sont incertains, pour ne pas dire irréalistes.

 

"La guerre est une chose trop sérieuse pour la laisser aux mains des militaires", disait Clemenceau. Engagée sans principes directeurs, sans vision du monde cohérente, et célébrée uniquement le 14 juillet pour sa mise en scène et sa chorégraphie, il semble plutôt que l'armée française n'ait plus aujourd'hui les hommes politiques qu'elle mérite.

 

A lire sur le même sujet :

- Défilé du 14 juillet : la proposition d'Eva Joly va profiter à l'extrême droite

- Eva Joly et le 14 juillet : palmarès des meilleures réactions

- Eva Joly, aussi française que ceux qui la critiquent

 

 

 

commentaires
Publicité

La GRECE empêche le départ du bateau Français pour GAZA

Publié le 5 Juillet 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Résistance

 

Le Blocus Israélien contre le peuple de Gaza est appliqué aux frontières européennes.

 

Laissez-les partir !

Communiqué - La Grèce et l’UE complices du blocus de Gaza Paris le 01 juillet 2011, Le gouvernement grec vient d’annoncer qu’ « aucun bateau ne partira d’un port grec vers Gaza ». La campagne Un bateau français pour Gaza dénonce cette décision et appelle à une mobilisation de toutes celles et ceux qui soutiennent la flottille. Nous partirons quels que soient les obstacles.  La Grèce a donc cédé aux pressions israéliennes. Benjamin Netannyahou a remercié hier le premier ministre grec Georges Papandréou ainsi que « tous les responsables politiques du monde d'avoir récemment pris position en paroles et en actes contre cette flottille qui était une provocation ». Israël soustraite sa politique à la Grèce. Elle n’a pas pris cette décision seule, l’Union européenne est aussi responsable et tout aussi complice. Le blocus de la bande de Gaza s’étend maintenant jusqu’à ses portes.  Il est inconcevable que l’Union européenne cautionne de façon aussi ouverte la politique illégale d’Israël dans la bande de Gaza. Il est inconcevable qu’elle puisse nier de façon aussi insultante une mobilisation populaire d’une ampleur inédite dans des dizaines de pays en faveur du droit et de la justice. La liberté de circulation et de navigation est bafouée et encore une fois la voix citoyenne est bâillonnée.  La décision grecque est une décision injuste et scandaleuse. Le danger vient de l’occupation, pas de ceux qui défendent le droit international. Campagne « Un bateau français pour Gaza ».  


Un modèle de lettre à l’ambassade de Grèce est proposé ci-dessous, vous pouvez l’adapter et l’envoyer à : mfapar@wanadoo.fr (ambassade) et congrece.par@orange-business.fr (consulat). Voir tous les contacts sur :

http://www.amb-grece.fr/grece_en_france/missions_diplomatiques.htm

http://www.unbateaupourgaza.fr http://www.facebook.com/unbateaufrancaispourgaza https://twitter.com/#!/BateauGazaFr

 

Trame de lettre à son excellence l'ambassadeur de Grèce M. Constantin Chalastanis,  

 

Votre excellence, je m'adresse à vous en votre qualité de représentant de la Grèce en France.  Je fais partie de ceux qui ont contribué, à leur mesure, à rendre possible la participation de deux bateaux français à la Flottille internationale pour Gaza.  Nous apprenons que les autorités grecques, sous la pression des autorités israéliennes, entravent le départ de ces bateaux chargés d'aide humanitaire et de pacifistes du monde entier, mobilisés pour briser le blocus illégal et inhumain qu'Israël impose aux Palestiniens au mépris du droit international.  Je vous prie d'intervenir instamment pour faire savoir aux autorités grecques que des centaines de milliers de citoyens de par le monde les observent avec attention. Nous vous demandons solennellement de transmettre notre message à votre gouvernement : laissez-les partir ! Veuillez agréer, votre Excellence, l'expression de ma très haute considération. 

 

Adresse de l’ambassade de Grèce : 17, rue Auguste-Vacquerie, 75116

Parismfapar@wanadoo.fr

Fax : 01.47.23.73.85 / Tél : 01.47.23.72.28

commentaires

Coïncidence ! vous avez dit coïncidence ?

