
L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse
Publié le 14 Octobre 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes, Services publics, Annonces

Publié le 14 Octobre 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Jupiter, Politique

Entre 2006 et 2016, le nombre de personnes pauvres vivant sous un seuil établi à 50% du revenu médian (855 euros par mois pour une personne seule) est passé de 4,4 à 5 millions.
Publié le 14 Octobre 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Nucléaire, Politique

Cette question de date ne change pas fondamentalement le scénario : dix-neuf réacteurs, sur les cinquante-huit du parc EDF, seront arrêtés à terme. A priori les plus anciens, c’est-à-dire les réacteurs de 900 MW. Or, ce sont ces mêmes réacteurs qui utilisent le combustible MOx, issu du recyclage par Orano dans ses usines de la Hague et de Melox.
Plusieurs études ont été réalisées pour mesurer les conséquences de l’arrêt de ces réacteurs. EDF en a réalisé une, intitulée « Impact cycle 2016 », l’Autorité de sûreté nucléaire a aussi demandé une expertise à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).
Le rapport a été remis en mars dernier. Aucun des deux n’a été publié, mais l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO) a pu consulter celui de l’IRSN.
Selon l’IRSN, le scénario d’arrêt de dix-neuf tranches de 900 MW en 2025 conduit à la saturation des piscines de la Hague et des réacteurs nucléaires en moins de cinq ans après la première fermeture. Tout le parc nucléaire devra donc s’arrêter pour cause d’occlusion intestinale après la mise à l’arrêt de moins de neuf tranches utilisant du MOx.
Les résultats de la simulation de l’IRSN confirment la conclusion d’EDF, souligne encore David Poilley.
EDF a certes un projet de piscine centralisée qui pourrait ouvrir en 2030.
Selon l’IRSN, le report à 2035 de la limitation à 50 % de la production d’électricité d’origine nucléaire, décalerait d’autant la perspective de saturation des piscines actuelles, « ce qui est compatible avec le calendrier prévisionnel de mise en service de la piscine centralisée ».
Mais rien ne dit que cette piscine sera effectivement opérationnelle.
En attendant, poursuit l’ACRO en se référant à l’expertise de l’IRSN, « on ne pourrait pas arrêter le retraitement et le MOx ». Lors du retraitement des combustibles usés, 1 % de la masse est du plutonium réutilisé pour la fabrication de MOx.
C’est ce petit pour cent qui peut bloquer toute la machine, note l’ACRO. Toute l’industrie nucléaire est dans une situation très fragile, car on peut imaginer des aléas qui entraîneraient un arrêt prolongé d’une des mailles de cette chaîne du plutonium.
Et le maillon faible, ce sont les évaporateurs de l’usine de retraitement de la Hague.
Ces évaporateurs, qui permettent de concentrer les produits de fission avant vitrification, présentent, selon des mesures réalisées en 2014 et 2015 par Areva (Orano aujourd’hui), une corrosion plus rapide que prévue lors de leur conception. Des fuites sont même apparues, confirmait en janvier 2017 l’ASN.
Un programme de remplacement, à l’horizon 2021 et 2022, a été lancé. Il représente un investissement de 700 millions d’euros.
En attendant, en cas d’arrêt des évaporateurs de l’un des ateliers, l’usine correspondante devrait être arrêtée. Et un arrêt des deux usines pour une durée supérieure à six mois pourrait conduire à une saturation des piscines d’entreposage.
L’IRSN demande donc à Orano et EDF de revoir leur copie sur ce sujet et de préciser la durée d’indisponibilité qui conduirait à la saturation des piscines, rapporte l’ACRO. La réponse est facile à estimer : la saturation interviendrait au bout d’une année environ.
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Un scénario catastrophe pour l’ensemble de la filière.
L’industrie nucléaire française a mis en place un système que l’on ne peut pas stopper sur décision politique, sans risque d’un effet falaise qui arrêterait tout le parc en peu de temps. Mais ce système est extrêmement fragile et le piège pourrait se refermer sur ces concepteurs, à la suite de pannes », estime David Boilley.
Pour l’ACRO, ces éléments auraient dû être rendus publics dans le cadre du débat public sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie. Ils doivent l’être en tout cas avant le nouveau débat sur le Plan de gestion des matières et déchets radioactifs.
Le Haut comité pour la transparence et l’information sur la sûreté nucléaire y est favorable. À tout le moins une version publique. L’IRSN, sollicité par l’ACRO, n’y est pas opposé. Et la présidente de la commission particulière du débat public les réclame elle aussi.
Publié le 13 Octobre 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes, Société, Jupiter

Publié le 13 Octobre 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Droits de l'homme


