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L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

Baisse du déficit de la Sécu : le gouvernement se gargarise, les pauvres trinquent !

Publié le 15 Septembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Austérité et dictature financière

Baisse du déficit de la Sécu : le gouvernement se gargarise, les pauvres trinquent !

mardi 13 septembre 2016

Par Évariste

« Je suis en mesure de vous annoncer que les résultats de 2016 seront encore meilleurs que ce qu’on avait envisagé en juin grâce aux efforts que nous poursuivons. L’horizon du rétablissement complet de la Sécu, de l’équilibre des comptes de la Sécu, ce n’est plus une utopie, il est à portée de main (…), pas pour 2016, mais très vite », ainsi s’est exprimée Marisol Touraine avec une emphase digne de Mme El Khomri lorsqu’elle défendait le caractère émancipateur de sa loi.

D’après les prévisions de la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS), la branche Retraites serait excédentaire de 500 millions, la branche AT-MP de 500 millions, la branche Famille aurait un déficit de 1 milliard et l’Assurance-maladie d’environ 5,2 milliards. Le déficit total serait alors le plus faible de ces dernières années.

En fait, il y a deux façons de lutter contre le « trou de la Sécu », par le haut en répondant aux besoins sociaux1, soit par le bas en augmentant les inégalités sociales de santé et de protection sociale.

En fait, le mouvement réformateur néolibéral fait le second choix car il a inventé la solution à tous les problèmes de déficit : il suffit de restreindre les dépenses utiles et nécessaires pour les citoyens et leurs familles aux fins d’augmenter les inégalités sociales de revenus, de logement, de santé, de retraites, et d’une façon générale de toute la protection sociale. Comme depuis trente-trois ans, chaque gouvernement a fait pire pour les travailleurs que le précédent, on, voit bien là le projet commun aux néolibéraux solfériniens et de la droite.

Après le BIP 40 et les travaux de l’IRDES, voici le baromètre « IPSOS-Secours populaire »

Au moment même où Mme la ministre développait sa méthode Coué, le baromètre IPSOS-Secours populaire était publié. Et là il y a de quoi alimenter la contre-offensive contre ces ministres néolibéraux qui font passer toute aggravation des politiques austéritaires pour une mesure émancipatrice.

La moitié des Français gagnant moins de 1 200 euros net par mois renonce ou repousse une consultation chez le dentiste (+ 22 points par rapport à 2008 !), 39 % ont renoncé ou repoussé une consultation chez un ophtalmologiste (+ 9 points par rapport à 2008 !), 64 % estiment avoir eu des difficultés pour payer des actes médicaux mal remboursés par la Sécu, 53 % ont des difficultés à payer leur complémentaire santé, 48 % n’ont pas une alimentation saine.

68% des Français estiment que les inégalités sociales de toute nature ont fortement augmenté et 38 % des sondés ont connu la pauvreté (+ 3 points depuis 2015). Qui sont les plus touchés ? les femmes, les ouvriers et les employés ! 55 % des sondés estiment être menacés par la pauvreté. (+ 10 points par rapport à 2007). 83 % des sondés estiment que cela sera pire pour leurs enfants. Si on ajoute que le nombre de travailleurs pauvres augmentent à cause de la précarité, si on ajoute que la protection universelle maladie (PUMA) ne rembourse que la partie Sécu (et non le forfait journalier, les franchises, les dépassements, les participations forfaitaires, etc.), que la généralisation du tiers payant organise le prélèvement des sommes restés à charge sur les remboursements, on voit clairement la réalité matérielle du monde français comme il est.

