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L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

Paris. Le vent se lève place de la République

Publié le 3 Avril 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes

Paris. Le vent se lève place de la République

Eugénie Barbezat

Vendredi, 1 Avril, 2016

Photos : Emilien Urbach et Eugénie Barbezat

"Rester debout" : c'est le mot d'ordre qui a conduit des milliers de personnes à rejoindre la place de la République à l'issue de la manifestation du 31 mars contre la loi travail. Délogés par la police à 5h du matin, ils sont revenus en nombre ce vendredi soir pour jeter les bases d'un mouvement citoyen profond et durable de résistance aux attaques contre les droits de salariés. Reportage.

A l'appel du mouvement convergence des luttes, qui a mobilisé via les réseaux sociaux, ils étaient plusieurs centaine à affluer vers la place de la République ce vendredi en fin d'après midi. Au programme, une assemblée générale où chacun prend la parole à tour de rôle pour proposer des idées d'action, tenter de structurer ce mouvement spontané de citoyens, indépendants de toute organisation politique, mais qui partagent un intense besoin de s'exprimer et de s'inscrire ensemble dans un mouvement de résistance à la casse des droits sociaux et de la solidarité nationale.

En dehors du grand cercle qui ne cesse de l'élargir, des petits groupe se forment sur la place de la République. les gens se parlent, s'écoutent. Les générations se mêlent. Quelque chose est en train de germer. Sous l’œil des policiers casqués et lourdement harnachés, dans la lumière rouge du soleil couchant un vent nouveau se lève !

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COMME DES LIONS à voir absolument, le vendredi 8 avril au cinéma de Villedieu!

Publié le 31 Mars 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Annonces

La réalisatrice, Françoise Davisse, présentera son film

au Cinéma de Villedieu le vendredi 8 avril à 20h45   

COMME DES LIONS à voir absolument, le vendredi 8 avril au cinéma de Villedieu!

"Une immersion poignante dans le monde ouvrier " titre Ouest-France.

"COMME DES LIONS, un chef d’œuvre qui fera date... une réalisatrice qui filme comme une lionne... une si belle lutte non pas pour gagner mais pour ne pas tout perdre, et en même temps une victoire totale, celle de la dignité, de la fraternité, de la vraie démocratie dans toute sa complexité... » écrit Marcel Trillat.

Cette diffusion est dans le cadre du festival documentaire "Doc Doc Doc, entrez !" ( programme complet,) il y a plein d'autres choses passionnantes !

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Rassemblement contre le projet de loi El Khomri ce jeudi 31 mars

Publié le 29 Mars 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes

Les Ateliers citoyens vous appellent à rejoindre le rassemblement
appelé par les syndicats et les lycéens granvillais
contre le projet de loi sur le travail :

jeudi 31 mars
à 10 heures,
cours Jonville, devant la mairie à Granville




Communiqué du Front de gauche de la Manche :
« La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat », nous sommes partie prenante de cette mobilisation contre ce projet inique. Le Front de Gauche Manche soutient et appelle à rejoindre tous les rassemblements organisés dans le département contre le projet de loi El Khomri ce jeudi 31 mars. Nous voulons un code du travail qui protège réellement les salariés, qui améliore les conditions de travail dans toutes les entreprises et administrations. Ces propositions existent, faites par les organisations syndicales et partis politiques qui luttent contre l'austérité. Il faut les imposer au gouvernement et au patronat.

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Ça suffit !

Publié le 28 Mars 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Liberté - Egalité - Fraternité

Ça suffit !

En catimini, à la veille du weekend pascal, le Parti socialiste, avec la complicité muette des Républicains*** vient de faire voter une loi anti-démocratique pour museler la parole citoyenne.

A ceux qui prétendent que les représentants du peuple n’entendent pas le peuple, il faut opposer un démenti ! 78% des Français se disent prêts à voter à la Présidentielle pour un candidat qui ne serait ni issu, ni soutenu par un parti politique*, 66% seraient même favorable à une primaire organisée par la société civile**. Le message a été entendu, même très bien entendu.

