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L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

Emprunts toxiques: en finir!

Publié le 14 Février 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Départementales 2015

Communiqué de presse du Front de Gauche de la Manche, Bertrand Hulin et Miloud Mansour.
À la suite de la faillite de Dexia  qui a coûté près de 150 milliards d’Euros à l’État français, un nouveau crédit local de France avait vu le jour avec des capitaux de  la caisse des dépôts et consignations et de la banque postale. 
L’obligation de renégocier les emprunts toxiques des collectivités aurait dû alors être imposée. Cela n’a pas été le cas et on en mesure aujourd'hui les conséquences notamment dans notre département. Les collectivités doivent rembourser des pénalités et des intérêts considérables. 
Dans la mesure où ce sont désormais des structures publiques qui détiennent les emprunts, il n’est pas concevable de laisser des collectivités  ou des société d’économie mixtes étroitement dépendantes de ces collectivités dans une situation de quasi-faillite ou dans l'incapacité de projeter de futurs investissements d’intérêt général comme c’est le cas  pour POINT FORT ENVIRONNEMENT.
Nous demandons qu’un moratoire soit prononcé sur la totalité des emprunts  et que s’engage  une renégociation des dettes toxiques. Nous appelons les conseillers généraux de l'actuelle majorité et de l'opposition à relayer cette demande.
Il est urgent de mettre fin à la fausse alternative actuelle consistant soit à payer des pénalités à la limite du soutenable soit à s’en remettre à une hypothétique décision de justice cassant la légalité des emprunts toxiques. Il est également inacceptable que le décret du gouvernement ait conditionné l'accès au fond d’aide à un engagement de renoncer à toute  poursuite devant les tribunaux.
Des décisions politiques doivent être prises rapidement afin de mettre fin à des remboursements insoutenables qui, combinés avec les réductions drastiques des dotations de l’État, conduisent à l'asphyxie des finances des collectivités. Les candidates et candidats du Front de Gauche aux élections départementales seront porteurs de cette demande dans leur campagne électorale.
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Grèce: vers la choc frontal

Publié le 9 Février 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Austérité et dictature financière

Voici à ce sujet quelques réflexions de notre camarade Stathis Kouvélakis (membre du comité central de Syriza et l’un des animateurs de sa plate-forme de gauche, par ailleurs, en France, membre d’Ensemble), après le discours de politique générale d’Alexis Tsipras :

 

La déclaration de politique générale d'Alexis Tsipras de ce soir a été suivie avec une attention particulière tant dans le pays que dans les chancelleries européennes - et sans doute aussi aux USA. Dans le pays, après le chantage de la BCE et les agressions continues des dirigeants européens, s'étend une atmosphère d'effervescence, de dignité retrouvée, de volonté à la fois de soutenir le gouvernement face au chantage et de faire pression pour empêcher tout recul. A l'extérieur, et plus particulièrement dans les milieux dirigeants, on soupesait chaque mot et surtout chaque mesure annoncée pour jauger de la détermination du premier ministre et de son gouvernement.
La plupart s'attendaient à une inflexion significative, annonçant un retrait, qui faciliterait un "compromis" lors des sommets européens de cette semaine, en réalité une soumission de la Grèce aux diktats. Ceux-là ont certainement été déçus. Car Alexis Tsipras n'a en réalité fait aucune concession de fond. Certes, il a évité d'utiliser le terme "annulation de la dette". Mais il fortement insisté sur son caractère non-viable, revendiqué sa "diminution" et sa "restructuration". Autre point: il n'a pas annoncé le rétablissement immédiat du SMIG à son niveau de 2009 (751 €) mais il s'est engagé à le rétablir courant 2015. Pour le reste, il a égrené tous les points du programme de Thessalonique: mesures d'urgence pour faire face au désastre humanitaire (nourriture, rétablissement du courant électrique, transport et couverture médicale pour tous), rétablissement de la législation du travail, suppression des taxes injustes sur le foncier, réforme fiscale pour faire payer les riches, relèvement du seuil d'imposition à 12 000 €, réintégration des fonctionnaires licenciés, fin des privilèges accordés aux médias privés, reconstitution de l'ERT (audiovisuel public), activation des parts des banques détenues par l'Etat, fin de la mise en l'encan du patrimoine public (port, infrastructures, énergie), fin de la répression policière des mobilisations populaires.

