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L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

Monsieur le président, il faut sauver la Grèce !

Publié le 22 Juin 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Liberté - Egalité - Fraternité

Monsieur le président, il faut sauver la Grèce !

Signez l’appel ici

Appel au président de la République française signé par de nombreuses personnalités associatives, politiques et du mouvement social.

Monsieur le Président de la République,

La crise grecque s'exacerbe de façon alarmante. Chaque jour qui passe peut, soit nous rapprocher d'un accord utile à toute l'Europe, soit d'une rupture dont personne ne peut prévoir les conséquences. L'intransigeance des principaux dirigeants européens peut nous conduire alors au bord de l'abîme. Il est aussi vital que pressant de sortir de ce piège. Le moment est crucial. La responsabilité de chaque acteur concerné est directement engagée. Il serait sordide -et au demeurant parfaitement vain- d'escompter une capitulation du gouvernement grec. La fidélité de celui-ci au mandat que lui a confié son peuple n'est pas un défaut mais un exemple à suivre. S'il refuse la compromission, il s'est, en revanche, montré prêt au compromis. Une solution à la fois digne et réaliste est donc à portée de la main. Le moment ultime est venu pour la concrétiser.

C'est dans ce contexte que nous vous lançons un appel solennel : la France ne peut, dans un tel moment, apparaître inerte sinon suiviste des puissants. Son message ne peut se réduire à un rappel docile des "règles" à respecter quand la maison brûle. D'autant que ces règles sont aujourd'hui massivement récusées par les peuples et reconnues contre-productives par nombre de leurs anciens protagonistes eux-mêmes.

Aujourd'hui, alors que la crise de confiance entre les citoyens et les institutions européennes est à son comble, c'est en se montrant capable d'entendre l'exigence de justice, de dignité et de souveraineté d'un peuple debout qu'un pays comme le nôtre sert la cause européenne bien comprise. A l'inverse, qui humilie la Grèce obère l'avenir de la construction européenne. Car le refus de l'austérité et l'aspiration démocratique sont aujourd'hui en Europe les attentes les plus partagées.

C'est pourquoi nous attendons de vous, que vous preniez une initiative politique de nature à débloquer les négociations entre l'"Eurogroup" et les autorités grecques. Nous n'évoquerons pas ici les transformations profondes à promouvoir en Europe qui font débat entre nous. L'acte urgent que nous vous demandons d'accomplir est de refuser de participer à la stratégie d'isolement de la Grèce, concernant en particulier le chantage financier et la nature des "réformes" exigées du gouvernement et du Parlement de ce pays. Apportez un soutien explicite aux mesures saines prises par les autorités grecques, telles que celles qui s'attaquent à la crise humanitaire en Grèce, ou qui permettent enfin de lutter contre l'évasion fiscale. Désolidarisez-vous en revanche nettement des exigences insoutenables de l'"Eurogroup" en matière de dérégulation du marché du travail, de révision du système des retraites ou de privatisations. Acceptez enfin le principe d'une renégociation de la dette grecque, dont une large part est notoirement illégitime.


Cette situation est sans précédent dans l'Union européenne. La France doit prendre la place qui est la sienne dans l'Histoire, celle-ci est aux côtés du peuple grec et de son gouvernement.

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"Libre de mes choix"et responsable...

Publié le 12 Juin 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Tribune libre

"Libre de mes choix"et responsable...

Le 11 mai l'assemblée départementale a révisé la politique d'aide aux jeunes majeurs, au titre de l'aide sociale à l'enfance, en décidant de mettre un terme progressif au contrat jeune majeur( de 18 à 21 ans). Celui-ci devrait être remplacé par un dispositif jeunesse insertion manche (djiM) répondant à pas moins de 6 critères pour être accordé par une commission spéciale. Le critère concernant la condition "d'être de nationalité française ou ressortissant de l'Union européenne et être en situation régulière de séjour", a été supprimé depuis cette date...

Cette décision, que s'est abstenue de prendre le département du Calvados, par exemple, prendra effet le 1er juillet et privera nombre de ces jeunes, poursuivant une scolarité ou un apprentissage, sans soutien familial et sans ressources, dans l'insécurité et la précarité. Ils seront, alors, confrontés au problème de logement, d'emploi et à la solitude. On s'étonnera, que notre conseiller général, vice-président du conseil départemental, qui "aime les gens" et qui veut "rester libre de tous ses choix et libre de ses votes" n'ait pas manifesté cette liberté, en cette occasion, pour concrétiser par un choix politique personnel et courageux, l'humanisme dont il se réclame.

