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L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

EPR = Energie Pas Rentable !

Publié le 22 Juillet 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes

2011-04-23-064
Communiqué de la coordination interrégionale STOP-THT

Jeudi 21 juillet 2011

EDF vient d'annoncer un nouveau retard sur la finalisation du réacteur nucléaire EPR de Flamanville dans la Manche. Cela porte à 4 ans le retard total (pour le moment) de la livraison de ce réacteur-fiasco.
Le budget de construction est, lui aussi, revu à la hausse, à 6 milliards d'euros au lieu de 3 milliards. Le coût du nucléaire dans son ensemble, civil et militaire, est déjà largement sous-évalué. Mais désormais, EDF et l'Etat assume de jeter l'argent par les fenêtres

Alors que la catastrophe de Fukushima au Japon continue, sacrifiant encore la vie de milliers d'habitants, la poursuite du nucléaire en France et dans le monde est scandaleuse. Le fiasco de la tentative de relance de cette industrie mortifère en France renforce notre colère.
Lié à l'EPR, la construction de la nouvelle ligne très-haute-tension (THT) Cotentin-Maine doit cesser immédiatement. Les élus doivent prendre leurs responsabilités, ne pas accepter l'argent du silence et s'opposer concrètement (physiquement ?), avec tous les citoyens, à RTE et ses sous-traitants.

Le mensonge est permanent sur ces projets EPR/THT. Pour l'EPR, l'enjeu de la construction de cette "tête de série" était d'avoir un retour d'expérience pour juger de la poursuite du nucléaire. Tchernobyl, Fukushima et les déboires de l'EPR sont des retours d'expérience suffisants pour dire : "Nucléaire : Stop !"
Concernant le projet THT, juridiquement lié à la construction de l'EPR, le mensonge vient de RTE, constructeur de la ligne, qui affirme que, EPR ou pas, la ligne est nécessaire pour le réseau électrique.

Nous lançons, à nouveau, un appel à mobilisation pour empêcher ces chantiers d'aboutir. La résistance sur le terrain est nécessaire et, complémentairement à celle-ci, nous appelons à manifester, bruyamment, le 15
octobre à Rennes, pour imposer la fin de la menace nucléaire et les nuisances de ses lignes électriques.

 http://www.stop-tht.org/Retard-de-l-EPR-et-fiasco.html



 

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Non à la soumission aux marchés financiers Les peuples ne doivent pas payer leur crise !

Publié le 21 Juillet 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Résistance

mercredi 20 juillet 2011

L’Union européenne et les gouvernements utilisent les dettes publiques pour imposer aux peuples d’Europe une véritable purge sociale. Alors que les banques et autres opérateurs financiers n’en finissent pas de spéculer sur les dettes publiques, il faudrait que ce soit les populations qui payent une crise dont les marchés financiers sont les premiers responsables et uniques bénéficiaires.

 

C’est pour cela que les gouvernements de l’Union, la Commission et le Parlement européen, avec la participation active de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international, veulent imposer une nouvelle gouvernance économique asservie à la finance avec pour objectif de mettre sous surveillance accrue les budgets nationaux, de durcir les sanctions contre les Etats en cas de déficit dit excessif et de réduire les dépenses publiques.

Le pacte « euro plus » utilisait déjà la crise de la dette pour imposer l’austérité, la baisse des salaires des pensions et des retraites, la diminution du nombre de fonctionnaires, la flexibilité du travail, le recul de l’âge du départ en retraite, la casse des systèmes de protection sociale, tout en réduisant les pouvoirs des organisations syndicales. Le tout, au seul bénéfice des actionnaires des grandes sociétés et du système financier international ! Une mesure déjà prise, le « semestre européen », vise à soumettre au Conseil et à la Commission, les budgets des Etats avant même qu’ils soient débattus par les parlements nationaux.

Pour essayer de verrouiller totalement ce montage, les gouvernements européens veulent intégrer dans la loi fondamentale des Etats l’objectif de l’équilibre budgétaire, ce que Nicolas Sarkozy appelle « la règle d’or ». Stupide économiquement - que se serait-il passé si cette règle avait été appliquée au moment de la crise financière où les Etats ont renfloué les banques -, cette proposition est une agression contre la démocratie, car les politiques économiques seraient ainsi totalement soustraites au débat politique et à la décision citoyenne. Une telle disposition, adoptée par les parlementaires des deux chambres, ne doit pas être intégrée dans la Constitution française comme le veulent le président de la République et l’Union Européenne.

