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L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

Communiqué de presse relatif aux défauts constatés sur le réseau d'eau granvillais…Histoire d'eau !

Publié le 8 Octobre 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Services publics

Communiqué de presse relatif aux défauts constatés sur le réseau d'eau granvillais…Histoire d'eau !

Il faut une régie publique de l'eau sur notre communauté de communes. La mairie de Granville peut toujours regretter que Veolia tarde à faire des travaux pour lesquels on a bien voulu prolonger son contrat : Veolia a fait des bénéfices et nous avons une fuite de 200000m3. La gestion publique a toujours démontré son efficacité face aux marchands d'eau gouvernés par le profit. De Paris à Grenoble, en passant par Montbéliard , un nombre croissant de villes en France ont donc fait le choix du retour à une régie publique, avec une baisse moyenne de 25 % sur la facture d'eau. Le Front National peut toujours accuser indignement roms, belges ou martiens : il révèle ainsi son vrai visage qui est de toujours protéger les intérêts des grandes entreprises, y compris en désignant des boucs émissaires. Nous estimons que l'eau est un bien commun et une affaire trop sérieuse pour l'abandonner à l'appétit d'intérêts privés. Il faut une régie publique de l'eau.

pour le Front de Gauche Granvillais

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Ateliers citoyens en Pays granvillais

Publié le 7 Octobre 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Austérité et dictature financière

Ateliers citoyens en Pays granvillais

Fin juin-début juillet, on était tou-te-s grec-que-s, y compris les grands médias. Depuis, plus rien ou presque dans les médias… C'est pour avoir avoir un autre regard sur la crise grecque et pour mieux en comprendre les origines et les enjeux que nous avons décidé de vous proposer cette soirée, sous la forme d'un atelier citoyen un peu spécial : une projection d'une heure, un débat en présence d'un invité pour répondre à nos interrogations.

ça se passera mardi 13 octobre à partir de 20h30 (salle Saint-Nicolas rue Marine Dunkerque à Granville)

sous forme d'une projection-débat autour de :

La Tourmente grecque de Philippe Menut (2015, 70 min.), en présence de Vangelis Goulas, ancien responsable de Syriza-Paris et co-fondateur d'Unité populaire-Paris.

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Publié le 6 Octobre 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes

Vu sur L’Humanité.fr

Face à l’annonce par l’entreprise de supprimer 2900 postes, accusant les pilotes de ne pas vouloir négocier, l’ensemble des salariés de la compagnie ont manifesté unis et solidaires.

« C’est le début de la fin. » Pour Véronique ­amon, secrétaire générale du SNPL, syndicat majoritaire chez les pilotes d’Air France, la voix sur laquelle s’engage la direction organise « la mort à petit feu » de la compagnie. « Air France-KLM était la première compagnie du monde dans les années 2000 et en proposant de baisser les salaires et les conditions de travail tous les trois ans, nous allons être relégués en deuxième division. » Hier, devant les élus du groupe réunis en comité central d’entreprise, les dirigeants de la compagnie aérienne ont en effet annoncé un plan de restructuration entraînant la suppression de 2 900 postes : 300 pilotes, 900 hôtesses et stewards, 1 700 personnels au sol. Ce plan avait déjà été dévoilé en pointillé vendredi dernier devant le conseil d’administration, Air France ­renvoyant aux pilotes la responsabilité de sa mise en place. Le premier ministre et le ministre de l’Économie y ajoutant quelques couches, l’État étant actionnaire à 17,6 % d’Air France. Pour eux, les pilotes auraient refusé de négocier le plan « Perform 2020 », obligeant la direction à se résigner à un « plan B » de réduction d’activité.

« En 2012, la direction a mis en place “Perform 2015”, tient à rappeler la syndicaliste SNPL élue au CE, qui n’apprécie pas cette communication culpabilisatrice d’Air France. Les pilotes ont joué le jeu en augmentant leur productivité en échange d’un maintien de l’activité et de la croissance. La direction n’a pas respecté toutes les mesures et a assigné le SNPL au tribunal. Ça ne facilite pas les choses pour négocier sereinement sur le nouveau plan “Perform 2020” ! Celui-ci prévoit d’ajouter aux pilotes cent heures de vol par an, ce qui correspond à presque deux mois de travail en plus, pour le même salaire. » Le SNPL remarque que la direction a changé les dates de fin de négociation initialement prévues pour la fin de l’année en les avançant au 30 septembre. Une feinte pour proposer un plan B rédigé depuis longtemps ?

La volonté à terme par la direction de fermer cinq lignes à l’été 2016

Contre toute attente, personnels au sol et navigants ne se sont pas désolidarisés des pilotes. Hier, la CGT, FO, Unsa et Solidaires avaient appelé à la grève, ainsi que la CFDT dans le Sud. Tous secteurs et tous services étaient conviés à se mobiliser pour refuser les propositions de la direction. La suppression des postes annoncée par Air France correspondrait à l’arrêt de cinq lignes et au retrait de cinq avions long-courriers à l’été 2016, puis neuf autres en 2017. Soit 200 millions d’euros d’économie a chiffré Air France-KLM. « Cet ajustement sera principalement réalisé par la sortie accélérée d’Airbus A340 non remplacés par les Boeing 787 initialement prévus », a précisé la ­compagnie aérienne dans un communiqué paru à l’issue du CCE. Censé reprendre dans l’après-midi, le comité d’entreprise n’a pas recommencé après que le DRH a été pris à partie par des salariés en colère, le dirigeant y laissant sa chemise.