En catimini, à la veille du weekend pascal, le Parti socialiste, avec la complicité muette des Républicains*** vient de faire voter une loi anti-démocratique pour museler la parole citoyenne. Pour préserver les seuls intérêts d’une oligarchie agonisante, onze députés (oui, vous avez bien lu onze personnes décident de l’égalité des Français devant le choix démocratique le plus important de notre République) ont voté le changement des règles concernant l‘accès à l’élection présidentielle.

Première lame, ils rendent plus difficile l’obtention des 500 signatures. Les élus devront dorénavant transmettre eux-mêmes leur parrainage au Conseil Constitutionnel alors que jusqu’à présent ils le remettaient au candidat ou à ses représentants. Un maire pourra ainsi vous promettre de vous donner sa signature et ne pas le faire.

Sous couvert de « transparence », on publiera même la liste complète des élus ayant parrainé un candidat. C’est tout simplement un contrôle supplémentaire exercé par les partis, pour surveiller et donc tenir leurs élus.

Deuxième lame, si le candidat arrive malgré tout à obtenir ses signatures. Il s’agira d’un candidat de seconde zone avec un temps de parole moindre. La loi met en effet fin au principe d’égalité du temps de parole entre les différents candidats.

Les « représentants » du peuple ont bien entendu le peuple. Ils s’en protègent.

Qu’ils fassent pourtant bien attention. Ils risquent d’entendre de plus en plus, de plus en plus fort, deux mots très simples qu’ils qualifieront, c’est sûr, de populiste ou de poujadiste.

Ces deux mots, les voici : « Ça suffit ! »
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Pierre Joxe : « Quand l’histoire coloniale pèse tellement sur le présent, il vaut mieux la connaître

Publié le 24 Mars 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Droits de l'homme

Pierre Joxe : « Quand l’histoire coloniale pèse tellement sur le présent, il vaut mieux la connaître

Ancien ministre de l’Intérieur, Pierre Joxe travaille aujourd’hui comme avocat des mineurs. Pour le Bondy Blog, il met son expertise au service d’un décryptage exceptionnel. Expliciter l’héritage colonial de la France, pour mieux comprendre l’état d’urgence et les dissensions qui, parfois, troublent les consciences dans notre pays.

Bondy Blog : Que représente pour vous l’état d’urgence dans le rapport de la France à son passé colonial ?

En 2005, à l’époque des émeutes qui suivirent la mort de deux jeunes à Clichy, tous les gens de ma génération ont eu un haut-le-cœur quand ils ont appris la mise en œuvre de la loi de 1955 sur l’état d’urgence, dans toute l’Ile-de-France et dans plusieurs départements. Il était consternant, en 2005, que le gouvernement réactive cette loi votée au début de la guerre d’Algérie (1954-1962). Ce texte permet d’interdire tout rassemblement sur la voie publique ; il donne toutes sortes de moyens d’intervention dans le but de rétablissement de l’ordre. Mais dans un contexte juridique qui ramène 50 ans en arrière. Il faut le lire, ce texte, pour se souvenir : « Le ministre de l’Intérieur dans tous les cas et, en Algérie, le gouverneur général peuvent prononcer l’assignation à résidence dans une circonscription… »

Et aujourd’hui, comment percevez-vous le nouvel état d’urgence ?

Interpellations, perquisitions, détentions, mesures de police qui peuvent être nécessaires, mais qui deviennent problématiques lorsqu’elles échappent au contrôle du juge. Surtout lorsqu’il est prolongé, l’état d’urgence est périlleux. La ligue des Droits de l’homme a eu raison de le rappeler. Elle a de la mémoire…

Risque-t-on d’entrer dans un cycle sécuritaire long et à quel régime politique autoritariste s’expose-t-on ?