 

Les citoyens et les citoyennes ne doivent pas payer les dettes qui sont le résultat de la soumission des États aux marchés financiers. Ces dettes sont illégitimes et les peuples ne doivent pas en faire les frais. Il faut exiger aujourd’hui un moratoire et des audits citoyens sur les dettes publiques. Dans l’immédiat, les organisations signataires appellent les citoyennes et les citoyens, leurs organisations associatives, syndicales et politiques à se mobiliser contre la constitutionnalisation de l’austérité et les parlementaires à voter contre ce texte si Nicolas Sarkozy osait malgré tout convoquer le Parlement en congrès à Versailles.

 

ATTAC, CGT-Finances, FASE, Fondation Copernic, GU, Les Alternatifs, Marches européennes, M’PEP, NPA, PCF, PCOF, PG, Union syndicale Solidaires

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Pourquoi la proposition de défilé citoyen d'Eva Joly n'a rien d'absurde

Publié le 19 Juillet 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web

liberte.jpgOn a beaucoup polémiqué suite aux déclarations d'Eva Joly sur le défilé du 14 juillet. En revanche, on a moins discuté du fond de sa proposition.

 

Vu sur le site des + du Nouvel Observateur Sélectionné et édité par Maxime Bellec

 

"Monsieur le Président, je suis un déserteur

de ton armée de glands et de troupeaux de branleurs,

ils auront pas ma peau, ils toucheront pas mes cheveux,

j'saluerai pas le drapeau, j'marcherai pas comme les bœufs..."

 

S'exprimant ainsi dans sa jolie chanson Le Déserteur, librement inspirée de Boris Vian, Renaud s'y fait l'interprète d'un antimilitarisme traditionnel de la gauche. La proposition d'Eva Joly de supprimer le défilé militaire du 14 juillet s'inscrit-elle dans cette tradition ? L'idée de "défilé citoyen" proposée par la candidate Europe Ecologie-Les Verts a le mérite de proposer un questionnement sur la signification du 14 juillet, et sur le rapport de la gauche avec l'institution militaire.

 

  La gauche n'est pas, elle est devenue antimilitariste

 

La gauche n'a pas toujours été antimilitariste mais l'est devenue. L'armée moderne a été fondée par la Révolution française et par la République pour défendre la patrie en danger. Mais la gauche s'en est détournée, notamment après la Révolution de 1848 et le coup d'Etat du 2 décembre 1851, ou encore après la crise boulangiste (1889-1891), quand il est devenu certain que l'armée était devenue l'alliée des forces conservatrices, et non des forces démocratiques et sociales, sur lesquelles devaient se fonder la République.

 

La gauche est-elle patriote?

 

Si la gauche se défie de l'armée, qui n'est plus pour elle le fondement de l'unité nationale, cela ne signifie pas que la gauche n'est pas patriote. Au contraire, c'est au nom du patriotisme que les communards n'ont jamais reconnu la défaite de Sedan de 1870, et que la gauche n'a jamais accepté l'armistice de 1940. Il n'y a pas de lien entre patriotisme et respect envers l'institution militaire. Surtout, refuser de débattre du défilé de l'armée du 14 juillet révèle la méconnaissance de la signification de la fête nationale.

 

Le 14 juillet célèbre l'unité de la nation

 

Que commémore-t-on le 14 juillet ? La prise de la Bastille, diront certains ? La lutte contre l'arbitraire et le despotisme ? La fête nationale commémore en réalité la Fête de la Fédération célébrée le 14 juillet 1790. Il s'agissait, dans l'esprit des pères de la République de 1880, de célébrer l'unité et la réconciliation de la nation qui avait eu lieu un an après la prise de la Bastille. Il n'était pas question de célébrer l'armée.

 

L'armée incarne-t-elle seule l'unité nationale ?

 

Si l'unité de la nation doit être célébrée, pourquoi seule l'armée défilerait-elle ? Est-elle la seule institution à incarner l'unité de la nation ? Pourquoi ne pas célébrer l'Education nationale, l'assistance publique, la sécurité sociale, le service public en général ou encore toutes les associations et organismes qui contribuent, pas à pas, à créer du lien social ? Pourquoi donc ne pas célébrer les citoyens, la société civile, comme le propose Eva Joly ? Il est inquiétant que la France ne s'appuie plus que sur l'une de ses institutions au détriment des autres.

 

La France doit-elle imiter les dictatures ?

 

Il ne s'agit pas de nier l'utilité de l'armée, ni le courage et le dévouement des femmes et des hommes qui s'engagent et luttent pour assurer la sécurité de la nation. Il est toutefois permis de se demander pouquoi ne défile que l'armée lors de la fête de tous les citoyens.

