L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse
Publié le 17 Septembre 2017
par Alternative Citoyenne de la Manche
dansNucléaire
MANIFESTATION STOP EPR
SAINT-LÔ (50)
SAMEDI 30 SEPTEMBRE 2017 - 14H30
PLACE DE LA MAIRIE
La cuve du réacteur nucléaire EPR de Flamanville, était défectueuse avant même que le décret d’autorisation ne soit publié en 2007. Elle risque de se fissurer au premier choc thermique et d’entraîner une catastrophe.
AREVA, EDF, l’Autorité de Sûreté Nucléaire ont attendu avril 2015 pour le révéler, après que la cuve eut été installée dans le bâtiment-réacteur, d’où elle ne peut être ressortie. Le gouvernement doit donner sa décision en octobre 2017 pour la cuve.
Le coût de ce chantier a triplé pour dépasser les 10 milliards d’euros. Au lieu de mettre fin au désastre, le gouvernement de Mr Cazeneuve l’a prolongé de 3 ans en mars 2017. C’est pourquoi 3 recours et une plainte ont été déposés par les associations pour que la démocratie soit respectée, les falsifications sanctionnées et que cesse ce chantier à marche forcée.
Nos gouvernants tentent par un coup de poker de sauvegarder « la grandeur de la France nucléaire » et d’assurer à l’EPR un débouché sur la scène du commerce international. La fermeture de la vieille centrale de Fessenheim est maintenant conditionnée à la mise en service de l’EPR. Tout cela bien sûr, à n’importe quel prix : celui d’y sacrifier notre sécurité, notre santé, notre porte-monnaie, notre avenir. Aussi mobilisons-nous pour l’abandon de ce chantier désastreux.
Créons localement des Comités Stop EPR Soyons nombreux pour la manifestation de St Lô : place de la mairie le 30 septembre 2017 à 14 h 30
Retrouvez toutes les infos pour se rendre à la manifestation sur le site du CAN Ouest : http://www.can-ouest.org/
Publié le 14 Septembre 2017
par Alternative Citoyenne de la Manche
dansLuttes, Droit des femmes
Bonjour,
Nous avons reçu plusieurs mails s'étonnant de ne plus avoir régulièrement de nos nouvelles.
Nous avions, en effet, privilégié notre page facebook (dont le lien est ci-dessous) pour vous informer, mais comme il semble que cela ne convient pas à toutes et tous, et que le mois de septembre est aussi celui des bonnes résolutions, nous allons reprendre également les informations par mail!
Pour commencer, la loi travail!
Vous trouverez dans ce mail, notre communiqué adressé hier à la presse, et un lien pour la dernière BD d'Emma "travaille", à lire absolument, et à faire circuler!!
Communiqué:
"Le comité Manche droits des femmes dénonce les ordonnances de la loi Travail qui vont encore fragiliser les femmes sur le marché de l’emploi.
Des droits familiaux en danger :
Les droits familiaux (congés pour garde d’enfants malades, allongement du congé maternité, allègement du travail pour les femmes enceintes…), qui étaient jusqu’alors dans les conventions collectives, pourront être demain remis en cause par accord d’entreprise.
Les femmes précaires en première ligne :
Les femmes sont surreprésentées parmi les salariés des petites entreprises et les contrats à durée déterminée et sont les premières touchées par les emplois à temps partiel. Il sera désormais possible, par accord d’entreprise d’imposer aux salariés, des clauses de mobilité. Le temps de travail, le salaire seront aussi décidés au sein des entreprises .En accordant aux employeurs la possibilité de mettre en place des horaires de travail impossible à mener de front avec une vie familiale, les ordonnances pénalisent une fois de plus les femmes.
L’égalité professionnelle à la trappe :
Aujourd’hui, les entreprises sont tenues de fournir des données sur les inégalités femmes-hommes. Les ordonnances réserveront aux accords d’entreprise le choix de transmettre ou non ces données.
