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L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

Droit des femmes : rappel: notre forum à Granville, c'est très bientôt

Publié le 17 Février 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Droits des femmes

 

Bonjour,
Notez bien, le 7 mars, venez participer à notre forum de 14h à 18h30:
 

 

 
 
Cette année, notre thème est la santé des femmes
Deux tables rondes :
14h30: La santé des femmes, en France, est-elle en danger?
Avec Rose-Marie Sviga, gynécologue à Saint Lô
Bernard Guillon, Gynécologue, fondateur de l'association pour le développement de la santé des femmes
Gwenola Sueur, du réseau international des mères en lutte
Valérie Varenne, Femmes/mixité à l'UD CGT de la Manche
Le comité d'usagers du pays granvillais pour la défense de l'Hôpital public de proximité
16h15: Les mutilations sexuelles, lutter contre et réparer...
Avec Delphine Vardon, Praticienne hospitalière en Gynécologie-obstétrique au CHU de Caen
Martha Diomandé, de l'association ACZA contre l'excision
Des spectacles: 14h, 16h, 17h: Le conte féministe de Camille Regnault
17h30: Vies de femmes, le concert par Catherine Achouri (chant) et Bernard Ariù ( accordéon)
Des livres, des BD, des expositions...
N'hésitez pas à nous contacter pour plus d'informations...
 
Faites connaitre notre action, transférez nos informations
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Retraites : à la fin, ils devront payer !

Publié le 14 Février 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Politique

 
 
Retraites : à la fin, ils devront payer !
 
19000 amendements ? 55 jours de grève ? Des manifs toutes les semaines? Quel est le sens de ça ? Que ça ne passe pas comme dans du beurre, mais dans la douleur. Que ça laisse une trace dans les mémoires, que les  Français se souviennent de ce président, ce gouvernement, qui décident  seuls. Et qu'à la fin, on leur fasse payer.
 
En vidéo et en podcast
 
 
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Le préfet de police de Paris, Didier Lallemant, réinvente les voltigeurs en pire !

Publié le 14 Février 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Politique

Le photographe Nnomam Cadoret a filmé le passage à tabac d'un homme par des policiers portant des casques de moto, au cours de la première manifestation contre la réforme des retraites, en décembre dernier. Ces agents font partie d'une nouvelle brigade créée pour encadrer ces rassemblements.

Le 5 décembre dernier, boulevard Magenta, à Paris, des policiers avec des casques de moto frappent un homme à terre, avant de prendre la fuite. L'auteur de ces images est le photographe Nnomam Cadoret. Ce jour-là, il couvrait la première grande manifestation contre la réforme des retraites. "J'étais au milieu de la route, il y avait des gaz lacrymogènes un peu partout, on entendait des détonations derrière. C'est à ce moment-là que j'ai vu la scène, je me suis approché et j'ai commencé à filmer", raconte-t-il.

"Quoi qu’il ait pu faire avant, ça reste choquant"

Les policiers qu'il filme sont des agents d'un genre nouveau. Ils appartiennent à la BRAV-M, la Brigade de répression de l'action violente-motorisée. Il s'agit d'une unité circulant à moto, créée ouvertement pour lutter contre les casseurs. "Qu'une personne soit autant rouée de coups, alors qu'il n'oppose pas de résistance, qu'il est juste en boule, qu'il se recroqueville pour se protéger, ça reste choquant, quoi qu'il ait pu faire avant", poursuit le photographe. Cette vidéo a entraîné l'ouverture d'une enquête de l'inspection générale de la Police nationale. Nnomam Cadoret a été convoqué comme témoin. Pour l'heure, aucun des policiers impliqués n'aurait été entendu. Derrière l'introduction de ces nouvelles unités, un changement de stratégie, décidé au plus haut niveau. Face à la violence, la police ne doit plus seulement riposter, mais passer à l'offensive.

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Appel commun mobilisation : Dans la Manche une action aura lieu vendredi 14 février 14h30 à Cherbourg

Publié le 13 Février 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes, Santé

 

 

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Coronavirus: l’épidémie pourrait toucher 60% de la planète

Publié le 12 Février 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Santé

 

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Mouvement du 5 décembre pour les retraites : « La lotta continua ! »

Publié le 12 Février 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes

 

 
 
 
 
dimanche 9 février 2020
Par Il
Il y a plus d’un demi-siècle, Mai-68 resplendit en France.
Au même moment en Italie, se développa un mouvement social tout aussi puissant, peut-être même plus, que l’on nomma le « mai rampant ». Des mois de luttes tournantes, région par région, usines après usines, se déroulèrent dans la péninsule tout au long de 1968 et de 1969. Un slogan en émergea, repris plus tard par une organisation politique de masse : « La lotta continua ! ». Cinquante-deux ans plus tard, il existe des analogies dans la France d’aujourd’hui avec cet épisode politique italien.

