Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

Coronavirus : l’opposition réclame du concret après l’allocution de Macron

Publié le 16 Avril 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Enfumage, Jupiter

 

commentaires
Publicité

En pleine pandémie, la casse de l’hôpital public continue

Publié le 15 Avril 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Jupiter, Politique, Santé

Depuis l’accélération de la pandémie de coronavirus en France, le président de la République fait mine d’honorer le service public de la santé. Au-delà des seuls hommages, il a affirmé en effet, dès son allocution du 12 mars dernier, que les services publics devraient « être placés en dehors des lois du marché ».

En visite à l’hôpital Mulhouse, saturé de victimes de la maladie, Emmanuel Macron a ré-insisté ce 25 mars, promettant « un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières sera construit pour notre hôpital. »

Au-delà de ces déclarations, les premiers signes concrets de ce « plan d’investissement » sont pourtant inquiétants. Ce mercredi 1er avril, Mediapart publie les « premières propositions post Covid-19 » pour le système de santé. Demandé par Emmanuel Macron à la Caisse des dépôts, ce document n’annonce pourtant qu’une poursuite de la destruction méthodique du système de santé publique.

Les préambules du document annoncent la couleur, insistant en premier lieu sur l’endettement de l’hôpital public (certes réel) pour souligner, en second lieu, les « grandes vertus » de la « santé numérique (plus de 700 start-up MedTech) ». Les « axes à creuser » présentés ne sont autre que, précisément, les bonnes idées responsables de la casse du service de santé français : « mettre en place des PPP [partenariats public-privé] vertueux », création d’un « fonds de partage » évidemment ouvert aux « investisseurs privés », ou encore « incitation financière des médecins et des hôpitaux à prescrire le traitement à domicile ». Promotion du secteur privé, accentuation de la logique de l’ambulatoire et du soin à domicile, enrobage numérique : ces « innovations » sont dignes des vieilles méthodes libérales.

La pandémie mondiale de coronavirus doit au contraire mener à une rupture avec les logiques de marchandisation qui ont fragilisé les systèmes de santé, sacrifié les stocks stratégiques d’État (masques, réactifs, respirateurs), délocalisé les productions de matériel et de médicaments, laissant les territoires à la merci de la concurrence mondiale pour s’équiper. Nous devons mettre en œuvre tous les moyens possibles pour la santé : réquisitions, commandes groupées, appuis des actions collectives efficaces, aide massive à la recherche, et même nationalisations, comme le demandent par exemple des salariés de l’usine pharmaceutique Famar Lyon, menacée de fermeture. Alors que, face à la crise, le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin propose de lancer une cagnotte en ligne, nous réaffirmons notre attachement à la sécurité sociale ainsi que la nécessité de préserver et conforter notre service public et hospitalier de santé.

Ensemble ! 69

commentaires

Macron décrète les masques grand public systématiques

Publié le 15 Avril 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Jupiter, Santé

 

commentaires

Suite au discours de Macron, Giles Perret lui adresse son film "Les jours heureux"

Publié le 14 Avril 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Jupiter, Liberté - Egalité - Fraternité, Services publics

 
· 21 h ·
 
 
CADEAU :
Puisque #Macron cite "Les Jours Heureux", je me sens le devoir de lui offrir le DVD de mon film.
Gageons qu'après visionnage il agira dans le sens du programme du même nom issu du Conseil National de la Résistance et donc qu'il :
- nationalisera les banques
- séparera la presse des pouvoirs d'argent
- séparera les féodalités économiques du pouvoir politique
- re-nationalisera l'énergie
- châtiera les traitres
- etc.
#PlusJamaisCa #OnNoublieraPas
commentaires

Coronavirus : Les conditions du « plus jamais comme avant » !