 

La France serait-elle devenue une dictature pour ne s'enorgueillir que de ses chars Leclerc, ses rafales et ses canons ? Va-t-elle devoir mettre en scène ses missiles, à la manière de la Corée du Nord ou de dictatures militaires pour susciter un soutien au régime ? La France n'a-t-elle rien d'autre à proposer à ses citoyens que ses missiles comme seul fait de gloire ?

 

Doit-on être fier de l'armée française ?

 

Si l'on ne peut contester les efforts et les sacrifices des soldats français, il faut aussi se rappeler que l'armée française n'a plus gagné de guerre depuis 1945 – et encore.

 

Que penser par exemple des interventions en Indochine, en Algérie ou encore aujourd'hui, en Libye ou en Afghanistan ? Si les premières apparaissent désormais comme des fautes politiques, on peut douter des chances de succès des dernières, quand bien même elles viseraient la disparition d'un dictature ou le développement d'un état de droit. Aujourd'hui, les soldats sont toujours courageux mais les objectifs politiques sont incertains, pour ne pas dire irréalistes.

 

"La guerre est une chose trop sérieuse pour la laisser aux mains des militaires", disait Clemenceau. Engagée sans principes directeurs, sans vision du monde cohérente, et célébrée uniquement le 14 juillet pour sa mise en scène et sa chorégraphie, il semble plutôt que l'armée française n'ait plus aujourd'hui les hommes politiques qu'elle mérite.

 

A lire sur le même sujet :

- Défilé du 14 juillet : la proposition d'Eva Joly va profiter à l'extrême droite

- Eva Joly et le 14 juillet : palmarès des meilleures réactions

- Eva Joly, aussi française que ceux qui la critiquent

 

 

 

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La GRECE empêche le départ du bateau Français pour GAZA

Publié le 5 Juillet 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Résistance

 

Le Blocus Israélien contre le peuple de Gaza est appliqué aux frontières européennes.

 

Laissez-les partir !

Communiqué - La Grèce et l’UE complices du blocus de Gaza Paris le 01 juillet 2011, Le gouvernement grec vient d’annoncer qu’ « aucun bateau ne partira d’un port grec vers Gaza ». La campagne Un bateau français pour Gaza dénonce cette décision et appelle à une mobilisation de toutes celles et ceux qui soutiennent la flottille. Nous partirons quels que soient les obstacles.  La Grèce a donc cédé aux pressions israéliennes. Benjamin Netannyahou a remercié hier le premier ministre grec Georges Papandréou ainsi que « tous les responsables politiques du monde d'avoir récemment pris position en paroles et en actes contre cette flottille qui était une provocation ». Israël soustraite sa politique à la Grèce. Elle n’a pas pris cette décision seule, l’Union européenne est aussi responsable et tout aussi complice. Le blocus de la bande de Gaza s’étend maintenant jusqu’à ses portes.  Il est inconcevable que l’Union européenne cautionne de façon aussi ouverte la politique illégale d’Israël dans la bande de Gaza. Il est inconcevable qu’elle puisse nier de façon aussi insultante une mobilisation populaire d’une ampleur inédite dans des dizaines de pays en faveur du droit et de la justice. La liberté de circulation et de navigation est bafouée et encore une fois la voix citoyenne est bâillonnée.  La décision grecque est une décision injuste et scandaleuse. Le danger vient de l’occupation, pas de ceux qui défendent le droit international. Campagne « Un bateau français pour Gaza ».  


Un modèle de lettre à l’ambassade de Grèce est proposé ci-dessous, vous pouvez l’adapter et l’envoyer à : mfapar@wanadoo.fr (ambassade) et congrece.par@orange-business.fr (consulat). Voir tous les contacts sur :

http://www.amb-grece.fr/grece_en_france/missions_diplomatiques.htm

http://www.unbateaupourgaza.fr http://www.facebook.com/unbateaufrancaispourgaza https://twitter.com/#!/BateauGazaFr

 

Trame de lettre à son excellence l'ambassadeur de Grèce M. Constantin Chalastanis,  

 

Votre excellence, je m'adresse à vous en votre qualité de représentant de la Grèce en France.  Je fais partie de ceux qui ont contribué, à leur mesure, à rendre possible la participation de deux bateaux français à la Flottille internationale pour Gaza.  Nous apprenons que les autorités grecques, sous la pression des autorités israéliennes, entravent le départ de ces bateaux chargés d'aide humanitaire et de pacifistes du monde entier, mobilisés pour briser le blocus illégal et inhumain qu'Israël impose aux Palestiniens au mépris du droit international.  Je vous prie d'intervenir instamment pour faire savoir aux autorités grecques que des centaines de milliers de citoyens de par le monde les observent avec attention. Nous vous demandons solennellement de transmettre notre message à votre gouvernement : laissez-les partir ! Veuillez agréer, votre Excellence, l'expression de ma très haute considération. 