Le mouvement social en phase d’accumulation de force

Ici et maintenant, on pourrait parler d’un mouvement social permanent depuis le 17 novembre 2018, depuis 15 mois donc, qui accumule et accumule encore de l’énergie, mais qui n’a pas encore connu son « moment politique ».

Visiblement, le mouvement du 5 décembre n’est pas  “défait”… comme d’ailleurs les “ gilets jaunes” n’ont pas été “défaits”. Certes, la grève n’a pas été « générale », mais le mouvement tourne, d’une profession à l’autre sans jamais s’éteindre.

Par ailleurs, “l’hégémonie idéologique” de la bourgeoisie financière est sérieusement entamée. L’usure joue enfin en notre faveur, comme jamais depuis 50 ans. Deux mois après le début du mouvement, une large majorité de Français le soutient.

Pourtant, le gouvernement, qui a pratiquement perdu toute base sociale y compris dans les couches moyennes et supérieures, poursuit son offensive au lieu de reculer en bon ordre ou simplement de temporiser.

La raison en est très simple : dans la situation concrète présente, pour le capitalisme financier il ne s’agit pas d’une offensive comme le pensent certains mais au contraire d’un combat  défensif. C’est le point central ! Il faut comprendre que la crise financière est tellement forte aujourd’hui qu’il lui est indispensable de mettre la main en urgence sur les centaines de milliards des retraites pour renflouer en catastrophe un système bancaire et assuranciel en déroute. Nous avons en face de nous un capitalisme défensif qui exige expressément de Macron qu’il impose dans les plus brefs délais un nouveau système de retraite par capitalisation. Il s’agit d’une capitalisme prédateur, aux abois, dangereux et qui pousse le pouvoir… peut-être à commettre des erreurs !

Car, au niveau institutionnel, les choses ne sont pas évidentes entre les 1 900 amendements de LFI, les réticences du Sénat et le mauvais esprit du Conseil d’État. La situation se révèle fort compliquée et le gouvernement peut se retrouver englué dans une lutte de tranchées institutionnelle de deux, trois, ou quatre mois !

Le 17 février, commence un « moment politique » nouveau

Le mouvement social doit se préparer à cette nouvelle phase, celle du début du débat de la loi inique sur les retraites à l’Assemblée nationale en séance plénière.

Aux AG du mouvement de lutte de continuer à proposer des actions spectaculaires, originales, bloquantes, unitaires et surtout en permanence, oui en permanence ! Car le mouvement des « gilets jaunes » nous a appris un point essentiel : la discontinuité est notre ennemie, la continuité est notre alliée. Le pouvoir veut en permanence changer de sujet, comme on dit «une actualité chasse l’autre » dans la société du spectacle. Il faut être tenace et insister, insister encore. AG, grèves, blocages, unitaires et interprofessionnels doivent continuer à se succéder et proposer des occupations de lieux, de rues (pourquoi pas une « montée nationale » avec l’occupation pacifique de la rive gauche de Paris, siège du parlement?).

Les AG de lutte doivent s’approprier des projets d’actions sans attendre des consignes du sommet. C’est à la base de rythmer la mobilisation ! C’est du peuple travailleur que vient la créativité de la riposte.

Premier point positif : le lundi 17 février, le mouvement semble vouloir redémarrer à la RATP. Il faut le généraliser. Mais que faire le 18 ou le 19 ? Voilà la question à débattre dans les AG de lutte la semaine qui vient.

Être prêt à répondre à la menace du 49.3

Attention, le gouvernement peut être amené à tenter un coup de force qu’il faut possiblement transformer en une énorme erreur, nous parlons  d’un passage en force par le 49.3.

Bien sûr cette procédure anti-démocratique, expression même de la constitution de la Ve République, est très dangereuse. Mais le 49.3 permettrait aussi paradoxalement au mouvement social d’avoir un « moment politique » puisqu’il s’étalerait sur seulement 15 jours.

Le 49.3 n’est pas une arme absolue, le 49.3 n’est pas un « LBD », car il pourrait être contré par une grève généralisée courte dans le temps et réelle dans les faits cette fois-ci. Ce « surgissement » pourrait être la résultante d’un rapport de force accumulé sur les 15 derniers mois… C’est une hypothèse mais il faut être prêt à répondre au coup de force d’une macronie ayant perdu tout repère et pouvant être tentée par l’aventurisme.

