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L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

Mobilisation pour l'hôpital public - jeudi 22 mars

Publié le 12 Mars 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes, Santé

Sébastien Jumel

Député (Gauche démocrate et républicaine)  de Normandie vous invite

jeudi 22 mars, de 11 h à 13 h

salle Saint-Nicolas

(rue Marine-Dunkerque, Granville)

 

pour vous entendre sur les besoins en matière de santé publique de votre territoire.
.............................................

La fermeture de services des hôpitaux publics aggrave la situation sanitaire en milieu rural, qui manque cruellement de médecins.

Les élus  des groupes GDR de l’Assemblée et du Sénat  ont entrepris un tour de France des Hôpitaux pour mieux connaître ce que vit la population.

 

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Journée nationale d'actions des retraités·ées

Publié le 12 Mars 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes, Retraites

 

Rendez-vous jeudi 15 mars à 10h30 devant la CCI, route d'Avranches, à Saint-Pair

Non à la baisse des pensions.
Les retraitées et les retraités : ni privilégiés ni assistés !

Appel intersyndical

Au 1er janvier 2018 la CSG a augmenté de 1,7 point. Une augmentation de 25 %, pour la plupart des retraités, provoquant une baisse nette des pensions de plusieurs centaines d'euros par an.

Quelques exemples de baisses de pensions :

  • Un couple de retraités, Anne, ancienne infirmière en hôpital avec 970 € de pension, et Jean, ancien employé municipal avec 1010 €, tous deux en dessous du seuil de pauvreté, perdent ensemble 34 € par mois et 404 € par an.
  • Avec une pension de 2000 € par mois, Jean-Pierre perd, rien que pour sa retraite complémentaire, plus de 200 € par an.
  • Annie perçoit 1 120 € de pension, elle croyait être à l'abri sauf que son mari perçoit 2 500 €. Elle va payer car elle avait oublié que c'était en lien avec le revenu fiscal de référence qui tient compte des revenus de la famille.
  • Michel, instituteur retraité avec 2 058 € de pension perd 35 € par mois et 420 € sur une année.

Nous avons connu les blocages des pensions, des sous indexations, jamais une telle amputation !

Alors… Merci monsieur le Président pour ces étrennes…

Merci de votre considération pour les retraité-e-s !

Selon le gouvernement, il s'agit d'un « effort pour les jeunes générations ». Les retraité-e-s n'ont pas attendu le Président Macron pour faire preuve de solidarité et cette nouvelle baisse de leur pouvoir d'achat réduira l'aide qu'ils apportent déjà aux jeunes générations.

Cette nouvelle baisse des pensions s'ajoute à une liste déjà longue de diminution du pouvoir d'achat des retraités : la CASA de 0,3 %, la suppression de la 1/2 part fiscale pour les veuves et veufs, la fiscalisation de la majoration familiale et le blocage des pensions pendant 4 ans.

Et comme si ça ne suffisait pas, la pension de 2018 sera à nouveau gelée et les complémentaires bloquées pour très longtemps. Le 1er janvier, arrivent les augmentations des complémentaires santé, du gaz qui prend 6,9 %, du forfait hospitalier qui passe à 20 €, des taxes sur le carburant...

D'autres choix budgétaires sont possibles

La suppression de l'ISF pour les patrimoines boursiers et la mise en place d'une taxation plafonnée à 30 % pour l'imposition des dividendes représentent 4,5 milliards d'euros de cadeaux faits aux plus fortunés. Ensuite, le gouvernement met en avant le déficit budgétaire provoqué par lui-même avec de telles pertes fiscales pour imposer de la rigueur et de l'austérité au reste de la population. C'est dans ce cadre qu'intervient la hausse de la CSG.

En France, les 39 milliardaires en dollars ont vu leur fortune grimper de 21 % au cours de cette seule année 2017, atteignant, au total, 245 milliards. Sur les vingt dernières années, les dix plus grandes fortunes françaises ont augmenté de 950 % ; bien loin des 35 % d'inflation dans la même période. Le CAC 40 a progressé de 9,26 % cette année, bien loin de la progression des salaires et des pensions.

La pension du retraité n'est pas une allocation sociale ni une variable d'ajustement mais un droit acquis par le travail.

Le 28 septembre 2017, à l'appel de nos neuf organisations de retraité-e-s, des manifestations organisées dans tous les départements ont rassemblé plus de 80 000 personnes. Il s'agissait de mettre en garde contre l'augmentation de la CSG. Malgré nos protestations, il s'est trouvé une majorité parlementaire pour suivre les projets du gouvernement. Désormais, la Loi de Finances pour 2018 et la Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2018 sont votées.

Elles organisent ces cadeaux fiscaux à l'égard d'une minorité et ces mesures de rigueur à l'égard du plus grand nombre, dont les personnes retraitées.

Fin janvier, de nombreuses personnes retraitées ont fait le constat d'une baisse de leur pension en découvrant les chiffres portés sur leurs virements bancaires. Dans toute le France, en manifestant le 15 mars vous montrerez au gouvernement votre refus total de tels choix budgétaires.

Les retraitées et les retraités ne sont pas des privilégiés !

Non à la hausse de la CSG

Non à la baisse des pensions

Le 15 mars 2018

Journée nationale d'actions

 

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Le 5 avril, empêchons la fusion de Bayer et Monsanto

Publié le 11 Mars 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Environnement, Luttes

 

Chers amis de la forêt tropicale,

Imaginez la fusion de l’horreur : le rachat de Monsanto par Bayer.

Le groupe dominera le marché mondial des semences et des pesticides - au détriment des consommateurs, des agriculteurs et de l’environnement.

Avec comme conséquence l’utilisation des OGM et d’encore plus de poisons chimiques dans les champs, à l’extrême opposé d’une agriculture écologique et respectueuse des ressources. Bayer et une poignée d’entreprises dominent l’alimentation de la population mondiale. La suprématie de quelques-uns menace les assiettes de tous les autres.

L’Union européenne doit encore valider cet accord, mais la date a été repoussée à plusieurs reprises à cause des protestations massives.

Ce 5 avril 2018, l’UE rendra enfin sa décision. Il est désormais temps d’accroître la pression et de dire « stop » à la fusion Bayer - Monsanto !