 

Point stratégique: Alexis Tsipras a répété qu'il refuse de demander l'extension du "programme d'assistance" actuel et la tutelle de la Troïka et a demandé une extension de la liquidité accordée aux banques grecques basée sur le remboursement des profits effectués par les banques centrales de la zone euro sur la dette grecque et l’extension de la capacité d’endettement du gouvernement grec. Il a enfin insisté sur la nécessité de budget équilibrés tout en refusant les excédents primaires exorbitants destinés à rembourser ad vitam eternam la dette et à recycler l'autorité. Mais même cet engagement de budget à l'équilibre paraît difficilement compatible avec les mesures sociales annoncées dans un contexte de rentrées fiscales anémiques.
Réforme hautement symbolique, celle du code de la nationalité, pour accorder la citoyenneté à tous les enfants d'immigrés nés en Grèce, dont il a fait un éloge vibrant. Il a également longuement insisté sur le rôle du nouvellement créé ministère de l'immigration, dont il souligné le rôle dans la protection des droits humains et de la dignité des personnes, tout en demandant un changement de la politique européenne en la matière. Preuve, s'il en fallait, que la participation des Grecs Indépendants (ANEL) au gouvernement n'a modifié en rien la position de Syriza sur ces questions.

 

En réalité, le noyau dur des Mémorandums a été balayé. La rupture est bien là. Et Alexis Tsipras a enfoncé le clou de plusieurs façons. Tout d'abord il s'est explicitement référé au rôle de la mobilisation en Grèce et à la solidarité internationale, qu'il a salué de façon appuyée, dans la bataille que livre le gouvernement. Et il a été d'une grande fermeté sur le fait que le rétablissement de la souveraineté nationale et démocratique et de la dignité du peuple grec ne sont pas négociables. Dans le contexte actuel, cela équivaut à un appel à descendre dans la rue, et je ne doute pas qu'il soit entendu, en Grèce et en Europe.
De plus, à la fin de son discours, après un long hommage à la longue histoire de lutte du peuple grec, il a remis sur le tapis la question des indemnités de guerre de l'Allemagne et placé Manolis Glezos à la tête de la démarche qui sera menée par le gouvernement. Or l'on sait que ce sujet est un véritable "chiffon rouge" pour les dirigeants allemands.

 

Globalement, on peut dire qu'Alexis Tsipras a envoyé un message de fermeté et de combativité tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de son pays. Il a démenti les attentes de ceux qui misaient déjà sur une pente descendante de concessions menant à une capitulation. Il semble tout à fait exclu que les dirigeants européens puissent tolérer en quoi que ce soit la politique qui a été présentée aujourd'hui devant le parlement grec.
On se trouve donc bien devant un scénario de confrontation, qui prendra un tour décisif au cours de cette semaine, avec la conjonction des sommets européens et des mobilisations de rue. Nous sommes sans doute à la veille de grands événements, qui peuvent bouleverser le cours actuel des choses en Grèce et en Europe.
Dans la combinaison de la détermination de la direction grecque, de la mobilisation du peuple et de la solidarité internationale se trouve l' "équation magique" d'une victoire possible!
 

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Grèce : Le coup d’État financier de la BCE contre la Grèce

Publié le 5 Février 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Austérité et dictature financière

Euros

La décision des banquiers centraux menace d’asphyxier financièrement l’Etat grec pour obliger le gouvernement d’Alexis Tsipras à renoncer à ses engagements.

 

La BCE a annoncé ce mercredi soir qu'elle cessait d'accepter les titres grecs comme collatéraux. Le système bancaire grec n'est désormais relié à la zone euro que par le programme d'accès à la liquidité d'urgence qui est soumis à un accord avec les créanciers d'ici au 1er mars.

 

La BCE met la pression sur la Grèce. Ce mercredi soir, l'institution de Francfort a levé l'éligibilité des obligations d'Etat grecques comme collatéraux pour les opérations normales de refinancement dans la zone euro. Ceci signifie que, pour venir retirer des liquidités auprès de la BCE, les banques ne pourront plus donner comme garanties les titres grecs.