Oui, pour des raisons objectives, car la menace terroriste internationale ne va pas disparaître. Mais aussi des raisons subjectives et politiciennes : tentation du gouvernement de jouer sur l’inquiétude pour relégitimer un pouvoir en perte de vitesse et en situation d’échec. Paradoxalement, c’est un homme de droite, Jacques Toubon, nommé Défenseur des droits par Hollande, qui l’a bien diagnostiqué en parlant de « l’ère des suspects ».

Comment reprendre le pouvoir, pour la « jeune gauche » que vous décrivez et pour les mouvements citoyens ?

Les jeunes d’aujourd’hui qui expriment – comme toujours – une vision plus optimiste et généreuse de l’avenir se souviendront demain de la démobilisation et des désillusions provoquées par les dirigeants se réclamant de la gauche pour faire une politique de droite.

Lire la suite sur BONDY BLOG http://bondyblog.liberation.fr/201603210001/pierre-joxe-quand-lhistoire-coloniale-pese-tellement-sur-le-present-il-vaut-mieux-la-connaitre/#.VvO3gDGj-Zl

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Pour avoir dit la vérité, il risque 1.3 M€ d’amende et 10 ans de prison

Publié le 22 Mars 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Dictature des multinationales et du MEDEF

Pour avoir dit la vérité, il risque 1.3 M€ d’amende et 10 ans de prison

Sources : lefigaro.fr / republicain-lorrain.fr / vosgesmatin.fr / liberation.fr /

Le procès du français Antoine Deltour débute le 26 avril. Son « crime » ? Avoir dévoilé au monde entier l’un des plus grands scandales financiers du siècle qui prendra le nom d’affaire LuxLeaks. Mais voilà, ce ne sont pas les multinationales qui furent inquiétées par ces révélations, mais le lanceur d’alerte lui-même dont on tente aujourd’hui de détruire la vie.

On en avait déjà une petite idée avec le cas de Julian Assange et l’affaire Snowden, les puissants de ce monde n’aiment pas que la vérité soit dévoilée, surtout quand elle ébranle les rouages d’un capitalisme de connivence entre États et multinationales. Plus que jamais, il semble risqué de jouer le rôle de lanceur d’alerte. L’histoire d’Antoine Deltour, l’homme à l’origine du scandale LuxLeaks, peut en témoigner. Après avoir mis son existence en péril pour dévoiler les coulisses de l’évasion fiscale, l’homme risque aujourd’hui 10 ans de prison et 1,3 million d’euros d’amendes. Quand dire la vérité devient un crime, vous pouvez commencer à vous questionner sur les institutions qui organisent l’économie.

Le 26 avril prochain, Antoine Deltour tentera donc de défendre sa cause devant le tribunal correctionnel du Luxembourg. Face à lui, PricewaterhouseCoopers (PWC), un cabinet d’audit où il travaillait quand l’affaire a éclaté. Alors âgé de 28 ans, dans le cadre de son travail, il met la main sur un ensemble de documents liés à des accords fiscaux secrets entre le Luxembourg et de grandes multinationales. Des accords qui permettent à des entreprises bien connues d’éluder une partie de l’impôt à l’aide de diverses filiales. Au total, on parle de plusieurs centaines de milliards d’euros transférés au Luxembourg au profit de sociétés comme Apple, Amazon, Heinz, Pepsi, Ikea ainsi que des banques.

De Edgar Morin à Edward Snowden

Antoine Deltour, visiblement aidé d’autres personnes, prend alors le risque de dévoiler ces informations explosives : 28 000 pages de documents secrets exposant 548 accords confidentiels qui organisent, en catimini, l’exil fiscal de plus de 300 entreprises avec l’aval de l’administration luxembourgeoise des impôts. Entre ses mains, les preuves d’un des plus grands scandales du siècle. Mais voilà. Deux ans après la sortie d’un numéro de l’émission Cash investigation relatant ses découvertes, le lanceur d’alerte s’est vu placé en garde à vue et inculpé par la justice luxembourgeoise pour vol domestique, violation du secret professionnel, violation de secrets d’affaires et blanchiment.