Dans l’après-midi, 2 500 salariés ont manifesté du siège du groupe jusqu’aux terminaux avant de rebrousser chemin sous quelques jets de gaz lacrimogènes. Les personnels au sol, hôtesses et stewards, étaient aussi présents aux côtés des pilotes.

Aucune augmentation des salaires depuis quatre ans

« On nous demande de faire 10 heures de plus par mois sans rémunération supplémentaire, a dénoncé Emmanuel Tillon, délégué du personnel CGT des hôtesses et stewards. Sur 22 lignes, on veut réduire nos repos en escale de 48 heures à 24 heures, comme sur le vol Paris-Los Angeles ou Paris-Bangkok. Ce n’est physiologiquement pas bon. La direction veut aussi couper en deux nos jours de repos consécutifs. Or nous donnons déjà le maximum avec un record mondial d’occupation des cabines de 90 %, alors que le personnel navigant diminue à bord. » Et déjà les syndicats s’inquiètent sur la tenue des accords collectifs qui devraient être renégociés en octobre 2016. Le personnel au sol ne serait pas non plus épargné. Déjà de nombreux postes ont été supprimés grâce à l’automatisation en marche, concernant la réservation des billets et l’enregistrement des bagages.

Aucune augmentation générale des salaires depuis quatre ans, diminution des effectifs, diminution de la grille d’ancienneté, travail des jours fériés non compensés, diminution de jours de congé et RTT… Les salariés s’estiment plus pressurisés et ce nouveau « plan B » apparaît comme une nouvelle provocation en usant de la division entre les personnels. Pourtant, en fin de journée, une intersyndicale se retrouvait dans les locaux du SNPL pour travailler à un communiqué commun.

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N’achetons pas les produits Sodastream - Boycottons l’apartheid israélien !

Publié le 6 Octobre 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans International

N’achetons pas les produits Sodastream - Boycottons l’apartheid israélien !

Quelques vérités sur la présence de l’entreprise israélienne « Sodastream » dans le Néguev

28 septembre 2015 Agence palestinienne

1) Sodastream a quitté les colonies et s’est installée dans le Néguev, qui se situe à l’intérieur des frontières internationalement reconnue d’Israël, alors tout va bien maintenant ?

Certains mettent en avant que, puisque cette usine n’est plus dans les « territoires occupés », elle ne devrait plus être la cible de boycott – alors que, selon l’appel BDS, ce sont bien toutes les entreprises israéliennes qui sont des cibles de boycott.

En effet, la défense des droits humains et du droit international dans cette région du monde ne se limite pas à la stricte géographie, mais impose de ne pas soutenir de quelque manière que ce soit des entreprises israéliennes, comme Sodastream, dont les politiques vont à l’encontre de tout ce que l’on peut qualifier d’éthique. Cette entreprise, comme toute entreprise israélienne, profite des violations des droits de l’Homme par Israël et de sa politique discriminatoire envers ses citoyens non juifs.

Ainsi, la campagne contre Sodastream continuera d’être un outil éducatif soulignant les politiques discriminatoires d’Israël envers les Palestiniens d’Israël, et un moyen de pression contre les entreprises qui profitent des violations des droits du peuple Palestinien.

2) Sodastream n’exproprie plus les Palestiniens ?

L’entreprise Sodastream a, pendant plusieurs années, participé à l’expropriation des Palestiniens de leur terres, puisque cette entreprise était directement implantée dans une colonie des territoires occupés depuis 1967.

Aujourd’hui encore, cette entreprise continue à mépriser les Palestiniens, puisqu’elle a décidé de s’implanter dans le Néguev, ou des Palestiniens (Bédouins) sont quotidiennement expropriés. Sa nouvelle usine de Lehavim se trouve à proximité de Rahat, une ville ghetto prévue dans le désert du Néguev où les Bédouins sont en train d’être transférés, contre leur volonté et par la force.

L’objectif de couper les Bédouins de leur héritage agricole traditionnel et de leur terres ancestrales, où ils vivaient avant même la création de l’Etat d’Israël, fait partie intégrante de l’initiative du gouvernement israélien connue sous le nom de Plan Prawer, dont le but est de déplacer 70.000 citoyens bédouins du Néguev. Bien que le Plan Prawer doive encore être voté par la Knesset israélienne en tant que loi, il est actuellement déjà mis en place. Depuis que la Plan Prawer a été rendu public, le gouvernement a annoncé des plans pour déplacer plus de 10.000 personnes et, à leur place, planter des forêts, construire des complexes militaires, et installer de nouvelles colonies juives, dont celle de Lehavim. Des milliers de maisons ont déjà été détruites.

Les fonctionnaires du gouvernement israélien sont fiers de faire le lien entre l’industrialisation du Néguev, par la construction d’usines comme celle de Sodastream, avec le Plan Prawer. L’établissement de Sodastream dans le Néguev est aussi une manifestation de la vision de Moshe Dayan : les Bédouins étant arrachés de force à leur mode de vie traditionnel, pour se voir proposer du travail en usine à la place de l’agriculture qu’ils pratiquent depuis des générations.

