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L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

Coronavirus : l’espoir fait vivre (les professionnels de santé)…

Publié le 23 Mars 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Enfumage, Santé

 

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Macron s’attaque au code du travail en pleine épidémie

Publié le 21 Mars 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Jupiter, Politique, Société

Vendredi, 20 Mars, 2020

Sous couvert de lutte contre le coronavirus, le gouvernement est en passe de faire voter des ordonnances qui permettront à certaines entreprises de revenir sur la durée légale du travail, sur l’acquisition et les prises de congés payés, et sur les réunions des instances représentatives du personnel.

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Bruno Canard, le chercheur qui avait alerté en 2015 sur le risque de Coronavirus, dénonce le désengagement dans la recherche

Publié le 21 Mars 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Santé, Europe

 

Mardi, 17 Mars, 2020

 

Depuis 2003, Bruno Canard, chercheur à Aix-Marseille, travaille sur les coronavirus. Il dénonce le désengagement européen et français dans le secteur des sciences.
 

Lorsqu’il relit les lettres d’intention qu’il avait adressées en 2015 à la Commission européenne avec ses collègues belges et hollandais, Bruno Canard en a les poils qui se hérissent. Le directeur de recherche CNRS à Aix-Marseille, spécialiste des coronavirus, y expliquait qu’il existait neuf familles de virus pour lesquelles une émergence était possible. « Le premier sur la liste était le flavivirus, explique-t-il. Le second, le coronavirus. Un an plus tard, apparaissait Zika, un flavivirus. Et aujourd’hui, le ­Covid-19, un coronavirus ! » La Commission européenne ne donnera jamais de réponse. Aujourd’hui, l’Europe met 10 millions d’euros sur la table. « Ridicule », rétorque Bruno Canard. « Dans l’urgence, nous devons rédiger des programmes jour et nuit. Monter des projets en un temps record. Au bout de deux ou trois ans, le virus aura disparu et on n’en parlera plus. »

Il faudra tirer les conséquences de cette épidémie

Le chercheur sait de quoi il parle. En 2002, avec l’apparition du Sars-CoV, un virus qui provoque une maladie infectieuse des poumons, l’Union européenne décide de lancer plusieurs programmes afin de ne pas être prise au dépourvu en cas de nouvelles émergences. Dès 2004, l’équipe de Bruno Canard, grâce à des réseaux collaboratifs européens, affiche des résultats prometteurs. « Nous avions eu cette idée qui s’est révélée fructueuse : les virus ont une capacité énorme à être différents, variés, avec de larges familles. Nous les avons donc étudiés tous en même temps, afin d’en avoir un modèle type qui nous permettrait, en cas de menace d’un virus inconnu, d’en trouver un proche, d’où nous pourrions extraire des données scientifiques. » Mais dès 2006, l’intérêt des politiques pour le Sars-CoV avait disparu. La crise financière de 2008 accélère le désengagement de l’Europe et de la France pour la recherche. Résultat : des stratégies de recherche fondamentale sont mises de côté ou perdent leurs crédits.

Pourtant, explique Bruno Canard, « l’émergence des virus va être de plus en plus rapide, du fait du changement climatique, de la perte de la biodiversité, de la déforestation ». Si cette recherche fondamentale n’avait pas été maltraitée, mais au contraire poursuivie de manière assidue, la science aurait eu la capacité de développer un médicament pan-corona, actif contre n’importe quel nouveau coronavirus qui apparaîtrait, assure le chercheur. Il dissipe au passage la confusion qui règne entre un vaccin et un médicament. « Un vaccin demande au mieux 18 mois de recherches. Et pour des virus non prévisibles, qui changent, il n’est pas adapté. Mieux vaut faire des médicaments qui ont un large spectre dans une famille virale. Cela peut nécessiter 5 ans, parfois 10. D’où l’importance de l’anticipation scientifique. » Aujourd’hui, dit-il, l’heure n’est pas à la polémique. « Il y a un devoir impératif d’écouter ce que nous dit le gouvernement. » Mais il faudra tirer les conséquences de cette épidémie. « Si seulement un peu de crédit impôt recherche pouvait être reversé pour irriguer la recherche, ça serait un bol d’air énorme. Et surtout productif. »

Nadège Dubessay
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Pendant l’exposition au virus, les travaux politiques continuent