La pauvreté révélée par l’Insee

Nous savons grâce à l’Insee qu’un million de personnes ont basculé dans la pauvreté en 10 ans. Ils sont maintenant 8,77 millions. C’est-à-dire qu’ils sont sous la barre des 60 % du revenu médian, soit aujourd’hui 1 008 euros pour une personne seule (voir l’INSEE pour le barème pour les familles monoparentales, couples sans enfants, couples avec enfants de moins de 14 ans, et couples avec enfants de plus de 14 ans). A noter que le Smic est à 1 150 euros ce qui montre qu’il ne constitue plus une arme suffisante contre la pauvreté ! Donc un Français sur sept (14 %) est en dessous du seuil de la pauvreté.

Et les contre-réformes néolibérales…

Depuis la réforme Balladur de 1993, les retraites ont déjà baissé de 20 points. Avec les dernières contre-réformes de 2010, 2013 ainsi que celles de l’Arrco et de l’Agirc, nous en serons dans quelques années à une baisse de 30 points.

Les dernières contre-réformes sur les allocations familiales ont baissé la masse des prestations et supprimé l’universalité de la prestation des allocations familiales.

Le déremboursement des soins hors ALD (Affections Longue Durée) a continué pour arriver à ce que la Sécurité sociale ne rembourse plus que 50 % du coût des soins, aboutissant à une croissance des inégalités sociales de santé

Les recettes de la Sécu en berne…

Une forte décélération de la croissance des cotisations sociales (+ 0,6 % pour une croissance de la masse salariale de 1,2 %) empêche la Sécurité sociale de répondre aux besoins sociaux du fait de l’accentuation des dispositifs d’exonération consentis dans le cadre du pacte de responsabilité et qui portent uniquement sur la part patronale. Les recettes de la branche Famille ont été sacrifiées par la baisse des cotisations familiales qui expliquent à elles seules le déficit de cette branche.

Transfert des cotisations patronales vers l’impôt des travailleurs

En revanche les cotisations salariales progressent de 3,5 %, de même que la CSG sur les revenus d’activité et de remplacement, ce qui prouve bien qu’on a orchestré un transfert de financement massif du patronat vers les travailleurs et vers l’impôt car, outre la CSG, les recettes fiscales affectées progressent dans le même temps de 3,1 % : il s’agit d’une double peine.

Et taxation d’une partie des anciens ayants droit…

Concernant l’assurance maladie, peu de commentaires hormis à la CGT, concernant la réforme PUMA (Protection universelle maladie) qui constitue pourtant une révolution considérable en mettant fin au caractère familial de l’affiliation : fin de la notion d’ayant droit, l’un des fondements de la Sécurité sociale, ce qui sert à justifie un renforcement de la part de l’impôt dans le financement de l’assurance maladie. A noter que désormais des assurés dans le cadre de la PUMA, auparavant ayants droit seront assujettis de la taxe de 8 % sur leurs revenus imposables dès lors qu’ils dépasseront le plafond de 9 654 €.

Que faire ? les dégager ! donc, construire un processus alternatif

Si on les laisse faire, ils vont réussir à supprimer le déficit de la Sécu mais au prix d’un accroissement phénoménal de la pauvreté, du chômage, de la précarité, du communautarisme, des intégrismes, des zones de non droit, d’une école des compétences sans les connaissances et sans l’ascenseur social, des services publics et de la protection sociale de plus en plus privatisés, de la gentrification, de la ségrégation, etc.

Tout cela doit être mis en débat dans le peuple. Donc développons une éducation populaire refondée pour mener la bataille de l’hégémonie culturelle. C’est le troisième pilier de l’émancipation à côté de l’action syndicale d’abord, partisane ensuite.

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il y a trop de lait industriel et pas trop de producteurs de lait.

Publié le 15 Septembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Agriculture Elevage FNSEA

il y a trop de lait industriel et pas trop de producteurs de lait.

Vendredi la Confédération paysanne Nord/Pas De Calais/Picardie a donc ( en compagnie des syndicats Belges MAP, MIG et FUGEA) stoppé le camion de la collecte de l'usine des 1000 vaches..."le lait en trop est dans les fermes/usines!" ont donc scandé nos camarades ce vendredi matin près de la frontière Belge.

