Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration Connexion + Créer mon blog
overblog
MENU
Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Recherche
Connexion + Créer mon blog Suivre ce blog Administration
Partager
Publicité

le blog alternative 50 : Manche

L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

  • Accueil
  • Pages
    • Les dessins de la semaine (mise à jour le 27 04 2026
    • Les dingueries de Trump ( mise jour le 27 04 26 )
    • MACRONNERIES (mises à jour 25 02 26)
    • Presse et liens politiques
  • Catégories
    • Luttes
    • Santé
    • Annonces
    • Politique
    • Environnement
    • Enfumage
    • Tribune libre
    • Liberté - Egalité - Fraternité
    • Services publics
    • Résistance
  • Archives
    • Juillet 2026
    • Juin 2026
    • Mai 2026
    • Avril 2026
    • Mars 2026
    • Février 2026
    • Janvier 2026
    • Décembre 2025
    • Novembre 2025
    • Octobre 2025
    • Septembre 2025
    • Août 2025
    • Juillet 2025
    • Juin 2025
    • Mai 2025
    • Avril 2025
    • Mars 2025
    • Février 2025
    • Janvier 2025
    • Décembre 2024
    • Novembre 2024
    • Octobre 2024
    • Septembre 2024
    • Août 2024
    • Juillet 2024
    • Juin 2024
    • Mai 2024
    • Avril 2024
    • Mars 2024
    • Février 2024
    • Janvier 2024
    • Décembre 2023
    • Novembre 2023
    • Octobre 2023
    • Septembre 2023
    • Août 2023
    • Juillet 2023
    • Juin 2023
    • Mai 2023
    • Avril 2023
    • Mars 2023
    • Février 2023
    • Janvier 2023
    • Décembre 2022
    • Novembre 2022
    • Octobre 2022
    • Septembre 2022
    • Août 2022
    • Juillet 2022
    • Juin 2022
    • Mai 2022
    • Avril 2022
    • Mars 2022
    • Février 2022
    • Janvier 2022
    • Décembre 2021
    • Novembre 2021
    • Octobre 2021
    • Septembre 2021
    • Août 2021
    • Juillet 2021
    • Juin 2021
    • Mai 2021
    • Avril 2021
    • Mars 2021
    • Février 2021
    • Janvier 2021
    • Décembre 2020
    • Novembre 2020
    • Octobre 2020
    • Septembre 2020
    • Juillet 2020
    • Juin 2020
    • Mai 2020
    • Avril 2020
    • Mars 2020
    • Février 2020
    • Janvier 2020
    • Décembre 2019
    • Novembre 2019
    • Octobre 2019
    • Septembre 2019
    • Août 2019
    • Juillet 2019
    • Juin 2019
    • Mai 2019
    • Avril 2019
    • Mars 2019
    • Février 2019
    • Janvier 2019
    • Décembre 2018
    • Novembre 2018
    • Octobre 2018
    • Septembre 2018
    • Août 2018
    • Juillet 2018
    • Juin 2018
    • Mai 2018
    • Avril 2018
    • Mars 2018
    • Février 2018
    • Janvier 2018
    • Décembre 2017
    • Novembre 2017
    • Octobre 2017
    • Septembre 2017
    • Août 2017
    • Juillet 2017
    • Juin 2017
    • Mai 2017
    • Avril 2017
    • Mars 2017
    • Février 2017
    • Janvier 2017
    • Décembre 2016
    • Novembre 2016
    • Octobre 2016
    • Septembre 2016
    • Août 2016
    • Juillet 2016
    • Juin 2016
    • Mai 2016
    • Avril 2016
    • Mars 2016
    • Février 2016
    • Janvier 2016
    • Décembre 2015
    • Novembre 2015
    • Octobre 2015
    • Septembre 2015
    • Août 2015
    • Juillet 2015
    • Juin 2015
    • Mai 2015
    • Avril 2015
    • Mars 2015
    • Février 2015
    • Janvier 2015
    • Décembre 2014
    • Novembre 2014
    • Octobre 2014
    • Septembre 2014
    • Août 2014
    • Juillet 2014
    • Juin 2014
    • Mai 2014
    • Avril 2014
    • Mars 2014
    • Février 2014
    • Janvier 2014
    • Décembre 2013
    • Novembre 2013
    • Octobre 2013
    • Septembre 2013
    • Août 2013
    • Juillet 2013
    • Juin 2013
    • Mai 2013
    • Avril 2013
    • Mars 2013
    • Février 2013
    • Janvier 2013
    • Décembre 2012
    • Novembre 2012
    • Octobre 2012
    • Septembre 2012
    • Août 2012
    • Juillet 2012
    • Juin 2012
    • Mai 2012
    • Avril 2012
    • Mars 2012
    • Février 2012
    • Janvier 2012
    • Décembre 2011
    • Novembre 2011
    • Octobre 2011
    • Septembre 2011
    • Août 2011
    • Juillet 2011
    • Juin 2011
    • Mai 2011
    • Avril 2011
    • Mars 2011
    • Février 2011
    • Janvier 2011
    • Décembre 2010
    • Novembre 2010
    • Octobre 2010
    • Septembre 2010
    • Août 2010
    • Juillet 2010
    • Juin 2010
    • Mai 2010
    • Avril 2010
    • Mars 2010
    • Février 2010
    • Janvier 2010
    • Octobre 2009
    • Octobre 2008
    • Juillet 2008
    • Mai 2008
    • Avril 2008
    • Mars 2008
    • Février 2008
    • Janvier 2008
    • Décembre 2007
    • Novembre 2007
    • Octobre 2007
    • Septembre 2007
    • Août 2007
    • Juillet 2007
    • Juin 2007
    • Mai 2007
    • Avril 2007
    • Mars 2007
    • Février 2007
    • Janvier 2007
    • Décembre 2006
    • Novembre 2006
    • Octobre 2006
    • Septembre 2006
  • Abonnement
  • Contact