Sa vie bascule, mais Antoine Deltour refuse d’être considéré comme un héros malgré sa nomination au Prix Sakharov et son prix du citoyen européen 2015. « La figure médiatique parfois décrite du lanceur d’alerte comme quelqu’un d’isolé et courageux. Oui on l’est, mais on n’est pas seul, je sais qu’aujourd’hui des milliers de personnes sont les témoins silencieux de pratiques qui devraient être portées à l’attention du public » expliquait-il au Figaro. Sans le vouloir, son combat est devenu celui d’une vie au profit d’une meilleure protection des lanceurs d’alertes et pour une justice fiscale. Derrière lui, des milliers de citoyens le soutiennent, ainsi qu’un nombre impressionnant de personnalités dont José Bové, Olivier Besancenot, Didier Porte, Bruno Solo, Edgar Morin ou encore Edward Snowden, pour ne citer qu’eux. Parmi eux, on trouve également le journaliste Denis Robert, victime de l’affaire Clearstream très similaire. À l’approche du procès, une cagnotte citoyenne de 18 000 euros a été récoltée pour payer une part des frais de justice.

Pour avoir dit la vérité, il risque 1.3 M€ d’amende et 10 ans de prison

Quoi qu’il arrive, l’affaire LuxLeaks est déjà une grande victoire pour la vérité et la justice sur le plan européen. En dépit de ce procès qui ne manquera pas d’être politisé, l’affaire n’a pas laissé indifférentes certaines institutions. L’Organisation de Coopération et de Développement Économiques a notamment lancé un vaste plan d’action pour endiguer l’évasion fiscale des multinationales, véritable pillage fiscal nuisant à l’ensemble de la société. En février 2015, c’est le Parlement européen qui votait la mise en place d’une commission spéciale chargée d’examiner les rescrits fiscaux, ces faveurs accordées par une administration fiscale d’un pays au bénéfice d’une entreprise. Des faveurs qui violent les principes de concurrence non faussée. Leur rapport préconise la protection accrue des lanceurs d’alertes, l’obligation pour les multinationales de publier leur résultats pays par pays, mais aussi la nécessité d’une assiette fiscale commune pour les sociétés européennes. Par ailleurs, le conseil de l’Union européenne adoptera le « paquet transparence fiscale » qui, en dépit de sa dénomination, n’offre pas l’accès au grand public, ni à la commission européenne, des rescrits fiscaux (tax rulings).

Entre 100 et 240 milliards de dollars par an

Au moment même où des États sont au bord de la faillite, où les hôpitaux et les écoles voient leurs effectifs fondre, où les coupes budgétaires imposent l’austérité aux peuples européens, les documents révélés par Antoine Deltour permettent de recentrer certains débats de société. Et pour cause, l’OCDE a récemment estimé que le manque à gagner de l’évasion fiscale en Europe s’élèverait jusqu’à 240 milliards de dollars par an. Ainsi, la « crise » est toute relative. L’argent ne manque pas. Il est, de manière certaine, concentré dans les mains d’entreprises privilégiées (et de leurs actionnaires) qui font leur possible pour ne pas participer à l’effort collectif. Un effort qui se répercute inévitablement, via l’austérité, sur l’ensemble de la population et des services publics. À l’heure où nous écrivons ces lignes, la pratique des rescrits fiscaux demeure en vigueur au Luxembourg, comme dans 22 des 28 pays de l’Union Européenne.