La disparition du CHSCT, aura un impact direct sur la prévention des violences sexuelles au travail. 20% des femmes déclarent avoir déjà subi du harcèlement sexuel au travail, or, le gouvernement décide de faire disparaitre l’instance dédiée à la santé et la sécurité au travail.
Le candidat Macron avait promis de faire des droits des femmes la grande cause nationale de son quinquennat. S’il ne s’agissait pas d’instrumentaliser ce sujet à des fins de communication, qu’il retire ces ordonnances qui vont accroitre les inégalités professionnelles."
Publié le 6 Septembre 2017
par Alternative Citoyenne de la Manche
dansArt et culture
Granville. Pour la réouverture du fonds patrimoine de la Médiathèque
Auteur : Association du Collectif Citoyen du Pays de Granville
Créé le 06/09/2017
À l'attention : Madame le Maire de Granville et Madame l'adjointe chargée de la culture la culture
Granville. La médiathèque de la ville est un établissement public qui donne accès à plusieurs services dont le fonds patrimoine qui a fermé ses portes à compter du 1er septembre pour une durée indéterminée.
C’est au fonds patrimoine qu’est rangée une bonne partie des archives de la ville.
Livres, brochures, revues, presse hebdomadaire granvillaise depuis le 19ème siècle, dons de la famille de la Morrandière et même collections rares consultables sur place nous révèlent notre passé.
Beaucoup d’historiens professionnels et amateurs, des étudiants, quelques uns venant de très loin, fréquentent régulièrement les lieux.
Aucun ouvrage sur Granville ou sa région n’aurait pu être édité sans que des écrivains locaux n’utilisent ce service indispensable.
Si le carnaval de Granville est maintenant inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'humanité ( Unesco) c'est aussi parce qu’il a été possible de reconstituer son histoire à partir de documents visibles au fonds patrimoine et au musée ville d’Art et d’Histoire.
Il n’y a pas si longtemps, le fonds patrimoine était tenu par des personnes qualifiées, titulaires de leur poste, et les heures d’ouverture étaient celles de la médiathèque. Ensuite, on est passé à trois après midi d’ouvertures par semaine, puis deux et maintenant fermeture pour une durée indéterminée sans aucune explication.
A Saint-Malo, les archives municipales sont à la disposition du public du lundi au vendredi 6 heures par jour. Voyez la différence !
Nous sollicitons la réouverture du fonds patrimoine à brève échéance. Après la fermeture pour travaux du musée Ville d’Art et d’Histoire, on ne peut accepter que la mémoire de notre cité soit enterrée dans tous les services de la ville.
Les ordonnances tant attendues qui doivent réformer l'actuel Code du travail ont été présentées, dans un premier temps aux syndicats puis à la presse. Les cinq ordonnances devraient donner lieu à 36 mesures.
Plafonnement des indemnités prud'homales: le plafond de dommages et intérêts en cas de licenciement abusif, sera fixé à 3 mois de salaire jusqu'à deux ans d'ancienneté. Il augmentera ensuite jusqu'à 20 mois de salaire à partir de 30 ans d'ancienneté. Les indemnités légales de licenciement seront augmentées de 25% d'un mois de salaire par année d'ancienneté, au lieu de 20% aujourd'hui. Le délai de recours aux prud'hommes, quant à lui, sera limité à un an pour tous les types de licenciements.
La possible négociation des TPE sans syndicat:: Les TPE de moins de 20 salariés pourront négocier avec unemployé non élu et non mandaté par un syndicat. Selon le ministère du Travail, cette mesure est prise alors que les délégués syndicaux sont absents dans 96% des petites entreprises.
Renforcement du rôle des branches: Les branches auront plus de marge de manœuvre. On note la possibilité de recourir aux CDD et CDI de chantier. Les branches pourront ainsi adapter la durée, le nombre de renouvellements et le délai de carence des CDD en fonction des particularités du secteur.