Exception levée

Cette décision lève en fait une exception qui avait été accordée à la Grèce sous la condition qu'elle suive le programme de la troïka. Normalement, la BCE n'accepte que les obligations d'Etat notées dans la catégorie "d'investissement" par les agences, ce qui n'est pas le cas des titres helléniques. Elle avait accepté des dérogations pour les pays "sous programme" en considérant que ces pays étaient sur la voie du retour à une meilleure notation. D'où cette condition du programme.

Athènes ayant refusé de collaborer avec la troïka, la BCE, considérant de son propre chef qu'il n'y a pas de perspectives que le programme soit poursuivi, suspend l'exception. Le Conseil des gouverneurs n'aura donc pas attendu que les négociations s'engagent réellement entre Athènes et ses créanciers. La BCE est, du reste, allée à la limite de son mandat en suspendant cette exception sur la simple « présomption » (selon le communiqué de presse ) qu'un accord ne pouvait être trouvé.

Le dernier fil entre la Grèce et la zone euro : l'ELA

Pour le moment, la BCE ne « coupe » pas le robinet à la Grèce. Certes, les banques grecques ne pourront guère aller, faute de collatéraux, se refinancer au guichet de la BCE. Les banques grecques pourront, en revanche, toujours bénéficier de l'accès à l'aide à la liquidité d'urgence (ELA) qui, cet après-midi, a été confirmé jusqu'au 28 février. Avec cet accès, les banques pourront continuer à fonctionner normalement, mais pendant 25 jours. Pas un de plus. Surtout, la BCE peut couper cet aide normalement « temporaire » à tout moment.

Coup de tonnerre

Cette décision de la BCE est un coup de tonnerre : elle signale à la Grèce qu'elle n'est plus tenue dans la zone euro que par un fil, celui de l'ELA. Or, l'ELA est lui aussi dépendante de l'acceptation du programme. C'est clairement une offensive de la BCE contre le nouveau gouvernement afin qu'il revienne en arrière et accepte les conditions des créanciers. C'est un appui à la contre-offensive de Berlin qui enjoint Athènes de rentrer dans le rang de la troïka. C'est aussi une fin de non recevoir pour les propositions de Yanis Varoufakis, le ministre des Finances hellénique qui, mardi, a proposé des projets de restructuration de la dette hellénique. Mais il y a pire : la BCE menace de causer une panique bancaire pour forcer le gouvernement grec à céder. C'est là jouer avec le feu.

25 jours pour trouver un accord. Pas un de plus

Le calendrier est donc désormais clairement fixé : la Grèce dispose de 25 jours pour trouver un accord avec ses créanciers. Faute de quoi, il ne lui restera guère d'autres solutions que de sortir de facto de la zone euro. La BCE tente encore une fois clairement l'intimidation qui avait réussi par deux fois à faire céder les pouvoirs en place : en 2010 en Irlande et en 2013 à Chypre. La BCE affirme encore une fois un rôle politique qui n'est guère en accord avec sa soi-disant indépendance. Reste la question : Athènes baissera-t-elle la tête comme jadis Nicosie et Dublin ? Impossible à dire. Ce soir, Athènes a répété qu'il n'était pas question d'accepter la poursuite de l'austérité. La BCE est-elle prête à prendre le risque d'une sortie de la Grèce de la zone euro et le gouvernement grec est-il prêt à abandonner ses promesses électorales ? Toute la question est là.

Vu sur le site de la Tribune   voir les autres articles sur la Grèce.

 

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Congrès d’Ensemble. L’unité, le Front de gauche

Publié le 3 Février 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Front de gauche

LOGO HQ NEWAurélien Soucheyre Dimanche, 1 Février, 2015
Photo : Twitter ( @JFPellissier)
"On est aussi tous très convaincus de la nécessité d’un Front de gauche uni et actif pour construire une alternative au social-libéralisme."Photo : Twitter ( @JFPellissier)
Le mouvement a fusionné ses différents courants et a adopté un projet d’orientation politique et de fonctionnement. Il entend s’opposer au social-libéralisme et dynamiser le Front de gauche.