 

PÉTITION  

 

En vous remerciant pour votre attention,

Sylvain Harmat
Sauvons la forêt

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Pourquoi le gouvernement veut «se faire» les cheminots

Publié le 10 Mars 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes, Services publics

Les libéraux et l’ensemble de la bourgeoisie en rêvaient, Macron et ses sbires vont le faire : s’attaquer à l’anomalie néolibérale que constituent la SNCF et ses cheminots, les priver de leur régime et de leur statut pour en faire une main d’œuvre moins coûteuse que vont pouvoir se répartir les entreprises privées qui se jetteront sur le juteux marché du rail lorsqu’il sera ouvert à la concurrence

Le réseau, moins rentable, restera à la charge du contribuable, car ce gouvernement est fidèle au premier précepte de ceux qui l’ont précédé : Nationalisez les pertes, privatisez les gains. On ne peut pas se dire surpris, on le sentait venir depuis un moment, avec les intenses campagnes de dénigrement de la SNCF et de ses travailleuses et travailleurs depuis plusieurs mois. Désormais, le gouvernement joue la fermeté thatchérienne et agite la haine et la division parmi la population, en ciblant le cheminot : “Voilà le privilégié !”. Pour contrer cette rhétorique écœurante, plusieurs mensonges sont à dénoncer, plusieurs vérités sont à rétablir :

“Le statut des cheminots creuse la dette de la SNCF”

Depuis les années 1990, la dette de la SNCF a quasiment doublé. De quoi mettre des rictus scandalisés sur le visage de tout chroniqueur libéral, qui adore agiter la dette pour justifier tout et n’importe quoi. Pour le gouvernement, la chose est entendue : Pour résoudre la question de la dette, il faut supprimer le statut des cheminots.

On ne voit pourtant pas bien le rapport. Les effectifs de cheminots n’ont cessé de diminuer : Entre 2005 et 2010, la SNCF a supprimé 14 200 postes et 4 500 entre 2010 et 2015. Pourquoi coûteraient-ils de plus en plus cher ?

Alors, qui s’amuse à creuser la dette ? Les investissements colossaux des dernières décennies pour la construction de lignes grandes vitesses (LGV), obsession contemporaine pour relier des métropoles entre elles, sont bien plus responsables. Prenons l’exemple de la LGV Bordeaux-Tours : Lisea, société créée par Vinci qui reste son principal actionnaire, devait financer entièrement le chantier de la LGV Tours-Bordeaux au sein d’un “partenariat public-privé”. Or, elle n’a finalement consenti qu’à 2,4 milliards d’euros sur les 7,6 de coût total, le reste au frais de subvention publique et de la SNCF. En outre, elle a aussi fait pression pour augmenter le nombre de rames, bien au dessus des besoins du marché et donc plaçant l’opérateur, la SNCF, dans une situation de client captif et à perte. Pourtant, Lisea percevra durant 44 ans la totalité des péages. Addition annuelle pour la SNCF : 250 millions d’euros de déficit annuel.

Qui creuse la dette ? Les politiques et hauts cadres de la SNCF qui ont consenti des montages aussi foireux au profit du privé, ou les cheminots ? L’argument du gouvernement reviendrait à dire que nous payons plus cher nos autoroute à cause de leurs agents d’entretiens, alors que chacun sait désormais qu’en vendant des autoroutes déjà rentabilisés à des sociétés privés (dont Vinci), l’Etat s’est tiré une balle dans le pied, et a flingué notre portefeuille.

“C’est scandaleux que les cheminots conservent leur statut alors que des agriculteurs n’ont pas de retraites”

Si l’on suit ce raisonnement, il est scandaleux que des agriculteurs ait un toit alors que des tas de SDF dorment dans la rue par ce froid. Il est scandaleux que des gens aient un CDI pendant que d’autres sont en intérim. Scandaleux que les infimières des hôpitaux se plaignent de leurs conditions de travail alors que c’est encore pire dans les EHPAD. Mais n’est-il pas plus scandaleux que les 1% les plus riches de notre pays ait capté 82% des richesses créées en 2017 ?

Oui, c’est nettement plus scandaleux car il y a un lien de cause à effet : Nous subissons tous, à des degrés divers, l’accaparement des richesses par les 1% les plus riches, alors que, non, le statut des cheminots ne fait de mal à personne, surtout pas aux agriculteurs, qui ont bien d’autres ennemis : la Grande distribution, les coopératives et les sociétés comme Lactalis, les fabricants de pesticides qui leur donne le cancer… Mais pas les cheminots ! Le statut des cheminots aura beau être supprimé, ça ne tombera pas dans les proches des agriculteurs ou des salariés du privé, bien au contraire !

Avec la réforme par ordonnances de la SNCF, le gouvernement suit une stratégie déjà mise en oeuvre par Thatcher et Reagan au Royaume-Uni et aux Etats-Unis : S’en prendre aux secteurs les plus syndiqués, les plus solidaires (les contrôleurs aériens pour Reagan, les mineurs pour Thatcher), attirer la vindicte de la population contre eux, leur supprimer leurs droits… Et ce faisant, réduire la norme générale en terme de droits sociaux pour tout le monde. C’est ce qui se passe actuellement avec les cheminots. Le gouvernement veut “se les faire”, parce qu’ils évoluent avec un régime de formations, de retraites et d’indemnités qui est très social, trop peu libéral, puisque l’entreprise comme les salariés y cotisent plus : Ce régime est la démonstration qu’on peut prendre une partie de la valeur ajoutée d’une organisation et la répartir équitablement au sein d’un collectif de travail. Or, le gouvernement veut l’inverse pour nous tous : L’ubérisation, où chaque travailleur est isolé et économise tout seul de son coté pour des risques pourtant liés au travail (accidents, maladies, vieillesse…), dont l’entreprise peut se laver les mains, contrairement à la SNCF qui est soumise à de multiples responsabilités sociales et sanitaires.

Qu’est-ce que les autres groupes professionnels vont gagner de la suppression du statut de cheminot ? A court terme, la satisfaction malsaine de se dire que “c’est bien fait pour eux, y’a pas de raison que moi je trime sans compte pénibilité et pour partir plus tard à la retraite, et qu’eux non !” A long terme, un effet simple et avantageux pour le patronat : Il n’y aura plus de catégories “privilégiées” auxquelles vous pourrez vous comparez, de système que vous pourrez revendiquer. Le privilégié, ce sera vous. Le prochain groupe professionnel sur la liste, c’est sans doute le vôtre. Alors, on se réjouit que le mieux loti tombe, ou on se bat avec lui pour avoir la même chose que lui, à savoir une meilleure répartition des gains d’un collectif de travail ?

“L’ouverture à la concurrence va faire baisser les prix et améliorer la qualité du service”.