Publié le 13 Avril 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Politique, Société

 

 
 
 
 
mardi 7 avril 2020
« Il ne suffit pas d’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe c’est de le transformer » : ce pastiche de la 11e thèse sur Feuerbach écrite par le jeune Marx en 1845, résume pour nous le processus à accomplir qui doit démarrer dès le jour d’après la fin du confinement.
Car ce type de tâche ne peut s’engager que lors d’une crise paroxystique qui dévoile l’aporie d’un vieux système qui n’est plus capable d’être dirigé par sa vieille oligarchie sauf à entrer de plain-pied dans une démocrature (1) assumée en supprimant les derniers conquis démocratiques, laïques, sociaux et écologiques qui restent encore en fonctionnement.

Si nous « venons de subir d’incroyables défaites depuis des décennies », on pourrait utiliser la formule de Marc Bloch pour qualifier ces incroyables défaites d’« étranges défaites ». Non contents de dévoiler l’aporie du système politique actuel, si nous ne voulons pas simplement contester le système, mais bien nous saisir de ce processus constituant pour produire une bifurcation démocratique, laïque, sociale et écologique, il est nécessaire pour créer une pression efficace et efficiente de nous constituer autour d’une nouvelle ligne stratégique en rupture avec celle que nous avons utilisée hier.

Oui, il faut faire bloc mais sans ceux qui de près ou de loin participent au mouvement réformateur néolibéral (qu’il soit dans sa forme macroniste ou dans sa forme union des droites incluant l’extrême droite) et avec une autre ligne stratégique que celles qui nous ont confinés dans les grandes défaites de ces dernières décennies. Oui, il y a urgence car le mouvement réformateur néolibéral compte bien utiliser les crises actuelles (sanitaire, financière, laïque, démocratique, sociale, écologique) pour durcir encore la démocrature et supprimer l’entièreté des conquis sociaux. Oui, parce que la fenêtre du processus constituant est bien ouverte pendant cette crise paroxystique et ne le sera plus dans la séquence suivante. À trop attendre, nous ne pourrons que disserter sur la formule du général étasunien Douglas Mac Arthur : « Les batailles perdues se résument en deux mots : trop tard ! ».

Et ne nous laissons pas leurrer par des proclamations du type de celle du chantre du capitalisme Patrick Artus (voir sa note du 30 mars 2020 https://www.research.natixis.com/Site/en/publication/hNRsI50ITmuQOkP9jW-8YQ%3D%3D?from=website) qui prédit la fin du capitalisme néo-libéral avec sa globalisation, sa concurrence fiscale, les délocalisations et la privatisation des profits de la protection sociale – même s’il souhaite la continuation du capitalisme sous une autre forme. Or la poursuite du capitalisme sous une autre forme ne peut être que le passage en démocrature avec restrictions des libertés publiques !

Gouverner, c’est prévoir !

Dans son imprévision criminelle le gouvernement macronien n’a pas prévu la gestion de crise, obnubilé par la privatisation des profits et la socialisation des pertes contre les services publics et la sécurité sociale ! (2) Car s’il l’avait fait, nous aurions eu les lits nécessaires avec ou sans réanimation, les personnels médicaux et paramédicaux en nombre et en qualité suffisants, les tests qui nous auraient permis d’appliquer la stratégie sud-coréenne de dépister toute la population et de ne confiner que les testés positifs, avec des masques de protection FFP2 et chirurgicaux pour tous! Au lieu de cela, nous avons été forcés au confinement généralisé comme au lors de la grande peste ! Avec comme conséquence une terrible future crise sociale, économique et financière. Le confinement généralisé n’est pas la méthode la plus efficace mais elle est la seule qui nous reste vu l’imprévision criminelle de nos dirigeants. Il ne s’agit pas d’erreurs ou d’incompétences, mais de choix politiques, ceux liés au capitalisme.

Trois dates méritent qu’on s’y arrête : le 29 février, c’est la priorité donnée au 49-3, le 7 mars, c’est l’incitation de Macron à des sorties théâtrales, le 12 mars, c’est le oui au premier tour de l’élection municipale ! Et une mesure qui n’est pas venue, celle de l’interdiction de payer des dividendes à l’oligarchie ! Alors que le manque de protection des salariés et les atteintes à leurs droits, c’est « en veux-tu, en voilà » par ordonnances !