Il y a trois ans, le 12 septembre 2013, une petite quinzaine de militants de la confédération paysanne s'étaient introduits sur le site alors en chantier de cette usine à lait. L'entrée de la Conf nationale dans ce dossier avait été décidé par le comité national.

Nous dénoncions alors la dérive industrielle de l'agriculture qui allait tout emporter. Nous prédisions qu'avec le signal envoyé par de tels élevages couplés à la fin des quotas laitiers le risque de surproduction était réel.

Nous avons les premiers fait le lien entre le développement de ces méga structures et les attentes des consommateurs,

Le lien entre la surproduction et la concentration des productions,

Le lien entre la fuite en avant du toujours plus de travail, plus d'investissement pour des paysans toujours moins nombreux et toujours plus précarisés,

Le lien sur l’accaparement des terres, la financiarisation de notre métier....

Trois ans plus tard au cœur de cette crise monstrueuse que nous traversons, force est de constater que la confédération paysanne a eut raison de s'emparer du dossier de l'industrialisation de l'agriculture.

Grâce à l'action de vendredi et à la fête de Novissen ce jour, ce dossier revient sur le devant de la scène médiatique.

Il va nous servir a continuer à revendiquer qu'il y a bien trop de lait dans certains élevages et pas trop de producteurs de lait.

Le comité national de cette semaine a décidé d'un programme de mobilisations que vous allez recevoir dans la semaine.

En attendant, il ne faut rien céder, nous sommes effectivement à un tournant...en septembre 2013 nous disions..."des fermes ou des usines, la Confédération paysanne a choisit"....continuons de faire vivre ce slogan et grand merci aux conf qui se sont mobilisé vendredi pour défendre encore et toujours les producteurs de lait!!

http://www.lavoixdunord.fr/region/23-000-litres-de-lait-de-la-ferme-des-mille-vaches-ia0b0n372233

Laurent Pinatel

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Mélenchon peine à convaincre à la fête de l'Huma

Publié le 14 Septembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Présidentielles 2017

Mélenchon peine à convaincre à la fête de l'Huma

C'était l'orateur le plus attendu à gauche à La Courneuve. « On est en retard par rapport à 2011 » dans la préparation pour 2017, a lancé, samedi aux communistes de la Fête de l'Humanité, Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle contre l'avis du PCF. « La dernière fois, en 2011, quand on est venu à la Fête de l'Huma (...), je suis venu avec le programme l'humain d'abord (le programme commun du Front de gauche pour la présidentielle de 2012, NDLR) à la tribune ! On est en retard par rapport à la dernière fois ! » a déclaré le candidat, invité à s'exprimer sur la grande scène de l'Agora, comme la plupart des autres candidats de gauche samedi.

« Tous les mouvements politiques, les personnalités sont appelés à venir pour qu'on travaille à voir comment ce qu'ils ont à proposer peut être en phase avec le programme l'humain d'abord nouvelle version », a-t-il tonné, régulièrement applaudi par une partie du public, venu très nombreux l'écouter. « Tout le monde peut y participer, mais, de grâce, ne biaisons pas », a-t-il poursuivi en réponse à ceux, nombreux chez les communistes, qui lui reprochent d'avoir décidé de faire cavalier seul pour 2017 en s'appuyant sur sa forte personnalité.

« L'avenir en commun »

Jean-Luc Mélenchon a profité de son discours à la Fête de l'Huma pour dévoiler le nom de son programme pour 2017 : « L'avenir en commun ». « Ma candidature est d'abord celle d'un programme dont la cohérence doit être gardée, protégée, nourrie. (...) Il faut un fil conducteur, et ce fil conducteur, c'est l'intérêt général ! » a déclaré Jean-Luc Mélenchon. « Le programme s'appellera L'avenir en commun ! » Un nom de baptême qui n'est pas sans rappeler la motion majoritaire au congrès du PCF en juin qui s'appelait « Le temps commun ».