Publié le 5 Juillet 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web

Dans le journal  « La Montagne » du 03 mars, 
une petite info qui n’a pas eu beaucoup d’écho, parmi les médias. 
Cette info disait que l’âge minimum requis pour être sénateur passait de 30 à 24 ans. 
"Tiens, pourquoi 24 et pas 25, 26 ou 27 ans ? ".
 
Cette année a lieu au mois de septembre, le 21 pour être précis, des élections sénatoriales. 
La moitié des sièges des sénateurs va être renouvelée. 
La date limite de dépôt des candidatures a lieu « le deuxième vendredi précédant le jour des élections (le 21 septembre 2011) »
  soit le vendredi 12 septembre 2011. 
A cette date, le candidat devra donc remplir comme nouvelle condition d’être âgé d’au moins 24 ans. 
Or un certain J..n S.....y, fils de N.....s S.....y, n’aura 25 ans que le 19 septembre 2011. 
Si l’âge minimum avait été de 25 ans, il n’aurait pas pu se présenter aux élections sénatoriales (ils sont encore élus par « les grand électeurs ») à une semaine près !!.
Il se trouve également que le département des Hauts-de-Seine fait partie des départements où les sièges de sénateurs vont être renouvelés.
  
Étonnant, non ? 
Mais non, une pure coïncidence !!!

commentaires

Médiéval n’y aura pas pensé… !

Publié le 3 Juillet 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Tribune libre

tribune_libre.jpgLe cabinet d’études Médiéval a présenté trois scénarios d’exploitation du site de l’église Saint Paul comportant une certaine diversité (profane) de propositions : gastronomie, hôtellerie à caractère social, activité commerciale, culturelle, événementielle et linguistique, tourisme et culte,. Le citoyen reste un peu perplexe quant au choix à opérer quant à cette conversion mais il est une proposition qui n’a pas été envisagée. Elle permettrait à la municipalité de se tirer d’un mauvais choix obstiné ; elle satisferait les granvillais qui refusent la privatisation de l’espace public considéré comme bien commun. Le très controversé projet du centre ville ne pourrait-il être transféré dans cet endroit « hors du commun » ? L’épineuse question des places de parking pourrait trouver une heureuse issue en aménageant un parking sous le saint édifice passablement désacralisé ; il serait desservi par un tunnel partant de la bien nommée place Fontaine Bedeau. Les automobiles y seraient plus en sécurité que dans les trois niveaux du projet de parking sub-aquatique du Cours Jonville

                                                                                    Yann Le Pennec

 

commentaires

Appel de Mikis Théodorakis aux citoyens indignés de Grèce et d'Europe

Publié le 24 Juin 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Résistance

 

 

 

 

 



« Nous saluons les dizaines de milliers, voire les centaines de milliers de nos concitoyens, jeunes pour la plupart, qui se sont rassemblés sur les places de toutes les grandes villes pour manifester leur indignation à l’occasion de la commémoration du mémorandum (accord cadre signe entre le gouvernement grec, l’UE, le FMI et la BCE, en Mai 2010 et renouvelé depuis régulièrement), demandant le départ du gouvernement de la Honte et de tout le personnel politique qui a géré le bien public, détruisant, pillant et asservissant la Grèce. La place de tous ces individus n’est pas au Parlement, mais en prison. 
> > Nous saluons les premières Assemblées générales qui se déroulent dans les centres de nos villes et la démocratie immédiate que s’efforce de découvrir le mouvement inédit de notre jeunesse. Nous saluons les travailleurs de la fonction publique qui ont entrepris manifestations, grèves et occupations pour défendre un Etat qui, plutôt que le démantèlement prévu par le FMI, a désespérément besoin d’une amélioration et d’une réforme radicales. Par leurs mobilisations, les travailleurs de l’Hellenic Postbank, de la Régie nationale d’électricité et de la Société publique de loterie et de paris sportifs défendent le patrimoine du peuple grec qu’entendent piller les banques étrangères, par le truchement de leur gouvernement fantoche à Athènes. »