Publié le 20 Mars 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Politique, Société

 

A la une
Comment préparer le mouvement social capable de destituer les responsables et de constituer la République des solidarités, de la liberté et de l’intérêt général
vendredi 20 mars 2020 Par
 
 

Là où croît le danger, croît aussi ce qui sauve
Friedrich Hölderlin
1 (20 mars 1770-7 juin 1843)

Depuis la fin de la semaine dernière et probablement jusqu’en mai, l’Europe et une grande partie du monde vivront dans le rythme étrange qu’imposent d’un côté l’attente fébrile d’informations sur l’évolution rapide de la pandémie de Cov19, et de l’autre, le confinement général de la population : tout s’accélère, tout ralentit. Nous assistons aux noces de l’urgence et de l’immobilisation. Seul point commun à ces deux temporalités : elles semblent mettre le politique sous cloche.

Et pourtant, cette crise est éminemment politique, et quand il faudra lever la cloche, le combat politique sera là comme une évidence. Mais en réalité, il a déjà commencé. La première bataille stratégique se joue aujourd’hui pour savoir de quoi cette crise est la crise ; de son issue dépendra potentiellement notre avenir démocratique à moyen terme.

Pour nous, cette crise est une crise du néolibéralisme autoritaire incarné jusqu’à la caricature par la synthèse jupitérienne entre Cinquième République, turbocapitalisme et expertocratie ; il ne s’agit bien sûr pas de dire que le virus a été produit par le capital. Mais s’il y a crise, et singulièrement si l’Union Européenne est si vite devenue le deuxième foyer mondial de la pandémie, c’est d’abord du fait de l’incapacité totale des gouvernements en place à anticiper l’avancée du mal ; à organiser une réponse exempte de complaisance pour les intérêts économiques, mais aussi de calculs électoralistes à la petite semaine, dont le cas de l’ex-ministre Buzyn constitue assurément un sommet digne d’entrer dans les Annales ; au-delà, ou en-deçà, la force de la secousse endurée s’explique aussi par une politique d’aménagement du territoire anti-écologique, anti-républicaine et anti-sociale, obsédée par la concentration des moyens et des habitants dans des métropoles-mondes réduisant le reste du pays à un désert social et sanitaire, et sacrifiant comme superflus tous les services publics qui ne servent pas la religion de l’innovation. C’est ainsi qu’on a assisté au sabotage systématique de la recherche française de long terme, en l’occurrence la recherche biomédicale sur les coronavirus, que l’Agence Nationale de la Recherche française traitait l’an dernier encore comme des broutilles. C’est ainsi également, et surtout, qu’on a vu détruire la sécurité sociale, démanteler la médecine de proximité, en ville et à la campagne, et qu’on a vu l’hôpital public être asservi à la folie gestionnaire des beds managers. « Abaissez la courbe ! », nous dit-on, signifiant par là qu’il faut ralentir la progression du virus pour éviter que le pic épidémique ne dépasse trop le seuil des capacités de l’hôpital. Et si on parlait de celles et ceux qui, depuis quinze ans, ont méthodiquement abaissé ce seuil ?

Ne nous voilons pas la face : le discours d’en face est en train de s’organiser en même temps qu’une réponse politique qui, si elle trouve à s’articuler, représentera un danger immédiat de synthèse finale entre l’ordolibéralisme et une forme de post-fascisme, ce qu’on pourrait appeler, révérence gardée pour Lénine, le « néolibéralisme de guerre », puisqu’apparemment « nous sommes en guerre ». Cette crise, nous dit-on, est d’abord une crise morale, celle de la responsabilité individuelle de citoyens hédonistes, insouciants, dont on oublie au passage qu’on les a soi-même gavés d’informations minorant le mal ; c’était la teneur du discours du Premier ministre samedi 14. Il faut dire qu’en bonne logique shadok, on identifiera le problème à partir de la solution qu’on aura trouvée. Et comme on a trouvé l’assignation à résidence (sauf pour ceux qui ont les moyens d’entretenir une maison de campagne où fuir), le télétravail pour les uns, la réquisition pour les autres et la fermeture des frontières pour tous, mais pas pour les marchandises bien sûr, on identifiera le problème comme suit : c’est une crise des solidarités du vieux monde, de cette façon « inadaptée » de s’inscrire dans des collectifs de travail, des collectifs de vie, des collectifs de lutte aussi parfois ; le collectif, c’est contagieux ! La solution, c’est donc la « distanciation sociale », terme sublime et terrible, qui trouve le moyen de mettre en avant une rupture du lien social derrière des gestes qui sont, foncièrement, des gestes altruistes, solidaires, collectifs : appeler les choses ainsi est déjà un aveu du monde que ces gens désirent. La destruction finale de ces mêmes institutions sociales qui auront sauvé des milliers de vie sera bien sûr présentée comme le contraire de ce qu’elle sera réellement, comme un moment de « refondation nationale », de « résilience collective », à grands renforts de déclarations effusions chauvines et moralistes associant triomphalisme de bon aloi et prêchi-prêcha clérical sur la régénération par l’effort (Macron, lundi 16 : la « guerre » va nous rendre « plus forts moralement » – passage étrangement supprimé du texte publié sur le site du gouvernement). On peut d’ailleurs compter sur les calotins de toutes chapelles pour soutenir ce discours et tenter ainsi de récupérer le monopole de la collectivité tolérable.