3) Sodastream ne fait pas de politique ?

Mais alors comment expliquer les déclarations du PDG de Sodastream lui même, qui en août 2014 déclarait « Nous sommes sionistes » ?:

http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=3296%3Asodastream-doit-decider-sils-ferment-une-usine-controversee-de-cisjordanie&catid=49%3Aactualites&lang=fr

Par ailleurs, l’usine de SodaStream dans le Néguev s’est implantée à l’aide des subventions du gouvernement à hauteur de 20 millions de dollars (18 millions d’euros), dans un effort pour industrialiser le Néguev et dissocier ses citoyens bédouins de leur terre historique et de leurs moyens de subsistance agricoles traditionnels. Si Sodastream ne fait pas de politique directement, elle est au minimum complice active d’un projet politique du gouvernement israélien de colonisation de terres palestiniennes, d’expropriation de la population autochtone, et de vol de ses ressources.

4) Sodastream améliore les conditions de vie des Palestiniens dans le Néguev ?

Sodastream poursuit ses habitudes de conditions de travail injustes dans l’usine du Néguev qui est déjà opérationnelle. Selon le quotidien israélien Haaretz, ils est demandé aux ouvriers, dont beaucoup sont des femmes bédouines, de travailler plus ou moins d’heures selon les besoins de la compagnie. Cela peut signifier des journées de travail jusqu’à 12 heures d’affilée… alors Sodastream, usine éthique ?

Au Néguev, où Sodastream s’est installée, les Bédouins palestiniens sont discriminés dans leur accès à l’école, à des soins médicaux mais aussi à l’eau. Dans ce contexte, le slogan de Sodastream « Water Made Exciting » doit résonner comme incroyablement cruel à ces communautés qui vivent sans eau courante.

Fiche réalisée par l’Agence Média Palestine – Septembre 2015 – agencemediapalestine@gmail.com

*: http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2014/09/21/haaretz-sodastream-en-conflit-sur-les-heures-de-travail-pour-les-bedouines/

L’agence Média Palestine a publié un article fort intéressant sur le comportement de la société SODASTREAM qui sponsorise plusieurs émissions sur différentes de TV française, afin que le consommateur soit tenté d’acheter cet appareil pour fabriquer des boissons gazeuses, parfaitement inutile.
Le consommateur avec son porte monnaie a beaucoup de pouvoir notamment celui de pénaliser par le BOYCOTT ces sociétés au comportement social, environnemental, politique, éthique désastreux, voire criminel.
Depuis plusieurs années déjà, nous sommes nombreux, mais pas suffisamment encore à boycotter les produits NESTLE, LACTALIS, AVRIL-SOFIPROTEAOL, d’ISRAEL, on peut désormais spécifiquement ajouter à cette liste SODASTREAM, en clair :
- NE PAS ACHETER ce truc inutile !!!
- Pour ceux qui en possèdent les mettre au recyclage !!!
Par ailleurs et pour conforter cette démarche, les boissons gazeuses sont à consommer avec modération, et il faut privilégier les eaux naturellement
gazeuses.

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Les Portugais vont voter et faire payer la note de l’austérité… Mais à qui ?

Publié le 4 Octobre 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Austérité et dictature financière

Les Portugais vont voter et faire payer la note de l’austérité… Mais à qui ?

2 millions de pauvres sur 10 millions d'habitants, 1 enfant sur 4 malnutri, le chômage pour 1,2 million de personnes, soit près du double qu'en 2010. voilà le terrible bilan de la politique mise en œuvre au Portugal depuis 2011 sous l'impulsion de la troïka. lors des élections du 4 octobre, les deux grandes formations politiques PS et PSD/CDS, qui partagent la responsabilité de cette situation, pourraient être sanctionnées par les électeurs. pas suffisamment toutefois pour permettre l'émergence d'une alternative, même si la coalition démocratique unitaire (communistes et écologistes) peut réaliser une percée

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Lettre ouverte à Nadine Morano...et à tant d'autres !

Publié le 3 Octobre 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Liberté - Egalité - Fraternité

Lettre ouverte à Nadine Morano...et à tant d'autres !

Nicolas Huguenin journaliste s'adresse à N.Morano... et à tant d'autres

Madame,

Je n'ai pas regardé votre prestation télévisuelle hier soir. Je sortais d'un concert où de magnifiques artistes avaient interprété des œuvres de Liszt, de Brahms et de Chopin, et, après tant de beauté sonore, l'idée de vous entendre débiter vos âneries avec une voix de poissonnière lepénisée me répugnait légèrement. Non, complètement, en fait. Mais ce matin, j'ai quand même pris sur moi et j'ai regardé huit (longues) minutes de votre intervention. Et permettez-moi de vous dire, madame, que la maladie dont vous souffrez – dite « maladie de la bouillie de la tête » – vous fait dire n'importe quoi.