> >
> >
« Le pacifisme exemplaire de ces manifestations a démontré que lorsque la police et les agents provocateurs ne reçoivent pas l’ordre d’intervenir, le sang ne coule pas. Nous appelons les policiers grecs à ne pas être les instruments des forces obscures qui tenteront certainement, à un moment donné, de réprimer dans le sang les jeunes et les travailleurs. Leur place, leur devoir et leur intérêt est d’être aux côtés du peuple grec, des protestations et des revendications pacifiques de celui-ci, aux côtés de la Grèce et non des forces obscures qui dictent leur politique au gouvernement actuel.
> >
> >
« Un an après le vote du mémorandum, tout semble attester son échec. Après cette expérience, on ne peut plus s’autoriser la moindre illusion. La voie qu’a emprunté et continue de suivre le gouvernement, sous la tutelle des banques et des instances étrangères, de Goldman Sachs et de ses employés européens, mènent la Grèce à la catastrophe. Il est impératif que cela cesse immédiatement, il est impératif qu’ils partent immédiatement. Jour après jour, leurs pratiques révèlent leur dangerosité pour le pays. Il est étonnant que le procureur général ne soit pas encore intervenu contre le Ministre de l’Economie et des Finances, après les récentes déclarations tenues par ce dernier sur l’imminence de la faillite et l’absence de ressources budgétaires. Pourquoi n’est-il pas intervenu suite aux déclarations du président de la Fédération des patrons de l’industrie et de la commissaire européenne grecque Mari Damanaki sur une sortie de l’euro ? Pourquoi n’est-il pas intervenu contre le terrorisme de masse avec lequel un gouvernement en faillite, sous le diktat de la Troïka [UE - FMI - BCE], tente une nouvelle de fois d’extorquer le peuple grec ? Par leur catastrophisme, leurs allusions tragiques et tout ce qu’ils inventent et déblatèrent pour effrayer les Grecs, ils ont réussi à humilier le pays dans le monde entier et à le mener réellement au bord de la faillite. Si un chef d’entreprise s’exprimait de la même façon que le fait le Premier ministre et ses ministres lorsqu'ils parlent de la Grèce, il se retrouverait immédiatement derrière les barreaux pour malversation grave.
> >
> >
« Nous nous adressons aussi aux peuples européens. Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. Ne croyez-pas les mensonges grossiers et absurdes de journaux compromis qui veulent vous convaincre que le problème est dû soi-disant à la paresse des Grecs alors que, d’après les données de l’Institut statistique européen, ceux-ci travaillent plus que tous les autres Européens !


> > « Les travailleurs ne sont pas responsables de la crise ; le capitalisme financier et les politiciens à sa botte sont ceux qui l’ont provoquée et qui l’exploitent. Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle. Il n’y a pas d’autre solution qu’une restructuration radicale de la dette, en Grèce, mais aussi dans toute l’Europe. Il est impensable que les banques et les détenteurs de capitaux responsables de la crise actuelle ne déboursent pas un centime pour réparer les dommages qu’ils ont causés. Il ne faut pas que les banquiers constituent la seule profession sécurisée de la planète ! »


> >
> >
« Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèleéconomique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance. Si les Etats ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne. La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches. Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elle-même générées sous forme de dettes. Comment peut-on proposer un ancien collaborateur de la Goldman Sachs pour diriger la Banque centrale européenne ? De quelle sorte de gouvernements, de quelle sorte de politiciens disposons-nous en Europe ? »


> > « Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire a été le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d’Europe. Nous ne vous demandons pas un traitement de faveur parce que nous avons subi, en tant que pays, l’une des pires catastrophes européennes aux années 1940 et nous avons lutté de façon exemplaire pour que le fascisme ne s’installe pas sur le continent.


> > "Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit. Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme. »


> > Le Comité Consultatif du Mouvement de Citoyens Indépendants. « L’Etincel » Créé à l’initiative de Mikis Theodorakis. Athènes, 26 Mai 2011.


> >

http://www.appeldesappels.org/tam-tam/l-appel-de-theodora...