VIVE LA GRÈVE ! par Évariste

Publié le 17 Octobre 2022 par Alternative Citoyenne de la Manche

 

Demain mardi, la grève nationale interprofessionnelle pour les salaires et contre les réquisitions doit être massive pour étendre le mouvement et construire le rapport de force pour obtenir l’augmentation générale des salaires !

Lire la suite...

commentaires
Repost0
Publicité

"L’extrême centre ou le poison français" (1789-2019), de Pierre Serna par Bernard Teper

Publié le 16 Octobre 2022 par Alternative Citoyenne de la Manche

par Bernard Teper Co-animateur du Réseau Éducation Populaire (REP) dimanche 9 octobre 2022

Pour réagir aux articles, écrire à evariste@gaucherepublicaine.org  lecture  lettre 1027 théorie politique

 

Les lecteurs de ReSPUBLICA sont habitués à ce nouveau concept d’« extrême centre » (voir par exemple dans cet article : https://www.gaucherepublicaine.org/editorial/comprendre-la-poussee-de-lextreme-droite-dans-les-pays-developpes/7429834). Eh bien, ce livre en est la source ! Pierre Serna est professeur d’histoire de la Révolution française à l’Université de Paris 1 Panthéon et membre de l’Institut d’histoire de la Révolution française. Cette recension va essayer de vous convaincre de lire ce livre (Éditions Champ Vallon, 290 pages, 20 euros).

 

Il faut caractériser notre adversaire politique. Emmanuel Macron, ce n’est ni la droite installée, ni l’extrême droite. Et ce n’est ni le « en même temps » de droite et de gauche. Il nous manquait un concept. Ce livre nous l’apporte.

Cette recension arrive au bon moment pour les lecteurs de ReSPUBLICA. Notre journal a publié après chaque élection de 2022 (1er et second tour de la présidentielle et des législatives), une analyse sociologique de ces élections (voir notre article : https://www.gaucherepublicaine.org/editorial/apres-le-10-avril-2022-quelle-strategie-pour-la-gauche/7431093) qui explique en grande partie pourquoi la gauche est encore très loin de pouvoir prendre le pouvoir même si les résultats de 2022 sont moins catastrophiques que ceux de 2017 notamment en ce qui concerne les législatives uniquement parce que l’union de la gauche a eu lieu(1). Mais l’analyse résumée ci-dessous en note ne suffit pas à inverser le rapport des forces. Et c’est là que le livre de Pierre Serna nous aide. Car il faut caractériser notre adversaire politique. Emmanuel Macron, ce n’est ni la droite installée, ni l’extrême droite. Et ce n’est ni le « en même temps » de droite et de gauche. Il nous manquait un concept. Ce livre nous l’apporte. D’autant que l’auteur est un historien et nous montre dans ce livre que cet « extrême centre » existe depuis plus de deux siècles. D’où les dates du titre du livre ! Emmanuel Macron, ce n’est pas nouveau, il reprend une stratégie démarrée en 1790, puis en 1793, et ensuite lors des grandes crises politiques : 1795, 1799, 1815, 1851, 1958 et… 2017 ! Le sauveur, l’état d’urgence permanent, la mise au pas du corps législatif, le recul démocratique, la modération du juste milieu, les courtisans et les tourne-veste (la république des girouettes) qui débouchent sur un développement d’une république autoritaire.