 

Adresse de l’ambassade de Grèce : 17, rue Auguste-Vacquerie, 75116

Parismfapar@wanadoo.fr

Fax : 01.47.23.73.85 / Tél : 01.47.23.72.28

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Coïncidence ! vous avez dit coïncidence ?

Publié le 5 Juillet 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web

Dans le journal  « La Montagne » du 03 mars, 
une petite info qui n’a pas eu beaucoup d’écho, parmi les médias. 
Cette info disait que l’âge minimum requis pour être sénateur passait de 30 à 24 ans. 
"Tiens, pourquoi 24 et pas 25, 26 ou 27 ans ? ".
 
Cette année a lieu au mois de septembre, le 21 pour être précis, des élections sénatoriales. 
La moitié des sièges des sénateurs va être renouvelée. 
La date limite de dépôt des candidatures a lieu « le deuxième vendredi précédant le jour des élections (le 21 septembre 2011) »
  soit le vendredi 12 septembre 2011. 
A cette date, le candidat devra donc remplir comme nouvelle condition d’être âgé d’au moins 24 ans. 
Or un certain J..n S.....y, fils de N.....s S.....y, n’aura 25 ans que le 19 septembre 2011. 
Si l’âge minimum avait été de 25 ans, il n’aurait pas pu se présenter aux élections sénatoriales (ils sont encore élus par « les grand électeurs ») à une semaine près !!.
Il se trouve également que le département des Hauts-de-Seine fait partie des départements où les sièges de sénateurs vont être renouvelés.
  
Étonnant, non ? 
Mais non, une pure coïncidence !!!

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Médiéval n’y aura pas pensé… !

Publié le 3 Juillet 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Tribune libre

tribune_libre.jpgLe cabinet d’études Médiéval a présenté trois scénarios d’exploitation du site de l’église Saint Paul comportant une certaine diversité (profane) de propositions : gastronomie, hôtellerie à caractère social, activité commerciale, culturelle, événementielle et linguistique, tourisme et culte,. Le citoyen reste un peu perplexe quant au choix à opérer quant à cette conversion mais il est une proposition qui n’a pas été envisagée. Elle permettrait à la municipalité de se tirer d’un mauvais choix obstiné ; elle satisferait les granvillais qui refusent la privatisation de l’espace public considéré comme bien commun. Le très controversé projet du centre ville ne pourrait-il être transféré dans cet endroit « hors du commun » ? L’épineuse question des places de parking pourrait trouver une heureuse issue en aménageant un parking sous le saint édifice passablement désacralisé ; il serait desservi par un tunnel partant de la bien nommée place Fontaine Bedeau. Les automobiles y seraient plus en sécurité que dans les trois niveaux du projet de parking sub-aquatique du Cours Jonville

                                                                                    Yann Le Pennec

 

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Appel de Mikis Théodorakis aux citoyens indignés de Grèce et d'Europe

Publié le 24 Juin 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Résistance

 

 

 

 

 



« Nous saluons les dizaines de milliers, voire les centaines de milliers de nos concitoyens, jeunes pour la plupart, qui se sont rassemblés sur les places de toutes les grandes villes pour manifester leur indignation à l’occasion de la commémoration du mémorandum (accord cadre signe entre le gouvernement grec, l’UE, le FMI et la BCE, en Mai 2010 et renouvelé depuis régulièrement), demandant le départ du gouvernement de la Honte et de tout le personnel politique qui a géré le bien public, détruisant, pillant et asservissant la Grèce. La place de tous ces individus n’est pas au Parlement, mais en prison. 
> > Nous saluons les premières Assemblées générales qui se déroulent dans les centres de nos villes et la démocratie immédiate que s’efforce de découvrir le mouvement inédit de notre jeunesse. Nous saluons les travailleurs de la fonction publique qui ont entrepris manifestations, grèves et occupations pour défendre un Etat qui, plutôt que le démantèlement prévu par le FMI, a désespérément besoin d’une amélioration et d’une réforme radicales. Par leurs mobilisations, les travailleurs de l’Hellenic Postbank, de la Régie nationale d’électricité et de la Société publique de loterie et de paris sportifs défendent le patrimoine du peuple grec qu’entendent piller les banques étrangères, par le truchement de leur gouvernement fantoche à Athènes. »