Bref, face à la menace du 49.3, il faut proposer aux AG de lutte l’idée d’une contre-menace, celle d’une grève généralisée immédiate à partir du moment où le 49.3 aurait été décidé par le gouvernement.

À partir du lundi 17 février, le « surgissement social» doit être à l’ordre du jour.

Rien n’est joué, « La lotta continua ! »

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Grand charivari contre la retraite par pts jeudi 20 février

Publié le 12 Février 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes

UN RASSEMBLEMENT IDENTIQUE AURA ÉGALEMENT LIEU A VILLEDIEU LE 20 A 10H30 PLACE DE LA MAIRIE .

PARTICIPONS AUX DEUX 

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Municipales à Granville. La liste de gauche, écologique et solidaire est complète

Publié le 10 Février 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Municipales de Granville

Fany Garcion et Guillaume Vallée sont les premiers de la liste de liste

Issue du collectif Granville 2020, la liste Pour Granville, une gauche écologique et solidaire comporte 35 noms. Elle a été présentée samedi 8 février 2020.

Une nouvelle forme de démocratie

La liste Pour Granville, une gauche écologique et solidaire est issue du collectif Granville 2020. La liste en lice pour les municipales compte 35 noms. « Nous avons voté notre liste au sein du collectif, assure Julien Gascoin. L’ordre de la liste a lui aussi été soumis au vote. C’est vraiment la démocratie qui prime. » Ce fonctionnement de démocratie citoyenne marque l’ADN de la liste, qui s’engage à fonctionner de la même manière si elle est élue. « Nous associerons toujours les Granvillais à la discussion par des ateliers ou des référendums locaux, assurent les membres. Et cela peut redonner à certains l’envie de faire de la politique, de s’investir, toutes générations confondues. »

Pas de tête de liste

En haut de la liste, nous retrouvons la libraire Fany Garcion, ancienne élue d’opposition sous le mandat de Daniel Caruhel. À ses côtés, en numéro deux, Guillaume Vallée. Mais attention, il ne s’agit pas d’un « ticket maire – premier adjoint », en cas d’élection. « Les Granvillais qui voteront pour nous voteront pour le collectif et ses idées », assure Fany Garcion. Les idées prévalent et pas les personnalités : si la liste arrive en tête, il n’y a pas de candidat désigné pour le fauteuil de maire.

 

Une charte en ligne

Le collectif Granville 2020 se retrouve autour d’une charte que chacun peut signer sur l’Internet. Cet appel citoyen s’articule autour de plusieurs thèmes : une démocratie citoyenne et participative, la transition écologique, une ville plus solidaire et la relance de l’économie locale. « Nous travaillons toujours en collectif, expliquent les membres de la liste. Nos réunions sont ouvertes à tous et notre charte a déjà recueilli 140 signatures. »

L’écologie au cœur du programme

Si le programme reste à affiner en concertation avec les habitants, lors de réunions publiques et d’ateliers, le fil conducteur en sera l’écologie. « Toutes les listes en parlent mais ça reste en surface, souligne Guillaume Vallée. Nous voulons une politique transversale, que chaque décision et projet pour la ville soient pensés de manière écologique. C’est le socle de nos idées. »

Un site internet à venir

L’appel citoyen du Collectif Granville 2020 est déjà en ligne sur framaforms.org/appel-citoyen-du-collectif-granville-2020 et un site Internet collectifgranville2020.wordpress.com doit voir le jour prochainement.