Un périmètre national en cas de plan social: Dans le cadre de difficultés économiques que rencontrera une multinationale souhaitant licencier dans sa filiale française, le juge ne pourra désormais prendre en compte le périmètre de l'Hexagone seulement et non plus l'échelle mondiale, comme jusqu'alors.
Télétravail renforcé et sécurisé: Le gouvernement entend développer et sécuriser le télétravail, de plus en plus présent en France.
Un référendum à l'initiative de l'employeur dans les entreprises de moins de 20 salariés: En l'absence d'élu du personnel, les patrons des entreprises de moins de 20 salariés pourront négocier directement avec les salariés avant de soumettre des accords à un référendum sur tous les sujets de négociation.
Accord majoritaire à 50% à partir du 1er mai: Pour être validés, les accords d'entreprise devront être approuvés par des organisations représentants 50% des voix, et non plus 30% comme aujourd'hui.
Prise en compte de la pénibilité: Le gouvernement entend réformer le compte professionnel de prévention.
Fusion des instances de représentation du personnel: Une instance unique nommée "comité social et économique" (CSE) remplacera et fusionnera le comité d'entreprise (CE), le CHSCT et les délégués du personnel dans les entreprises de plus de 50 salariés.
Plus de clémence pour les vices de forme: Avec ces ordonnances, la sanction en cas de vice de forme lors d'un licenciement ne pourra excéder un mois de dommages et intérêts. Ce qui n'empêchera pas un examen du dossier sur le fond.
Ruptures conventionnelles collectives: Par accord homologué par l'administration, les ordonnances donnent la possibilité aux entreprises de définir un cadre commun de départs volontaires.
Code du travail numérisé: Il sera possible de consulter le Code du travail de manière numérique afin de simplifier les démarches.
Les ordonnances seront appliquées dès la fin du mois de septembre.
Publié le 31 Août 2017
par Alternative Citoyenne de la Manche
dansDroits de l'homme
Harcèlement judiciaire et policier / Condamnation
France 28 août 2017
L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, partenariat de la FIDH et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante en France.
Description de la situation :
L’Observatoire a été informé par des sources fiables de la condamnation et du harcèlement continu de M. Cédric Herrou, militant engagé dans des actions d’aide et d’accueil des personnes migrantes et réfugiées notamment dans la vallée de la Roya, région des Alpes Maritimes qui borde la frontière italienne, membre du conseil d’administration de l’association « Roya citoyenne », association de défense des migrants de la vallée franco-italienne de La Roya [1]. M. Herrou dénonce particulièrement le refoulement illégal de migrants, notamment des mineurs, des Alpes Maritimes vers l’Italie.
Selon les informations reçues, le 8 août 2017, la Cour d’appel d’Aix-en-Provence a condamné M. Cédric Herrou à quatre mois de prison avec sursis et à verser 1 000€ de dommages et intérêt à la Société nationale des chemins de fer (SNCF) pour « aide à l’entrée, à la circulation et au séjour irréguliers d’un étranger en France » commis en octobre 2016 (article L. 622-1 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda)) et « faits d’installation en réunion sur le terrain d’autrui [la SNCF], sans autorisation, en vue d’y habiter » (article 322-4-1 du Code pénal).
Pendant le procès, l’avocat général a invoqué qu’il y avait eu une contrepartie à l’aide apportée par Cédric Herrou, car « lorsque l’aide s’inscrit dans la contestation globale de la loi, elle sert une cause militante et constitue à ce titre une contrepartie ».
Le 10 février 2017, le Tribunal correctionnel de Nice avait condamné en première instance M. Cédric Herrou à une amende de 3 000€ pour « aide à l’entrée, à la circulation et au séjour irrégulier d’un étranger en France » (voir rappel des faits).
En première instance M. Cédric Herrou avait expliqué vouloir « apporter aux migrants un soutien sanitaire, alimentaire et moral » notamment aux personnes, principalement originaires du Soudan et de l’Érythrée qui traversent à pied la frontière italienne par la vallée de la Roya.