Yann Le Pennec

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"SNCF on t'aime, SNCF avec toi tout est possible"

Publié le 9 Juin 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Enfumage

"SNCF on t'aime, SNCF avec toi tout est possible"

Avant le Prince Albert, le PDG de la SNCF à Granville mercredi 11 juin

Comme vous le savez peut-être, la saison des stars commence à Granville.

Avant le Prince Albert le 15 juin, avant Marion Bartoli le week-end du 1er août, c'est Guillaume Pépy qui ouvre le bal ce mercredi.

"Ton Pépy, là, il est même pas connu, eh !"

Mais si, mais si, Guillaume Pépy, c'est le PDG de la SNCF, et il vient après-demain mercredi 10 juin inaugurer le nouvel atelier de maintenance des nouvelles rames Régiolis à la Gare de Granville.

Citoyennes, citoyens, allons acclamer comme il se doit ce grand patron d'une grande entreprise publique pas du tout en train de se désengager du Paris-Granville aux cris de "SNCF on t'aime, SNCF avec toi tout est possible"

Rendez-vous à la gare à 10h45. On attend du renfort d'usagers de Carentan qui, comme les usagers du Paris-Granville, devraient s'inquiéter du rapport Duron sur l'avenir des lignes Intercités (ou TET), ce qui fut le sujet de notre dernier atelier citoyen du 26 mai.

On en profitera pour glisser aux journalistes présents la contradiction de la venue du patron de la SNCF qui vient inaugurer un symbole de son désengagement. Financé en grande partie par la Région, l'atelier sera chargé de la maintenance de nouvelles rames, elles-mêmes achetées par la région pour une ligne Paris-Granville dont la SNCF ne veut plus entretenir les voies…

Nous rappellerons également l'intérêt vital de la ligne Paris-Granville pour notre cité.

pour le Front de gauche Granvillais,

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Ne laissons pas les entreprises dicter l’info

Publié le 8 Juin 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans STOP TAFTA ou TTIP&CETA

Ne laissons pas les entreprises dicter l’info

Ne laissons pas les entreprises dicter l’info. Stop Directive Secret des Affaires! #Tradesecrets

Signez la pétition

Bientôt, les journalistes et leurs sources pourraient être attaqués en justice par les entreprises s’ils révèlent ce que ces mêmes entreprises veulent garder secret. A moins que nous ne réagissions pour défendre le travail d’enquête des journalistes et, par ricochet, l’information éclairée du citoyen.

Sous couvert de lutte contre l’espionnage industriel, le législateur européen prépare une nouvelle arme de dissuasion massive contre le journalisme, le "secret des affaires", dont la définition autorise ni plus ni moins une censure inédite en Europe.

Avec la directive qui sera bientôt discutée au Parlement, toute entreprise pourra arbitrairement décider si une information ayant pour elle une valeur économique pourra ou non être divulguée. Autrement dit, avec la directive "Secret des Affaires", vous n’auriez jamais entendu parler du scandale financier de Luxleaks, des pesticides de Monsanto, du scandale du vaccin Gardasil... Et j’en passe.

Notre métier consistant à révéler des informations d’intérêt public, il nous sera désormais impossible de vous informer sur des pans entiers de la vie économique, sociale et politique de nos pays. Les reportages de "Cash Investigation", mais aussi d’autres émissions d’enquête, ne pourraient certainement plus être diffusés.

Avec ce texte, un juge saisi par l’entreprise sera appelé à devenir le rédacteur en chef de la Nation qui décide de l’intérêt ou non d’une information. Au prétexte de protéger les intérêts économiques des entreprises, c’est une véritable légitimation de l’opacité qui s’organise.

Si une source ou un journaliste "viole" ce "secret des affaires", des sommes colossales pourraient lui être réclamées, pouvant atteindre des millions voire des milliards d’euros, puisqu’il faudra que les "dommages-intérêts correspond(ent) au préjudice que celui-ci a réellement subi". On pourrait même assister à des peines de prison dans certains pays.