Pour le gouvernement, détruire l’idée même qu’un régime de retraite puisse permettre de partir plus tôt dans certains cas et que la pénibilité soit prise en compte est un bonus au sein d’une affaire plus vaste : Celle qui consiste à offrir aux entreprises privés qui investiront le lucratif marché du rail dans quelques années la possibilité d’avoir une main d’oeuvre peu coûteuse, sans trop de normes en matière de formation ou de sécurité. Bref, un marché ouvert, déréglementé et sans contraintes.

Et que nous rapportera cette concurrence en lieu et place du sordide monopole actuel ? L’exemple du fret français et du transport de voyageur britannique peuvent nous servir de boule de cristal, et attention les yeux : 

En France, le transport de marchandise a été ouvert à la concurrence en 2006. Le bilan est catastrophique, sauf si l’objectif était de tuer l’activité : Alors qu’en 1947, 75 % des marchandises transitaient en France par le rail, ce taux n’est plus que de 10 % en 2014. De 1990 à 2015, le transport routier de marchandises a crû de 40 % tandis que le transport ferroviaire baissait de 34 %. La part modale du transport routier atteignait 85 % en 2014, contre 82,6% en 2008. La France est le seul pays d’Europe occidentale où le fret s’est effondré à ce point en quinze ans. Pour la SNCF, la concurrence a causé plus du doublement de la dette imputable au fret entre 2008 et 2014, selon la Cour des comptes. Pas les cheminots, l’ouverture à la concurrence du fret !

Si vous traversez la Manche, vous ferez un saut dans un futur plutôt moche : 20 ans après la privatisation de British Rail, la qualité du transport ferroviaire s’est fortement dégradée : Hausse incontrôlée du prix des billets (Estimée à +27% en moyenne depuis 2010), trains supprimés et réduction du personnel conduisent près de deux Britanniques sur trois à souhaiter une renationalisation complète. Ils déboursent chaque mois six fois plus que les Français simplement pour se rendre sur leur lieu de travail. 14% de leur revenu mensuel, très exactement, contre 2% pour les usagers de l’Hexagone.  Sympa non ?

Les récents sondages décrivent une opinion publique soutien du gouvernement. A croire que les salarié.e.s du privé à qui on a retiré une flopée de droits en septembre dernier, les fonctionnaires que le gouvernement harcèle constamment ou encore les personnels des services et du commerce qui croulent sous un management dégueulasse se disent qu’il n’y a pas de raison qu’il existe encore dans ce pays un îlot de travailleuses et de travailleurs qui ont encore une sécurité sociale efficace, qui peuvent partir à la retraite un peu avant que leur boulot ne les tue, qui cotisent plus pour avoir plus de droits. Qu’il n’y a pas de raison qu’eux aussi ne connaissent pas les affres du RSI, les faibles remboursements de la MSA, les queues aux caisses primaires d’assurance maladie. Ce raisonnement est presque compréhensible quand on sait combien les gens souffrent, mais il est le signe terrible d’un peuple divisé, de travailleuses et de travailleurs pour qui la solidarité de classe a cédé la place au ressentiment entre corporations que les puissants opposent les unes aux autres en bons cyniques qu’ils sont. Eux regardent cela de haut et se marrent : “Qu’ils continuent de cracher sur les cheminots pendant que nous augmentons nos milliards sur leurs dos à tous”. Refusons ce scénario qu’ils ont écrit d’avance pour nous. Faisons dérailler leurs plans dégueulasses et soutenons les cheminots. La manifestation est le 22 mars.

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Énergie : «Il faut que tout change pour que rien ne change»

Publié le 10 Mars 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Tribune libre

Ces derniers mois, les noms d’Orano, Enedis et Engie ont respectivement remplacé les marques Areva, ErDF et GDF-Suez, ringardes ou déconsidérées. On ne peut que penser à la célèbre réplique “Il faut que tout change pour que rien ne change” de Tancrède dans le roman “Le Guépard”, popularisé par Luchino Visconti dans le film éponyme sorti en 1963.

L’idée, vieille comme le monde, est de changer les apparences pour continuer à s’en mettre plein les poches tout en trompant, volant, polluant (au choix ou, le fin du fin, en faisant les trois en même temps).

Les géants de l’énergie ne sont pas précurseurs à ce jeu de bonneteau : on se souvient par exemple de la Compagnie générales des eaux, célèbre pour avoir distribué du liquide tant sous les tables que dans les tuyaux, qui s’est renommée Vivendi puis Véolia.

Ces nombreux changements de nom n’ont pas seulement pour conséquence d’enterrer les errements des dirigeants industriels, ils embrouillent aussi les citoyens qui ont très logiquement du mal à suivre.

Ainsi, aujourd’hui, Vivendi ne s’occupe plus que de “communication et divertissement”, c’est-à-dire de décérébrer la population, laissant à Véolia les activités de “distribution” et de “valorisation des déchets” (et des ordures !).

De son côté, plombée par les incommensurables échecs de sa “grande prêtresse” Anne Lauvergeon (cf par exemple La Décroissance du mois dernier [1]), Areva s’appelle désormais Orano, une sorte de rapprochement avec la saltimbanque (Nadine) Morano, tout aussi ridicule que l’ex “géant du nucléaire”.

Attention, accrochez-vous, cela va devenir plus compliqué. Souvenez-vous de l’époque pas si lointaine où les choses étaient claires pour tout le monde et faciles à retenir : Électricité de France (EDF) s’occupait de l’électricité et Gaz de France (GDF) du gaz. Ces deux structures n’étaient alors pas des entreprises mais, depuis 1946, de véritables services publics même si, hélas, EDF été ensuite dévoyée et transformée en organisation atomique.

Aujourd’hui, tout a changé. Les grandes manœuvres ont commencé en 2004 : sous la houlette du ministre de l’économie de l’époque, le regrettable Nicolas Sarkozy, Gaz de France est transformée en société anonyme, sous prétexte de la moderniser. En 2008, l’entreprise est fusionnée avec Suez et devient donc GDF-Suez, tandis qu’une entreprise est créée pour gérer la distribution de gaz : Gaz réseau distribution France (GrDF). En 2015, GDF-Suez prend le nom d’Engie.

De son côté, toujours sous l’impulsion du futur mari de Carla Bruni, EDF est transformée en 2005 en une société anonyme, EDF SA, propriétaire des moyens de production (centrales, barrages, etc) et vendeuse d’électricité. C’est peut-être encore aujourd’hui votre fournisseur d’électricité si vous n’avez pas eu la bonne idée de la quitter comme le font désormais plus de cent mille personnes chaque mois.