Composition

Fany Garcion, 47 ans, commerçante, Saint-Nicolas ; Guillaume Vallée, 41 ans, éducateur technique, Saint-Nicolas ; Anne-Lise Beaujard, 37 ans, enseignante, quartier du centre ; Julien Gascoin, 40 ans, kinésithérapeute à domicile, quartier du Calvaire ; Frédérique Sarazin, 46 ans, médecin, Hacqueville/Le Fourneau ; Marc Hameau, 49 ans, enseignant, quartier Saint-Paul ; Isabelle Ange, 65 ans, enseignante en retraite, Hacqueville/Le Fourneau ; Didier Leguelinel, 61 ans, marin-pêcheur en retraite, quartier de la Haute Ville ; Françoise Marguerite-Barbeito, 71 ans, fonctionnaire territoriale en retraite, quartier du Centre ; Nils Hédouin, 38 ans, journaliste, rédacteur, Saint-Paul ; Joseline Peyry, 75 ans, enseignante en médiation culturelle en retraite, Le Calvaire ; Daniel Mouton, 61 ans, cheminot en retraite, Le Calvaire ; Isabelle Artur-Monneron, 64 ans, graphiste, Saint-Paul ; Frédéric Bordenave, 48 ans, dessinateur, Le Calvaire ; Caroline Lainé, 45 ans, psychomotricienne, Hacqueville/Le Fourneau ; Dominique Monneron, 62 ans, dirigeant d’un groupe d’Ehpad solidaires, Saint-Paul ; Elisabeth Lefebvre, 56 ans, auxiliaire de vie, Saint-Nicolas ; Benjamin Bellier, 33 ans, éducateur spécialisé dans la protection de l’enfance, Saint-Paul ; Nathalie Deguelle, 57 ans, enseignante, quartier de la Haute-Ville ; Yann Alary, 59 ans, salarié d’une entreprise ferroviaire, Les Prairies/Mesnil ; Bénédicte Dardoize, 51 ans, technicienne chimiste, Saint-Paul ; Nicolas Le Renard, 43 ans, enseignant, Saint-Nicolas ; Catherine Wolfrom, 54 ans, psychologue, Saint-Paul ; Rémi Balaguier, 36 ans, médecin gériatre, Hacqueville/Le Fourneau ; Manon Merlot, 33 ans, éleveuse, La Clémentière ; Guillaume Papouin, 39 ans, enseignant, quartier du Centre ; Magali Jeanne-Quemener, 48 ans, conseillère à Pôle Emploi, quartier du Centre ; Corentin Vallée, 22 ans, réceptionniste en formation, quartier du Centre ; Vanessa Desjardins, 41 ans, assistante administrative dans une TPE, Les Prairies/Mesnil ; Guillaume Blouet, 45 ans, ingénieur, directeur de site, Les Prairies/Mesnil ; Arlette Bouvry, 75 ans, agricultrice en retraite, Saint-Paul ; Cédric Robert, 38 ans, enseignant, Les Prairies/Mesnil ; Myriam Eyot, 37 ans, orthophoniste, Hacqueville/Le Fourneau ; Johan Leguelinel, 29 ans, marin-pêcheur, Saint-Nicolas ; Géraldine Maillot, 47 ans, tapissière d’ameublement, Les Prairies/Mesnil.

 
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Hôpital : des mots glaçants décryptés par un neurochirurgien du CHU de Tours

Publié le 10 Février 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Santé

Dans un court essai, le Pr Stéphane Velut, neurochirurgien au CHU de Tours, livre une analyse glaçante de la novlangue managériale qui gouverne les mutations de l’hôpital.

 

Le point de départ de ce livre, « l’électrochoc » qui vous a poussé à écrire, est une phrase prononcée par le membre d’un cabinet de consulting lors d’une réunion de travail sur le projet du Nouvel Hôpital Trousseau… « Le point de départ est l’utilisation d’un langage auquel je ne suis pas habitué, qui m’a frappé lors de cette rencontre. Ensuite, j’ai remonté le fil de textes, de courriels, des gazettes internes ; j’ai recueilli la perception de collègues de toute la France et de toutes les spécialités. Je me suis rendu compte de la récurrence de ces termes, que le langage avait changé, sous l’influence des écoles de management. Ce n’est pas propre au CHU de Tours. »

Ce consultant parle de « transformer l’hôpital de stock en hôpital de flux ». Qu’avez-vous alors compris de cette phrase ? « Durant quelques secondes, j’ai cru qu’il parlait d’objets… Puis j’ai compris qu’il parlait des gens, des malades. »

Que voulait-il dire ? « Son propos sous-entendait une notion de vitesse, d’efficacité rapide, ce qui n’est pas dans la culture du corps soignant. Nous sommes habitués à l’échange, la décision réfléchie. Derrière son expression, j’ai senti que l’hôpital était en train de prendre une couleur industrielle. »

Un autre terme que l’on entend beaucoup, y compris au CHU de Tours, est celui de « redimensionnement capacitaire ». Pour ne pas dire « fermeture de lits » ? « Le “ redimensionnement capacitaire ”, c’est la diminution du nombre de lits. Cela veut dire que l’on va devoir faire attendre ceux qui ont besoin d’être hospitalisés et de bénéficier de nos compétences. Pour le corps soignant, cela signifie faire un tri ; pour nous, c’est très difficile car, par essence, nous cherchons à porter nos soins à tous, sans attendre. »