Quant à Antoine, il assume son combat pour la vérité jusqu’au bout : « J’ai agi par conviction, la cohérence était d’assumer » déclarait-il à Libération au moment de sa mise en examen. Et pour cause, le lanceur d’alerte reste positif : « Je n’aime pas trop le terme d’optimisation fiscale, un euphémisme, car il s’agit de planification fiscale agressive mise en place par certains États, de stratégies complexes pratiquées à échelle industrielle par certains cabinets. La régulation sera toujours en retard sur l’ingénierie financière, alors que l’évaporation de recettes fiscales devient cruciale en temps de crise. Les répercussions politiques du LuxLeaks sont pour moi inespérées : il va être enfin question d’une harmonisation des bases ­fiscales en Europe. » conclue-il. La pétition de soutien touche les 65 000 signatures. Il existe également un site dédié pour le soutenir et lui souhaiter le meilleur dans cette épreuve.

Pour avoir dit la vérité, il risque 1.3 M€ d’amende et 10 ans de prison

Entre 100 et 240 milliards de dollars par an

Au moment même où des États sont au bord de la faillite, où les hôpitaux et les écoles voient leurs effectifs fondre, où les coupes budgétaires imposent l’austérité aux peuples européens, les documents révélés par Antoine Deltour permettent de recentrer certains débats de société. Et pour cause, l’OCDE a récemment estimé que le manque à gagner de l’évasion fiscale en Europe s’élèverait jusqu’à 240 milliards de dollars par an. Ainsi, la « crise » est toute relative. L’argent ne manque pas. Il est, de manière certaine, concentré dans les mains d’entreprises privilégiées (et de leurs actionnaires) qui font leur possible pour ne pas participer à l’effort collectif. Un effort qui se répercute inévitablement, via l’austérité, sur l’ensemble de la population et des services publics. À l’heure où nous écrivons ces lignes, la pratique des rescrits fiscaux demeure en vigueur au Luxembourg, comme dans 22 des 28 pays de l’Union Européenne.

Quant à Antoine, il assume son combat pour la vérité jusqu’au bout : « J’ai agi par conviction, la cohérence était d’assumer » déclarait-il à Libération au moment de sa mise en examen. Et pour cause, le lanceur d’alerte reste positif : « Je n’aime pas trop le terme d’optimisation fiscale, un euphémisme, car il s’agit de planification fiscale agressive mise en place par certains États, de stratégies complexes pratiquées à échelle industrielle par certains cabinets. La régulation sera toujours en retard sur l’ingénierie financière, alors que l’évaporation de recettes fiscales devient cruciale en temps de crise. Les répercussions politiques du LuxLeaks sont pour moi inespérées : il va être enfin question d’une harmonisation des bases ­fiscales en Europe. » conclue-il. La pétition de soutien touche les 65 000 signatures. Il existe également un site dédié pour le soutenir et lui souhaiter le meilleur dans cette épreuve.

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Les députés interdisent les insecticides "tueurs d'abeilles" !

Publié le 21 Mars 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Environnement

Les députés interdisent les insecticides "tueurs d'abeilles" !

Au terme de plus de deux heures et demi de débats, les députés ont interdit les insecticides néonicotinoïdes. Cette interdiction a été adoptée à une courte majorité puisque sur les 58 députés présents, 30 ont voté « pour ». De fait, notre pétition "Interdire les pesticides néonicotinoïdes, c'est possible" soutenue par plus de 137 000 personnes est clairement à l’origine de cette première victoire !


Notre joie a été malheureusement de courte durée car un amendement repousse la date d’application de cette interdiction au 1er septembre 2018 (initialement fixée au 1er janvier 2017 par la commission du Développement Durable). Entre ce vote et l’interdiction définitive prévue le 1er septembre 2018, plus d'un million de colonies d’abeilles auront disparu en France !

Ce report de l’interdiction fait écho aux pressions du ministre de l’agriculture chimique qui a mis tout son poids dans la balance pour tenter d’éviter une interdiction des pesticides « tueurs d’abeilles ». Stéphane Le Foll a multiplié les pressions, notamment en adressant un courrier aux députés socialistes afin de les enjoindre de remettre en cause l'interdiction.