Propositions mises en débat raisonné

Dans ce moment paroxystique, il faut une réponse à l’ensemble des crises existantes énumérées ci-dessus. Et pour cela, nous avons un modèle politique alternatif au modèle néolibéral, c’est celui de la République sociale, vocable né lors de la Révolution de 1848, utilisé lors de la Commune de Paris, puis lors du retour de la République avec Jean Jaurès et ses camarades. Ce modèle ressurgit lors des événements de 1936 puis fut la matrice et la pointe avancée du programme du Conseil national de la Résistance (CNR) publié le 15 mars 1944.

Ce modèle reste, pour l’instant, la seule option politique alternative – à adapter aux conditions du XXIe siècle bien évidemment – qui soit évolutive, basée sur la stratégie de l’évolution révolutionnaire (Karl Marx 1850, puis Jaurès, Gramsci, etc.), avec l’extension de ses principes constitutifs, de ses ruptures nécessaires et de ses conditions indispensables dont celle de la socialisation progressive des entreprises (3). L’utilisation de ce modèle politique alternatif nous permet de penser « la double besogne » (lier les revendications immédiates au modèle politique vers lequel on souhaite tendre) dont parle tant la Charte d’Amiens du syndicalisme que la pensée jaurésienne dans le champ politique. Il s’agit de commencer à repenser et construire une société post-capitaliste.

La crise sanitaire due au virus Sars-Cov-2 doit nous amener à mettre la priorité sur les points suivants :

  • Sur les politiques de santé : en préalable, le retour à la définition de la santé de l’OMS en 1946, à savoir non seulement l’absence de maladies mais le bien être physique, mental et social.
    En pratique, sanctuarisation (y compris financière) et développement des services publics en général et de la santé et de la Sécurité sociale en particulier. Il s’agit là de refonder les services de santé et de Sécurité sociale autour des trois conditions révolutionnaires (démantelées par le mouvement réactionnaire de 1967 à nos jours) : financement séparé par le salaire socialisé de cotisation sociale ; gestion par les assurés eux-mêmes comme entre 1945 et 1967 et non par le le privé ou l’État ; application du principe de solidarité « à chacun selon ses besoins financés selon ses moyens ». Et comme la double besogne, ce sont aussi les mesures immédiates, il convient d’opérer tout de suite pour le système de santé en général, l’hôpital, les centres de santé et Ehpad publics en particulier, le rattrapage du manque de financement des dernières années. Sans oublier de remettre sur pied une gestion de crise prévisionnelle pour toute pandémie ultérieure disruptive (4).
    Or c’est tout le contraire que s’apprête à faire le dispositif macronien. Il suffit de lire la note de Laurent Mauduit et de Martine Orange dans Médiapart qui précise le plan concocté par la Caisse des dépôts et consignations à la demande du président Macron.ou la suppression de 598 postes et de 174 lits présentée le 4 avril dernier par le directeur de l’ARS du Grand Est dans une interview au journal l’Est républicain ! Il s’agit en fait, pour lui, de profiter de la crise sanitaire pour accélérer « la marchandisation de la santé et sa privatisation rampante ».
  • Concernant le service public en général, sur le plan militant, nous vous invitons à créer dans vos territoires des comités de promotion des services publics que vous pouvez rattacher à la Convergence nationale Services publics. (5)
  • Ne pas oublier les principes laïques ! Dans un communiqué du 23 mars 2020, le conseil scientifique créé pour « éclairer la décision publique » dans la crise sanitaire. considère le « soin pastoral » promu par les structures religieuses comme « essentiel dans toute réponse à une crise épidémique » et donc propose la « création d’une permanence téléphonique nationale d’accompagnement spirituel inter-cultes » (6). On est bien loin de la célèbre formule de Victor Hugo « je veux l’église chez elle, et l’État chez lui » !
  • Sur l’économie : là où la question de la production industrielle est posée au travers de la réorientation de la production vers les besoins sanitaires (ex. des appareils respirateurs plutôt que des voitures), il est important de d’imposer le pouvoir des salariés dans les entreprises. Socialisations, réquisitions et/ou relances d’usines fermées, sont autant d’opportunités de poser la question de ce qu’on produit, comment – dans une cohérence écologique sociale et démocratique – et d’imposer la démocratie dans les entreprises. (7).
  • Concernant la rupture écologique, pour ne pas se satisfaire de demi-mesures, rappeler, dire haut et fort que nous ne sommes pas dans l’ère de l’anthropocène mais bien dans celui du capitalocène. (8)