« J'ai choisi que notre programme aille au bout de l'humain », a expliqué Jean-Luc Mélenchon en référence au nom du programme qu'il avait porté en 2012, « L'humain d'abord ». Il a également appelé ses partisans à s'investir dans la campagne en faisant des dons : « Aujourd'hui, nous avons besoin de fonds et nous organisons à partir de ce soir une campagne de dons. Quelle que soit la somme, elle est la bienvenue », a-t-il dit.

Adhérer à un programme plutôt qu'à une personne

« Je ne suis pas un type qui sort de l'Ena et qui se demande s'il va être à gauche ou à droite et s'il va faire ministre ou président de la République. Ma vie est faite ! » a-t-il insisté. Régulièrement accusé de culte de la personnalité, Jean-Luc Mélenchon a anticipé ces critiques : « Ôtons-nous de la tête qu'il faut être d'accord avec un homme, ce n'est pas ce que je demande ! » Selon lui, en effet, il suffit d'adhérer à un programme « ou des bouts de programme ».

« La dernière fois, on n'a pas voté sur ma cravate ou ma grande bouche ! » s'est-il exclamé, rappelant à plusieurs reprises les 4 millions de voix engrangées en 2012 alors que le PCF soutenait sa candidature. Cet appel du pied de Jean-Luc Mélenchon intervient alors que le PCF entend proposer début octobre des « axes communs » de programme à partir duquel une candidature unique serait encore possible pour 2017.

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Pour l’abrogation de la loi Travail, pour de nouveaux droits, l’emploi, la réduction du temps de travail, les salaires, Mobilisons-nous toutes et tous le 15 septembre !

Publié le 11 Septembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes

Minoritaire dans la population, parmi les syndicats et au Parlement, le gouvernement persiste et signe, et tente d’imposer par la force la loi El Khomri.

Pour l’abrogation de la loi Travail, pour de nouveaux droits, l’emploi, la réduction du temps de travail, les salaires,      Mobilisons-nous toutes et tous le 15 septembre !

Ce texte, qui casse en grande partie le code du travail, permet à chaque entreprise d’imposer sa loi « à la carte ». Il met fin aux règles collectives (loi, conventions collectives) qui limitent la concurrence entre les salariés. Si la loi Travail entre en vigueur, une entreprise pourra payer les heures supplémentaires moins cher que sa concurrente ou faire travailler ses salariés plus longtemps, ou encore leur calculer leur temps de travail sur… 3 ans. Cela s’appelle le « dumping » social, ce qui veut dire que toutes les entreprises seront contraintes, du fait de la concurrence, de s’aligner sur celle qui traite le plus mal ses salariés. Et tout y passe : la médecine

du travail, les congés payés, les salariés à temps partiel dont les droits sont encore réduits, etc.
Si elle était mise en œuvre, la loi El Khomri aurait donc des effets désastreux et durables pour notre vie au travail et pour notre droit à une vie en dehors du travail.
Tout cela est fait au nom de l’emploi : le gouvernement nous explique que c’est pour le bien de tout le pays, que cela va relancer l’économie et réduire le chômage.
Pourtant, l’histoire des trente dernières années le prouve, l’augmentation constante de la flexibilité des horaires et des salaires s’est accompagnée d’une hausse constante du chômage et… des dividendes versés aux actionnaires !

Pour l’abrogation de la loi Travail, pour de nouveaux droits, l’emploi, la réduction du temps de travail, les salaires,

Pour l’abrogation de la loi Travail, pour de nouveaux droits, l’emploi, la réduction du temps de travail, les salaires,
    
Mobilisons-nous toutes et tous le 15 septembre !

Pour le Sud-Manche, rassemblement à 17 heures devant la mairie de Sartilly.

Pour les Granvillais : covoiturage au départ du parking du stade Louis-Dior à 16h45.