Parallèlement, on nous dira que c’est une crise des mobilités, pas celle des biens, non, celle des gens qui ne veulent pas rester là où est leur place. On oubliera à l’occasion le mythe de la mobilité heureuse auquel on a longtemps voulu croire, pour en revenir à l’essence profonde de l’ordolibéralisme : l’assignation à résidence, sociale, géographique, économique, qu’il s’agira cette fois de comprendre dans le sens le plus littéral possible. Et donc, face à l’inconséquence des gens mal informés (par qui ?), mal socialisés (par qui ?) et trop mobiles (à l’appel de qui ?), on en appellera aux « experts », qui ne sont bien entendu pas les chercheurs qu’on aura préalablement étranglés, ni les médecins hospitaliers qu’on aura acculés au burn-out. Et il faudra réparer les dégâts économiques causés par le confinement, lui-même conséquence de cette inconséquence civique : « L’État paiera ». Comme en 2008 ? La suite est déjà écrite : dans six mois, un an, on s’indignera de « la dette ». Qui paiera la dette ? Les fautifs ! Et comme en Grèce, on lancera une cure d’austérité pour soigner le patient.

Il pourrait y avoir quelque chose de désespérant à se dire que tout est aussi cousu de fil blanc. Mais en un sens, cette situation est rassurante : pendant que les masques du « progressisme libéral » finiront de tomber à la faveur du confinement, nous savons que nous avons quelques semaines pour mener une bataille culturelle dont nous avons identifié les enjeux, sur laquelle il y a dès aujourd’hui un très large consensus dans le mouvement social et politique, et où nos positions d’émancipation démocratique, sociale et écologique entrent en résonance avec les préoccupations et les diagnostics d’une très large part de la population. Nous avons un avantage sur le gouvernement, qui est que nous sommes sous la cloche avec nos concitoyens. Les fils de communication ne sont pas rompus. À nous, donc, de faire monter la température sous la cloche pour que le jour où le gouvernement la lèvera, car il devra bien la lever au moins en partie, ne serait-ce que pour des raisons économiques, il trouve face à lui un mouvement social déterminé à destituer celles et ceux qui porteront la responsabilité des milliers voire des dizaines de milliers de morts du virus en France ; mais aussi déterminé à constituer, socialement, politiquement, institutionnellement, la République des solidarités, de la liberté et de l’intérêt général humain. L’enjeu est crucial, et la bataille sera terrible, car cette crise est continentale voire mondiale, et plus qu’aucune autre depuis dix ans, elle met en jeu toute l’organisation institutionnelle, géographique et sociale du capitalisme dans les pays de l’OCDE. Le pays qui arrivera à destituer les coupables et à constituer la solidarité ouvrira la voie à tout un monde.

A nous d’être prêts.

NOTE

1 Le 20 mars 2020 marque le 250e anniversaire de la naissance de « l’étoile Hölderlin » (Louis Aragon). Poète, romancier, traducteur, philosophe, il est une figure centrale de l’idéalisme allemand, compagnon intime de Hegel durant leurs années de jeunesse et jusque vers 1800. Hölderlin, qui a vécu quelques temps à Bordeaux, est aussi un défenseur de la liberté politique en Europe, inspiré à la fois par le soulèvement héroïque du peuple grec et par l’espérance républicaine et révolutionnaire française, qu’il défendit jusqu’au bout. Son œuvre associe le combat pour l’émancipation collective, la réconciliation de l’humain avec la nature et l’exigence de la pensée dialectique.