Reste pour reprendre l’idée du « double pouvoir » qu’il est nécessaire de s’appuyer principalement sur les mesures d’entraide et d’auto-organisation populaire sans chercher l’homme providentiel. On a eu « un homme idéal et providentiel comme président de la République en 2017 », cela nous suffit, non ?

Les « jours d’après », on ne pourra pas faire comme avant. Reprenons le rôle de citoyennes et de citoyens qui nous a été confisqué depuis des années. Que ce soit pour les Retraites, la Santé ou l’ensemble des Services Publics, mais aussi pour les processus de socialisation. Dès maintenant, reprenons les initiatives : relançons, d’abord virtuellement, puis tout de suite une fois le confinement levé, et en fonction des précautions sanitaires, les réunions publiques, syndicales, les comités de grève, les intersyndicales interprofessionnelles. Rediscutons ensemble des moyens de faire tomber le capitalisme, en préparant des mobilisations à la hauteur. Développons nos contacts ! Et celui établi entre nous !

commentaires
Publicité

Corona : bouteilles d'oxygène, masques : il faut investir et relocaliser !

Publié le 13 Avril 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Politique, Santé

Auvergne : Axel PERONCZYK délégué CGT de l'usine Luxfer a lancé une pétition adressée à Emmanuel Macron.
 

L'usine de Luxfer à Gerzat (63) est l'unique producteur européen de bouteilles d'oxygène médical. Pourtant il y a un an, la direction de Luxfer a décidé de fermer définitivement l'usine et de licencier tous les effectifs malgré des bénéfices en augmentation de 55%. La raison ? User de sa position de monopole et créer des retards d'approvisionnement pour forcer les clients à prendre des produits de plus basse qualité et d'augmenter ses prix de 12%. Sauf qu'aujourd'hui, le monde fait face à une épidémie de Covid-19 et il n'y a pas de vaccin. La seule possibilité pour les malades sévères est de survivre aux symptômes soit avec des respirateurs, soit via inhalation d'oxygène.

A cette heure personne n'est capable d'identifier si le stock actuel de bouteille d'oxygène est suffisant pour faire face à cette pandémie mondiale et la seule usine d’Europe reste pourtant à l'arrêt.

La direction du groupe Luxfer a tenté par 3 fois de détruire l'outil industriel pour empêcher tout redémarrage et ce sont les ex-salariés qui ont empêchés cette destruction.

C'est pourquoi les ex-salariés de Luxfer demandent la nationalisation définitive de cette usine pour un redémarrage immédiat

Bretagne : La région en appelle à l’État et l’Europe pour relancer son usine de masques

Il en est de même pour l'usine de fabrication des masque de Plaintel (22) en Bretagne en 2010, mise en faillite par le désengagement des commandes de l'état et rachetée par Honeywel. En 2018, le groupe Honeywell a fermé l'usine pour transférer ses productions à l'étranger, en Tunisie notamment. Le site n'employait plus qu'une quarantaine de collaborateurs, contre 300 en 2010.

 

commentaires

Les charognards à l’affût ! Par Patrick Le Hyaric

Publié le 7 Avril 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web, Enfumage, Santé, Services publics

 

« En même temps » qu’ils multiplient les éloges sur les personnels de santé des hôpitaux publics, nos gouvernants commandent en douce des rapports qui visent à poursuivre l’asphyxie de notre système de santé public !