Avec vous, nous resterons donc mobilisés afin de réduire ce délai incompréhensible accordé au lobby de l’agrochimie.

Ne doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, c'est toujours comme cela que ça s'est passé.★ - Margaret Mead (1901 - 1978) - Anthropologue.


Stéphen, Martin, Mickaël, Julie, Benjamin, Magali, Mathias et toute l'équipe d'Agir pour l'Environnement.
contact@agirpourlenvironnement.org
--
http://www.agirpourlenvironnement.org
http://www.facebook.com/association.agirpourlenvironnement
http://www.twitter.com/APEnvironnement

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Construire les convergences Faire force politique

Publié le 20 Mars 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Gauche antilibérale

Construire les convergences  Faire force politique

Vu sur le site Cerises En Ligne http://www.cerisesenligne.fr/http://

Avec la loi El Khomri le gouvernement Valls Hollande a réussi à fédérer les multiples conflits sociaux existants, témoins sur le terrain des luttes quotidiennes, d’une exaspération et d’une envie d’agir grandissante. Le million de clics sur Internet s’est depuis transformé le 9 mars dernier en manifestations où étudiants, lycéens et salariés ont commencé à converger. Que cela plaise ou non aux syndicalistes et aux militants politiques, la pétition millionnaire et la première journée d’action ont été lancées hors de tout appareil institué. Alors qu’Hollande tente de désamorcer le mouvement en négociant activement avec le Medef et la CFDT, (maintien de l’inversion de la hiérarchie des normes, et de la facilitation des licenciements économiques pour l’un, suppression des plafonds des indemnités prud’homales, contrôle du juge pour les plans sociaux pour l’autre), il n’est pas sûr que la signature de ces deux organisations suffise à déminer le terrain.

Dans les luttes, les débats s’accélèrent, chacun retrouve du pouvoir d’agir. Le retrait du projet de loi est à l’ordre du jour, une majorité de citoyens a bien compris que les propositions gouvernementales ne constituaient en rien des solutions pour lutter contre le chômage et la précarité, voire allaient dans le sens de la remise en question du CDI et du retour au paiement à la tâche. Donner de la force à ce mouvement, c’est bien sur l’élargir, construire les convergences des chômeurs, des étudiants, des fonctionnaires, des salariés, “des insiders et des outsiders” diraient certains, mais c’est surtout contribuer à ce qu’il devienne lui même force politique et pose la question de l’alternative et du pouvoir. Gardons cependant bien en tête que nous venons d’enregistrer un certain nombre de défaites électorales et que la méfiance à l’égard des partis politiques est grande. Un récent sondage du Figaro indique que quels que soient l’âge, la catégorie sociale ou la nuance politique des personnes sondées, 80 % d’entre elles jugent aujourd’hui les Français plus capables de trouver des solutions efficaces à leur problèmes et à ceux de la France que les personnalités politiques. Les chiffres atteignent 84 % chez les 50- 64 ans et 91 % chez les sympathisants du Front de gauche. Plutôt que de dépenser une énergie fabuleuse sur le débat des primaires ou le ralliement à la candidature autoproclamée de Jean-Luc Mélenchon, plongeons nous dans le mouvement pour faire avec d’autres l’expérience de notre force. pas pour «contrôler», pas pour proclamer au sein de ce mouvement que nous avons la clef de la perspective politique et qu’en 2017 il suffira de voter pour nous, mais bien pour en être partie prenante en mettant en débat nos propositions pour libérer le travail de la propriété lucrative et abolir le chômage.

Sylvie Larue

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Impasse sociale-démocrate ou gauche d’alternative ?

Publié le 20 Mars 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Gauche antilibérale

Vu sur le site Cerises En Ligne http://www.cerisesenligne.fr/http://

Lorsque l’Union européenne est sur le point de s’écrouler, quand le système financier mondial menace de s’effondrer, lorsque les politiques sécuritaires et les surenchères guerrières sont devenues l’alpha et l’oméga des politiques nationale et internationale de la France, il faut envisager tout autre chose, pour rouvrir l’espoir, que réhabiliter la vieille gauche ou l’union de la gauche façon Mitterrand.