Vous parlez de « race blanche » et de religion, en associant l'une et l'autre. Passons sur le fait que la « race blanche » n'existe pas, et que plus personne n'en parle depuis que les derniers théoriciens nationaux-socialistes ont été pendus à Nuremberg. Mais associer une religion à une couleur de peau, là, il fallait le faire ! Les Albanais sont blancs et musulmans. Desmond Tutu est noir et chrétien. Le pays musulman le plus peuplé du monde est l'Indonésie, habitée par... des jaunes. Ah, c’est compliqué, hein ! D'ailleurs, si on ne peut pas changer de couleur de peau, à part Mickael Jackson, on peut toujours sans modifier son teint abandonner une religion ou en changer. Tenez, moi j'ai renoncé à la mienne et je ne suis pas devenu transparent pour autant – sauf quand j'essaie de draguer un grand brun aux yeux bleus dans un bar gay, mais ceci est une autre histoire. Et, au passage, en affirmant que la France est « de race blanche », vous laissez entendre que la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion et Mayotte, ce n'est pas la France. C'est bien les patriotes en peau de lapin d'extrême-droite, ça ! Ça nous rebat les oreilles avec la France, mais ça raye de la carte cinq départements d'un coup.

Vous expliquez ensuite que la France a une identité judéo-chrétienne. Et là, pour une fois, vous n'êtes pas allée assez loin – sans doute parce que vous ne connaissez pas mieux l'histoire de la France que sa géographie. Non, madame, la France n'est pas judéo-chrétienne. Elle est catholique. Et elle l'est parce que, pendant mille trois cents ans, on n'a pas permis aux Français d'être autre chose. Juifs, cathares, vaudois et protestants le savent bien. Entre 496, date à laquelle Clovis a (selon la formule célèbre) embrassé le culte de son épouse, et 1790-1791, date à laquelle on s'est résolu à considérer les juifs et les protestants comme des citoyens à part entière, la religion n'a pas été une affaire de choix personnel. Ni même collectif. Les Français n'ont pas voulu être catholiques. Ils ont été contraints de l'être. Ce que les libéraux appellent « la concurrence libre et non faussée » n'est appliquée, en matière de religion, que depuis deux siècles. Le chevalier de la Barre était déjà mort. Jean Calas aussi. Et tous ceux qu'on avait massacrés au nom de Dieu, avant eux ; rançonnés par Philippe Auguste, marqués de la rouelle par Saint Louis, expulsés du royaume par Philippe le Bel, massacrés par toutes sortes de croisés, immolés par l'Inquisition, trucidés par Charles IX, pourchassés par les dragons de Louis XIV... Au passage, je trouve parfaitement dégueulasse votre tentative minable de récupérer les Juifs et les protestants pour alimenter votre petit commerce de la haine. Quand on sait ce qu'ils ont subi en France pendant des siècles... Il fallait une sacrée persévérance pour ne pas être catholique en France, alors. Heureusement, ce n'est plus le cas. Et moi, contrairement à vous, je m'en réjouis. En laissant les Français librement choisir leur religion, ou choisir de ne pas en avoir, on a des surprises. Et alors ? Cela porte un beau nom, madame Morano. Cela s'appelle la liberté de conscience.

Et c'est enfin la troisième et dernière remarque que je voulais vous faire, madame. Vous vous plaignez que, dans certains quartiers, on ne célèbre plus que 5 baptêmes, là où il s'en célébrait 250 il y a encore quelques décennies. Mais la faute à qui ? Aux musulmans, qui « envahissent » nos villes, ou aux catholiques, qui renoncent à l'être et n'obligent plus leurs enfants à fréquenter le catéchisme ? Et vous ne vous demandez pas pourquoi l'Église faisait fuir les fidèles ? Non ? Vraiment, vous n'avez pas une petite idée ? Ne serait-ce pas, je ne sais pas, moi, par exemple, parce qu'elle condamne encore les femmes qui prennent la pilule, et les hommes qui emploient un préservatif ? Ou parce qu'il est devenu insupportable d'affirmer, comme le font certains évêques, qu'une femme violée qui avorte est plus coupable que son violeur ? Ou parce que ça commence à se savoir, que certains curés tripotent les enfants de chœur dans les sacristies ? Ou parce que répéter que le mariage est un sacrement indissoluble, dans un pays où un tiers des couples divorcent, ça fait un peu “ringard” ? Ou parce que le double discours d'une Église riche à milliards en faveur des pauvres n'est plus tout à fait pris au sérieux ? Ou, tout simplement, parce que la foi, dans notre monde moderne, n'apporte plus de réponses suffisantes aux masses ? Et d'ailleurs, rassurez-vous, les catholiques ne sont pas les seuls concernés. Tenez, je vous parie que, dans deux ou trois générations, les musulmans de France ne mettront pas plus souvent les pieds dans une mosquée que moi dans une église... ou que vous dans une bibliothèque. C’est dire... Déjà, un tiers d'entre eux ne fait plus le ramadan.

Tout cela pour vous dire, madame, que votre vision d'une France réduite à ses seuls habitants « de souche » est non seulement insupportable moralement, mais aussi sacrément dépassée. Et que votre peur panique de tout changement, de toute modernité, est pathétique. Et presque risible. « Nous avons éteint dans le ciel des lumières qu'on ne rallumera plus », disait le député René Viviani en 1906. Et ce n'est pas en allumant les feux d'une guerre civile que vous ferez croire aux électeurs que vous brillez, madame. Tout le monde le sait : vous n'êtes pas une lumière.

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Ferme-usine des 1000 veaux : non au "Merde in France" !