> >
> >
« Le pacifisme exemplaire de ces manifestations a démontré que lorsque la police et les agents provocateurs ne reçoivent pas l’ordre d’intervenir, le sang ne coule pas. Nous appelons les policiers grecs à ne pas être les instruments des forces obscures qui tenteront certainement, à un moment donné, de réprimer dans le sang les jeunes et les travailleurs. Leur place, leur devoir et leur intérêt est d’être aux côtés du peuple grec, des protestations et des revendications pacifiques de celui-ci, aux côtés de la Grèce et non des forces obscures qui dictent leur politique au gouvernement actuel.
> >
> >
« Un an après le vote du mémorandum, tout semble attester son échec. Après cette expérience, on ne peut plus s’autoriser la moindre illusion. La voie qu’a emprunté et continue de suivre le gouvernement, sous la tutelle des banques et des instances étrangères, de Goldman Sachs et de ses employés européens, mènent la Grèce à la catastrophe. Il est impératif que cela cesse immédiatement, il est impératif qu’ils partent immédiatement. Jour après jour, leurs pratiques révèlent leur dangerosité pour le pays. Il est étonnant que le procureur général ne soit pas encore intervenu contre le Ministre de l’Economie et des Finances, après les récentes déclarations tenues par ce dernier sur l’imminence de la faillite et l’absence de ressources budgétaires. Pourquoi n’est-il pas intervenu suite aux déclarations du président de la Fédération des patrons de l’industrie et de la commissaire européenne grecque Mari Damanaki sur une sortie de l’euro ? Pourquoi n’est-il pas intervenu contre le terrorisme de masse avec lequel un gouvernement en faillite, sous le diktat de la Troïka [UE - FMI - BCE], tente une nouvelle de fois d’extorquer le peuple grec ? Par leur catastrophisme, leurs allusions tragiques et tout ce qu’ils inventent et déblatèrent pour effrayer les Grecs, ils ont réussi à humilier le pays dans le monde entier et à le mener réellement au bord de la faillite. Si un chef d’entreprise s’exprimait de la même façon que le fait le Premier ministre et ses ministres lorsqu'ils parlent de la Grèce, il se retrouverait immédiatement derrière les barreaux pour malversation grave.
> >
> >
« Nous nous adressons aussi aux peuples européens. Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. Ne croyez-pas les mensonges grossiers et absurdes de journaux compromis qui veulent vous convaincre que le problème est dû soi-disant à la paresse des Grecs alors que, d’après les données de l’Institut statistique européen, ceux-ci travaillent plus que tous les autres Européens !


> > « Les travailleurs ne sont pas responsables de la crise ; le capitalisme financier et les politiciens à sa botte sont ceux qui l’ont provoquée et qui l’exploitent. Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle. Il n’y a pas d’autre solution qu’une restructuration radicale de la dette, en Grèce, mais aussi dans toute l’Europe. Il est impensable que les banques et les détenteurs de capitaux responsables de la crise actuelle ne déboursent pas un centime pour réparer les dommages qu’ils ont causés. Il ne faut pas que les banquiers constituent la seule profession sécurisée de la planète ! »


> >
> >
« Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèleéconomique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance. Si les Etats ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne. La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches. Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elle-même générées sous forme de dettes. Comment peut-on proposer un ancien collaborateur de la Goldman Sachs pour diriger la Banque centrale européenne ? De quelle sorte de gouvernements, de quelle sorte de politiciens disposons-nous en Europe ? »


> > « Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire a été le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d’Europe. Nous ne vous demandons pas un traitement de faveur parce que nous avons subi, en tant que pays, l’une des pires catastrophes européennes aux années 1940 et nous avons lutté de façon exemplaire pour que le fascisme ne s’installe pas sur le continent.


> > "Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit. Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme. »


> > Le Comité Consultatif du Mouvement de Citoyens Indépendants. « L’Etincel » Créé à l’initiative de Mikis Theodorakis. Athènes, 26 Mai 2011.


> >

http://www.appeldesappels.org/tam-tam/l-appel-de-theodora...


> >

Son site :

http://www.mikis-theodorakis.net/

 

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LA CRISE POURQUOI ? LES MOYENS D'EN SORTIR

Publié le 20 Juin 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Annonces

conférence-débat

 

par

 

NICOLAS BENIES

Economiste, chargé de cours à

L'université populaire de CAEN

 

MARDI 28 JUIN 20h30

 

A l'invitation des associations signataires du

PACTE POUR LES DROITS ET LA CITOYENNETE

(Ligue des Droits de l'Homme,Attac, CGT,

FSU50,MRAP50, Confédération paysanne

FCPE, Amicale Laïque, Association

Familiale Laïque) et Continents Solidaires

 

Théâtre municipal d'Avranches         entrée gratuite

  

Et si la crise structurelle actuelle qui met en jeu toutes les dimensions du fonctionnement du

capitalisme : financière,économique, sociale, politique, idéologique, écologique... était une chance

pour jeter les bases d'une société qui se pose la question de l'émancipation des individus ? Les

réponses logiques à cette crise structurelle qui ressemble à celle des années 1930, ne peuvent se

trouver que du côté de la socialisation, des services publics, de la réduction du temps de travail... Il

est un scandale dont il faut prendre la dimension : une société qui n'est pas capable d'offrir des

emplois à ses jeunes insulte l'avenir. La précarité qui s'élargit déstabilise l'ensemble des salariés,

broie le futur en enfermant toute la société dans un passé dépassé.