En 2008, comme précédemment pour le gaz, un distributeur d’électricité est créé, nommé dans un premier temps ErDF (Électricité réseau distribution France) et qui s’appelle depuis peu Enedis.

Le principe de séparation (l’électricité à EDF, le gaz à GDF) est alors supprimé : les deux géants se font face dans les deux énergies et divers concurrent apparaissent comme Enercoop, Direct énergie, des entreprises étrangères, et même d’étranges fournisseurs virtuels qui ne produisent rien mais sont autorisés par la loi à acheter de l’énergie en gros aux grands producteurs pour la revendre ensuite au détail sous leurs propres noms.

Notons déjà une curiosité : les distributeurs GrDF et Enedis sont censés traiter de façon égalitaire tous les concurrents mais ils appartiennent respectivement à Engie et à EDF, lesquels sont logiquement accusés par tous les autres d’être privilégiés.

Autre singularité : l’ancienne entreprise historique du gaz a changé de nom puisque GDF a laissé place à Engie, le distributeur de gaz gardant le nom de GrDF. Mais, dans l’électricité, c’est l’inverse : le producteur historique a conservé son nom (EDF) alors que c’est l’entreprise de distribution qui a été renommée (Enedis). Résultat des courses, sans surprise, la plupart des gens n’y comprennent plus rien et ne savent plus qui est qui et qui fait quoi.

Par exemple, c’est le distributeur d’électricité Enedis qui tente actuellement d’infliger les compteurs communicants (espions et malfaisants) Linky à l’ensemble de la population qui, d’ailleurs, se révolte contre ce programme totalitaire.  Mais beaucoup de gens confondent Enedis et Engie ! Pourtant, l’un est distributeur d’électricité alors que l’autre est principalement producteur de gaz (mais aussi d’électricité, vous suivez ?)

En clair, tout a changé mais rien n’a changé : les noms et les logos ont valsé, mais ce sont toujours les dirigeants qui font n’importe quoi et les citoyens qui comblent les factures.

D’ailleurs, la Cour des comptes vient de publier un rapport tonitruant qui dénonce le fait que le distributeur Enedis va gagner des milliards sur notre dos grâce aux compteurs Linky qui sont donc encore plus nuisibles que nous le pensions.

Ce scandale a été rendu possible par la félonie de la Commission de régulation de l’énergie, une autorité administrative dite “indépendante”. Les membres de cette commission, de véritables parasites au sens biologique du terme, sont très grassement payés pour faire le sale boulot. On trouve même parmi eux une ancienne activiste de Greenpeace : l’époque est médiocre, on a les Tancrède que l’on peut

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Publié le 7 Mars 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Nucléaire

Soirée exceptionnelle à Flamanville en présence de Naoto Kan
 

Jeudi 15 mars 2018

 

Conférence de Naoto Kan, ancien Premier Ministre japonais, en responsabilité au moment de la catastrophe de Fukushima en mars 2011.

 

Le CRILAN et le Can-Ouest accueilleront jeudi 15 mars Naoto Kan, premier ministre du Japon au moment de la catastrophe de Fukushima qui a débuté il y a 7 ans. Il nous dira sa profonde aspiration à un monde libéré du nucléaire, et cela à proximité du chantier de Flamanville où les nucléocrates s’acharnent à vouloir mettre le nouveau réacteur EPR en service malgré une cuve qu’ils ont reconnue non conforme, pour laquelle désormais, la rupture ne peut être exclue et par conséquent la catastrophe.

Puis suivra la projection du film Le couvercle du soleil en présence du producteur Tomiyoshi Tachibana qui retrace l’indicible tragédie vécue par les équipes gouvernementales impuissantes et paralysées dans leur capacité à agir.

« Le couvercle du soleil, une fiction journalistique puissante qui se définit comme une quête de la vérité dans laquelle les ministres de l’époque apparaissent sous leur véritable nom, où l’accident et sa gestion sont scrupuleusement retracés. Les informations sont chaotiques et des hommes doivent gérer dans une tension extrême une situation limite. »

Rendez-vous à 20h au Rafiot

18 Rue du Château, 50340 Flamanville


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DYNAMISER L’ALIMENTATION TERRITORIALE DE PROXIMITE ?

Publié le 7 Mars 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Tribune libre, Santé, Environnement

Tel est le défi que souhaite relever la Communauté de communes de Granville Terre et Mer (GTM).

En clair et décodé, comment organiser les circuits courts de distribution tant des produits agricoles que de la pêche jusque dans l’assiette du consommateur soit chez lui, soit au restaurant, soit dans la restauration collective.

Projet magnifique et noble s’il en est puisque le secteur compte déjà nombre de pêcheurs, mais aussi d’agriculteurs qui ont fait le choix de produire et distribuer localement, et un certain nombre de transformateurs locaux dont l’espace commercial dépasse maintenant largement les limites de la communauté de communes et s’est tant mieux pour tous.

En conséquence par délibération communautaire du 27 juin 2017 il a été accédé par GTM à la proposition émanant de la Chambre d’Agriculture de la Manche, en collaboration avec la chambre des Métiers et la Chambre de Commerce et d’industrie Ouest Normandie, afin de réaliser une étude de faisabilité de l’objectif en titre, donc à structurer les circuits courts sur le territoire tant pour les produits de la terre que les produits de la mer.

Le coût de cette étude est chiffré à 28 816,50 € TTC dont 80 % financés par l’État dans le cadre de l’appel à projets territoires à énergie positive pour la croissance verte !

Bref c’est nous qui payons rassurez vous !

Donc cette étude a été votée à l’unanimité.

Cet été GTM à l’initiative desdites chambres consulaires a lancé une enquête pour établir un état des lieux de l’offre et de la demande en produits locaux sur le territoire.

C’était court et de bon goût, mais dans un souci de participation, j’ai volontiers répondu à l’enquête me demandant toutefois ce qu’il en adviendrait à l’automne.

Pour mémoire je me souviens de l’enquête menée également sur Internet pour les Etats Généraux de l’alimentation sur laquelle les consommateurs qu’on a pris pour des billes n’ont eu aucun retour, confirmant qu’on les écoute mais qu’on ne les entend pas !

Silence radio, lorsque le 5 février 2018 je reçois un courriel m’invitant à une réunion de restitution de ladite enquête et au lancement de la nouvelle phase, le lieu choisi étant la Haye-Pesnel, la date le 21 février 2018.