 

Ensemble, c’est fait. Et ça continue. Le mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire, a fédéré tous les courants qui le composent lors de son Assemblée générale constitutive, ce week-end à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Le projet d’orientation politique et de fonctionnement a été adopté après échanges et amendements, dans un climat serein et fraternel, entre délégués et militants issus de la Gauche anticapitaliste, des Alternatifs, de la Fase, et des Communistes unitaires, entre autres. « On a beaucoup travaillé pour y parvenir. Au final, nous avons surtout des points communs, des exigences partagées. Il faut donc aller au-delà de nous-mêmes, rassembler toutes les forces de la gauche antilibérale. La situation politique l’exige », raconte Catherine, ancienne de la Fase et du PCF. « On construit le consensus dans le respect et la diversité, on s’enrichit dans une dynamique commune au lieu de s’éparpiller. On est aussi tous très convaincus de la nécessité d’un Front de gauche uni et actif pour construire une alternative au social-libéralisme », ajoute Vincent, ancien de la Gauche anticapitaliste et du NPA.

 

Dans ses propositions (1) pour concrétiser une alternative de gouvernement, Ensemble développe « ce que ferait une majorité vraiment à gauche ». Première mesure : faire sauter les verrous européens qui imposent l’austérité permanente, en engageant « un rapport de force politique » avec la droite européenne pour une re-discussion des traités. Le rôle de la Banque centrale européenne serait changé (prêts directs aux états plutôt qu’aux banques), en plus d’un rachat d’une part des dettes publiques et un moratoire sur le paiement des dettes illégitimes. La sortie de l’austérité se ferait aussi par une « relance écologique et sociale » et l’imposition d’une « autre répartition des richesses au monde de la finance ». L’investissement public, renforcé, viendrait servir les citoyens, en plus d’une nouvelle loi bancaire qui sépare les activités de financement « des ménages et des entreprises ».

La TVA serait baissée, les salaires augmentés à travers une réforme fiscale « basée sur la justice » et un impôt sur le revenu désormais « fortement progressif ». Le Pacte de responsabilité et le CICE seraient abrogés, la réduction du temps de travail « remise à l’ordre du jour » comme moyen très efficace de lutte contre le chômage, les cotisations patronales accrues et les droits collectifs et à la formation augmentés. Enfin, la refonte des institutions, vers une 6e République, stipulerait la fin du présidentialisme et instaurerait la proportionnelle totale au Parlement, avec référendum sur les « grands choix » et droit de révocation « si nécessaire ». La réforme territoriale en cours serait aussi arrêtée.

 

"Il est possible d’arriver au pouvoir sur la base de luttes populaires"

Ce congrès a bien des égards fondateur d’Ensemble avait été inauguré vendredi soir, à l’occasion d’un meeting internationaliste qui rassemblait des représentants de toute la gauche radicale européenne : Syriza, Podemos, Bloco de Esquerda, Altra Europa, Pierre Laurent pour le PCF et Eric Coquerel pour le Parti de gauche. « C’était idéal pour démarrer notre rassemblement en tirant les conclusions de la victoire de Syriza en Grèce et en travaillant à tisser des liens qui doivent se resserrer, apprécie Myriam Martin, porte-parole d’Ensemble. La victoire de Syriza montre qu’il est possible de mobiliser un front citoyen, politique, associatif et syndicaliste. Elle montre qu’il est possible d’arriver au pouvoir sur la base de luttes populaires. Nous allons devoir nous mobiliser dès que les attaques frontales de la Troïka vont tomber sur la Grèce, car ce seront des attaques contre nous tous. »

Ensemble, qui prévoit un va-et-vient permanent entre ses collectifs locaux et son équipe d’animation nationale, espère s’élargir au sein d’un Front de gauche qui ferait « plus et mieux », y compris dans le cadre des Chantiers d’espoir, plateforme de rassemblement pour une alternative à gauche. « Le Front de gauche doit en être la pierre angulaire. Si aucune alliance électorale n’est possible avec un PS social-libéral, ses élus et ses militants qui souhaitent une véritable rupture avec l’oligarchie financière, l’austérité imposée et qui réclament des mesures sociales et écologiques d’urgence, doivent être les bienvenus, tout comme ceux d’Europe écologie-les Verts », conclut Myriam Martin.

(1) Des amendements validés dimanche 1er février avant l’écriture de ces lignes sont susceptibles d’avoir modifié certains termes du projet politique, encore évolutif.