Il commence son livre par un chapitre « archéologique » où il montre une sorte de préhistoire du concept d’extrême centre dans l’ancien régime avant la naissance de la République. Puis il engage son discours historique avec « Thermidor ou la démocratie en marche arrière ». Puis, il analyse toutes les séquences de l’extrême centre jusqu’à nos jours. Ce livre peut se lire d’une traite et on a plaisir à revenir sur certains épisodes.

La thèse de l’auteur historien est qu’« En marche » est une marche à reculons de l’histoire. Et que la France va beaucoup mieux quand elle a une vraie gauche et une vraie droite. Il est possible qu’on y revienne, car le deuxième mandat d’Emmanuel Macron s’apparente plutôt à une tentative d’union des droites (RN compris). En attendant, avec ce nouveau concept d’extrême centre, on caractérise mieux cet adversaire redoutable du bloc historique populaire que nous souhaitons constituer pour créer une République sociale.

Notes de bas de page

 

On pourrait résumer l’analyse de ReSPUBLICA de la façon suivante :
– Poussée de la gauche identitaire qui divise la gauche.
– Recul de la lutte des classes dans la gauche au moment où le patronat l’intensifie !
– Détournement massif d’une part de la classe populaire ouvrière et employée et d’autre part des jeunes de moins de 35 ans dans l’expression d’un vote précis (70 % se sont abstenus, ont voté blanc ou nul ou ne sont pas inscrits sur les listes électorales).
– La gauche Nupes ne représente que 11,2 %, au premier tour des législatives, des personnes en âge de voter. Difficile donc d’avoir un premier ministre de gauche.
– Recul massif de la Nupes en zones périphériques et rurales permettant de plus que décupler le nombre de députés du RN, parti le plus populaire derrière la grande majorité de la classe populaire qui refuse de voter pour un candidat précis.
– La poussée dans les villes-centres et leurs banlieues est largement insuffisante même si elle contrebalance le recul en zones périphériques et rurales.

Sur le même thème

Editorial Idées Nos tâches au lendemain du deuxième tour de la présidentielle de 2022 Par Évariste, 24 avril 2022

En 2002, le FN est battu au deuxième tour par le candidat du mouvement réformateur néolibéral par 82,21 % contre 17,79 %. En 2017, le RN est battu par le candidat du mouvement réformateur néolibéral au deuxième tour par 66,10 % contre 33,90 %. En 2022, le RN est battu par le candidat du mouvement réformateur néolibéral par 58,80 %

Combat social Contre le racisme Pour un front républicain social ! Par Jean Zelmay, 27 avril 2017

Quelques minutes à peine après les premières estimations du premier tour, certains journalistes voulaient déjà que chacun se positionne immédiatement sur ce qu’il ferait au second tour. Le mouvement social n’y échappe pas. Il se doit de regarder avec lucidité la situation, mais surtout de ne pas se laisser enfermer dans cette seule question qui...

 
commentaires
Repost0

Pénuries de carburants…

Publié le 14 Octobre 2022 par Alternative Citoyenne de la Manche

 

commentaires
Repost0

Rassemblement contre la vie chère dimanche 16 octobre à Coutances

Publié le 14 Octobre 2022 par Alternative Citoyenne de la Manche

 

Marche du 16 octobre

Dimanche prochain, 16 octobre 2022, une grande Marche contre la vie chère et l’inaction climatique aura lieu à Paris à l’appel d'Europe Écologie-Les Verts, Ensemble !, FIDL, Gauche démocratique et sociale (GDS), Gauche écosocialiste, Génération·s, La France insoumise, L’Alternative, La Jeune Garde, La Voix lycéenne, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Nouvelle Donne, Parti communiste français (PCF), Parti de gauche (PG), Parti ouvrier indépendant (POI), Parti socialiste, Place publique, Pour une Écologie Populaire et Sociale (PEPS), Révolution Écologique pour le Vivant (REV).