La réunion s’ouvre dirigée par la Chambre d’Agriculture de la Manche, largement phagocytée par la FDSEA, qui a délégué un certain nombre de salariés pour animer les ateliers et faire le compte rendu de chaque atelier.

Plusieurs maires locaux ont fait le déplacement, sauf celui de la Haye-Pesnel, qui pourtant dans la presse parle de « ses » paysans comme jadis le seigneur du château parlait de « ses » serfs » qu’il entend défendre, tout en laissant partir récemment 1,1 ha de terres agricoles en prairie, pour entreposer des bagnoles !

Les chiffres tombent, l’enquête (sur 45000 habitants) a généré 469 réponses de consommateurs (dont 337 locaux et 132 visiteurs extérieurs à GTM) et 70 de professionnels (parmi lesquels 30 agriculteurs en circuit court). Je me demande toutefois si parmi ceux-ci il y a des adhérents du Groupement des Agriculteurs Biologiques et de la Confédération Paysanne ?

Les autres chiffres qui nous ont été fournis résultent d’un panel beaucoup trop restreint pour être fiable mais les débats où peu d’agriculteurs étaient présents, trop peu d’élus malgré l’enjeu et le vote unanime du mois de juin.

Il ressort néanmoins que la demande est forte en produits locaux, alors il a été question de produits de saison, de qu’est-ce qu’on entend par circuit court ?

En fait chacun y est allé de sa définition, mais il est clair qu’on ne peut parler de circuit court pour des produits de base cultivés à l’extérieur du département, néanmoins certains transformateurs ne peuvent tout trouver sur le territoire de GTM surtout en bio, mais la volonté est d’y parvenir.

Lors du débat certains consommateurs avaient posé la question de vente de produit de la pêche à l’arrivée des bateaux, en fait cela portait surtout sur la manifestation annuelle « La Mer sur un Plateau » organisée à Granville où la vente de produits de la mer est plus chère que chez les poissonniers de la commune.

La Cheffe de la soirée a promis avant une prochaine réunion une analyse des témoignages de cette soirée, nous invitant au verre de l’amitié avec du jus de pomme non local et du jus d’orange encore moins.

Cerise sur le gâteau les animateurs de la soirée ont distribué à tous les participants une seule plaquette de produits du terroir des agriculteurs et artisans de la Manche, où quelques bios semblent s’être égarés, réalisée par Manche Terroirs et Bienvenue à la ferme qui semblent être des satellites de la FDSEA.

D’ou mon étonnement aux élus présents, me demandant pourquoi les plaquettes des agriculteurs bios n’avaient pas été distribuées.

Il est clair que l’approvisionnement en circuit court et de saison est préférable en produits issus de l’agriculture biologique plutôt qu’en conventionnel car on ne connaît pas les produits phyto sanitaires utilisés pour leur culture ni les intrants chimiques ?

Cela me rappelle il y a quelques années les débats sur la traçabilité au sein desquels j’aimais à préciser que la merde tracée reste toujours de la merde.

Sur ce bon appétit, en bio local et de saison.

Joël BELLENFANT

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Samedi 10 mars Granville : Le féminisme dans tous ses états !

Publié le 7 Mars 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Droit des femmes, Annonces

Que faites-vous samedi?
Plus de marée, et il va pleuvoir...
Si vous veniez nous voir à Granville?
De nombreux collectifs et des associations vous attendent pour débattre et échanger sur les droits des femmes, l'égalité, contre les violences...
Des artistes très divers-e-s vous présenteront leurs œuvres en rapport  avec le féminisme
Des librairies, presses spécialisées vous proposeront un choix très complet d'ouvrages pour les grands et les petits
Et comme les choses les plus sérieuses peuvent être traitées dans l'humour et la joie, des chants , des extraits de comédies...
Venez, et faites circuler autour de vous
Merci
Pour le comité, la présidente
Chantal Tambour

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Observatoire du Nucleaire : Revue de presse - Hiver 2017-201

Publié le 1 Mars 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Nucléaire

Bure / Cigéo : Macron envoie l'armée...

Bure : une absurde opération militaire au service de l’industrie nucléaire
Observatoire du nucléaire, 22 février 2018 : http://bit.ly/2BSIE2P

L’action du gouvernement à Bure est-elle légale ? Rien n’est moins sûr
Reporterre, 23 février 2018 : http://bit.ly/2Fod3pc

Rappel : Bure : le pied déchiqueté par une grenade
Vosges Matin, 11 janvier 2018 : http://bit.ly/2CkNYwZ

Toute l'actualité de la lutte
CEDRA : http://cedra52.fr et QV/VillesurTerre : http://www.villesurterre.eu

Dossier de Reporterre sur les déchets nucléaires
Reporterre : https://reporterre.net/Dechets-nucleaires
 

En France sous Macron en 2018 : 500 robocops attaquent 15 jeunes pacifiques

Un jeune banquier opportuniste et sans scrupule a été porté jusqu'à l'Elysée par sa classe sociale (industriels, financiers, etc). Gourou de la secte « En marche » qu'il a créée, le dénommé Emmanuel Macron entend imposer sa mégalomanie à tous les citoyens du pays et, pour ce faire, se présente comme un mythe vivant en se faisant appeler « Jupiter ».

Mais l'autocrate a dernièrement été obligé de baisser pavillon face à la détermination des citoyens opposés au projet absurde d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Aussi, pour reprendre la main devant l'opinion, rien de mieux qu'une belle attaque militaire contre d'autres résistants : c'est ainsi que, le 23 février, plus de 500 gendarmes ont été lancés contre la quinzaine de jeunes qui vivent dans le Bois Lejuc, dont la destruction est programmée par les fous qui veulent enfouir à 500m sous terre les déchets nucléaires les plus radioactifs.

Pour tenter de « justifier » cette opération aussi disproportionnée que stupide, les séides de Macron ont évoqué une prétendue « ZAD » et agité l'existence d'une supposée « zone de non-droits ». Rien de surprenant de leur part, mais hélas ces âneries ont été reproduites telles quelles par de nombreux médias. La palme étant assurément pour le regrettable Christophe Barbier - qui squatte perpétuellement les plateaux des chaînes d'info sans jamais être expulsé, lui - qui a carrément parlé de « blacks-blocks » (en pleine campagne !), il est vrai que c'était sur BFM-TV.

Pour mémoire, ce sont bien les forces dites de l' « ordre » qui sont dangereuses, comme a pu hélas l'expérimenter dans sa chair un jeune qui a eu le pied déchiqueté en manifestant l'été dernier contre Cigéo. Pour connaître et comprendre ce qu'il se passe autour de Bure, outre les infos des associations CEDRA et QV, on se référera à Reporterre.