Lire aussi :

Clémentine Autain : « Notre famille politique peut gagner »

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Don de sang : l’EFS en grève pour défendre le monopole de la collecte

Publié le 2 Février 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Dictature des multinationales et du MEDEF

Les salariés de l’Etablissement Français du Sang sont en grève pour dénoncer l’arrêt obligatoire de la fabrication de plasma thérapeutique. Ils craignent aussi de perdre le monopole de la collecte.
Don de sang : l’EFS en grève pour défendre le monopole de la collecte
GELEBART/20 MINUTES/SIPA

Le sang attire bien des convoitises. En grève, les salariés de l’Etablissement Français du Sang (EFS) en font l’amère expérience. Dans un marché mondial estimé à douze milliards d’euros, le statut du seul et unique fournisseur de sang en France semble quelque peu compromis.

Le plasma thérapeutique, fabriqué par des groupes privés
De fait, le modèle hégémonique de l’EFS a déjà perdu en vitesse - raison pour laquelle les salariés manifestent ce mardi. En juillet 2014, le Conseil d’Etat a porté un coup de massue à l’établissement en mettant fin à son droit exclusif de fabriquer et de commercialiser du plasma thérapeutique. Dès le 1er février, l’EFS devra donc abandonner cette partie de son activité, pour la céder à des entreprises privées, et notamment au groupe suisse Octapharma.

Le laboratoire helvétique est à l’origine de la procédure qui a mis fin au monopole. En effet, l’EFS était, jusqu’ici, la seule structure autorisée à produire du plasma SD en France. Le plasma correspond à la partie liquide du sang, qui contient des protéines d'un intérêt thérapeutique majeur. Pour inactiver les virus potentiellement présents, l’établissement utilise un solvant-détergent (SD). Selon le Conseil d’Etat, ce procédé constitue une technique industrielle qui fait du plasma un médicament à part entière.

Résultat : l’EFS, qui n’a pas le statut d’établissement pharmaceutique, perd le droit de produire le plasma SD. Pour la structure publique, cela signifie la destruction de plusieurs dizaines d’emplois.

Un rapport qui suscite des craintes
Un autre point inquiète davantage les salariés de l’EFS. Un rapport de l’IGAS sur la filière plasma, commandé par le ministère de la Santé, émet des recommandations qui n’augurent rien de bon pour l’établissement. Selon les syndicats CGT, CFDT, CFE-CGC et FO, ses auteurs proposent en effet de casser le monopole de la collecte et de permettre à une autre structure publique de prélever le plasma des donneurs.

Ainsi, le Laboratoire français de fractionnement et des biotechnologies (LFB), qui commercialise des médicaments à base de sang, pourrait lui aussi obtenir le droit de collecte. Selon l’IGAS, une telle ouverture du monopole devrait lui permettre de gonfler ses stocks, puisque le LFB ne peut se fournir en plasma qu’auprès de l’ESF.

« Qu’en est-il des principes sécuritaires, instaurés à la suite de l’affaire du sang contaminé, de séparer le collecteur du fractionneur ? », s’interrogent les syndicats dans un communiqué. De fait, la séparation des deux organismes a été décidée en 1993 pour éviter tout conflit d’intérêt.

« Nous ne comprenons pas de telles décisions, si ce n’est une volonté de limiter considérablement le monopole et le rôle de l’EFS, en favorisant les lobbies pharmaceutiques », dénoncent encore les syndicats, qui craignent, à terme, de voir disparaître le modèle français du don de sang, fondé sur la gratuité.

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Ciné-débat Granville : lundi 9 février

Publié le 2 Février 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Annonces

Synopsis

Chante ton bac d’abord raconte l’histoire tumultueuse d’une bande de copains de Boulogne-sur-Mer, une ville durement touchée par la crise. Un an entre rêves et désillusion. Imaginées par ces adolescents issus du monde ouvrier ou de la classe moyenne, des chansons font basculer le réel dans la poésie, le rire et l’émotion.

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Avranches, la maternité en danger !

Publié le 1 Février 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Santé

Bonjour à tous,

Nous vous avions annoncé en décembre la fermeture de 7 lits et de 5 emplois au service Maternité de l'Hôpital Avranches Granville.

La procédure veut que la Commission Technique d'établissement (CTE) soit consultée par la direction; celle-ci réunie en janvier a voté à l'unanimité, NON à ces suppressions.

Toujours la procédure, la CTE peut être convoquée de nouveau et si son avis reste le même, le Directeur peut passer outre et faire ce qu'il veut !!!