Inscrivez-vous (en répondant à ce message) si vous avez des places dans votre voiture ou si vous cherchez une voiture pour vous y emmener.

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Leçons et conséquences d’un été révélateur : La construction progressive des conditions de pogromes

Publié le 8 Septembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Société

Leçons et conséquences d’un été révélateur : La construction progressive des conditions de pogromes

L’été 2016 a été marqué par trois faits de nature différente : un ignoble attentat endeuille le pays le 14 juillet, une loi détruisant le code du travail massivement rejetée par la population et les travailleurs est votée le 21 juillet et un arrêté municipal interdisant l’accès à la plage pour les femmes portant un « burkini » est pris à Cannes, déclenchant en quelques jours une véritable épidémie d’arrêtés similaires dans d’autres villes. Les réactions sociales et les commentaires politiques et médiatiques qui ont suivis ces trois événements constituent un excellent analyseur de l’état de notre société, des contradictions qui la traversent et des intérêts qui s’y affrontent.

« Radicalisation rapide », stratégie de dissimulation et production d’une psychose collective

Dès le 16 juillet le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve évoque la thèse d’une « radicalisation rapide » du chauffeur meurtrier accompagnée d’une série de précisions angoissantes :

« Il n’était pas connu des services de renseignement car il ne s’était pas distingué, au cours des années passées, soit par des condamnations soit par son activité, par une adhésion à l’idéologie islamiste radicale […] Il semble qu’il se soit radicalisé très rapidement. En tous les cas, ce sont les premiers éléments qui apparaissent à travers les témoignages de son entourage […] des individus sensibles au message de Daesh s’engagent dans des actions extrêmement violentes sans nécessairement avoir participé aux combats, sans nécessairement avoir été entraînés […] La modalité de la commission de son crime odieux est elle-même nouvelle. » (1)

La thèse de la « radicalisation rapide » est lourde de conséquences. Elle accrédite l’idée que tous les musulmans sont susceptibles de se transformer rapidement et brusquement en terroriste. Le danger est désormais partout où sont présent des musulmans ou supposés tels. L’heure est donc à la méfiance à chaque fois que l’on croise un musulman réel ou supposé. Bien sûr, on ajoutera systématiquement « qu’il faut veiller à ne pas faire d’amalgame » soulignant ainsi la conscience des effets probables d’une telle thèse.

Le fait que le profil du tueur soit atypique (au regard de celui que nos médias dessinent depuis des années pour nous aider à repérer les « candidats au djihadisme ») renforce encore la production d’une psychose collective. On ne peut même plus reconnaître un musulman compatible avec la république à des faits simples comme « ne pas fréquenter une mosquée », « ne pas faire le Ramadan » ou « manger du porc ».

Pendant près de deux semaines, des « experts » se sont succédé sur nos plateaux pour nous convaincre d’un danger multiforme nécessitant une méfiance permanente vis-à-vis de certains de nos concitoyens. La perle pour les spécialistes revient une nouvelle fois à Mohamed Sifaoui présenté par BFM TV comme « journaliste spécialiste du terrorisme islamique », qui estime que la radicalisation peut-être « instantanée » :

« elle peut s’accomplir [la radicalisation] le jour même de l’attentat; car il est dit par les idéologues islamistes que l’attentat kamikaze, l’attentat martyre fait pardonner l’ensemble des péchés. » (2)

Mais ce « spécialiste » ne se contente pas d’accélérer à l’extrême la rapidité de la radicalisation, il appelle dans la même émission ses confrères à ne pas chercher à comprendre le comportement du tueur à partir d’une « rationalité occidentale ».

Nous avons donc à faire à des individus qui ne fonctionnent pas ni ne raisonnent comme nous. Ils sont extérieurs à notre monde, non produits par lui et inexplicables rationnellement. C’est ainsi que se construit une psychose collective qui élimine une partie de la population du « Nous » social. Or à chaque fois qu’il y a des processus d’exclusion d’un « Nous » social, il y a autorisation au passage à l’acte. Les conditions de possibilité d’un pogrom se réunissent par ce type de processus.