> >

Son site :

http://www.mikis-theodorakis.net/

 

commentaires
Publicité

LA CRISE POURQUOI ? LES MOYENS D'EN SORTIR

Publié le 20 Juin 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Annonces

conférence-débat

 

par

 

NICOLAS BENIES

Economiste, chargé de cours à

L'université populaire de CAEN

 

MARDI 28 JUIN 20h30

 

A l'invitation des associations signataires du

PACTE POUR LES DROITS ET LA CITOYENNETE

(Ligue des Droits de l'Homme,Attac, CGT,

FSU50,MRAP50, Confédération paysanne

FCPE, Amicale Laïque, Association

Familiale Laïque) et Continents Solidaires

 

Théâtre municipal d'Avranches         entrée gratuite

  

Et si la crise structurelle actuelle qui met en jeu toutes les dimensions du fonctionnement du

capitalisme : financière,économique, sociale, politique, idéologique, écologique... était une chance

pour jeter les bases d'une société qui se pose la question de l'émancipation des individus ? Les

réponses logiques à cette crise structurelle qui ressemble à celle des années 1930, ne peuvent se

trouver que du côté de la socialisation, des services publics, de la réduction du temps de travail... Il

est un scandale dont il faut prendre la dimension : une société qui n'est pas capable d'offrir des

emplois à ses jeunes insulte l'avenir. La précarité qui s'élargit déstabilise l'ensemble des salariés,

broie le futur en enfermant toute la société dans un passé dépassé.

Les politiques d'austérité n'ont pas de légitimité. Posons la simple question aux gouvernants en

place des raisons de la baisse des dépenses publiques, ils répondront lutter contre la hausse des

déficits pour comprimer l'endettement. Mais cet endettement est-il d'un niveau tel qu'il exige des

politiques de réduction des services publics ? Leur volonté se trouve ailleurs, dans la volonté de

privatiser et de marchandiser toutes les relations sociales pour individualiser les populations et

rompre avec le combat collectif et détruire toutes les solidarités collectives. La conséquence, c'est la

répression comme seul moyen de maintenir l'ordre social actuel et c'est la porte ouverte aux reculs

de tous les droits démocratiques, citoyens.

La logique économique se heurte à cette logique sociale. En termes économiques, il faudrait

augmenter les salaires, les pensions de retraites, augmenter l'emploi public, réduire le temps de

travail pour offrir un emploi à toutes et à tous, seule façon de valoriser les richesses existantes et

créer des richesses nouvelles. Paul Krugman économiste américain et prix Nobel note avec raison

que la lutte contre les déficits publics est devenue la priorité au lieu du combat contre le chômage,

alors que menace une dépression.

L'être humain ne peut se réduire à un ensemble de performances quantitatives. Cette culture

du résultat qui touche tous les secteurs de la vie économique, sociale et politique ne peut que se

traduire par une atteinte profonde à notre dignité individuelle et collective. Le stress au travail, la

souffrance, le harcèlement en résultent se traduisant par la montée du nombre des suicides.

Il faut rompre avec cette société qui marche sur la tête, trouver les voies et les moyens pour

que la sortie de la crise puisse se traduire par une amélioration des conditions de vie du plus grand

nombre.

En toute bonne logique, pour trouver les moyens de lutte contre la crise financière, il faudrait

nationaliser les grandes banques et créer un pôle public financier permettant d'orienter les crédits

vers le développement économique et les investissement productifs ; contre la crise économique,

augmenter le marché final (voir ci-dessus) et maintenir et développer les services publics ; contre la

crise écologique, créer un service public de l'environnement...

Et planifier démocratiquement pour dessiner un futur...

L'émancipation des individus devrait être à l'ordre du jour...

 

Nicolas Béniès,

économiste, chargé de cours à l'Université Populaire de CAEN

auteur du Petit manuel de la crise financière et des autres (Syllepse, 2009)

et de : Marx, le capitalisme et les crises (Editions La Ville Brûle,

 

commentaires
Publicité
<< < 200 210 211 212 213 214 215 216 217 218 219 220 230 240 250 > >>