Par ailleurs, une autre procédure pénale visant M. Herrou est actuellement en cours. Le 26 juillet 2017, le parquet de Grasse a mis M. Cédric Herrou en examen pour « aide à l’entrée et à la circulation d’étrangers en situation irrégulière ». M. Cédric Herrou avait été arrêté le 24 juillet 2017 à la gare de Cannes dans un train dans lequel voyageaient 156 personnes migrantes qui se rendaient à Marseille pour déposer une demande d’asile. M. Herrou était présent dans le train de Nice à Cannes afin de filmer d’éventuelles interpellations. Après avoir été maintenu en garde à vue pendant deux jours, sa sixième depuis 2016, M. Cédric Herrou a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire français et d’accéder aux gares et aux parvis de gare des Alpes Maritimes. Il doit en outre aller pointer à la Gendarmerie de Breil sur Roya toutes les deux semaines. Il risque jusqu’à cinq ans de prison et 30 000 € d’amende [2].
M. Herrou est également régulièrement convoqué par la police. Le 17 août 2017, il a été convoqué à une audition libre car il est « soupçonné d’avoir commis ou tenté de commettre l’infraction d’injure publique envers un fonctionnaire dépositaire de l’autorité publique par un moyen de communication par voie électronique et ce les 12 et 13 juin 2017 ». Cette convocation, qui fait suite à une plainte déposée par le préfet est liée à un post Facebook dans lequel il critiquait la politique mise en place à l’encontre des migrants dans la région. Par ailleurs, depuis 2016 il a fait l’objet de six gardes à vue et son domicile a été perquisitionné à quatre reprises.
En outre, plusieurs gendarmes sont postés dans la montagne autour du domicile de M. Cédric Herrou et les bénévoles qui travaillent chez Cédric Herrou en faveur des droits des migrants sont très souvent contrôlés par la police, au même titre que toute personne qui descend de chez lui. Des actes d’intimidation et des insultes de la part de membres des forces de l’ordre visant M. Herrou, son avocat et des bénévoles qui travaillent avec lui auraient également été rapportés. M. Herrou reçoit également de nombreuses menaces et insultes par courrier et sur les réseaux sociaux.
M. Herrou n’est pas le seul militant harcelé en France pour son soutien aux personnes migrantes et réfugiées. Plusieurs se sont plaints de la multiplication des cas de convocations au commissariat, de gardes à vue et de poursuites pour aide au séjour irrégulier ou autres délits [3].
La vallée de la Roya dans les Alpes Maritimes, qui compte 5000 habitants, est le théâtre d’une vaste opération policière visant à intimider le passage et la présence de migrants. La vallée est en permanence surveillée par environ quatre-cents policiers et/ou gendarmes, qui opèrent un contrôle strict du déplacement de toute personne « d’apparence étrangère », selon les témoignages des associations. Des dizaines de migrants se cachent et se mettent en danger pour échapper à la police. Ainsi, il y aurait eu officiellement 18 décès de personnes migrantes constatés par les pompiers depuis l’été 2016. En outre, lorsque des personnes sont appréhendées par la police aux frontières française, plusieurs témoignages font état de refoulement vers l’Italie, en violation des procédures relatives au droit d’asile. En l’absence de processus d’accueil et d’accompagnements, des habitants se mobilisent pour apporter une aide humanitaire ou un soutien juridique ou social aux personnes migrantes présentes dans la région.
L’Observatoire s’indigne de la condamnation et du harcèlement judiciaire dont M. Cédric Herrou fait l’objet en ce qu’ils ne visent qu’à le punir pour ses activités légitimes et pacifiques de défense des droits humains, et particulièrement son action en faveur des personnes migrantes et réfugiées dans la vallée de la Roya.
L’Observatoire appelle les autorités françaises à mettre un terme à toute forme de harcèlement, y compris au niveau judiciaire à l’encontre de M. Cédric Herrou et celle de l’ensemble des défenseurs des droits humains visés dans le cadre de leurs actions en faveur des personnes migrantes et réfugiées en France.