Face à une telle menace financière et judiciaire, qui acceptera de prendre de tels risques ? Quel employé - comme Antoine Deltour à l’origine des révélations sur le le scandale Luxleaks - osera dénoncer les malversations d’une entreprise? Les sources seront les premières victimes d’un tel système, mais pas un mot ne figure dans le texte pour assurer leur protection.

Les défenseurs du texte nous affirment vouloir défendre les intérêts économiques des entreprises européennes, principalement des "PME". Étonnamment, parmi celles qui ont été en contact très tôt avec la Commission, on ne relève pas beaucoup de petites PME, mais plutôt des multinationales rôdées au lobbying : Air Liquide, Alstom, DuPont, General Electric, Intel, Michelin, Nestlé et Safran, entre autres.

Ces entreprises vont utiliser ce nouveau moyen offert sur un plateau pour faire pression et nous empêcher de sortir des affaires …

Vu l’actualité Luxleaks, nous ne tolérons pas que nos élus se prononcent sur un texte aussi grave pour la liberté d'expression sans la moindre concertation avec les représentants de la presse, les lanceurs d'alertes et les ONG. Seuls les lobbies industriels ont été consultés.

Nous, journalistes, refusons de nous contenter de recopier des communiqués de presse pour que vous, citoyens, restiez informés. Et comme disait George Orwell : "Le journalisme consiste à publier ce que d’autres ne voudraient pas voir publié : tout le reste n’est que relations publiques".

C’est pourquoi je demande, avec l’ensemble des signataires ci-dessous, la suppression de cette directive liberticide.

Le 16 juin prochain, une commission de députés européens, la commission JURI, se réunira pour valider ou non ce texte. C'est le moment de nous mobiliser pour dire non à la censure en Europe.

Signez la pétition et partagez la vidéo.

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La loi du marché ..et après!

Publié le 2 Juin 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Tribune libre

La loi du marché ..et après!

La loi du marché ..et après!

"Pourquoi aller au cinéma quand à l'extérieur, on peut avoir le vrai " disait malicieusement Jean Renoir. Est-ce le battage médiatique autour du prix d’interprétation, mais on s'ennuierait presque à voir La loi du Marché. Ce n'est pas que la tête de ce bon Vincent ne soit pas sympathique mais il est trop de films qui tournent à ce point autour d'un acteur et de son visage. On pourra bien dire que le film est sobre, percutant, effrayant mais effrayant, il l'est aussi, et surtout parce que la prise de conscience du chômeur-vigile, à la fin du film, est un acte individuel sans perspective, sans d'espoir, ce qui n'a, sans doute, guère ému La Croisette. Réalité implacable et bien exposée sans doute mais assénée comme une morale bien pensante qui ne changera rien à rien et qui laisse préfigurer un monde encore pire..Et quand bien même l'acte final apparaîtrait " héroïque", il symboliserait, d'abord, l'hégémonie de l'individualisme contemporain permettant d'imputer la responsabilité du sous-emploi non aux règles du marché mais aux chômeurs eux-mêmes. On comprend bien, dès la première scène, que ces stages qui ne débouchent sur rien, puisqu'il n'y a pas de boulot, puissent conduire à un écœurement individuel en évacuant toute velléité de lutte collective. Mais, n'est-ce pas le rôle de l'art de transcender la réalité sociale, plutôt que de lui coller aux basques.

Et pendant ce temps, le ministre socialiste du travail, confronté à une nouvelle augmentation du nombre de chômeurs, nous assure que les indices sont au vert et que la fée croissante va se pencher sur l'emploi.

Yann LP

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Pas de retraite pour les centrales nucléaires

Publié le 30 Mai 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Nucléaire

Pas de retraite pour les centrales nucléaires
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Duron organise le désert ferroviaire

Publié le 30 Mai 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Austérité et dictature financière