D’abord, nous avons changé d’époque. Les politiques keynésiennes sont désormais partout en échec, car, dans un monde sous domination néolibérale, le “socialisme dans un seul pays” n’est pas possible. Espérer compenser socialement les injustices économiques, quitte à renoncer à transformer en profondeur l’ordre social, est devenu illusoire. Ce qui, désormais, est crédible pour affronter à la fois les enjeux sociaux, écologiques et démocratiques, c’est d’envisager un dépassement du capitalisme. N’ignorons pas la profondeur de ce que le mouvement contre la loi El Khomri met en cause !

Ensuite, les aspirations démocratiques et les exigences citoyennes ont beaucoup changé. Le système représentatif est épuisé, les peuples ne sont pas des masses indifférenciées appelées à suivre des avant-gardes, et chacun entend désormais compter pour lui-même. Les logiques de partis à l’ancienne sont disqualifiées. Ne sous-estimons pas l’ampleur de la désaffection et de la colère qui traversent la société à l’égard de tout ce qui reproduit les conceptions anciennes. Ainsi, par exemple, la notion même de programme mérite d’être revue : comment éviter les catalogues de promesses déjà 100 fois rédigés à la virgule près auxquels plus personne ne croit ? N’est-il pas prioritaire d’ouvrir en grand le débat public sur une autre vision de la société, un autre projet politique ? Ne serait-ce pas un moyen de prendre en compte les aspirations à initier des dynamiques d’un nouveau type ?

Le point de vue des partisans de la primaire des gauches et des écologistes est respectable, mais il conduit malheureusement à envisager que ceux qui critiquent le social-libéralisme pourraient se ranger derrière une candidature sociale-démocrate à l’élection présidentielle. Or, nous avons besoin d’autre chose : plutôt que de chercher un plus petit dénominateur commun au nom d’une unité qui au fond n’existe pas, la question est de construire une démarche, articulée aux luttes en cours, des campagnes politiques, qui les prolongent, et des candidatures aptes à faire naître enfin une gauche d’alternative.

Cerises

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Le burn out français et nos résignations

Publié le 18 Mars 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web

Le burn out français et nos résignations

11 février 2016 DÉMOCRATIE, HUMEURS, POLITIQUE

J’ai atteint un tel niveau d’exaspération politique que j’ai l’impression d’être au bord du burn out. Chaque jour je prends directement dans le ventre la honteuse réalité. Je vis dans un pays malade de partout, avec à sa tête des petits français, élus par la magie de tous nos renoncements, assis sur leurs privilèges, vidant les caisses à tour de rôle et à tours de bras sous nos yeux ébahis, se moquant allègrement de nos conversations et de nos avis, s’octroyant des primes, des salaires, des taux, des toits et des avantages généreux, inventant des lois scélérates sous la panique, chantant la Marseillaise au Congrès de Versailles, la larme à l’oeil entre deux mises en examen, désertant leur poste à l’Assemblée, démissionnant de leurs ministères pour retrouver leur mairie, profitant de leur poste, les yeux dans les yeux, pour placer l’oseille au frais, écrivant des livres de promesses malodorantes, courant de plateaux en plateaux pour déverser leurs éléments de langage, vidant le langage de tous ses éléments, bafouant la vérité au profit du profit, mentant le mardi pour se repentir le jeudi et se représenter le dimanche, la gueule enfarinée, rasant gratis et sans état d’âme, bénis par leurs camarades de promotion, coudes à coudes, soudés, calés dans les dorures, au son de la trompette républicaine lustrée par notre impôt massif et note dette souveraine.

J’ai la nausée, elle est là et elle ne me quitte plus, elle s’intensifie.