Plus généralement, l’Observatoire appelle les autorités françaises à garantir une protection efficace contre des poursuites visant des actions « humanitaires et désintéressées ». En effet, la formulation des dispositions de l’article L. 622-4 du Ceseda est si imprécise qu’elle peut donner lieu à des interprétations jurisprudentielles contradictoires, en fonction de la nature des actes de solidarité incriminés [4].
Rappel des faits :
Le 11 août 2016, M. Cédric Herrou a été interpellé à la sortie de son domicile et placé en garde à vue par la police aux frontières de Menton, alors qu’il conduisait un véhicule avec à son bord huit personnes migrantes d’origine érythréenne sans papiers d’identité.
Lors de son interrogatoire, M. Cédric Herrou revendiquait une action humanitaire ancienne auprès des migrants afin de leur permettre de se nourrir, de se laver et de se réchauffer avant de les conduire à la gare ferroviaire la plus proche sans percevoir aucune contrepartie.
L’affaire fut classée sans suite par la justice française au motif de l’ « exemption humanitaire » prévue par la loi. En effet, le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda) exonère de poursuites pénales « toute personne physique ou morale, lorsque l’acte reproché n’a donné lieu à aucune contrepartie directe ou indirecte et consistait à fournir des conseils juridiques ou des prestations de restauration, d’hébergement ou de soins médicaux destinées à assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger, ou bien toute autre aide visant à préserver la dignité ou l’intégrité physique de celui-ci » (article L. 622-4 du Ceseda).
Le 20 octobre 2016, une patrouille de gendarmerie a évacué un immeuble désaffecté de la SNCF à Saint Dalmas de Tende, organisé en centre d’accueil temporaire pour étrangers en situation irrégulière en provenance d’Érythrée et du Soudan, dont 29 mineurs, par plusieurs associations dont Roya citoyenne, Médecins du monde, Amnesty International, Association démocratie Nice (ADN), Habitat & citoyenneté, Réseau éducation sans frontières (RESF), Cimade 06, MRAP 06, et la Ligue des droits de l’Homme (LDH). Sur place étaient également présents plusieurs représentants d’associations locales, y compris la section de Cannes et de Grasse de la LDH et M. Cédric Herrou. Trois bénévoles ont été arrêtés dont M. Herrou. Dans leur procès-verbal, les gendarmes ont conclu à une occupation illicite du bien immobilier appartenant à la SNCF « ne permettant pas d’accueillir dans des conditions sanitaires et sécuritaires les personnes affaiblies, malades et souvent mineures ». M. Herrou a été gardé 48 heures en garde à vue et les deux autres bénévoles 24 heures. Le parquet de Nice a alors décidé d’engager des poursuites pénales contre M. Herrou à la suite de ce procès-verbal. Aucun des autres bénévoles ou associations présentes n’a été inquiété. M. Herrou a été placé sous contrôle judiciaire : il a été assigné à résidence, interdit de quitter le département des Alpes Maritimes et interdit de conduire un véhicule. Son mini van a de plus été saisi par la police.
A l’issue de l’enquête, M. Cédric Herrou a été renvoyé devant le tribunal correctionnel et placé sous contrôle judiciaire dans l’attente d’un jugement.
Le 10 février 2017, le Tribunal correctionnel de Nice a reconnu que l’action de M. Cédric Herrou se faisait dans un cadre de solidarité évident mais a cependant estimé que M. Herrou n’apportait pas la preuve d’une action de sauvegarde individualisée pour chaque migrant dont il a facilité l’entrée sur le territoire national alors qu’il ne peut pas indiquer leurs noms, les circonstances de leur venue en Europe et fournir la preuve au cas par cas d’un franchissement de la frontière qui aurait été réalisé dans des circonstances matérialisant un péril.