Duron organise le désert ferroviaire

Communiqué de presse du Front de Gauche Manche

La loi du 4 août 2014 sur la réforme ferroviaire prévoyait un schéma national des services des transports ...Que devient-il dans ce jeu de dupes qu'est le rapport Duron ? La préoccupation première de cette commission vise à l'amélioration de l'équation financière des TET avec comme objectif d'avancer vers une privatisation par route ou par fer du transport des citoyens qui eux paieront deux fois la facture, leurs impôts servant à payer et les routes et les voies ferrées au profit des investisseurs privés. La privatisation déjà effective lors du renouvellement de l'infrastructure et de la maintenance ferroviaire à travers la mise en place de RFF depuis 1997 se révèle pourtant catastrophique pour le réseau ! Le FDG demande la mise en place rapide, avec la participation réelle des cheminots et des usagers, d’un schéma national intermodal des services de transport valorisant les avantages techniques et écologiques du train. Il s'agit de reconstituer et non de démanteler un véritable réseau national du transport public couvrant l’ensemble du territoire, par la remise en état du réseau ferré existant et la réouverture de lignes désaffectées, par des investissements massifs dans l'acquisition de nouveaux matériels. Dans cet objectif il faut développer le cadencement, améliorer les correspondances, modérer la tarification, et retrouver un service public nationalisé, défiguré depuis des décennies par l'abandon de ce grand moyen de transport public écologique et sûr qu'est le train.

De multiples mobilisations pour défendre ce service public et s'opposer aux mauvais coups qui se préparent sont déjà en cours dans notre département comme en témoigne la récente manifestation à Carentan et le succès des pétitions initiées dans plusieurs localités. La convergence rapide de toutes ses actions va être déterminante et le Front de Gauche entend bien y contribuer

Réseau TET avant et après la réformeRéseau TET avant et après la réforme

Réseau TET avant et après la réforme

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les ripoux de l'UMP deviennent les RIPOUBLICAINS

Publié le 28 Mai 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Enfumage

les ripoux de l'UMP deviennent les RIPOUBLICAINS

REGARDS Par Jérôme Latta | 28 mai 2015

Le choix de l’UMP de se rebaptiser en "Les Républicains", pour déplorable qu’il soit, n’est qu’un exemple parmi d’autre du processus général de confiscation et de détournement du sens des mots, afin d’assurer l’inanité du débat politique.

Mardi 27 mai, le tribunal de grande instance de Paris a provisoirement autorisé l’UMP a changer son nom au profit de "Les Républicains". Ce jugement en référé avait été sollicité par diverses organisations et particuliers, au motif d’une « privatisation de l’idéal républicain ». Avant d’éventuels recours en appel et au fond, cette nouvelle appellation est aujourd’hui soumise aux militants par vote électronique.

Un hold-up sémantique

Cette démarche relève d’abord de l’artifice employé par bien des grandes entreprises cherchant à se refaire une virginité après avoir accumulé trop de turpitudes. Un nouveau nom, un nouveau logo, une nouvelle stratégie de communication et le tour du namewashing est joué. On peut ensuite y voir une référence aux Républicains américains, représentants d’une "droite forte" qui peut séduire ici – et l’on comprend, non sans le regretter, que le terme Neocons ne puisse être retenu.

Mais l’essentiel de la controverse porte sur le hold-up sémantique effectué sur la République. Comme terme générique, "Les Républicains" procède bien d’une confiscation, d’une tentative d’établir un monopole. La critique fait consensus. Les membres de l’UMP peuvent au mieux prétendre être des républicains. Marie-Claude Blais, Marcel Gauchet et Dominique Ottavi déplorent le procédé d’un parti « qui prétend englober tous les républicains, comme s’il n’y en avait pas d’autres en dehors de lui » et renvoie les autres « dans le camp des antirépublicains ». Pas plus suspect de gauchisme que ces philosophes, l’historien Jean-Noël Jeanneney les rejoint sur ce point et exhorte l’UMP à se rebaptiser en "droite républicaine" (quand les premiers suggèrent plutôt d’accoler un adjectif à ces Républicains) [1].

Sarkozy, la passion des héritages

Nicolas Sarkozy s’est fait depuis longtemps le spécialiste de telles appropriations, prenant généralement la forme de provocations. Sa campagne présidentielle de 2007 avait ainsi été marquée par ses OPA sur Jaurès et Blum, notamment dans un discours prononcé en avril de cette année-là à Toulouse. Se réclamant avec insistance d’une… « droite républicaine », il s’était approprié ces deux figures par le moyen d’une lecture apocryphe de leurs citations, se disant l’héritier du Front populaire », justifiant par ailleurs sa fameuse proposition de faire réciter aux lycéens la lettre de Guy Môquet [2].