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AG du Comité d'Usagers pour la défense de l'hôpital public de proximité, reportée

Publié le 19 Mars 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Santé, Services publics

Bonjour à tous,

En raison de la crise sanitaire liée au coronavirus et du confinement que nous respectons, l'assemblée générale que nous avions prévue le 31 mars est reportée.
Vous trouverez ci-dessous, le communiqué que nous adressons à la presse pour manifester notre soutien et notre reconnaissance aux personnels des hôpitaux.
Nous vous souhaitons de passer cette période difficile le plus sereinement possible.
 
Le Comité d'Usagers pour la défense de l'hôpital public de proximité

usagers.hopital.granville@gmail.com

Aujourd'hui tout le monde a les yeux tournés vers l'hôpital public ! L'Hôpital pourra-t-il faire face à la pandémie ?

Nous trouvons scandaleux, les hommages et remerciements de pure forme pour les soignants des Hôpitaux qui ont manifesté leur épuisement depuis des mois sans obtenir aucun moratoire des suppressions de postes.

Le Comité pour la défense de l'Hôpital public de proximité, représentant les usagers qui, depuis des années, dénonce,  avec le personnel hospitalier , la politique entreprise des ministres de la santé qui se sont succédés, responsables de la pénurie de lits, de professionnels, de matériel. Loi après loi, ils ont supprimé des lits, des postes par milliers, ont refusé de recruter, de revaloriser les salaires.

Aujourd'hui, cette pandémie met en exergue la crise profonde que traverse    l’ Hôpital public, et les établissements d'action sociale.

Arrêter les politiques de destruction du service public de santé, c’est arrêter de compter ce que coûtent les vies humaines.

 

 Aucun doute TOUS les personnels sont mobilisés ; les soignants font bloc!  Ils n'ont que faire de l’héroïsme, ils veulent simplement  exercer leur métier dignement.

Les usagers leur en sont infiniment reconnaissants et sont à leurs côtés pour que leurs revendications légitimes soient prises en compte.

Comité d'usagers pour la défense de l' Hôpital public de proximité 

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Coronavirus - Un point de vue intéressant

Publié le 16 Mars 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Santé, Société

Par Raffaele MORELLI, psychiatre et psychothérapeute italienne : 

« Je crois que le cosmos a sa façon de rééquilibrer les choses et ses lois, quand celles-ci viennent à être trop bouleversées.
Le moment que nous vivons, plein d’anomalies et de paradoxes, fait réfléchir…

Dans une phase où le changement climatique, causé par les désastres environnementaux, a atteint des niveaux inquiétants.
D’abord la Chine, puis tant d’autres pays, sont contraints au blocage ; l’économie s’écroule, mais la pollution diminue de manière considérable.
L’air s’améliore ; on utilise un masque, mais on respire…

Dans un moment historique où, partout dans le monde, se réactivent certaines idéologies et politiques discriminatoires, rappelant avec force un passé mesquin, un virus arrive, qui nous fait expérimenter que, en un instant, nous pouvons nous aussi devenir les discriminés, les ségrégués, ceux qu’on bloquent aux frontières, qui amènent les maladies.
Même si nous n’y sommes pour rien.
Même si nous sommes blancs, occidentaux, et que nous voyageons en première classe, complexe de toute puissance.

Dans une société fondée sur la productivité et la consommation, dans laquelle nous courons tous 14 heures par jour après on ne sait pas bien pourquoi, sans samedi ni dimanche, sans plus de pause dans le calendrier, tout à coup, le «stop» arrive.

Tous à l’arrêt, à la maison, pendant des jours et des jours.
À faire le compte d’un temps dont nous avons perdu la valeur, dès qu’il n’est plus mesurable en argent, en profit.
Sait-on seulement encore quoi en faire ?

Dans une période où l’éducation de nos propres enfants, par la force des choses, est souvent déléguée à des figures et institutions diverses, le virus ferme les écoles et nous oblige à trouver des solutions alternatives, à réunir les mamans et les papas avec leurs propres enfants.
Il nous oblige à refaire une "famille".