Publié le 11 Octobre 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Santé, Dictature des multinationales et du MEDEF
C’est aujourd’hui la Journée mondiale de l’obésité. Un rappel s'impose : en France 1 enfant sur 6 est en surpoids ou obèse. Cela pose un problème de santé publique majeur. Pourtant, des solutions simples et qui font consensus existent pour enrayer ce phénomène. L'interdiction du marketing visant les enfants pour des produits trop gras, sucrés et/ou salés en fait partie. Elle est recommandée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Et c’est aussi l’avis de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’alimentation industrielle, qui a auditionné foodwatch. Mais elle n'est pas appliquée, faute de volonté politique. |
Ensemble, nous pouvons faire pression sur le gouvernement. Alors agissez avec nous : signez la pétition pour réclamer que nos enfants soient enfin protégés des pratiques marketing irresponsables des industriels. |
Publié le 11 Octobre 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Droits de l'homme, Politique, Jupiter

Publié le 11 Octobre 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Jupiter



Publié le 9 Octobre 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Nucléaire, Politique

EDF serait donc prêt à fermer entre 7 et 12 réacteurs entre 2029 et 2035. Ils auront alors plus de 50 ans (sic). RTE plus raisonnable propose d’en fermer 6 d’ici 2028. EDF, qui traîne un boulet de plus de 50 milliards de dettes, mais est convaincu que le contribuable français la comblera comme il l’a fait pour partie pour Areva (tous les « trucs » sont bons pour éviter la colère de l’Union européenne et contourner l’interdiction des aides d’ État) veut en plus construire 6 EPR à 10 milliards l’unité … à condition qu’il soit capable déjà d’en construire un, ce qui n’est pas démontré. On croit rêver!
Tout ceci se fait bien entendu comme si l’autorité de sûreté nucléaire n’existait pas, mais il est vrai que sa complaisance lorsqu’il s’agit de prendre des décisions fortes se fait de plus en plus grande… voir son attitude déraisonnable par exemple sur les générateurs de vapeur de Fessenheim ou sur l’absence de réalisation dans les délais prévus des unités de secours des diesels qui devaient être réalisés sur toutes les centrales nucléaires (décision de 2012) et qui ne le sont que sur deux réacteurs à ce jour.
Tout ceci se fait au mépris de la sécurité et de la sûreté. Ainsi, grâce à une députée allemande, l’autorité de sûreté nucléaire a été mise dans l’obligation de publier la liste des événements dits précurseurs définis comme étant « ceux qui conduisent un accroissement de risque de fusion du cœur par rapport à la probabilité de fusion du cœur pris en compte lors de la conception des installations ». Pas moins de 158 événements de ce type se sont produits entre 2003 et 2014 dont 14 pour Fessenheim 1 et 17 pour Fessenheim 2, nombre maximal atteint par quatre autres réacteurs -dont Bugey-. Ainsi, alors que le risque d’accident nucléaire s’accroît de manière considérable avec des réacteurs de plus de 40 ans qui ont été prévus initialement pour durer 30 ans, EDF n’hésite pas, pour son intérêt économique propre, à exposer les Français à des centrales de 50 ans d’âge.
Tout ceci se fait au mépris de l’avis émis par les Français lors du débat public qui s’est déroulé entre mars et juin 2018, sous l’égide de la commission nationale du débat public. La volonté de réduire la part du nucléaire en favorisant le renouvelable, et ce dans les délais les plus rapides, et de fermer les centrales vieillissantes s’est exprimé de la manière la plus claire. Mais, au mépris des exigences communautaires qui imposent de prendre en considération l’avis du public lorsqu’il est sollicité, le lobby nucléaire qui s’exprime désormais au plus haut niveau n’en a cure.
Tout ceci se fait enfin au mépris de nos intérêts économiques et industriels puisque le lobby nucléaire bloque tout développement sérieux de l’autoconsommation collective qui pourrait permettre une progression fulgurante de l’énergie renouvelable en France; il interdit aux collectivités locales de distribuer par des boucles locales l’énergie qu’elles pourraient produire, réduisant ainsi leur capacité économique. Et, il continue dans la contrevérité qui consiste à soutenir que nucléaires et renouvelables vont de pair alors que c’est faux puisque le marché stagne et que la production d’électricité nucléaire empêche toute progression des énergies renouvelables.
Tout ceci enfin se fait au mépris de l’intérêt économique et financier des Français. L’énergie nucléaire est désormais reconnue par le monde entier comme étant la plus chère du monde et, d’anciens dirigeants de l’AIEA reconnaissent eux-mêmes qu’elle n’est plus compétitive. Nous réengager dans la voie du nucléaire condamne la France et les Français à perdre encore en compétitivité, et à payer leur énergie beaucoup plus chère que ce que paieront à brève échéance nos voisins européens.
La responsabilité qui est prise actuellement à la demande du lobby nucléaire par les responsables politiques est immense et il va de soi que si un accident se produisait, ils en porteraient une responsabilité qui ne serait pas seulement morale. Dans tous les cas, ils porteront pour l’histoire la responsabilité d’une génération de dirigeants qui n’a pas compris la transformation du monde, a cru que communication pouvait longtemps dissimuler inaction et contre-action et qui se trouvera confrontée très rapidement à une réaction de la société civile qui refusera toute électricité qui ne sera pas verte…
source : Le blog de jeudi
Publié le 5 Octobre 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Jupiter