Publié le 23 Septembre 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Environnement

Ferme-usine des 1000 veaux : non au "Merde in France" !
// Oui aux projets locaux, non aux "Merde in France" !

Cette usine, nouvel exemple d’industrialisation de l’élevage, est présentée par ses promoteurs comme locale. Au lieu d’exporter les veaux en Italie pour les engraisser, ils le seraient sur le plateau des Millevaches.

Pourtant le « Made in France » n’a jamais été un gage de qualité !

Plutôt que d'être nourris à l'herbe des prairies et libres de mouvement, les animaux seront :

  • parqués dans des espaces réduits,
  • bourrés d’antibiotiques à cause du confinement,
  • gavés d'un concentré sur-protéiné engendrant de nombreuses maladies respiratoires,

L'objectif des promoteurs ? Doubler le poids des veaux en à peine 200 jours.

Ces conditions d'élevage industriel où le bien-être animal n'est pas respecté sont proprement scandaleuses !

Pire, la viande, d’une qualité finalement très inférieure au standard français, serait finalement exportée... en Italie et dans les pays du Sud pour être introduite dans des lasagnes et autres raviolis.

Le « made in France » semble ainsi se muer en « merde in France ».

// Intermarché : stoppez la ferme-usine des 1000 veaux !

Intermarché, via sa filiale « viande » Jean Rozé, s’est engagé à acheter et écouler l’intégralité de la production de cette ferme-usine, soit 1400 veaux chaque année.

En s’engageant de la sorte, la grande distribution renforce encore un peu plus son emprise sur le monde paysan.

Progressivement, nous assistons à la disparition des petites exploitations locales et diversifiées au profit d'économies d’échelle via des fermes toujours plus grandes et uniformisées.

Le résultat ? Des règles élémentaires du bien-être animal qui ne sont pas respectées et une alimentation de mauvaise qualité.

Le « toujours plus » et « toujours plus vite » ont fait la preuve indiscutable de leur responsabilité dans la crise que traverse l’élevage actuellement.

Ce modèle est en crise... changeons de modèle !

Signez la pétition pour nterpellez le président d’Intermarché afin qu’il :
- renonce au contrat qu’il a signé avec les actionnaires de la ferme-usine des 1000 veaux,
- ne soit pas surpris de voir les consommateurs rechercher des lieux de distribution de produits alimentaires plus éthiques !

ou
http://stop-1000veaux.agirpourlenvironnement.org/


Ne doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, c'est toujours comme cela que ça s'est passé.★ - Margaret Mead (1901 - 1978) - Anthropologue.

Stéphen, Martin, Mickaël, Julie, Benjamin et toute l'équipe d'Agir pour l'Environnement.
contact@agirpourlenvironnement.org
--
http://www.agirpourlenvironnement.org
http://www.facebook.com/association.agirpourlenvironnement
http://www.twitter.com/APEnvironnement

Ferme-usine des 1000 veaux : non au "Merde in France" !

// Soutenez notre campagne en faveur d'une bio locale et de saison.

Plus nous sommes nombreux, plus nous avons d'impact.
Plus nous avons de soutiens, plus nous pouvons multiplier nos actions pour une alimentation de qualité et une agriculture respectueuse des hommes et des écosystèmes.

La contrepartie de bienvenue !

  • Un reçu fiscal pour déduire de vos impôts 66% du montant de votre don ;
  • + nos campagnes cartes pétitions pendant 1 an ;
  • + LE LIVRE : "lettre à un paysan sur le vaste merdier qu'était devenu l’agriculture" de Fabrice Nicolino;

Faire un don maintenant

Agir pour l'Environnement
2 rue du Nord
75018 Paris

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Lettre ouverte au Président de la République sur l’accueil des réfugiés et des migrants en France et en Europe

Publié le 16 Septembre 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Europe

Lettre ouverte au Président de la République sur l’accueil des réfugiés et des migrants en France et en Europe

Paris, le 10 septembre 2015
Monsieur le Président,

Lundi dernier, lors de votre conférence de presse vous avez fait un certain nombre d’annonces sur le thème de l’asile et des migrations qui éclairent la position que la France entend défendre lors de la réunion des ministres de l’Intérieur de l’UE du 14 septembre prochain à Bruxelles.

Nous notons que la tonalité de vos propos et leur contenu contrastent significativement avec les positions que la France défendait avant l’été. Les tragiques événements survenus depuis semblent avoir enfin provoqué le sursaut tant attendu pour que ces personnes qui souhaitent rejoindre l’Europe en quête de protection et de conditions de vie dignes soient considérées pour ce qu’elles sont : des êtres humains qui méritent en premier lieu notre compassion et notre solidarité, et non un regard suspicieux et le rejet à coup de murs, de barbelés et de répression policière.

Pour autant, vos annonces, si elles sont plus généreuses que celles faites avant l’été, restent de notre point de vue très en deçà du défi posé à notre pays et à l’Union européenne pour répondre à l’attente de ces réfugiés et migrants, qu’ils se trouvent déjà dans l’UE ou encore dans des pays tiers.