Dans une dimension où les relations, la communication, la sociabilité, se jouent essentiellement dans ce non-espace du virtuel des réseaux sociaux, nous donnant l’illusion de la proximité, le virus nous enlève la proximité, celle qui est bien réelle : personne ne doit se toucher, pas de baisers, pas d’embrassades, de la distance, dans le froid du non-contact.
Depuis quand avons-nous pris pour acquis ces gestes et leur signification ?

Dans un climat social où penser à soi est devenu la règle, le virus nous envoie un message clair : la seule manière de nous en sortir, c’est la réciprocité, le sens de l’appartenance, la communauté, se sentir faire partie de quelque chose de plus grand, dont il faut prendre soin, et qui peut prendre soin de nous.
La responsabilité partagée, sentir que de nos actions dépendent, non pas seulement notre propre sort, mais du sort des autres, de tous ceux qui nous entourent. Et que nous dépendons d’eux.

Alors, si nous arrêtons la "chasse aux sorcières", de nous demander à qui la faute et pourquoi tout ça est arrivé, pour nous interroger plutôt sur ce que nous pouvons apprendre, je crois que nous avons tous beaucoup de matière à réflexion et à agir.
Parce qu’avec le cosmos et ses lois, de manière évidente, nous avons une dette excessive.
Il nous le rappelle au prix fort, avec un virus.

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Coronavirus : et maintenant, qui va garder les enfants ?

Publié le 13 Mars 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Enfumage, Jupiter, Santé

 

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Opération "Coronavirus 2019-nCoV"

Publié le 13 Mars 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Enfumage, Santé

 

Si cette affaire est d’une extrême gravité, c’est plus par ses retombées et ses éventuels (probables ?) prochains développements que par la dangerosité réelle de cet agent dit pathogène... À noter que, selon le médecin de l’hôpital de la Pitié Salpetrière (Paris) qui a lui-même soigné le professeur de 60 ans, décédé, il serait mort de 3 causes, autres que ce coronavirus. Et selon lui, la première personne décédée en France, positive elle aussi à ce virus, serait également décédée d’une autre pathologie... Idem pour la femme de 89 ans décédée.

Cette affaire de coronavirus n’en finit pas de nous intriguer : TOUT est incroyable dans cette histoire.
Ainsi, mettre des dizaines de millions de personnes (70, voire 400 millions) en quarantaine (et en lock-out) pour officiellement 2600 morts*, dans un pays comme la Chine, cela n’a aucun sens !
Si comme on le dit, ce virus n’est pas plus dangereux, voire moins que la grippe annuelle, ces mesures jamais vues (pouvant en plus créer un effondrement économique), sont incompréhensibles !
Une chose est sûre, la version que l’on nous sert n’est pas crédible… Reste à trouver ce que ça cache…

*En trois mois !

Rappel : Chaque année, la grippe touche 2 à 6 millions de personnes en France et fait 10 000 morts en moyenne, selon les chiffres officiels. Au niveau mondial, le nombre de morts annuels est estimé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) jusqu’à 650 000…
Question : Des décès attribués au coronavirus pourraient-ils être en réalité le fait de la grippe saisonnière ?

 

 
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Marche pour le climat 14 mars

Publié le 12 Mars 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Environnement, Luttes, Services publics

 

A Granville :
- 11h, rdv au rond-point du commissariat pour une manifestation sociale, écologique et démocratique
- 20h30, projection-débat, "Les élus peuvent changer votre vie" (courts métrages), amphithéâtre du lycée La Morandière
 
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Violences policières : l’État se défile, les citoyens filment

Publié le 11 Mars 2020 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Droits de l'homme, Politique

 

Le gouvernement, main dans la main avec les syndicats de police, envisage de restreindre le droit de filmer les forces de l’ordre. Face à cela, une application sort ce mardi 10 mars pour permettre de récolter les vidéos et d’aider les victimes.

Il y a deux camps. Du moins à en croire le préfet de police de Paris Didier Lallement. On connaît cette théorie. Face aux violences policières, il y a surtout deux façons d’appréhender le phénomène. En décembre 2019, le sénateur Les Républicains de l’Hérault Jean-Pierre Grand avait tenté de faire adopter un amendement stipulant ceci : « Lorsqu’elle est réalisée sans l’accord de l’intéressé, la diffusion, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, de l’image des fonctionnaires de la police nationale, de militaires ou d’agents des douanes est punie de 15.000 euros d’amende ». Casser le thermomètre, cacher les faits, en voilà une idée qu’elle est bonne. Déjà en juin et en août 2019, Christophe Castaner et Emmanuel Macron lançaient une réflexion « nécessaire » sur le maintien de l’ordre, le Président arguant qu’il fallait « qu’on regarde comment changer la manière d’assurer la sécurité pour réduire très fortement le nombre de blessés ». Depuis, la réflexion avance.