Je cherche des traces de l’intérêt général, je ne le trouve pas. Il a été noyé sous les partis, les syndicats, les associations, les lobbies, les groupes, les intérêts particuliers, les privilèges des uns qui font les bénéfices des autres. Le blocage est total, les verrous sont rouillés et les flambeurs continuent de parader devant six millions de chômeurs, une école qui se délite, une santé attardée, un indice de bonheur qui s’écroule au 29ème rang derrière le Qatar et une consommation d’anti dépresseurs qui fait le délice de nos laboratoires, eux aussi bien placés dans la course aux bien placés. Je dégueule ma peine et je pisse dans un violon. Comme vous. Français impuissant à qui l’on fait croire tous les cinq ans qu’ils ont leur destin en main, comme des veaux qu’on mène à l’abattoir en leur caressant le flanc sous une musique douce pour faciliter l’anesthésie. Cinq ans à nous déchirer pendant qu’une petite bande de petits français joue avec nos vies, nos économies, nos rêves de bonheur simple et de paix sociale. De temps en temps ils nous filent un os à ronger, qui d’un mariage pour tous, qui d’une loi de renseignement, qui d’une déchéance ou d’une indignité, et nous sautons dessus comme prévu, en bons petits soldats. Ils nous divisent à l’intérieur de nos familles, à l’heure où nous devrions plus que jamais nous aimer. Je suis écoeuré et perdu, silencieux, tétanisé par le sentiment d’impuissance. Les gens comme moi n’appartiennent à aucun intérêt particulier, hors celui de vivre bien ensemble, sans se déchirer, sans se méfier les uns des autres, tranquillement vivants sans faire de vague. Mais ça ne se passe plus comme ça… Cet hiver, l’un des nôtres est mort à trois cents mètres de l’Elysée. Je dis bien l’un des nôtres. Un membre du village, un cousin de cousin, certainement. On l’a laissé crever comme un rat aux pieds du Palais. Sans domicile. Pendant ce temps-là l’Élu assistait à des matchs de rugby et commémorait les chrysanthèmes, s’asseyait sur l’Histoire pour laisser une trace, de frein. Je n’en veux plus, de ces simulacres d’un temps passé et révolu.
Je ne veux plus d’un homme qui dit « moi je », il est temps que nous disions Nous. Aucune raison morale, technique et même de bon sens, qu’un seul homme du haut de ses petits arrangements entre amis, puisse décider d’envoyer le pays dans la guerre, et même de nommer la guerre, sans que nous, NOUS, ayons dit qu’il le pouvait. Aucune raison de modifier notre constitution sur l’autel de la peur. Aucune raison de prendre seul des responsabilités plus grande que lui. Sommes-nous donc fous d’oublier sans cesse, de fermer les yeux, comme ces femmes battues qui voudraient fuir mais ne le peuvent pas, prisonnières d’une peur qui les paralyse ? Si peu de choix entre l’incompétence, la malhonnêteté et la résignation ? Nous irons bientôt, en 2017, comme des moutons sous morphine, choisir entre trois personnages, glissant dans l’urne le nom d’un comédien, maquillé, média-trainé, porté par des intérêts qui nous sont étrangers. Le goût des jeux, même sans le pain, nous donnera quelques temps notre dose d’adrénaline et comblera notre sens du débat. Le lendemain, les trois quarts de la population auront la gueule de bois et retourneront tête baissée vaquer à leurs espoirs corrompus, jusqu’en 2022.

J’ai perdu le goût de ce cirque. Le pays est au bord du burn out et à la fin de cet article, je ne sais toujours pas ce que je peux faire. Cercle vicieux et vertigineux. Ce qui me fait peur, c’est ma propre résignation et cette colère stérile qui ne fait qu’engendrer de la colère stérile. À quel moment la somme de ces colères pourra-t-elle produire un son commun, un premier pas vers une remise au goût du jour de notre dignité ?

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