Les politiques d'austérité n'ont pas de légitimité. Posons la simple question aux gouvernants en

place des raisons de la baisse des dépenses publiques, ils répondront lutter contre la hausse des

déficits pour comprimer l'endettement. Mais cet endettement est-il d'un niveau tel qu'il exige des

politiques de réduction des services publics ? Leur volonté se trouve ailleurs, dans la volonté de

privatiser et de marchandiser toutes les relations sociales pour individualiser les populations et

rompre avec le combat collectif et détruire toutes les solidarités collectives. La conséquence, c'est la

répression comme seul moyen de maintenir l'ordre social actuel et c'est la porte ouverte aux reculs

de tous les droits démocratiques, citoyens.

La logique économique se heurte à cette logique sociale. En termes économiques, il faudrait

augmenter les salaires, les pensions de retraites, augmenter l'emploi public, réduire le temps de

travail pour offrir un emploi à toutes et à tous, seule façon de valoriser les richesses existantes et

créer des richesses nouvelles. Paul Krugman économiste américain et prix Nobel note avec raison

que la lutte contre les déficits publics est devenue la priorité au lieu du combat contre le chômage,

alors que menace une dépression.

L'être humain ne peut se réduire à un ensemble de performances quantitatives. Cette culture

du résultat qui touche tous les secteurs de la vie économique, sociale et politique ne peut que se

traduire par une atteinte profonde à notre dignité individuelle et collective. Le stress au travail, la

souffrance, le harcèlement en résultent se traduisant par la montée du nombre des suicides.

Il faut rompre avec cette société qui marche sur la tête, trouver les voies et les moyens pour

que la sortie de la crise puisse se traduire par une amélioration des conditions de vie du plus grand

nombre.

En toute bonne logique, pour trouver les moyens de lutte contre la crise financière, il faudrait

nationaliser les grandes banques et créer un pôle public financier permettant d'orienter les crédits

vers le développement économique et les investissement productifs ; contre la crise économique,

augmenter le marché final (voir ci-dessus) et maintenir et développer les services publics ; contre la

crise écologique, créer un service public de l'environnement...

Et planifier démocratiquement pour dessiner un futur...

L'émancipation des individus devrait être à l'ordre du jour...

 

Nicolas Béniès,

économiste, chargé de cours à l'Université Populaire de CAEN

auteur du Petit manuel de la crise financière et des autres (Syllepse, 2009)

et de : Marx, le capitalisme et les crises (Editions La Ville Brûle,

 

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Déclaration du CAN de la FASE du 11 juin 2011

Publié le 15 Juin 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Gauche antilibérale

 

logo fede-2Face à la gravité de la situation démocratique, sociale et écologique, la FASE affirme l’urgence d’un rassemblement, un front anticapitaliste qui, tout à la fois, refuse de participer à une majorité dominée par le PS et ses options et porte des propositions liant mobilisations et exigences afin de permettre une transformation de la gauche, pour une alternative sociale et écologique, féministe et antiraciste.

 

Il s’agit de ne plus laisser subsister la séparation entre les combats institutionnels et les mobilisations qui sont à la fois sociales, écologiques, politiques et culturelles. Un large rassemblement est un moyen pour mettre massivement en débat et faire avancer les conditions économiques, sociales et politiques sans lesquelles il n’y a pas de réelle alternative.

 

L’enjeu est d’importance. Le risque est réel de voir s’enliser le potentiel transformateur de la colère sociale. Les exemples de l’Espagne et du Portugal viennent de le rappeler. De plus, l’alternance « gauche molle » / « droite dure » et l’absence de construction politique alternative fait le lit de l’extrême-droite. Il y a donc une réelle urgence à engager un nouveau processus.

 

Plusieurs initiatives, de natures très différentes, manifestent l’importance des attentes unitaires et la forme que cela peut prendre d’ores et déjà, en lien avec des mobilisations : « Limousin Terre de Gauche », l’appel adopté à Auch le 28 mai par des militant-e-s de diverses sensibilités, « l’appel pour une dynamique populaire du front de gauche »… Les mobilisations en Europe de type « les indignés » montrent elles-aussi à leur manière des capacités de rassemblement et des recherches de pratiques alternatives.