… et Hulot regarde ailleurs !

Évacuation de Bure : Nicolas Hulot face à ses contradictions
France2, 22 février 2018 : http://bit.ly/2Ftdgrn

Bure: Nicolas Hulot se passerait bien de cette archive photo
Huffingtonpost, 22 février 2018 : http://bit.ly/2HIgqYM

Bure, « la moins mauvaise solution » selon Nicolas Hulot
Le Républicain Lorrain, 10 novembre 2017 : http://bit.ly/2EZ0Idv
 

No comment...
 
Confirmant qu'il ne connaît strictement RIEN au dossier de Bure, Hulot se laisse aller à avancer que l'enfouissement serait « la moins mauvaise solution ». Or il s'agit tout au plus d'une option, mais assurément pas d'une « solution ». Et RIEN ne permet d'affirmer qu'elle serait « la moins mauvaise ».

Bien au contraire, l'enfouissement est probablement la PIRE des options et, de plus, elle est probablement impossible à réaliser, voir ci-dessous les Cigéo-Papers. Mais encore faudrait-il que le ministre des shampoings descende de son kite-surf et accepte de prendre 10 minutes pour se renseigner...

Bure : les CIGEO-PAPERS prouvent l'ineptie du projet !

Les Cigéo-Papers
Ville sur terre, 5 février 2018 : http://bit.ly/2ClTmQk

Bure : un opposant monte au créneau
Le Républicain Lorrain et l'Est-Républicain, 6 février          2018 : http://bit.ly/2sT08Je

Cigéo : une thèse qui fait parler
Journal de la Haute-Marne, 6 février 2018 : http://bit.ly/2sYItjr
 



http://www.villesurterre.eu


Notre ami Michel Guéritte, animateur de villesurterre.eu, a mis au jour une pièce exceptionnelle : une thèse de 470 pages, soutenue le 11 décembre 2017 dans le cadre de l’Ecole des hautes études en sciences sociales, et qui révèle l'ineptie totale du projet Cigéo !

Ce que nous dénoncions de longue date, que ce soit par simple bon sens (qui peut vraiment croire qu'enfouir les déchets nucléaires est une « solution »?) ou par certaines informations parcellaires déjà mises au jour, est confirmé de façon tonitruante et incontestable.

Le plus incroyable est que ce travail a été financé pendant 3 ans... par l'Andra (Agence nationale des déchets radioactifs), celle qui est chargée de justifier par tous les moyens l'enfouissement des déchets nucléaires !

Il est d'ailleurs notable que, parmi les membres du jury, figure un membre de la direction de la recherche et du développement de l’Andra, ce qui, comme le reconnaît Le Monde, « confère à son travail une forme de reconnaissance officielle ».

Nous vous laissons découvrir sur le site de Michel Guéritte, Villesurterre.com, les révélations et aveux plus incroyables les uns que les autres. Confrontés à leur total échec scientifique, les apprentis sorciers tentent désormais de « justifier » le projet Cigéo par une stratégie de bluff et d’esbroufe.
 

Hulot porte-parole du lobby nucléaire

Hulot recule sur la baisse du nucléaire à 50 % de la production électrique en 2025
Le Monde, 7 novembre 2017 : http://lemde.fr/2hNjGXE

Déchets radioactifs : Nicolas Hulot confirme sa soumission au lobby nucléaire
Observatoire du nucléaire, 10 novembre 2017 : http://bit.ly/2HLd6fO

Rappel (2011) : Stéphane Lhomme vert de rage contre Nicolas Hulot
Le Parisien, 13 juin 2011 : http://bit.ly/2EPPwMT
Sud-Ouest, 22 avril 2011 : http://bit.ly/2oqaWKg
 

Lévy et Hulot sont dans un bateau, et c'est Lévy qui conduit...

Depuis des années (cf par exemples les archives de la primaire écolo de 2011) nous avons signifié que Nicolas Hulot était un faux-écolo mis en scène par les pires pollueurs TF1-Bouygues, l'Oreal, EDF, etc.

Cet imposteur n'en finit plus de trahir les combats écologistes et, depuis qu'il est ministre, il apporte même sa caution aux pires exactions. En l'occurrence, il n'a pas eu un mot pour condamner l'absurde opération militaire lancée sur Bure par les fous Macron et Collomb.

D'autre part, le lobby nucléaire ayant décidé (malgré les lois votées) que la part du nucléaire ne serait pas réduite (*), c'est M. Ushuaia en personne qui a été chargé de faire savoir que la diminution prévue était repoussée aux calendes grecques, et il s'est acquitté avec discipline de sa mission.

Cependant, malgré ses torts immenses, nous reconnaissons que M. Hulot ne mérite pas d'être l'objet de rumeurs nocives et infondées : il est donc nécessaire de condamner avec la plus grande virulence la rumeur selon laquelle Nicolas Hulot serait écologiste.

(*) Nous maintenons que cette diminution aura quand même lieu : pas du fait de décisions politiques courageuses, bien sûr, mais par la force des choses, les réacteurs étant de plus en plus délabrés et EDF n'ayant pas l'argent nécessaire pour les rafistoler.

EPR : encore des malfaçons en France et en Chine

À 10 mois de son démarrage, un problème de soudure découvert sur l'EPR de Flamanville
Novethic, 22 février 2018 : http://bit.ly/2ENGyja

Nucléaire : un équipement « défectueux » sur l’EPR chinois
Le Parisien, 13 décembre 2017 : http://bit.ly/2HMWdkN
 

Évidemment, c'est le contraire qui aurait été étonnant : de nouvelles malfaçons sont encore régulièrement découvertes sur les EPR en chantier, que ce soit celui de Flamanville (Manche) et ceux de Taïshan (Chine), qui devaient respectivement entrer en service en 2012 et 2014 et qui sont toujours loin d'être achevés. Aux dernières nouvelles, il n'y avait carrément plus de nouvelles (dernières ou pas) de l'EPR de Finlande qui, lui, devait fonctionner... en 2009. Pour mémoire, les lancements des chantiers de ces réacteurs ont été encensés la majorité des médias français. L'actualité est un grand cirque amnésique...
 

Fessenheim : fermera, fermera pas ?