Or la CTE est convoqué mardi 3 février à 10h30 Hôpital d'Avranches 

Nous vous invitons à venir nombreu(ses)x  pour défendre le service Maternité et son fonctionnement en toute sécurité

 

Le Comité d'Usagers pour la défense de l'hôpital public de proximité



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Macron devance le projet d'une directive européenne : le secret des affaires des entreprises

Publié le 29 Janvier 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Dictature des multinationales et du MEDEF

Secret des affaires : informer n’est pas un délit!

Le Monde | 28.01.2015 à 10h09 • Mis à jour le 28.01.2015 à 15h46

Il y a un loup dans la loi Macron. Le projet de loi actuellement discuté à l’Assemblée nationale contient un amendement, glissé en catimini dans le texte, qui menace d’entraver le travail d’enquête des journalistes et, par conséquent, l’information éclairée du citoyen. Sous couvert de lutte contre l’espionnage industriel, le législateur instaure comme nouvelle arme de dissuasion massive contre le journalisme un « secret des affaires » dont la définition autorise ni plus ni moins une censure inédite en France.

Lire aussi : Une loi pour protéger le secret des affaires

Selon le texte, le « secret des affaires » recouvre « une information non publique, qui fait l’objet de mesures de protection raisonnables » et qui a « une valeur économique ». Notre métier consistant à révéler des informations d’intérêt public, il sera désormais impossible de vous informer sur des pans entiers de la vie économique, sociale et politique du pays.

Le texte, qui a été préparé sans la moindre concertation, laisse la libre interprétation aux seules entreprises de ce qui relèverait désormais du « secret des affaires ». Autrement dit, avec la loi Macron, vous n’auriez jamais entendu parler du scandale du Médiator ou de celui de l’amiante, de l’affaire Luxleaks, UBS, HSBC sur l’évasion fiscale, des stratégies cachées des géants du tabac, mais aussi des dossiers Elf, Karachi, Tapie-Crédit lyonnais, ou de l’affaire Amésys, du nom de cette société française qui a aidé une dictature à espionner sa population. Et on en passe…

La simple révélation d’un projet de plan social pourrait, en l’état, elle aussi, tomber sous le coup de la loi Macron.

Dérives liberticides

Avec ce texte, un juge saisi par l’entreprise sera appelé à devenir le rédacteur en chef de la nation, qui décide de l’intérêt ou non d’une information. Une disposition spéciale prévoit même que la justice puisse empêcher la publication ou la diffusion d’une enquête. Dans le cas où le journaliste viole ce « secret des affaires », il encourt trois ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende. La mise est doublée en cas d’atteinte à « la souveraineté, à la sécurité ou aux intérêts économiques essentiels de la France ». Une triple notion suffisamment vague pour autoriser toutes les dérives liberticides.

Même tarif pour les lanceurs d’alerte, les fameuses sources sans lesquelles certaines affaires ne sortiraient pas. Ce texte inacceptable est mis au vote alors même qu’une loi prévoyant le renforcement de la protection des sources des journalistes a été discrètement enterrée l’été passé.

Nous, journalistes, refusons de nous contenter de recopier des communiqués de presse pour que vous, citoyens, restiez informés. Et comme disait George Orwell : « Le journalisme consiste à publier ce que d’autres ne voudraient pas voir publié : tout le reste n’est que relations publiques. » C’est pourquoi nous demandons le retrait pur et simple de ce texte.

 

Projet de directive européenne visant à protéger les secrets d’affaires

La Commission européenne a proposé jeudi 28 novembre un projet de directive visant à protéger les secrets d’affaires, souvent des technologies ou savoir-faire particuliers, contre le vol par des entreprises concurrentes.

Le projet de directive prévoit des dommages et intérêts pour les entreprises victimes d’un vol ou d’une appropriation illicite de ces informations confidentielles. En Europe, 25% des entreprises se sont plaintes de vol d’informations confidentielles en 2013, selon un sondage cité par la Commission. « La cybercriminalité et l’espionnage industriel font malheureusement partie de la réalité quotidienne des entreprises européennes », a souligné le commissaire européen chargé du Marché intérieur, Michel Barnier, cité dans le communiqué. La proposition législative de la Commission européenne « vise à renforcer la confiance des entreprises, des créateurs, des innovateurs et des chercheurs dans l’innovation collaborative dans tout le marché intérieur ».