Mais, nombreux sont ceux qui ne peuvent se rendre à Paris pour des raisons personnelles ou au regard des difficultés de transport : plus de bus disponibles, pas de train entre Cherbourg–Coutances et Paris ce dimanche, difficultés d’approvisionnement en carburants

Les organisations de la NUPES du Coutançais proposent un

rassemblement de soutien à cette marche dimanche 16 octobre,

à Coutances,

place Saint-Nicolas à 11h30.

En cette période de passage en force du gouvernement sur le budget de l’État, d’attaque sur l’allongement de l’âge de la retraite, de l’assurance chômage et contre les grévistes des raffineries qui défendent leurs salaires face à l’inflation et aux profits exorbitants des compagnies pétrolières

Nous invitons tous ceux qui le peuvent à venir manifester leur soutien aux salariés en lutte et aux justes revendications au cœur de cette marche :

- pour la hausse des salaires et des minimas sociaux et contre la réforme de l’assurance chômage

- pour le blocage des prix de l’énergie, des produits de première nécessité et le gel des loyers

- pour la taxation immédiate des superprofits (tous les députés de la NUPES ont déposé un amendement en ce sens lors du débat du budget de l’État)

- pour des investissements massifs dans la bifurcation écologique créatrice d’emplois locaux ; et notamment dans les transports en commun pour les rendre accessibles à tous, dans l’isolation des logements pour réduire les factures et les pollutions, dans la conversion vers une agriculture écologique pour rendre l’alimentation saine accessible à tous, dans les énergies renouvelables moins coûteuses et écologiques

- pour le retour à la retraite à 60 ans, contre le report de l’âge de départ à la retraite

- pour une allocation d’autonomie pour les jeunes dès 18 ans

 

Un départ est prévu à 7h30 au parking du stade à Granville pour ceux qui ont réservé une place dans le bus Caen-Paris.

 

 

commentaires
Repost0

Commémoration du 17 octobre 1961

Publié le 9 Octobre 2022 par Alternative Citoyenne de la Manche

 

commentaires
Repost0
Publicité

Soutien aux femmes iraniennes

Publié le 5 Octobre 2022 par Alternative Citoyenne de la Manche

 
 
Bonjour,
Voilà trois semaines que les femmes iraniennes se battent pour leur liberté. Parmi tous les messages de solidarité, en voici un, impressionnant:
https://www.instagram.com/reel/CjUdMD5g09U/?igshid=MDJmNzVkMjY=
 
 
soutien iraniennes.png
Faites connaître notre action, transférez nos informations
 et notre adresse mail à vos réseaux:
comitemanchedroitdesfemmes@gmail.com
visitez et faites visiter notre page Facebook ICI
Pour nous aider, adhérez : 10 euros par an 
envoyez-nous un mail ou adhérez directement sur helloasso

 

commentaires
Repost0

Macron tente d’imposer le nucléaire par tous les moyens en s’asseyant délibérément sur la démocratie et l’environnement !

Publié le 4 Octobre 2022 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Nucléaire, Démocratie

Macron tente d’imposer le nucléaire par tous les moyens en s’asseyant sur la démocratie et l’environnement !
 
 
Le débat public censé délibérer de la pertinence de construire -ou non- de nouveaux réacteurs nucléaires à Penly (Seine-Maritime) et ailleurs n’a pas encore commencé qu’Emmanuel Macron vient de balayer brutalement cette question. Le gouvernement assume un « déploiement à marche forcée » des nouveaux EPR et vient de saisir le Conseil National de la Transition Écologique pour un avis express sur son projet de loi de « mesures pour simplifier et accélérer la mise en œuvre de projets de construction de nouvelles installations nucléaires en France ».
 
En bref, les citoyens n’ont même pas encore été consultés qu’Emmanuel Macron est déjà en train de préparer, au pas de course, une loi pour accélérer les démarches, piétinant, au passage, le droit de l’environnement.
 
 Lire notre CP 
 
Lisez plutôt : le projet de loi veut dispenser d’autorisation d’urbanisme les nouveaux réacteurs nucléaires ! Et ce n’est pas tout : temps de consultation publique réduit, autorisation de débuter les premiers travaux avant la fin de l’enquête publique, octroi de dérogations sur la destruction d’espèces animales protégées… ce projet de loi est un véritable scandale démocratique et écologique !
 