Nucléaire : clap de fin pour Fessenheim le 31 décembre            2018
Boursier.com, 8 décembre 2017 : http://bit.ly/2ouEHcj
 

Manifestation "massive" pour perpétuer la centrale de Fessenheim

Il paraît que la centrale nucléaire de Fessenheim va enfin fermer. Mais, quand on lit ce qu'en dit EDF, on en est moins convaincu : « EDF précise que l'arrêt de production est conditionné au respect de la double condition annoncée en avril 2017, soit d'une part que l'abrogation de l'autorisation d'exploiter la centrale de Fessenheim ne prenne effet qu'à la date de mise en service de l'EPR et d'autre part que la fermeture soit nécessaire au respect du plafond légal de 63,2 GW, tant à la date de la demande d'abrogation qu'à la date de mise en service de l'EPR. »

En clair, si l'EPR n'entre pas en service (une réalité qui se prolonge toujours plus longtemps), ou si une autre centrale rencontre des problèmes (on pense par exemple au réacteur de Paluel, dans lequel EDF a – oups ! - laissé tomber un générateur de vapeur de 465 tonnes), alors la centrale de Fessenheim ne sera pas fermée. Façon de parler car le réacteur n°2 est à l'arrêt en continu depuis bientôt deux ans, et le n°1 ne fonctionne qu'épisodiquement...
 
Areva devient Orano pour enterrer son passé et son passif

Areva change de nom pour effacer un lourd passé industriel… et médiatique
Observatoire du nucléaire, 30 janvier 2018 : http://bit.ly/2GH1Kbi

Perquisition chez Areva dans l'affaire UraMin
Reuters, 28 novembre 2017 : http://bit.ly/2F5dmry

Nucléaire : le très obscur passage d’Édouard Philippe chez Areva
Libreactu.fr, 15 novembre 2017 : http://bit.ly/2ooKWir

Niger : « A Arlit, les gens boivent de l’eau contaminée par la radioactivité »
Le Monde, 27 février 2018 : http://lemde.fr/2EUSQuc

Si vous êtes un fidèle lecteur de l'excellent mensuel La Décroissance, et en particulier de la non moins excellente chronique antinucléaire publiée en dernière page, vous pourrez découvrir dans le numéro de février les points communs entre le roman "Le Guépard", popularisé par Luchino Visconti dans le film éponyme sorti en 1963, et le renommage d'Areva en Orano.

Ce qui est certain, c'est que ce changement intéresse pas mal de gens, à commencer par le premier ministre Edouard Philippe qui a « travaillé » chez Areva… sans que l'on sache vraiment si c'était un emploi fictif ou radioactif.

D'autre part, malgré la longueur des procédures et les manoeuvres dilatoires qui les parsèment, un grand procès devrait avoir lieu dans les mois à venir à propos de la faillite d'Areva, de l'affaire de corruption Uramin, et des turpitudes de Mme Lauvergeon et de ses séides d'alors.

De nombreux journalistes seront aussi soulagés de voir disparaître le nom d'Areva tant ils se sont ridiculisés à encenser cette entreprise et sa grande prêtresse, ce qui ne les empêche pas de recommencer chaque fois qu'un atome est mis en exergue (cf plus bas les « exportations fantômes »).

Pendant ce temps, les populations continuent à souffrir des exactions commises par Areva, à commencer par les Nigériens, condamnés à boire de l'eau radioactive. Pour eux, le changement de nom ne se traduit par aucune amélioration.

EDF entraînée vers la faillite par le nucléaire


EDF pris au piège de son équation financière
Les Echos, 14 novembre 2017 : http://bit.ly/2ozaw3M

L'idée de Bercy pour sauver EDF
Bfm, 23 novembre 2017 : http://bit.ly/2ApBoLF

Après la faillite des deux géants mondiaux du nucléaire, Areva et Westinghouse, c'est EDF qui est en situation dramatique. Pendant des décennies, on nous a raconté que, lorsque les réacteurs nucléaires seraient amortis, ils produiraient une électricité à un coût si dérisoire que ce serait un vrai jackpot pour la France.

En réalité, les réacteurs sont dans un état de délabrement avancé, leur rénovation est ruineuse et de plus les énergies renouvelables produisent une électricité de plus en plus massive et à un coût de plus en plus faible, parfois même infime.

Résultat : la France nucléaire est dans l'impasse et EDF est en situation technique de faillite (il reste juste à savoir quand cette « bombe » explosera). Aussi les « experts » de Bercy commencent à échafauder des montages pour que les citoyens assurent la continuité du nucléaire… en le finançant massivement. Le nucléaire, c'est principalement des déchets… et des ordures !

Nucléaire : les exportations fantômes de Macron

Paris espère des avancées sur les EPR lors de la visite de Macron en Inde
AFP, 17 novembre 2017 : http://bit.ly/2sTF8Cp

Nucléaire : méga-contrat en vue pour Areva en Chine
Les Echos, 9 janvier 2018 : http://bit.ly/2ClwMr2

Combien de milliards la vente à la Chine d'une usine nucléaire va-t-elle _coûter_ à la France ?
Observatoire du nucléaire, 10 janvier 2018 : http://bit.ly/2F4gELB

Interrogations sur l’usine chinoise de traitement des déchets nucléaires
Le Monde, 23 janvier 2018 : http://lemde.fr/2CqB8xh

On se croirait revenu au temps de Sarkozy et Lauvergeon qui, selon la majorité des médias, vendaient d'innombrables installations nucléaires à chaque déplacement international du mari de Carla. Au final, il y a bien eu un EPR « vendu »… à la France, et deux ilots nucléaires d'EPR bradés à la Chine. On ne sait toujours pas combien de dizaines de milliards ces deux transactions coûtent à la France.

Aujourd'hui rebelote avec Macron en visite en Chine en janvier : selon de nombreux médias, parfois sous la plume des mêmes « journalistes » qu'à l'époque, le gourou de la secte « En marche » aurait fait gagner beaucoup d'argent à la France en vendant à la Chine un grande usine nucléaire de retraitement des déchets radioactifs.

L'Observatoire du nucléaire a été seul a signifier que cette vente était fictive et que, si par extraordinaire elle se concrétisait, elle coûterait des milliards à la France. Deux semaines plus tard, dans un discret encart, Le Monde signalait le caractère bien douteux de cette vente...