Par ailleurs, le tribunal a également estimé que les personnes migrantes dont M. Cédric Herrou a facilité le séjour et la circulation se trouvait sur le territoire national du fait de sa propre action. Par conséquent le tribunal a reconnu M. Cédric Herrou coupable « d’aide à l’entrée, à la circulation et au séjour irrégulier d’un étranger en France » et l’a condamné à une amende de 3 000€.
Actions requises :
L’Observatoire vous prie de bien vouloir écrire aux autorités françaises en leur demandant de :
i. Mettre un terme à toute forme de harcèlement, y compris au niveau judiciaire, à l’encontre de M. Cédric Herrou, ainsi que l’ensemble des défenseurs des droits humains et particulièrement des droits des personnes migrantes et réfugiées en France ;
ii. Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à ses articles 1 et 12.2 ;
iii. Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la France.
Adresses :
· M. Emmanuel Macron, Président de la République, @EmmanuelMacron ; Tel : +33 1 42 92 81 00 · M. Edouard Philippe, Premier Ministre, @EPhilippePM ; Tel : +33 1 42 75 80 00 · M. Gérard Collomb, Ministre de l’intérieur, @gerardcollomb · M. Jean Yves le Drian, Ministre des affaires étrangères, @JY_LeDrian ; Tel : +33 1 43 17 53 53 · Mme Nicole Belloubet, Ministre de la justice, @NBelloubet ; Tel : +33 1 44 77 60 60 · Mme Christine Lazerges, Président de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH), Fax : +33 1 42 75 77 14 ; email : cecile.riou@cndh.fr @CNCDH · Mme Elisabeth Laurin, Représentante permanente de la République française auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, Fax : +41 22 758 91 37 ; email : mission.france@ties.itu.int ; @FranceONUGeneve · M. Pierre Sellal, Représentant permanent de la République française auprès de l’Union européenne à Bruxelles, Fax : +32 22 30 99 50 ; email : courrier.bruxelles-dfra@diplomatie.gouv.fr ; @RPFranceUE
Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de la France dans vos pays respectifs.
*** Paris-Genève, le 28 août 2017
Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.
L’Observatoire, partenariat de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible. La FIDH et l’OMCT sont membres de ProtectDefenders.eu, le mécanisme de l’Union européenne pour les défenseurs des droits de l’Homme mis en œuvre par la société civile internationale.
Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence : · E-mail : Appeals@fidh-omct.org · Tel et fax FIDH : 33 1 43 55 25 18 / 33 1 43 55 18 80 · Tel et fax OMCT : + 41 22 809 49 39 / 41 22 809 49 29
Notes
[1] La « Roya citoyenne » porte secours aux réfugiés et migrants de passage dans la vallée de la Roya. L’association fait également l’objet d’une procédure d’assignation en référé à la suite d’une plainte déposée par M. Olivier Bettati, conseiller municipal de Nice et conseiller régional de la région PACA. L’audience initialement prévue le 18 juillet 2017 a été reportée au 13 octobre 2017.
Publié le 31 Août 2017
par Alternative Citoyenne de la Manche
dansEducation
Ce lundi28 août 2017, dès 17 h les gens commencent à se rassembler sur le parc de stationnement du Thar à la Haye-Pesnel, afin d’obtenir, après le maintien d’une classe de troisième au collège in extrémis fin juin, le rétablissement de toutes les heures de fonctionnement.
Il en faudrait 390 pour l’ensemble des classes alors que la dotation n’est que de 369 h et demi.
Les enseignants étaient présents aux côtés des parents d’élève.
Vers 17 h 30 les quelques 200 personnes présentes, comptant de nombreux enfants qui devront dans quelques années rejoindre le collège, s’ébranle vers la place de la mairie, où un débat est prévu vers 19 h 30.
Un tracteur devant et un autre derrière pour sécuriser la petite troupe qui déambule lentement vers le lieu final, et la gendarmerie qui dévie les véhicules et les trop nombreux camions qui empruntent le centre de la bourgade.
Tout ceci est bon enfant sous un soleil de plomb.