(Découvrez la note de la CDC en fin d'article)

 
Cette haute trahison, cette forfaiture, intervient alors que médecins, infirmiers ou réanimateurs se saignent aux quatre veines pour soigner et sauver des vies en mettant la leur en danger, du fait même des pénuries et négligences gouvernementales. Ce sale coup se prépare dans les arrière-cuisines peu ragoutantes des industries chimiques, des assurances privées, des banques et des cabinets ministériels. Les voici qui affûtent en bande organisée des projets pour tirer parti du drame planétaire et relancer le business capitaliste.
Par devant, le président de la République proclame d’une voix apeurée que la santé appartient « aux biens et service qui doivent être placés en dehors des lois du marché». Par derrière, il commande à la Caisse des dépôts et consignations, bras financier de l’État dont l’indépendance a encore été réduite avec la récente loi « Pacte », un rapport dont l’objectif est d’accélérer le processus de marchandisation de la santé. Ce même processus qui nous conduit aux actuelles hécatombes. 
Dans une copie destinée au cabinet élyséen, le service de prospection stratégique de la Caisse des dépôts prône le désarmement total de l’Etat social et de la protection des citoyens, la mise en concurrence plus grande des secteurs publics et privés pour abaisser encore les rémunérations des personnels de santé (lire ici la pièce jointe). Il propose d’accélérer les privatisations de l’hôpital public avec les fameux partenariats « public-privé » qui ont tous conduit à des fiascos sanitaires et économiques. Seules les banques s’en frottent les mains. 
Et rien n’est prévu pour augmenter les dépenses publiques de santé puisque nos ronds-de-cuir insistent pour maintenir le corset avec le fameux « objectif national des dépenses d’assurances maladie », tandis que seule la dette des cliniques privées serait restructurée au-delà des engagements gouvernementaux.
La stratégie des commanditaires de ce rapport est de pousser les feux d’un capitalisme sanitaire, appuyé sur un capitalisme numérique et financier. Des catégories de personnels seraient remplacées par une cohorte de start-up alliées aux grandes compagnies d’assurances comme AG2R ou Malakoff Humanis, des firmes chimiques comme Astra-Zeneca, des filiales du crédit agricole et de la banque postale. Et, grande innovation des technophiles du capital, puisque les banques et la Caisse des dépôts ont garanti ces dernières années des milliards d’euros aux grands croisiéristes dont l’activité a spectaculairement chutée, on transformera ces grands bateaux en « navire-hôpital en contrepartie d’une rémunération ». Inouï !
Ainsi au cœur de la pandémie, au centre d’un malheur planétaire, les milieux d’affaires en lien avec des secteurs décideurs de l’Etat réfléchissent aux moyens non pas de protéger les êtres humains, mais à la meilleure façon de profiter de la situation. Ceci, en mettant l’épargne populaire à disposition de la relance d’un capitalisme dont de plus en plus de personnes mesurent les impasses mortifères.
La riposte s’impose. Les débats et les prises de positions ne doivent pas rester confinés, il faut une entière transparence sur les dettes des hôpitaux et réclamer leur annulation totale, obtenir une augmentation substantielle des rémunérations des travailleurs de la santé, le retour sur tous les conquis détruits des agents du service public, un plan audacieux d’embauches, la réouverture des hôpitaux fermés, la relance de la recherche fondamentale. On trouve bien des centaines de milliards pour le secteur privé. On doit bien en trouver pour l’hôpital public. Au-delà, une grande politique de la santé publique dans le cadre d’une sécurité sociale de la vie doit être inventée, non pas avec les technophile de la Caisse des dépôts mais avec le concours de tous les intéressés, salariés et usagers. 
 