Aujourd’hui la France doit urgemment adopter des positions courageuses, et ce, dès la réunion des ministres de l’Intérieur de l’UE du 14 septembre. Elles sont au moins au nombre de trois :

1- Concernant les réfugiés et migrants se trouvant déjà sur le sol français

Compte tenu de la tradition d’accueil par la France des exilés, que vous avez réaffirmée, comment justifier l’insuffisance de l’accueil proposé à ces personnes ? Aujourd’hui, il faut sortir de la logique d’encampement à Calais. La France a la capacité logistique et économique de proposer des mises à l’abri dans des dispositifs en dur, à Calais et tout au long de la trajectoire migratoire en métropole et notamment à Paris. Ces lieux de mise à l’abri doivent permettre d’apporter aux personnes une réponse à leurs besoins vitaux comme manger, boire, se laver, être soignées et, pour la plupart, être accompagnées sur le plan psychologique. Des conditions d’accueil décentes sont indispensables pour que les migrants puissent être correctement informés et exercer sereinement leurs droits, notamment de demander l’asile. Comme vous, nous saluons la mobilisation de nombreuses communes de France, certaines n’ayant pas attendu les événements tragiques récents pour agir. Nous attendons de l’Etat et des collectivités qu’ils mobilisent des moyens humains et financiers suffisants pour que la parole de la France se traduise en actes concrets de solidarité pour un accueil digne.

2- Concernant l’accueil des personnes se trouvant actuellement dans des pays de première arrivée (Grèce, Italie, Hongrie…)

Vous avez annoncé que la France accueillera 24 000 de ces personnes dans le cadre d’un dispositif permanent et obligatoire de relocalisation. Nous saluons le soutien de la France à un tel dispositif qui devra permettre une meilleure répartition de l’effort d’accueil des demandeurs d’asile entre les pays de l’UE.

En revanche, le nombre de 24 000 (sur deux ans), suggéré par la Commission européenne, est inadapté à la réalité immédiate. Le HCR lui-même estime à 200 000 au minimum le nombre de personnes à « relocaliser » en Europe sachant qu’il en est arrivé 350 000. La solidarité européenne, notamment vis-à-vis de la Grèce et de l’Italie, doit être autrement plus ambitieuse.

Vous avez par ailleurs insisté sur l’importance de la mise en place de « centres d’identification et d’enregistrement » (hotspots) dans les pays de première arrivée pour effectuer un tri entre les demandeurs d’asile et les personnes qui doivent être « raccompagnées », « dans la dignité ». Nous avons les plus grandes inquiétudes quant aux méthodes qui seraient utilisées pour procéder à ce tri, et aux conditions matérielles dans lesquelles il s’effectuerait. Pouvez-vous nous garantir que ces centres ne seront pas des lieux de privation de liberté, des prisons aux portes de l’Europe ?

Nos organisations sont par ailleurs choquées qu’il soit envisagé de rejeter d’emblée certaines catégories de ces personnes qui, pour la plupart, ont risqué leur vie pour rejoindre l’Europe, alors que la complexité croissante des causes de départ rend de plus en plus difficile la distinction entre asile « politique » et exil « économique ». Rejeter ceux qui sont déjà plongés dans une extrême précarité, parce qu’ils seraient « pauvres » et non « réfugiés », n’est pas acceptable. En face de personnes qui fuient des situations de guerre, d’oppression ou de misère, la seule conduite digne, c’est celle fondée sur l’accueil et le respect des droits fondamentaux.

La crise actuelle a amené l’Allemagne à suspendre unilatéralement l’application du règlement Dublin pour les ressortissants syriens. Nos organisations alertent depuis longtemps l’UE sur les conséquences dramatiques de ce dispositif injuste, inéquitable et pourtant très inefficace. Nous vous demandons donc de tirer les conséquences de la crise actuelle et d’appeler l’UE à remettre à plat le système d’asile européen, en commençant, comme le préconisent le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe et le Rapporteur spécial sur les droits de l’homme des migrants de l’ONU, par suspendre l’application du règlement Dublin, quelle que soit la nationalité du demandeur d’asile.

Enfin, nous estimons que la France et l’UE doivent urgemment renégocier avec le Royaume-Uni les règles d’entrée sur le territoire britannique. Ces règles sont à l’origine des problèmes majeurs rencontrés dans le Calaisis depuis bientôt 20 ans. Si, comme vous l’avez rappelé, cette crise doit nous amener à faire des « choix qui compteront » et qui seront jugés « par l’histoire » et à traiter les migrants avec « humanité et responsabilité », alors il est urgent de rouvrir ces discussions.

3- Concernant les personnes qui souhaitent rejoindre le territoire européen

Vous avez également évoqué les défis posés par ces flux migratoires sur le plan international, notamment dans la perspective du sommet Europe-Afrique de La Valette (11 novembre 2015) et d’une conférence internationale sur les réfugiés que la France pourrait accueillir.

Pour nos organisations, l’urgence de la situation est telle que des mesures doivent être prises immédiatement pour éviter de nouvelles tragédies, de nouveaux décès - près de 3 000 - que vous avez-vous-même rappelés au début de votre conférence. La France et ses partenaires européens doivent, d’urgence, ouvrir des voies d’accès légales et sûres pour les personnes qui se trouvent dans des pays tiers (Liban, Jordanie, Libye etc..) et qui souhaiteraient rejoindre l’Europe sans risquer leur vie et sans avoir recours à des passeurs. La délivrance de visas et la suppression des visas de transit aéroportuaire s’imposent, comme s’imposent le soutien au regroupement familial et la sécurisation des parcours.