A l’heure dite, arrivent, l’inspecteur d’académie M. LHUISSIER, le député LREM M. SORRE, et la principale du collège Mme HASSIG, la table octogonale se compose avec la présidente des parents d’élève du collège Mme CHARTRAIN, le maire de la Haye Pesnel M. NAVARRET, des élèves, et le représentant des professeur M. MANSOUR.
La présidente des parents d’élèves rappelle rapidement la situation justifiant cette réunion.
L’inspecteur reconnaît une sous évaluation et ce dès le début de l’année civile, ajoutant que plus les établissements sont petits plus ils sont touchés (pénalisés serait plus juste) par l’effet de seuil.
Le représentant des professeurs évoque le caractère illégal de la réduction de la dotation horaire, menaçant d’un recours devant le tribunal administratif.
Le maire de la Haye Pesnel souligne à juste titre que le compte n’est pas bon.
Le meilleur est réservé au député qui annonce qu’un compromis est nécessaire après des concessions de part et d’autre.
En peu de temps il est passé de l’éducation nationale à l’usage quasi parfait de la langue de bois.
Résultat, les parents d’élèves évoquent le blocage de l’établissement et les enseignants du collège menacent de faire grève à la rentrée.
Il est certain que la situation ne peut que se durcir.
Les déclarations du ministre de l’éducation nationale pourfendant ce qui a été entrepris par sa prédécesseure ne sont pas de nature à rassurer les parents d’élèves.
La tension ne doit pas retomber, et l’heure est à la mobilisation générale de l’ensemble des citoyens face à une politique de réduction.
Publié le 25 Août 2017
par Alternative Citoyenne de la Manche
dansTribune libre
Votre programme était clair, enfin pour ceux qui ont encore une bonne vue (1) et un peu de lucidité d’esprit, prendre aux plus pauvres pour enrichir ceux qui ont déjà trop, beaucoup trop.
PRIMO - La CSG
Parmi ces idées hormis le démantèlement du Code du travail figure l’augmentation programmée de la CSG pour les retraités au-delà du SMIC, à savoir dans un premier temps 1,7 % et dans un deuxième 1,4 %, soit au total 3,1 %.
Vous n’êtes pas sans savoir que la grande masse des retraités va ainsi subir une diminution non négligeable de sa retraite, laquelle n’a pas été revalorisée depuis plusieurs années.
Vous avez également annoncé la baisse des charges pour les salariés, mais soudainement elle vient d’être différée et ventilée ?
Comment allez vous compenser ? Car je ne pense pas que ces futurs retraités lointains, soient d’accord de toucher une retraite diminuée du fait de la baisse des cotisations, sachant que dans notre système de retraite par répartition, ce sont les cotisants du moment qui assurent en partie le paiement des retraites.
Attention ! Effet immédiat revalorisation du salaire, effet secondaire à terme baisse des retraites.
J’espère que vous suivez le raisonnement, car non seulement vous imposez violemment aux retraités une augmentation de la CSG, donc une diminution des retraites non augmentées (oui j’aime bien répéter pour que cela pénètre nos cerveaux lessivés et aseptisés par les inepties télévisuelles(2)) pour ainsi nous habituer à des baisses régulières jusqu’où ?
Il s’agit d’une mesure arbitraire, dictatoriale qui ressemble beaucoup à du racket, avec la complicité des caisses de retraites.
Pendant un certain temps, une partie des retraités disposait d’un pouvoir d’achat leur permettant de vivre correctement et d’accéder à certains loisirs après une longue vie de labeur.
Il me semble que la tendance, la courbe, va sérieusement s’inverser à notre détriment.
C’est un non sens économique, mais n’essayez pas de nous faire croire que c’est dans un but général, non pas, c’est volontaire et au profit de la classe dominante, celle qui se permet de verser 34,7 milliards de dividendes à ses actionnaires, plus qu’en Allemagne et au Royaume (dés) Uni.