Actuellement, la législation diffère fortement au sein de l’UE. Certains pays comme la France, la Belgique ou le Royaume Uni n’ont aucune législation spécifique en matière de secrets d’affaires, contrairement à l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne par exemple. Le projet de directive de la Commission propose également une définition commune du secret d’affaires. Il s’agit d’informations confidentielles qui permettent à une entreprise d’avoir un avantage compétitif par rapport à ses concurrents, mais qui ne sont pas couvertes par le droit d’auteur ou par des brevets.

La Commission cite à titre d’exemples le processus de fabrication des pneus Michelin, la recette des « pasteis de Belem », une pâtisserie portugaise renommée, la technologie et le savoir-faire d’Airbus pour la fabrication des avions, ou l’algorithme de recherche de Google. Mais il peut s’agir aussi d’éléments plus éphémères, comme les résultats d’une enquête marketing ou une liste de clients. « La protection des secrets d’affaires est particulièrement importante pour les entreprises de l’UE les plus petites et les moins bien établies », a souligné de son côté le commissaire chargé des PME, Antonio Tajani, car "la perte d’un secret d’affaires et la divulgation d’une invention clé à des concurrents représente une perte de valeur et une baisse des performances futures désastreuses pour une PME".

décembre 2013, par HASSID Olivier

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Myriam Martin : « Dire le nom d’Ensemble au sein du Front de gauche »

Publié le 29 Janvier 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Front de gauche

Vu sur le site de Regards.fr

La gauche de gauche s’active. Le mouvement Ensemble organise son premier grand congrès ce week-end, tandis que cinq cents personnalités issues d’horizons divers lancent les Chantiers d’espoir. Explications de Myriam Martin, porte-parole d’Ensemble.

Regards. Le mouvement Ensemble accueille vendredi des responsables des gauches européennes de Syriza pour le Grèce, de bloca de Esquarda pour le Portugal, du Front populaire tunisien, d’Altra Europa pour l’Italie, le PG, le PCF…

Myriam Martin.

 

Il s’agit de monter les liens forts entre les différentes organisations de la gauche radicale européenne. Nous allons discuter des alternatives possibles pour changer les choses vis-à-vis des populations et surtout pour qu’elles s’impliquent. C’est le point de départ de la discussion. La coopération entre les différentes organisations de la gauche européenne existent depuis longtemps, et aucune ne peut dire à une autre comment faire dans son pays – chaque situation étant très particulière.

 

L’actualité européenne offre des sources d’inspiration politique…

Nous allons analyser le succès de Podemos en Espagne, la force de Syriza en Grèce. L’implication populaire en Espagne, par exemple, est partie du mouvement des places alors que Syriza a, de son côté, rassemblé un ensemble d’organisations de manière plus classique, tout en s’appuyant sur la mobilisation des travailleurs grecs. Ce va-et-vient entre les mobilisations et la construction de la démocratie est centrale pour nous. Cet objectif est une constance. La politique est aujourd’hui décrédibilisée et, si nous ne partageons pas toutes les responsabilités de cet état de fait, nous devons tenir compte d’un sentiment largement partagé. La politique, on ne la fait pas pour les autres, on la fait avec celles et ceux qui nous intéressent. Lire la suite...

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Grèce: L'espoir a gagné!

Publié le 28 Janvier 2015 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Front de gauche


Communiqué du Front de Gauche de la Manche adressé aux rédactions départementales des organes de presse:

"Le F.D.G se réjouit de la victoire d'A. Tsipras et de Syriza, avec lesquels il entretient depuis longtemps des liens étroits au sein de la Gauche Unie Européenne (Vangelis Goulas, dirigeant de Syriza, était notre invité dans la Manche au printemps dernier). Avec 75% de participation le peuple grec a massivement rejeté la politique d'austérité infligée par la Troïka. Une politique scandaleuse et dévastatrice.Le constat d'échec de l'orientation libérale européenne est flagrant. Comme l'échec du gouvernement Hollande qui a raté l'opportunité de refonder la construction européenne alors qu'il l'avait promis en 2012. La victoire du peuple grec en appelle d'autres. Le F.D.G de la Manche continuera d’œuvrer à un rassemblement toujours plus large de toutes les forces qui rejettent l'austérité , pour préparer d'autres victoires. Pour nous aussi, l'avenir commence ici."

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