STOP !
Ce passage en force est inadmissible. Le déploiement de nouveaux réacteurs impacterait l’environnement, la sécurité et l’économie de la France sur des décennies, voire des siècles concernant la gestion des déchets. Raccourcir les procédures ne rendra sûrement pas le nucléaire plus sûr et vertueux… et ne changera pas grand-chose à la lenteur d’une technologie hors-jeu face à l’urgence climatique !
 
Ces projets de construction sont extrêmement controversés, c’est pourquoi Emmanuel Macron veut passer en force pour que les travaux commencent dès la fin de son quinquennat. Il ne cherche pas à gagner du temps : il cherche à confisquer le débat et mater les avis contradictoires ! Nous ne nous tairons pas !
 
 Je signe la pétition 
 
 J’écris à Emmanuel Macron 
 
 
 
 

100 % indépendants, nous fonctionnons grâce à votre soutien ! Faites un don.

 

Si vous ne souhaitez plus recevoir d'information de notre part,
merci d'envoyer un e-mail vide à
rezo-info-unsubscribe@sortirdunucleaire.org

En cas de problèmes : contact@sortirdunucleaire.fr

Listes   Twitter   Facebook  Instagram

Réseau "Sortir du nucléaire"
9 rue Dumenge - 69317 Lyon cedex 04

www.sortirdunucleaire.org

 
 
commentaires
Repost0

Retraite, le dessous des cartes

Publié le 3 Octobre 2022 par Alternative Citoyenne de la Manche

You are currently viewing Retraite, le dessous des cartes

par Jean Claude Boual dimanche 2 octobre 2022

Pour réagir aux articles, écrire à evariste@gaucherepublicaine.org ettre 1026

protection sociale Retraites

Emmanuel Macron a décidé d’accélérer la réforme des retraites quitte à utiliser des procédures expéditives : un amendement au projet de loi sur le financement de la sécurité sociale (PLFSS) ou le recours à l’article 49-3 de la Constitution sur un texte spécifique, afin de montrer qu’il est encore capable de réformer et de donner du contenu à son deuxième quinquennat afin d’éviter nous dit-on de se « chiraquiser » ou pire de s’« hollandiser ». Pour cela il compte sur le soutient de la droite « S’il n’assume pas cette réforme, son quinquennat est mort »(1) affirme Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat. Cette réforme est indispensable dit la macronie car le régime sera en déficit structurel dans les années à venir, s’appuyant sur le rapport annuel de septembre 2022 du Conseil d’orientation des retraites (COR).

Le rapport du COR

Les travaux du COR sont basés sur des hypothèses qui résultent de choix arbitraires, que ce soit pour la croissance du PIB — alors que l’on nous bassine avec la sobriété voire la décroissance — ou pour le taux de chômage. Le COR parle à ce sujet « d’artefact statistique » pour justifier ses hypothèses d’un taux supérieur à celui prévu par le gouvernement. Par contre l’objectif est bien de maintenir la part des dépenses de retraite dans le PIB en deçà des 14 %, « malgré le vieillissement de la population, une baisse ou quasi-stabilisation des dépenses dans le PIB liée à la diminution relative de la pension »(2)est nécessaire. Les hypothèses conduisent donc à « démontrer » que le régime de retraite sera déficitaire dans l’avenir.

La réalité dément souvent, pour ne pas dire presque toujours, les plus belles prévisions. Le système de retraite est « légèrement excédentaire » en 2021 avec un taux de dépenses et de ressources de 13,8 % du PIB donc inférieur au fatidique 14 %, alors qu’on nous prédisait un déficit et les régimes de retraite complémentaire sont également excédentaires de plus de trois milliards d’euros en 2021.

Ceci n’empêche pas le COR et le gouvernement d’annoncer que le système de retraite serait déficitaire en moyenne sur les 25 prochaines années, afin de justifier l’urgence des réformes. De ces prévisions, il résulte que l’âge de départ à la retraite devrait augmenter à 63,7 ans en 2035/2040 et à 63,9 ans en 2070, comme si des prévisions aussi précises sur 50 ans avaient un sens !