 

La FASE constate que le Front de gauche (FDG) constitue une ébauche de rassemblement. Elle a proposé au FDG de développer ensemble un front pour l’alternative, à la gauche du PS et des secteurs d’Europe-Écologie-Les-Verts qui sont soumis au libéralisme, dans la suite de ce qu’il a mis en chantier et des projets qu’il affirmé encore le 31 mars.

 

La FASE constate que les organisations du FDG ont répondu nationalement de façon positive à une grande partie de ses demandes et qu’elles proposent elles-mêmes de dépasser le cadre d’un simple cartel d’organisations.

 

La FASE se félicite de l’existence d’assemblées de citoyens et de militants qui permettent de lancer les bases larges et dynamiques d’un véritable front d’unité populaire. Elle appelle à en constituer sans tarder, localement et dans tous les départements, avec les camarades du Front de Gauche, des organisations qui le souhaitent et tous ceux et toutes celles qui le veulent, pour une alternative de rupture à gauche, sociale et écologique.

 

La FASE souhaite que le FDG dépasse et transforme son cadre actuel. Pour nourrir une dynamique d’alternative puissante et populaire, il faut créer une convergence de tous les courants de la gauche de gauche, les secteurs de lutte, associatifs et syndicaux, pour un large front ouvert aux citoyens. Certains groupes, comme Convergences et Alternative, ont déjà fait savoir leur volonté de participer à cet élargissement et à cette transformation.

 

La transformation du Front de gauche s’est traduite de façon différenciée selon les localités et les départements. Seule la pratique commune, en construisant un véritable front large (politique, syndical, associatif, citoyen) permettra d’affirmer cette force et cette dynamique. Rien n’est joué : les initiatives sociales, les engagements, les campagnes mais aussi les transformations acceptées par les trois organisations à l’origine du Front de gauche devront être évalués pour pouvoir confirmer le choix que nous faisons aujourd’hui.

 

Notre démarche continue donc à s’adresser aussi aux groupes politiques de la gauche d’alternative : Alternatifs, courants écologistes antilibéraux, FSQP, NPA, objecteurs de croissance, PCOF, etc.

 

Il faudra bien que le FDG dans son état actuel accepte de respecter la diversité, de donner une place suffisante aux composantes qui veulent y participer. C’est une nécessité pour que la gauche de transformation trouve sa place à la hauteur des enjeux. Cela vaut pour les candidatures aux législatives comme pour l’animation des campagnes.

 

La FASE est regroupée sur des objectifs de transformation sociale et écologique. Elle veillera, en stimulant ses liens d’organisation fédérative, à ce que ce processus de transformation du FDG soit un progrès, partout, dans des situations très diversifiées. Quand les obstacles à l’unité seront grands, nous prendrons collectivement les moyens pour que les militant-e-s puissent agir, regrouper, et ainsi créer les conditions d’une alliance. En tout état de cause, ce sont les collectifs locaux et leurs coordinations qui décideront en toute autonomie de leurs choix pour cette période.

 

Sur ces bases, la FASE souhaite donc développer un processus de discussion avec le Front de gauche dans la perspective de participer à un Front de gauche transformé. Cette démarche s’inscrit dans la perspective des élections présidentielles et législatives de 2012. Mais ce rassemblement ne peut pas se réduire à sa dimension électorale. Il doit également participer au développement des mobilisations. Il doit aussi être un outil pour mener largement la bataille des idées, pour mettre au coeur du débat public la question du projet de société.

 

Dans ce débat, la FASE veut porter en premier lieu des exigences d’appropriation sociale pour sortir des rapports d’exploitation ; de changement de mode de production et de consommation pour sortir du productivisme et répondre à la crise écologique ; de développement des droits ; de transformation démocratique. Dans ce cadre, l’exigence d’une constituante est incontournable. La FASE portera les axes de rupture définis dans le texte « Osons la révolution démocratique ! »1 adopté lors de sa Coordination Nationale des 2 et 3 avril 2011.

Pour une candidature commune à la présidentielle : malgré le piège que constitue cette élection la campagne sera menée pour affirmer une volonté de politique anticapitaliste et des objectifs de transformation, pour les mobilisations comme pour les législatives. C’est bien parce que, dans le dispositif actuel, les législatives s’inscrivent dans la suite immédiate de l’élection présidentielle que cette dernière a une importance particulière. Nous avons déjà dit que la candidature la plus rassembleuse serait la nôtre. Celle de Jean-Luc Mélenchon semble aujourd’hui en mesure de recevoir un accord large, à condition de construire ensemble une campagne collective, riche de la diversité du rassemblement.