 

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Ce ne sont pas des bavures, c’est une doctrine

 

Et il semble bien que le sénateur LR ait donné des idées au gouvernement. Ainsi lit-on sur Mediapart : « Christophe Castaner envisage lui aussi de contrôler la diffusion des vidéos. Selon des informations recueillies par Mediapart auprès de la Direction générale de la police nationale (DGPN), une étude sur des "évolutions juridiques" est actuellement menée pour rendre notamment obligatoire le floutage de tous les agents. » Car, pour l’heure, il reste parfaitement légal de filmer les forces de l’ordre, tout autant que celles-ci ont l’obligation de porter leur matricule, le fameux RIO. À la manœuvre, le syndicat de droite extrême (et majoritaire) Alliance. L’argument principal est le suivant : les images de violences policières sont hors contexte et participent de la « haine anti-flics ». En vérité, les policiers ont bien compris une chose : l’impunité dont ils jouissent du privilège devient difficilement défendable lorsque les faits sont filmés. Pas vu, pas pris, telle est leur devise.

Concernant sa demande d’une étude juridique sur les vidéos de policiers en intervention, le ministre de l’Intérieur réfute tout : « Je ne savais pas, je n’ai demandé aucune étude », assène-t-il au micro de France Inter, accusant Mediapart d’avoir tout inventé. Sauf que Mediapart ne fait que relater les propos du délégué général à la communication du syndicat Alliance et ceux de la Direction générale de la police nationale. Bref, le premier flic de France accuse les siens de mentir. Bonne ambiance.

L’autre « camp » s’organise

Ce mardi 10 mars, l’Observatoire National des Pratiques et des Violences Policières (ONPVP), qui regroupe plusieurs familles victimes de violences policières, lance une application : UVP (Urgence Violences Policières). Comme l’expliquait la fondatrice du collectif Urgence Notre Police assassine et membre de l’ONPVP Amal Bentounsi dans La Midinale de Regards : « C’est le résultat de nombreuses années d’observation de la police française. Il est difficile de poursuivre les policiers en justice et de les faire condamner par manque de preuve. Les pouvoirs publics ne nous proposent rien. L’outil que l’on a créé va permettre de filmer les policiers en cas de violences avérées des forces de l’ordre. Les policiers ne pourront plus effacer les images qui sont dans les téléphones portables, elles seront directement intégrées et traitées sur notre plateforme. »

Une « surveillance citoyenne de la police » à contre-courant des propositions de l’Intérieur, donc. Sur Facebook, Amal Bentounsi – dont le frère Amine avait été tué d’une balle dans le dos par un policier en 2012, policier plaidant la légitime défense, condamné en appel à cinq ans de prison avec sursis en 2017 – précise le fonctionnement de son application : « Si vous êtes témoin de violences policières il vous suffit de vous connecter à l’application UVP pour filmer, ainsi les images sont envoyées directement sur nos serveurs, plus de possibilités pour les policiers d’effacer la vidéo, une géolocalisation très précise du lieu de l’événement nous sera signalée, nous pourrons ainsi informer les relais locaux sur cette zone géographique. Nous disposerons d’images qui pourront mettre à mal la version policière, que nous mettrons à la disposition de la justice à chaque fois qu’il en sera nécessaire. Nous nous réservons le droit d’agir en justice et d’accompagner les victimes et témoins avec notre collectif d’avocat. »

L’application est disponible en accès libre dès ce mardi 10 mars sur Android et iOS [1]. Pour rappel, en 43 ans, 676 personnes ont été tuées à la suite d’interventions policières ou du fait d’un agent des forces de l’ordre. C’est plus d’un mort par mois. En France. Quant aux condamnations, le policier tueur d’Amine Bentounsi fait figure d’exception.

 

Loïc Le Clerc

Notes

[1] L’appli devrait être bientôt disponible sur iOS

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