Contre sa jubilation non dissimulée, il était déjà inutile d’en démontrer l’inanité historique, les inversions de sens, le caractère parfaitement abusif. Lui-même devançait l’accusation de « captation d’héritage » en déniant à la gauche tout droit sur ce dernier. Et en enchaînant sur une de ces innombrables acrobaties idéologiques qu’aucun commentateur ne se donnait déjà plus la peine de relever : « Voilà pourquoi je proposerai la suppression des droits de succession, parce que lorsque l’on a travaillé toute sa vie, on a le droit d’être propriétaire. »

Faut-il faire don de la République à l’UMP ?

Bien sûr, le futur président de la République retrouvait un peu de cohérence lorsqu’il précisait à Toulouse que, « entre Jules Ferry et mai 68, [il choisissait] Jules Ferry », sachant ainsi quel épouvantail agiter devant ses troupes pour ne pas leur donner l’impression qu’il se gauchisait par inadvertance. L’habit de la République est en effet assez large pour contenir la conception qu’en a l’UMP (et même le Front national), selon son propre héritage : la République capitularde des Jules, la République massacreuse de Thiers, la République coloniale et ses "bienfaits", la République monarcho-gaulliste, la République françafricaine, la République de "l’identité nationale", la République du Fouquet’s, etc.

On pourrait même la laisser à l’UMP, cette République, aujourd’hui incapable de donner substance à ses symboles, auxquels il faudrait rendre un culte ritualiste – à l’image de cette Marseillaise que footballeurs et écoliers devraient ânonner, de ce drapeau tricolore qu’il est interdit d’outrager ou de cette laïcité consciencieusement dévoyée. Jeter le bébé avec l’eau du nain a tout de même un coût élevé : la superposition des deux termes induira dans les usages un amalgame de fait. La République, qui ne parle déjà plus à grand monde, n’a pas besoin de cette confusion supplémentaire (sans parler de l’insulte faite à la République universelle).

Un régime de "communication"

La rhétorique sarkozienne, ce grand fatras opportuniste, ne se soucie pas de faire sens. Mais seulement, "décomplexée", d’agréger des références comme des stimuli pour exciter l’électeur en le confortant dans ce qu’il a de moins réfléchi. Elle n’est toutefois qu’une des émanations du débat public actuel, une expression parmi d’autres du brouillage politique contemporain. On pourrait ne mentionner que la persistance de l’étiquette "de gauche" pour les socialistes de gouvernement, pourtant contredite avec une rare insistance par leurs actes mêmes. Toutes les formations, du PS au FN, travestissent ainsi leurs véritables programmes, incapables de les assumer.

Ce que signifie "Les Républicains", c’est avant tout le basculement déjà ancien de la politique dans la communication et le marketing, c’est-à-dire dans un régime où la vérité, ou simplement l’authenticité, n’a aucune utilité. Dans ce régime acritique, il est particulièrement recommandé de mentir, de travestir, de renverser, de souffler du vent (sur des braises, si possible). Les suffrages y sont des parts de marché, les programmes durent le temps d’une campagne. En résumé, on peut littéralement dire n’importe quoi, raconter n’importe quelle fable [3] si cela sert à quelque chose à un moment donné : flatter la clientèle, obtenir de la visibilité médiatique, susciter un buzz, ulcérer l’adversaire.

Anéantir le débat d’idées

"Les Républicains" ne sera qu’une marque, c’est déjà un logo. Lesquels se substituent au mot, contribuent à en vider le contenu. Depuis « Le progrès ne vaut que s’il est partagé par tous », toutes les grandes idées sont solubles dans les slogans publicitaires. Dans cette nouvelle coquille vide résonneront d’autres mots creux. Ceux d’un débat démocratique organisé par les conseillers, les experts et les lobbyistes, trusté par les éditorialistes, les provocateurs et les intellectuels médiatiques. Tous assurent au quotidien l’anéantissement du débat d’idées – faute de quoi les masques tomberaient –, entretiennent une perte générale de sens qui œuvre directement à la désaffection citoyenne. Tant pis pour l’asphyxie démocratique, l’essentiel est de conserver le pouvoir.