1 Texte à télécharger sur le site :

http://lafederation.org/images/stories/documents/Coordination_Nationale/osons_la_revolution_democratique_cn-fase_2011-04-03_bat.pdf

 

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La coprésidente d’Attac candidate à la direction générale du FMI

Publié le 11 Juin 2011 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes

logoLe FMI joue un rôle décisif dans la régulation - ou plutôt l’absence de régulation - de la finance internationale. C’est pourquoi l’association Attac a décidé de proposer une candidature pour succéder à Dominique Strauss-Kahn.

Aurélie Trouvé, 31 ans, est maître de conférences en sciences économiques et coprésidente d’Attac depuis quatre ans. Elle est spécialiste des marchés agricoles, actuellement l’un des domaines de prédilection de la spéculation financière internationale. Elle bénéficie du soutien technique et politique du Conseil scientifique d’Attac, qui comporte de nombreux économistes spécialistes des questions financières. Si elle ne bénéficie pas encore du soutien officiel d’États, sa candidature suscitera l’intérêt de tous ceux, gouvernants ou citoyens, qui désirent remettre l’industrie financière à sa place, celle de soutien aux initiatives de l’économie réelle.

Depuis l’éclatement de la crise financière en 2008, ni le G20, ni le FMI, pas plus que le comité de Bâle ou les autorités nationales de régulation financière, n’ont pris de mesures pour réduire significativement l’instabilité des marchés financiers internationaux. La spéculation fait aujourd’hui rage sur les matières premières et les titres des dettes publiques.

Avec Dominique Strauss-Kahn, la politique du FMI a consisté, comme par le passé, à défendre inconditionnellement les intérêts des créanciers des États endettés, en imposant à ces derniers des plans d’austérité brutaux : Hongrie, Ukraine et Lettonie en 2008, Islande en 2009, Grèce, Espagne, Portugal, Irlande en 2010... Les banques et les fonds d’investissement sont les principaux bénéficiaires de politiques qui détruisent les solidarités sociales et mènent l’Union européenne au bord du gouffre.

Tout indique que Christine Lagarde fera encore pire que Dominique Strauss-Kahn. Christine Lagarde a été à la tête d’une technostructure du Ministère de l’Economie (Direction Générale du Trésor et Direction du Budget), composée de fonctionnaires ultralibéraux acquis aux intérêts financiers. C’est ainsi que la France a refusé en 2010 de soutenir l’Allemagne sur la question de l’interdiction de la spéculation sur les CDS (vente à nu à découvert). Les représentants de la France à Bruxelles ont toujours freiné les maigres initiatives de la Commission sur la régulation financière. Sur la question de la taxation des transactions financières, malgré le discours apparemment offensif de Nicolas Sarkozy, le ministère de Christine Lagarde s’est toujours refusé à produire des notes et études préparant une décision, et la France ne s’est jamais engagée réellement auprès de ses partenaires de l’Union européenne ou de l’Eurogroupe.

Aurélie Trouvé propose une réorientation fondamentale du FMI, partant du principe que la stabilité financière mondiale est un bien public qui doit être démocratiquement géré par la communauté internationale dans son ensemble. Son programme pour le FMI comporte donc :
-  l’arrêt des plans d’austérité, et la mise en place d’une taxe sur les transactions financières et d’une stricte régulation des transactions sur les produits dérivés
-  la coordination des politiques économiques au plan international, amenant les pays présentant des déséquilibres excessifs (Chine, Allemagne, Japon du côté des pays excédentaires, États-Unis du côté des pays déficitaires) à se rééquilibrer de façon coordonnée par des ajustements des taux de change ainsi que des politiques budgétaires et salariales actives ;
-  le développement d’une monnaie internationale basée sur un panier des principales devises, comme alternative au dollar ;
-  l’émission de Droits de tirage spéciaux pour aider les pays en difficulté durant la période de réduction des déséquilibres internationaux ou face à des chocs conjoncturels imprévus ;
-  la démocratisation du FMI, par l’élargissement de son Conseil d’administration à tous les pays de la planète et l’intégration du FMI dans le système onusien, avec une voix pour chacun des 187 pays membres du Fonds : il s’agit d’en finir avec le pouvoir exclusif des grandes puissances.

C’est sur cette base qu’Attac a envoyé hier 1er juin 2011 au FMI la candidature officielle de Mme Aurélie Trouvé, 31 ans, économiste. Toute candidature doit être présentée par un des gouverneurs et administrateurs du FMI. L’association Attac compte sur le fair play de Christine Lagarde, actuel gouverneur du FMI pour la France.

Attac France, Paris, le 6 juin 2011

8 juin 2011

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