Document à télécharger:
commentaires

Coronavirus : de la crise sanitaire à la crise politique

Publié le 6 Avril 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Politique, Santé, Services publics

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus en France, et plus particulièrement depuis le confinement, des voix se sont élevées pour critiquer l’action du gouvernement dans la lutte contre le Covid-19. La majorité des Français ne le jugent pas prêt face à l’épidémie.  C'est le résultats des politiques ultralibérales pratiquées par les Chirac, Jospin, Barre, Sarkosy, Bachelots, Kouchner, Raffarin, Hollande, Valls, Macron, Buzin et j'en passe et des meilleurs (ou des plus nuls). Depuis des années, les personnels  alertent les citoyens et se battent contre la dégradation des services publics voir leur privatisation (Télécom, EDF, GDF, SNCF....) . Quand cette crise sera passée et qu'arrivera l'heure de voter, réfléchissez bien au bulletin à mettre dans l'urne.

commentaires

RECONSTRUIRE LES SERVICES PUBLICS, NOTRE BIEN COMMUN

Publié le 5 Avril 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes, Services publics

Lors de la fête du train et des services publics en septembre 2019, des agents de la fonction publique sont venus témoigner sur la situation qu’ils vivaient à travers les réorganisations du système de santé, des impôts, de l’énergie et de la SNCF etc., soulignant notamment la fin de nombreuses missions qui n’allaient plus exister dans de nombreux territoires éloignés des grandes villes. Il en ressortait que la même logique libérale guide ces abandons, avec la volonté de transférer vers le privé les missions de service public pour apporter de nouvelles sources de profits aux multinationales de l’énergie, du transport ou des services. Quant aux missions essentielles, comme la santé ou le service des impôts, les intervenants notaient que la politique d’austérité se poursuit notamment par des milliers de suppressions de postes. Lors du débat, une infirmière de l’Aigle témoignait de façon bouleversante sur la situation vécue dans son hôpital : en effet, les différentes restructurations, accompagnées de suppressions d’emploi, amènent à des pertes de sens pour de nombreux soignants, notamment dans leur capacité à respecter l’éthique qui a nourri le choix de leur métier. Elle nous a fait part du contact téléphonique avec une de ses collègues qu’elle avait dissuadée de se suicider.

Il ne s’agit pas pour nous de verser dans le pathos, mais de dire que ce sont des milliers de situations de ce genre qui sont vécues par les agents des services publics. Elles existent également à la SNCF et malheureusement certains sont passés à l’acte tout comme de nombreux salarié-es de la santé. Dans le même temps qu’ils banalisent cette situation, le pouvoir et les directions d’entreprise continuent cette politique de casse. Cette orientation n’est pas sans conséquences pour les hommes et les femmes en charge d’exécuter des tâches et des métiers qui n’ont plus grand-chose à voir avec la conception qu’ils avaient du service public.

Qui mieux que l’ex PDG d’’Orange pour définir le fond de cette casse humaine et sociale ? En effet, celui-ci n’hésitait pas à déclarer à une sociologue lors d’un reportage : « qu’il fallait faire perdre la mémoire aux agents de leurs précédents métiers », (sous-entendu l’esprit du service public) en justifiant la méthode par le recours aux restructurations permanentes, en déplaçant les agents ou en les obligeant à faire des métiers qu’ils n’avaient pas souhaités. On sait ce que cela a coûté en vies humaines chez Orange et au final, la condamnation de son PDG.

La sociologue a démontré que cette stratégie était mise en place dans toutes les entreprises publiques et les services de l’État. Rien n’est de bien surprenant : tout ce petit monde sorti du même formatage idéologique cumule les jetons de présence dans tous les conseils d’administration pour se retrouver dans l’entre soi afin de s’octroyer des salaires exorbitants. Il est abonné à l’idéologie ultra-libérale de thinktanks financés par les multinationales et le patronat......

lire la suite sur

commentaires
Publicité

Les patients en réanimation n’ont «pas respecté le confinement» selon le préfet Lallement

Publié le 4 Avril 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Politique, Santé

Le préfet de police de Paris a estimé que les personnes hospitalisées en réanimation étaient celles qui n’avaient pas respecté le confinement. Avant de s’excuser publiquement, il avait été désavoué par des scientifiques ainsi que par l’entourage de Christophe Castaner.

quand on est c... on est c.... comme chantait Brassens

commentaires
Publicité
<< < 10 20 30 40 50 60 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 90 100 200 > >>