DEUXIO - La taxe d’habitation
Vous avez annoncé la suppression de la taxe d’habitation, puis vous vous êtes ravisé vers une suppression partielle et graduée dans le temps.
Ce qui aurait été bien m’sieur, c’est de la supprimer, outre les personnes non imposables, pour toutes celles qui sont locataires (non propriétaires de biens ou droits immobiliers) dont les revenus sont inférieures à 1500 € pour une personne seule, et 2500 € pour un couple.
Par ailleurs son mode de calcul est obsolète, c’est certain, mais il faut tout remettre à plat, j’entends pour ceux qui peuvent payer, certaines communes se goinfrent, interdisant l’accès au logement décent pour beaucoup de gens aux faibles revenus, est-ce normal ?
TERTIO - L’ISF
Le comble de votre dévotion à l’argent roi, c’est votre projet de réforme de l’ISF en relevant le seuil et taxant uniquement les biens immobiliers, en faisant disparaître les actifs mobiliers afin de relancer l’économie au moyen d’investissements plus importants.
Mais dites-moi si je me trompe, théoriquement on ne verse des dividendes aux actionnaires qu’après avoir provisionner le poste investissement de l’entreprise ?
Alors pourquoi ce cadeau, qui de surcroît, va grandement bénéficier aux grandes sociétés financières, qui boursicotent, en « faisant de l’argent avec de l’argent ».
Franchement vous n’en avez pas marre de nous prendre pour des gogos, il est vrai que nous sommes des gens qui ne sont rien, mais avec vos mesures nous risquons d’atteindre très vite le niveau des moins que rien.
Alors moi, pauvre sans dent et sans rien, je vous propose au contraire de renforcer l’ISF :
- En ramenant le seuil à 4 millions d’euros.
- En taxant tous les biens immobiliers et plein pot y compris la résidence principale (si cette dernière dépasse 300000 €) pour les biens agricoles et forestiers, je développerai ultérieurement des propositions, en fonction de leur mode de gestion. Mais il est vrai que les abattements actuellement en vigueur sont juteux sous certaines conditions.
- Tous les biens mobiliers : meubles meublants, voitures, bateaux, avions, parts de sociétés, actions, obligations, œuvres d’art (qui seraient mieux dans des musées accessibles à tous que dans des salons particuliers) contrats d’assurances vie, etc...
- Obliger les souscripteurs à réaliser une véritable expertise immobilière par des experts fonciers formés pour ce faire (j’ai aussi des idées sur ce point). Précision l’expertise immobilière est technique qui s’apprend, le marché est un élément d’expertise pas le principal. Mais en aucun cas elle ne se fait au doigt mouillé !
- Relever bien sûr le pourcentage des tranches.
Quatro – reforme des retraites
La sempiternelle question de la réforme des retraites fait partie de vos objectifs. Beaucoup de vos prédécesseurs s’y sont employés, y compris FILLON, mais il y a la manière, c’est sûr que tout un chacun a droit à une retraite décente.
Mais avant de déshabiller Pierre pour renflouer Paul (pillé principalement par l’État) il va falloir une vraie concertation avec l’ensemble des partenaires sociaux et du peuple.
Il est clair que la pierre d’achoppement sera la question du RÉGIME GÉNÉRAL DE RETRAITES PAR RÉPARTITION.
Fixer les bases de calcul, la durée, évaluer la pénibilité (pour l’instant rien n’est probant) que prends-t-on en compte ?
Là franchement je vous souhaite bien du plaisir, car gérer l’argent collectif est un métier, et qu’en on compare certains régimes particuliers on s’aperçoit que certains gestionnaires ont manqué de discernement quand d’autres assuraient l’avenir de leurs cotisants.
Joël BELLENFANT (simple citoyen)
(1) Vous avez annoncé le remboursement intégral des prothèses oculaires et auditives, vous en êtes où ?
(2) Il est urgent d’apprendre dans les écoles de la RÉPUBLIQUE le déchiffrage de l’image et du son.