Et le COR précise que « le niveau de vie des retraités stagne depuis 2012, mais il reste légèrement supérieur à celui de l’ensemble de la population » ce qui laisse entendre que la diminution de leur pension est parfaitement légitime. Toutefois les « taux de remplacement (sont) en baisse par génération », c’est-à-dire une diminution de la pension depuis les années 1970, avec de plus « une diminution du pouvoir d’achat des pensions nettes pendant la retraite du fait des sous indexations et de la hausse de la CSG » ce qui signifie que le pouvoir d’achat des retraités baisse constamment et sensiblement au cours de la vie du retraité, donc « le taux de pauvreté des retraités augmente légèrement ces dernières années, mais reste plus faible que celui de l’ensemble de la population, et notamment des moins de 18 ans », ce qui doit les enchanter de savoir qu’ils sont moins pauvres que leurs petits-enfants quand l’on sait que la pauvreté augmente dans la population en raison de la faiblesse des salaires qui prive la Sécurité sociale et le régime des retraites par répartitions de recettes.

Le COR note également que « l’écart du montant moyen de pension entre les femmes et les hommes se réduit progressivement, de 25 points actuellement à environ 10 points à l’horizon de 2070 » soit dans50 ans ! Et « les femmes partent à la retraite plus tard que les hommes actuellement, mais ce ne sera plus le cas des générations nées au milieu des années 1970 », « la durée de retraite des femmes continuerait à être plus longue que celle des hommes, mais l’écart se réduirait ».

Ces constats et prévisions méritent discussion. Le COR est certes un organisme dit indépendant, placé auprès du Premier ministre dont la composition est pluraliste(3). Cependant, ses rapports sont souvent démentis par la vie pour ce qui concerne les projections. Le gouvernement et ses soutiens y puisent ce qui les intéresse pour développer leur politique. Comme tout rapport il sert à justifier, sous un couvert pseudo-scientifique et d’expertise, des « réformes » qui sont souvent des contre-réformes ou des réformes régressives. Nous sommes bien dans la « gouvernance par le nombre » ainsi que le décrit Alain Supiot. En 2021, pour inciter à la vaccination, le gouvernement a établi une sorte d’interdit, repris par tous les médias : « On peut débattre de tout sauf des chiffres ». Nous sommes dans une situation comparable avec l’utilisation du rapport du COR. Or « Interdit sans fondement scientifique, car de savants travaux d’histoire des statistiques ont démontré depuis longtemps que toute quantification reposait sur des opérations préalables de qualification, qui ne doivent pas échapper à une critique rationnelle »(4).

Aujourd’hui, tous les syndicats estiment qu’il n’y a aucune urgence à réformer le système de retraite et tous sont opposés à l’augmentation de l’âge de départ à la retraite, « On a un ministère qui vise à noircir la perspective financière des régimes… pour légitimer une mesure qui interviendrait rapidement » a estimé Yvan Ricordeau secrétaire de la CFDT(5) après la réunion de « concertation » du lundi 19 septembre, et Benoît Teste, secrétaire général de la FSU d’ajouter : « On a senti qu’Olivier Dussault rôdait les éléments de langage du gouvernement…. Dans le but de foncer ». Face à cette opposition, le gouvernement cherche un mode opératoire qui permette d’aller vite et d’éviter autant que possible les débats et les mobilisations des salariés, en utilisant soit un amendement dans le projet de loi sur le financement de la Sécurité sociale qui va être discuté rapidement au Parlement, soit le 49-3 sur un texte spécifique. Cette méthode heurte y compris au sein de la majorité gouvernementale puisque François Bayrou et le MoDem s’y sont déclarés opposés, ainsi que Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale.

Pourquoi tant de précipitation : le dessous des cartes

Pour bien comprendre pourquoi Emmanuel Macron veut à tout prix cette « réforme » dès 2023, il faut remonter le temps, au moins en novembre 1995, lors des grandes grèves qui ont marqué cette fin d’année. Rappelons toutefois que dès le vote de la loi du 22 mai 1947 portant généralisation de la Sécurité sociale, la droite et le patronat de l’époque même très affaibli par sa collaboration avec l’occupant se sont mobilisés contre(6).

Le 15 novembre 1995, Alain Juppé, Premier ministre, présente devant l’Assemblée nationale son plan de réforme de la sécurité sociale, des régimes spéciaux de retraite (des cheminots, de la RATP, d’EDF…) et la réforme de la SNCF, un vaste plan de « réforme » du pays afin de démontrer la volonté et la capacité de réformer du gouvernement. Ce plan prévoit une réforme de la gouvernance des caisses de Sécurité sociale en donnant le pouvoir aux directeurs au détriment des présidents des caisses qui étaient des syndicalistes, la création des Agences régionales de santé (ASR), la réforme des modalités de calcul des retraites et surtout l’étatisation de la sécurité sociale en créant la loi annuelle de financement (LFSS) adoptée par le Parlement sur proposition du gouvernement.