Nucléaire : le début de la fin d'une industrie malfaisante

USA : la deuxième mort de Three Mile Island
Les Echos, 13 novembre 2017 : http://bit.ly/2ov0D7a

La dernière centrale nucléaire de Californie va fermer
San Francisco Chronicle, 11 janvier 2018 : http://bit.ly/2D4dZkT

Belgique : le réacteur nucléaire Doel 3 sera à l'arrêt tout l'hiver
Rtbf, 16 novembre 2017 : http://bit.ly/2mPpwNb

Nucléaire: 30 ans après son annonce, l'usine japonaise ne fonctionne toujours pas
Les Echos, 9 janvier 2018 : http://bit.ly/2sXIxA6

Japon : la justice annule le redémarrage d'un réacteur
Reuters , 13 décembre 2017 : http://reut.rs/2oyuDz1
 



Nucléaire : un déclin irréversible


Vous le savez désormais, malgré le bla-bla des politiques, du lobby nucléaire et de certains médias incompétents (ou appartenant tout simplement aux industriels !), l'industrie de l'atome est moribonde et condamnée à disparaître. Bien sûr, cela va prendre quelques décennies (nous ne parlons ici que du fonctionnement des installations : si l'on regarde le démantèlement et les déchets, le nucléaire va encore durer des millions d'années!).

En tout cas, les mauvaises nouvelles s'accumulent de façon continuelle et inéluctable pour l'industrie nucléaire. Les centrales sont de plus en plus nombreuses à fermer définitivement, et la mise en service des (rares) nouvelles installations est le plus souvent reportée, voir annulée.

Vers le Fukushima français...

« Nucléaire Danger Immédiat » : un livre frappant
RFI, 25 février 2018 : http://bit.ly/2CmCXuN

Nucléaire : EDF a reçu d’Areva des tubes de combustible défectueux
Le Monde, 21 novembre 2017 : http://lemde.fr/2CLCqhO

Nucléaire : EDF a découvert 1.063 anomalies et 233 non-conformités sur 23 réacteurs
Actu-environnement, 23 février 2018 : http://bit.ly/2BURywO

Les ridicules consignes qui ne vous sauveront pas...
 
« Deux journalistes révèlent les failles du système nucléaire français, documents exclusifs à l’appui. Problèmes de sécurité à répétition, de conception des infrastructures, centrales à bout de souffle… Le nucléaire est loin d’être sûr en France. ». Si la publication de livres de ce genre est salutaire, les fidèles lecteurs de l'Observatoire du nucléaire ne seront toutefois pas surpris de la conclusion : oui, bien sûr, un accident nucléaire est possible en France. Vous en doutiez ?

Selon que vous serez puissant ou misérable...

Deux agriculteurs corréziens escaladent un pylône à haute tension pour exprimer leur désespoir
Francebleu, 8 décembre 2018 : http://bit.ly/2sYtZ3d

La vie paisible de la famille Marcouyoux détruite par les dirigeants d'EDF

Les dirigeants d'EDF et de ses filiales (Enedis et RTE) n'en finissent plus de gâcher la vie de nombreux usagers et habitants. En particulier, on ne peut qu'être ému du sort dramatique de la famille Marcouyoux dont le malheur, causé par les lignes THT d'EDF, a d'abord été reconnu par la justice... avant d'être nié en appel et cassation.

Cela n'empêchera pas le PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, de partir bientôt jouir des grosses retraites qui lui seront versées entre autre par Vivendi, Thalès et EDF. Pourtant ce gars n'est qu'un imbécile, comme il l'a démontré (cf http://bit.ly/2oAvNtL ) en rêvant publiquement d'un black-out en Allemagne pour y vendre 8 EPR (si les Allemandes ont ce genre de problème, ils s’adresseront en dernier à JB Lévy et EDF, et surtout pas pour acheter des EPR!).

La justice sociale serait de confisquer à JB Lévy sa retraite (vu qu'il ne la mérite pas) et de la reverser à des victimes d'EDF comme la valeureuse famille Marcouyoux.

Vous pouvez soutenir l'Observatoire du nucléaire

 

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Défendre le service public : La bataille du rail s'engage !

Publié le 28 Février 2018 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes, Services publics

L’avenir du transport ferroviaire dans ce pays est tellement alarmant qu’un peu partout sur le territoire national la résistance s’organise.

Un collectif citoyen de défense des axes ferroviaires  Paris-Granville, Caen-Tours et Caen-Rennes a vu le jour récemment à Argentan ( voir ci-dessous le texte). Des antennes locales ou comités citoyens locaux se créent dans la foulée à l’exemple de Vire, Avranches ou Flers.

Granville vient de créer le sien. Et pour cause, la ligne Paris Granville est vraiment dans le collimateur.

Une première journée de signatures de la pétition est prévue vendredi 2 mars avec des actions à Granville, Avranches, Villedieu .

Pour Granville, il est possible de récupérer du matériel ( tracts et pétitions) à partir de 11h15 à la gare, et présence toujours à la gare à partir de 16h35 pour faire vivre cette pétition.

En pièces jointes, vous avez le contenu définitif du tract plus un modèle de pétition. Bien sûr, à faire suivre à tous vos réseaux. Et ce n’est qu’un début.

Communiqué

Pour la défense du service public ferroviaire, les citoyens se mobilisent contre les ordonnances !

Le 5 Février a été créé un collectif citoyen de défense des axes ferroviaires Paris Granville, Caen Tours et Caen Rennes.

Ce collectif s’engage à défendre l’intérêt des usagers, des collectivités locales et des salariés du transport. Cela passe notamment par la défense de l’emploi pour l’entretien des voies et du matériel, et la présence de personnel dans les gares, les trains et les guichets pour un accueil et des services de qualité. Le collectif mènera les actions nécessaires à la défense et la modernisation du service public en exigeant que l’Etat, la SNCF et les Régions mettent les moyens budgétaires pour favoriser le transport par fer considéré comme l’un des moins polluants.

Le collectif a comme but de s’opposer aux choix politiques libéraux pris nationalement et régionalement en lien avec les objectifs européens de la concurrence libre et non faussée qui, à terme, ne peut que délivrer des services au rabais et beaucoup plus chers pour les usagers.

Il s’engage à porter les exigences d’une véritable politique des transports voyageurs et Fret avec la nécessité de maintenir un aménagement équilibré du territoire et le respect de l’environnement.

Le collectif exigera d’avoir des tarifs adaptés pour permettre à tous d’avoir accès à un transport de qualité et ainsi encourager les usagers des transports à utiliser le mode ferroviaire qui l’emprunte carbone la plus faible.

Pour rejoindre le comité, adresser un courrier à : Défense des axes sud Normandie, 4 Ter, avenue de la Forêt Normande 61 200 Argentan. La cotisation annuelle est de 10€.

Email : defenseaxessudnormandie@gmail.com

Argentan le 26 Février 2018

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