Un mot revient souvent dans cette novlangue : « efficience ». Il sous-tend une notion de rentabilité. Est-ce compatible avec les missions de l’hôpital public ? « Je ne peux pas répondre, je ne suis ni économiste, ni spécialiste des finances publiques : mais si ces derniers sont prêts à nous faire participer à la réflexion, nous serons là pour donner notre point de vue de médecins. »

Vous faites état d’un fossé entre le corps soignant et les gestionnaires. Le dialogue peut-il être renoué ? « Les médecins ont une part de responsabilité, on prescrit trop de soins, on ne regarde pas à la dépense ; les gestionnaires ont leurs contraintes… Pour qu’un dialogue se renoue, il faudrait que les choses soient dites, sincèrement, au public, et entre nous. »

Concrètement, vers quoi va l’hôpital ? « Aujourd’hui, dans tous les hôpitaux de France, des malades, bien qu’ayant de petits revenus, sont opérés par les meilleurs praticiens du pays. Si la santé épouse le néolibéralisme, un malade qui n’aura pas les moyens de payer une bonne mutuelle, n’aura plus accès aux meilleurs praticiens du pays. Ces derniers soigneront dans des cliniques, et, tout aussi grave, ne formeront plus les jeunes praticiens dans les CHU. »

Pensez-vous qu’un sursaut soit possible ? « Si le néolibéralisme réussit à convaincre que “ c’est une bonne chose et qu’il n’y a pas d’autres solutions ”, c’est foutu. Nous, médecins, ne pouvons pas nous y opposer seuls. Si l’opinion publique se mobilise, dit non, le fait savoir, par des pétitions ou autres, alors, peut-être… »

« L’hôpital, une nouvelle industrie », éditions Gallimard, collection Tracts, 44 pages, 3,90 €, en librairie ou en e-book.

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Droit des femmes : Aider Adama

Publié le 7 Février 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Droit des femmes

Bonjour,

Vous nous avez toujours soutenus dans nos actions et c’est pourquoi nous nous adressons à vous pour soutenir Adama . Eller n'a aucune ressource. Déboutée de sa demande d'asile, elles a demandé au préfet de lui accorder une autorisation de séjour pour raison humanitaire, mais n'a toujours pas de réponse. Tous les dons comptent , vous pouvez payer en ligne en toute sécurité.

Vous pouvez retrouver la campagne en cliquant sur ce lien : Pour le quotidien d'Adama

N’hésitez pas à revenir vers nous si vous voulez qu’on discute ensemble de ce projet!

A bientôt.

photo collecte.png

Adama est une Guinéenne de 21 ans. Petite, elle a perdu ses parents, et a été confiée à une tante. Excisée à 9 ans, elle a été  mariée de force à l’âge de 13 ans avec un homme de 33 ans son ainé, et  qui avait déjà deux femmes, elle a été maman à 14 ans. La vie chez son mari est un enfer. Esclave domestique pour toute la famille du matin au soir, elle subit les violences physiques et sexuelles de son mari, les brimades et les violences psychologiques des autres épouses. Les violences sont de plus en plus graves. Se sentant en danger de mort, Adama finit par voler de l’argent à son mari pour s’enfuir.

 

Arrivée par l’Espagne, Abama est arrivée en France en 2017 mais n’a pu présenter une demande d’asile que le 15 mars 2018, elle a reçu une décision négative de l’OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides) le 25/09/2018, puis de la CNDA (Cour Nationale du Droit d’Asile) le 8 juillet 2019.Elle est sous le coup d’un OQTF (ordre de quitter le territoire)

 

Adama a sollicité auprès du préfet de la Manche une autorisation de séjour pour raison humanitaire, ce qui lui a été refusé en octobre au motif qu’elle ne court pas de risques dans son pays et qu’elle n’a pas de contrat de travail ou de promesse d’embauche.

 

Les autorités n’ignorent pas que les femmes qui, dans ces pays,  remettent en cause les traditions sexistes notamment les femmes qui essaient de se soustraire à un mariage forcé encourent les mêmes dangers que les opposants politiques.

Un retour dans son pays exposerait  Adama à de très graves représailles de la part de son mari.

 

Elle est scolarisée en 1e année CAP restauration polyvalente au lycée Curie, et a la volonté de terminer cette formation pour exercer dans cette spécialité.

Elle  n’a pas encore de promesse d’embauche, mais le secteur de l’hôtellerie restauration a manifesté sa volonté d’intégrer des migrants dans ses entreprises  à de nombreuses reprises, et Adama s’engage à trouver un contrat d’apprentissage dès le mois de juillet 2020.

 

En attendant cette décision, Adama est dans une situation très précaire, elle ne bénéficie pas d’un hébergement, et n’a aucune ressource.

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