Le 24 novembre, a lieu, à l’appel de la CGT, la FSU une grève contre ces dispositions, une grève très forte dans le secteur public notamment dans les transports. La France est très vite complètement paralysée, la population soutient massivement le mouvement et les revendications qui portent sur le retrait du plan Juppé. Le 12 décembre au 19e jour de grève plus de 2 millions de personnes manifestent dans toute la France. Devant cette opposition massive, Alain Juppé fait la part du feu et retire la réforme des régimes spéciaux de retraite et le plan de réforme de la SNCF, mais maintient la réforme de la Sécurité sociale « ce plan de la Sécurité sociale était le cœur de l’action réformatrice du gouvernement et je ne voulais pas céder là-dessus » dira-t-il encore lors d’une émission de France culture sur les grandes luttes sociales le 4 avril 2022(7).

Aujourd’hui, nous pouvons analyser le résultat de cette grande grève comme une victoire à la Pyrrhus pour le mouvement syndical. Les effets de la réforme Juppé de la Sécurité sociale sont particulièrement à la portée de tous quand on examine l’état de nos hôpitaux et du système de santé même si d’autres dispositions de destruction de la « Sécu » avaient été prises avant et d’autres prises après. Mais le fait de donner la main au gouvernement sur les finances de la Sécurité sociale, dans la droite ligne de l’esprit des ordonnances De Gaulle pour une gestion paritaire, syndicats des salariés et patronat, de la Sécurité sociale, a permis de non seulement diminuer encore plus les prestations sociales en fixant des plafonds de dépenses, mais aussi de modifier en profondeur les recettes notamment en exonérant de plus en plus le patronat des cotisations sociales et en faisant supporter au budget de la Sécu des charges qui ne lui reviennent pas comme celles dues à des dispositions du « quoi qu’il en coûte » de la crise de la Covid-19. En exonérant les entreprises des cotisations sociales jusqu’à deux fois et demie le SMIC, c’est en fait une diminution des salaires qui a été effectuée grâce à ce procédé. Ce processus est actuellement arrivé au bout de ces possibilités. Il convient donc de faire une nouvelle réforme pour dégager encore plus de recettes pour les multinationales (rappelons que les budgets de l’État et de la Sécurité sociale sous des formes multiples fournissent entre 140 et 180 milliards d’euros aux entreprises essentiellement aux grandes entreprises multinationales). Dans les faits le budget de la Sécurité sociale est aujourd’hui un deuxième budget de l’État.

La création d’un nouvel impôt uniquement sur le travail

Le gouvernement, Emmanuel Macron et sa majorité parlementaire sont parfaitement conscients qu’il n’y a aucune urgence à réformer le système de retraite. En soutenant cette nécessité, il poursuit d’autres objectifs dont il ne se cache même pas. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie est très clair « Pour financer notre modèle social, soit les impôts augmentent, soit le volume global d’heures travaillées augmente. Nous ne voulons pas augmenter les impôts » et Jean-René Cazeneuve, rapporteur du budget à l’Assemblée nationale précise « C’est une obligation pour équilibrer notre système de retraites, mais aussi une façon de trouver des recettes pour financer d’autres politiques publiques ». Emmanuel Macron affirme vouloir utiliser « intelligemment » l’argent dégagé ! Et un de ses conseillers rappelle « Pas de hausse d’impôts, c’est un totem pour nous. Et les retraites, c’est la mère des réformes, c’est notre ADN ». Bonjour la concertation avec de telles positions dogmatiques. Il s’agit bien de trouver des ressources nouvelles pour financer des politiques publiques qui n’ont rien à voir avec les retraites. Il s’agit bien aussi d’une nouvelle rupture du pacte social du pays dans lequel les prestations de la Sécurité sociale étaient assises sur des cotisations qui sont une part du salaire, une forme de solidarité prestations contre cotisations. En augmentant le temps de travail par un prolongement de l’âge de départ à la retraite, on augmente les cotisations qui serviront à financer des politiques publiques (école, université, transitions énergétique et écologique…) normalement financées par l’impôt, c’est bien la création d’un nouvel impôt sur le travail et uniquement sur le travail puisque les cotisations sociales sont une part du salaire. Bravo l’artiste, pas d’augmentation des impôts que pourraient payer aussi les entreprises, mais création d’un nouvel impôt uniquement pour les salariés. On revient à l’ancien régime d’avant 1789 avec des impôts ciblés sur une partie de la population.