Pour faire face à cette urgence, l’UE pourrait aussi mettre en œuvre le mécanisme prévu par la Directive 2001/55/CE du 20 juillet 2001 relative à l’octroi d’une protection temporaire en cas d’afflux massif de personnes déplacées, précisément conçue pour offrir, « en cas d’afflux massif ou d’afflux massif imminent de personnes déplacées en provenance de pays tiers qui ne peuvent rentrer dans leur pays d’origine », une protection immédiate à ces personnes.

Quant aux discussions avec les pays de départ et les pays de transit des migrants, nous constatons que, depuis des années, des politiques de coopération et d’aide au développement sont mises au service de l’externalisation des contrôles migratoires, entraînant parfois de graves conséquences en termes de droits humains des migrants. Nous sommes très alarmés par les travaux en cours dans le cadre du processus de Khartoum, où sont sous-traités, y compris à des régimes dictatoriaux, certains aspects de la politique migratoire de l’Union européenne. Nos organisations vous demandent solennellement de bannir, en matière de migrations, toute coopération avec des États tiers, d’origine et de transit, qui ne respectent pas les libertés et droits fondamentaux.

Monsieur le Président, l’émotion provoquée dans l’opinion par les images récentes, nous la ressentons depuis des années. Pour être à la hauteur des défis posés par la nécessaire protection des personnes qui frappent aux portes de l’UE, les dirigeants européens doivent faire preuve d’une grande volonté politique. Si cette volonté est bien expliquée, si vous et votre gouvernement vous engagez résolument, nous sommes persuadés que nos concitoyens seront de plus en plus disposés à accueillir ces personnes en quête de paix et de protection.

Nous souhaitons pouvoir évoquer de vive voix ces sujets avec vous, en particulier en vue du prochain sommet européen et des futures conférences internationales. Nous vous invitons une nouvelle fois à recevoir tous les acteurs de la société civile qui agissent concrètement, et certains depuis longtemps, en faveur d’un accueil digne et respectueux des réfugiés et des migrants. C’est ensemble que nous pourrons relever ce défi.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre très haute considération.


Organisations signataires :

L’ACAT-France,l’ACORT,Action tunisienne,ADTF,AMF,Anafé,ARDHIS,ATF,ATF-75,ATMF,CCFD Terre-Solidaire,Centre Primo Levi,La Cimade,Coordination 93 de lutte pour les sans-papiers,COMEDE
Coordination SUD,CRID,DIEL (Droits Ici et Là-bas),Elena-France,Emmaüs France,Emmaüs International
Enda Europe,EuroMed Droits – REMDH,Espace Farabi,FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s),Fédération de l’Entraide Protestante,FIDH,FNARS
Fondation France Libertés - Danielle Mitterrand,FORIM,Français Langue d’Accueil,France Amérique Latine,FSU,FTCR,GISTI,Grdr Migration-Citoyenneté-Développement,IDD,IDEAL-92,JRS France
Ligue des Droits de l’Homme,Médecins du Monde,Migreurop,Mouvement de la Paix,Mouvement pour la dignité et les droits des Maliens,MRAP,l’Observatoire Citoyen du CRA de Palaiseau
l’Organisation pour une Citoyenneté Universelle,Réseau Foi et Justice Afrique Europe,Secours Catholique-Caritas France,Secours Islamique France,Syndicat de la Magistrature,Terre des Hommes France
Union syndicale Solidaires

Cc : M. Manuel Valls, M. Laurent Fabius, M. Bernard Cazeneuve, Mme Marisol Touraine, Mme Annick Girardin, M. Harlem Désir

Publié par Front de Gauche Manche

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Nouveau retard pour l'EPR

Publié le 8 Septembre 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Nucléaire

Nouveau retard pour l'EPR

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 933 associations et 60 000 personnes
Agréée pour la protection de l'environnement
http://www.sortirdunucleai
re.org

Communiqué de presse - 3 septembre 2015

Le fiasco de Flamanville ne doit pas prolonger la folie de Fessenheim !

Alors qu’EDF vient de confirmer un nouveau report de la mise en route de l’EPR de Flamanville et de nouveaux surcoûts, le Réseau “Sortir du nucléaire“ appelle à l’abandon du chantier. Il rappelle également qu’il est irresponsable et malhonnête de rendre l’arrêt de Fessenheim tributaire de la mise en service de Flamanville.

Une fuite en avant au mépris de la sûreté ?

EDF annonce avoir optimisé le chantier pour permettre le démarrage du réacteur au 4ème trimestre 2018, Jean-Bernard Lévy évoquant une « totale confiance en sa réussite ». Au nom de quoi EDF peut-il se permettre d’être aussi affirmatif, alors même que l’Autorité de sûreté nucléaire ne s’est pas encore prononcée sur les graves défauts qui affectent la cuve de l’EPR et qu’il n’est pas exclu que celle-ci ne soit ni réparable ni remplaçable ? Au vu des multiples péripéties du chantier, il est bien présomptueux d’affirmer que ces défauts – qui ne constituent d’ailleurs qu’une partie des malfaçons - seront corrigés. EDF compte-t-il donc les sous-estimer, au mépris de la sûreté, pour permettre une mise en service à tout prix ?