Dans un tel contexte, le "Je suis Charlie" et "l’esprit du 11 janvier" n’avaient aucune chance de ne pas être instantanément instrumentalisés (il est donc assez vain de leur faire un procès). Il ne fallait pas qu’ils persistent, de toute façon, comme doit être jugulée toute éventualité d’un sursaut démocratique qui serait aussi une révolte pour restituer leur sens aux mots et aux idées. Car alors, peut-être, verrait-on surgir de vrais "Républicains" – ou leurs vrais héritiers.

Notes

[1] Lire plutôt, d’un autre bord et plus en profondeur, les analyses de Martine Billard et Pierre Serna dans L’Humanité.

[2] « Le Front Populaire n’appartient pas plus au Parti socialiste d’aujourd’hui que le souvenir de Guy Môquet (…) n’appartient au Parti communiste. Il est mort pour la France, pas pour le communisme. Il n’appartient pas au communisme. »

[3] Un exemple avec la déclaration de Daniel Fasquelle, trésorier de l’UMP, réagissant au jugement : « La devise de notre République c’est Liberté, Égalité, Fraternité, et bien aujourd’hui c’est la liberté qui triomphe, la liberté pour l’UMP de pouvoir choisir son nom. »

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Atelier citoyen n°19 : L'avenir de nos transports nous appartient

Publié le 25 Mai 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche

Atelier citoyen n°19 : L'avenir de nos transports nous appartient

Mardi 26 mai à 20h (Salle Santorin à l'Agora, Granville)

Les transports sont un facteur de développement d'une société, d'un territoire ; des atouts pour notre mobilité, nos liens sociaux, notre environnement.

La SNCF cherche à se désengager toujours plus de ses lignes ferroviaires (comme le Paris-Granville), l'avenir de nos transports est plus que jamais un enjeu de société.

La Conférence-Climat organisée par la France fin 2015 sera encore une fois un coup d'épée dans l'eau si l'Etat se contente d’une posture écologiste et dans le même temps ruine toute possibilité d'un maillage national équilibré de transports moins polluants comme le train ou le cabotage.

A Granville, lors des municipales en 2014, notre atelier citoyen sur les transports, très fréquenté, avait souligné la nécessité d'un transport urbain gratuit. Avec la mise en place de Néva, un progrès, la nouvelle municipalité a cependant répondu partiellement au besoin de la population en matière de déplacement.

Où en est-on aujourd'hui ? Comment nous, citoyens, pouvons-nous influer sur les décisions qui nous concernent ?

C'est que nous discuterons ensemble lors de notre prochain atelier citoyen, le mardi 26 mai, à 20h à la salle Santorin à l'Agora, dans le quartier Saint-Nicolas à Granville

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Trop c'est trop ! Non aux EMR Low Cost !

Publié le 20 Mai 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Enfumage

Exiger de la direction de DCNS qu'elle cesse de délocaliser la production des hydroliennes et qu'elle s'engage à les produire localement, notamment les 7 du Raz-Blanchard.

Pétition de la Gauche debout et des groupes

d'élus Front de Gauche de la CUC

ADRESSÉE À

Monsieur le Ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian

Madame la Ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie Ségolène Royal

Monsieur le Ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve

et 1 autre

Trop c'est trop ! Non aux EMR Low Cost !

Trop c'est trop ! Non aux EMR Low Cost !
Au mépris de toute considération sociale, industrielle, écologique et territoriale, la direction de DCNS a fait construire la plus grande partie des 2 hydroliennes pilotes, destinées à être immergées à Paimpol-Bréhat, en Pologne et en République Tchèque. Seul l'usinage du rotor sera effectué à Cherbourg-Octeville.
Ce dumping social est inqualifiable quand le Nord-Cotentin compte plus de 9000 demandeurs d’emplois en catégorie A.
Impulsée par le groupe de La Gauche debout de la CUC, une motion de cette collectivité demande que les 7 hydroliennes pilotes, prévues pour la ferme du Raz-Blanchard, soient intégralement conçues dans le Nord Cotentin.
En signant cette pétition je demande à l’État d'exiger de la direction de DCNS qu'elle cesse de délocaliser la production des hydroliennes et qu'elle s'engage à produire localement les hydroliennes notamment les 7 du Raz-Blanchard signer la pétition.

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