La messe n’est pas dite

Pour l’heure tous les syndicats de salariés sont opposés à l’allongement de l’âge de départ à la retraite. Mais tous ne sont pas opposés à des réformes du système de retraite. La CFDT par exemple demandait une réforme à points qu’Emmanuel Macron a essayé de mettre en place lors de son premier quinquennat ; elle a soutenu en 1995 le plan Juppé et toutes les réformes des retraites par la suite jusqu’à la loi Touraine de janvier 2014 qui allongeait la durée de cotisation à 172 trimestres pour toucher une pension complète. Le front syndical actuel ne tiendra que si des actions puissantes sont menées contre les velléités du gouvernement et de la droite de réformer le système. Rappelons que pendant le congrès de la CFDT en juin dernier, c’est sous la pression des délégués que la direction de la confédération a dû « durcir sa doctrine sur les retraites » comme le souligne Le Monde du dimanche 19-lundi 20 juin 2022, c’est d’ailleurs le seul vote du congrès dans lequel la direction confédérale a été battue, ce qui est une indication sur l’importance de la question pour les salariés. Ce sont les salariés dans les entreprises, les retraités par leur mobilisation qui ont la clef pour faire échec à ce nouvel impôt censitaire.

Sur le même thème

Combat social ReSPUBLICA Services publics Pour 2020, mobilisons-nous pour nos retraites ! Exigeons le retrait du projet de loi ! Par Collectif, 15 janvier 2020

Combattre pour nos retraites dans le privé comme dans le public, c’est combattre aussi pour que nos enfants et nos petits-enfants aient droit à une retraite décente. Au contraire de ceux qui prônent cette réforme parce qu’ils ont le nez fixé sur des déficits qu’ils créent de toutes pièces, notre lutte est totalement intergénérationnelle. Nous sommes

Combat social Contre le néolibéralisme Débats politiques Protection sociale République ReSPUBLICA Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites Par un collectif, 7 avril 2010

Le gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les

 

 

 
commentaires
Repost0

Débat sur l'énergie, jeudi 13 octobre, 20 h, avec Philippe Page Le Mérour

Publié le 30 Septembre 2022 par Alternative Citoyenne de la Manche

 

commentaires
Repost0
Publicité

La mort programmée de l'école

Publié le 30 Septembre 2022 par Alternative Citoyenne de la Manche

Extrait du livre de Jean-Paul Brighelli : «  La fabrique des crétins »

Limiter les ambitions de l’école

« Notre système scolaire ne veut pas faire émerger de nouvelles élites. Or c’était la fonction de l’école telle que Condorcet l’avait définie en1791 dans dans ses mémoires sur l’instruction publique. A l’époque il fallait créer  une nouvelle élite pour remplacer l’aristocratie.

Actuellement, les oligarques au pouvoir ne se soucient pas d’être remplacés si ce m’est par leurs enfants.

Un système scolaire à deux vitesses

Depuis une trentaine d’années, ils ont établi un système à deux vitesses avec d’un côté, des écoles privées ou publiques qui fonctionnent extrêmement bien et, d’un autre côté, des écoles de seconde ou de troisième catégorie qui forment des « crétins » ou si vous préférez un terme moins excessif, des consommateurs.

Nous sommes pratiquement revenus en 1788 avec quelques élites autoproclamées qui confisquent tous les postes, qui les gardent au chaud pour leur progéniture et qui ignorent ou méprisent tout ce qui pourrait venir du peuple. Le meilleur moyen d’y parvenir, c’était de limiter les ambitions de l’école.

Il fut un temps où l’école avait pour objet de pousser chacun au plus haut de ses capacités, aujourd’hui il s’agit de rabaisser chacun au plus bas possible »

La fabrique du crétin - Vers l'apocalypse scolaire

commentaires
Repost0
Publicité
<< < 10 20 30 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 60 70 80 90 100 200 > >>
  • Voir le profil de Alternative Citoyenne de la Manche sur le portail Overblog
  • Créer un blog gratuit sur Overblog
  • Top articles
  • Contact
  • Signaler un abus
  • C.G.U.
  • Rémunération en droits d'auteur
  • Offre Premium
  • Cookies et données personnelles
  • Préférences cookies