Coûts de construction triplés : il faut arrêter les frais !

Le nouveau coût de construction annoncé de 10,5 milliards d’euros représente le triple de ce qui était initialement annoncé, venant confirmer une nouvelle fois que le nucléaire bon marché est un mythe. Alors que les alternatives énergétiques manquent de financement, il est inacceptable que les Français continuent à payer plus longtemps pour le désastre industriel de l’EPR.

Une mise en service hors délai

Avec une mise en service annoncée fin 2018, l’EPR de Flamanville dépassera le délai de mise en service qui était initialement prescrit dans son décret d’autorisation de création, fixé à avril 2017. Quelle est donc la légalité de ce nouveau report au regard du décret d’autorisation de création ? Plutôt que d’accepter une mise en service hors délai, le gouvernement devrait se saisir de ce dépassement pour mettre fin à ce chantier calamiteux [1].

La fermeture de Fessenheim ne doit pas être tributaire de l’EPR !

Le Réseau “Sortir du nucléaire“ dénonce fermement toute tentative de conditionner l’arrêt de Fessenheim à la mise en service de l’EPR. Il faut rappeler que les 63,2 GW évoqués dans la loi de transition énergétique constituent un plafonnement, et non un plancher. Fessenheim peut tout à fait être arrêtée indépendamment de la mise en service de Flamanville. Il est donc irresponsable et malhonnête de prétexter du retard de l’une pour repousser l’arrêt de l’autre.

Comme le Réseau “Sortir du nucléaire“ et plusieurs associations alsaciennes l’ont rappelé en juillet dans une lettre adressée à François Hollande, c’est bien pour des raisons de sûreté que la fermeture immédiate de Fessenheim est requise. Quels que soient les aléas de l’EPR, Fessenheim reste vieille, située en zone sismique et en contrebas du grand canal d’Alsace.

La poursuite du chantier de l’EPR et la volonté de prolonger à tout prix le fonctionnement de Fessenheim relèvent d’une même folie, dangereuse au regard de la sûreté et coûteuse pour les Français. Il est urgent d’en tirer les leçons qui s’imposent et d’en finir avec une industrie sans avenir !



Notes :

[1] L’article L 593-13 du Code de l’Environnement permet de mettre fin à l’autorisation d’une installation nucléaire, après avis de l’Autorité de sûreté nucléaire, si l’installation n’est pas mise en service dans le délai fixé par son autorisation de création.


Contact presse :
02 43 94 72 88

Chargée de communication : 06 64 66 01 23

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Tel-Aviv sur Seine : Anne Hidalgo et les socialistes dans leur bulle

Publié le 18 Août 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans International

photo Médiapart
photo Médiapart

En organisant un partenariat entre Paris Plages et la ville israélienne, les édiles socialistes semblent tout ignorer de la réalité, des plages de Tel-Aviv comme du contexte politique en Israël.

Médiapart 12 août 2015 | Par Thomas Cantaloube et Pierre Puchot

Le symbole, tout d'abord : que sont les plages de Tel-Aviv ? Pour partie des plages privées, gérées par des restaurants ou des grands hôtels, où il faut donc payer pour s’allonger sur un transat. Inutile de dire que si l’on est palestinien, résident ou non en Israël, il est plutôt délicat d’obtenir un coin pour bronzer, même en payant. Il y a bien entendu quelques espaces publics (dont une plage pour les religieux, où les femmes se baignent un jour, les hommes le lendemain, une autre « gay-friendly », et même une pour les animaux), mais il faut aimer être surveillé par des militaires avec des Uzis, susceptibles de contrôler les papiers de tout un chacun. Par ailleurs, les gamins des quartiers arabes tout proches qui tentent de s’incruster sur les plages de Tel-Aviv par les rochers et le bord de mer sont régulièrement chassés par les plagistes et les vigiles…lire la suite ici

Tel-Aviv sur Seine : Anne Hidalgo et les socialistes dans leur bulle

Jacques Tardi Mon indignation

polémique jacques Tardi Mardi, 11 Août, 2015 L'Humanité

C’est mon indignation totale qui a motivé ce dessin. Un an après les massacres à Gaza, il faudrait que l’on fasse la fête sur les berges de la Seine. C’est de la provocation. C’est presque une insulte. C’est complètement obscène et irresponsable de la part de la Mairie de Paris. Il y a eu plus de 2 000 morts, et on fait comme si de rien n’était, comme si on voulait effacer les crimes de guerre. Cette commémoration festive des tueries est monstrueuse. On parle de culture, mais ce qu’il y a de culturel à Paris Plages, c’est surtout des recettes de cuisine et des raquettes… Tel-Aviv, ville de la tolérance ? Oui, au sens où elle tolère bien l’apartheid et l’occupation de la Palestine, même si je sais qu’il y a des Israéliens contre la colonisation. Quand au procès en antisémitisme, ça ne marche plus : on a le droit de s’exprimer sur la politique d’un état qui viole chaque jour le droit international. Ces accusations m’indiffèrent. Ce n’est pas le sujet.

Par Tardi Auteur et dessinateur de bande dessinée

Publié par Front de Gauche Manche

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