Mais Mohamed Sifaoui ajoute un argument de taille : la stratégie de dissimulation. « La dissimulation est une technique que l’on apprend dans des manuels qui sont distribués par Daesh » développe-t-il dans la même émission. La thèse de la « préméditation dissimulée » s’ajoute immédiatement à celle de la « radicalisation rapide ».

Le procureur de la république de Paris, Louis Molins, déclare dans une conférence de presse le 21 juillet qu’« il apparaît que Mohamed Lahouaiej-Bouhlel a envisagé son projet criminel plusieurs mois avant son passage à l’acte ». (3) Il annonce également la mise en détention provisoire de cinq suspects soupçonnés de complicité. Sans attendre de précisions les média dominants s’emballent. Les téléspectateurs et les lecteurs des grands médias apprennent un nouveau mot arabe : « La Taqiya ».L’hebdomadaire Mariane titre « Taqiya : la dissimulation comme nouvelle arme de guerre » en expliquant en chapeau d’article :

« Certains terroristes l’utilisent comme stratégie pour passer sous les radars des renseignements, d’autres s’en servent comme un alibi pratique pour continuer de mener leur vie d’occidentalisés : dans tous les cas, la taqiya – l’art de la dissimulation – est prônée par l’Etat islamique pour ces « soldats de Dieu ». Enquête  ». (4)

Du Figaro à Nice-Matin en passant par BFM ou RTL, ce nouveau mot angoissant entre dans le vocabulaire. Non seulement ils se radicalisent vite mais de surcroît ils se dissimulent pour ne pas être repérés. Décidément nous devons nous méfier de tous les musulmans ou supposés tels. Une dose supplémentaire de psychose est ainsi diffusée quelques jours après la première.

L’opposition de droite s’engouffre immédiatement dans la surenchère en ajoutant ainsi un troisième niveau de psychose. Le député Les Républicains Georges Fenech appelle à la création d’un « Guantanamo à la française ». L’ex-maire de Nice Christian Estrosi propose des « centres de rétentions préventifs pour les djihadistes présumés ». Sarkozy préfère lui le port du bracelet électronique pour tous ceux présentant un risque de radicalisation, mesure que l’on peut compléter par des assignations à résidence.

Bref, il n’est rien proposé d’autre que de considérer comme coupables des « suspects » avant même qu’ils n’aient commis le moindre délit. Une justice d’exception, tel est le fond commun vers lequel convergent toutes ces propositions.

Lire la suite

 http://www.investigaction.net/lecons-et-consequences-dun-ete-revelateur-la-construction-progressive-des-conditions-de-pogromes/

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Racisme

Publié le 8 Septembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Droits de l'homme

Le racisme a la vie dure, le colonialisme a forgé un inconscient collectif qui ressurgit à la moindre sollicitation et/ou manipulation.

A nous d'être vigilent ! !

Racisme

Le décors et les costumes ont changé mais les acteurs restent les mêmes ainsi que le thème de la pièce qui se joue quasi à l’identique.

« Mais oui, mais oui, le nègre est le meilleur ami de l’homme ! » Paul Claudel

Heureusement il y a aussi d’autres prises de position:

« Moins le blanc est intelligent, plus il trouve le noir bête » André Gide

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Le MRAP dénonce l'horreur des expulsions

Publié le 8 Septembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Droits de l'homme

Le MRAP dénonce l'horreur des expulsions

Communiqué de presse

Mercredi 7 septembre, à 13h30, des policiers viennent chercher Sékouba MAREGA au Centre

de Rétention Administrative de Vincennes pour le conduire à l'aéroport et le mettre contre son gré dans un avion à destination de Bamako sur le vol AF386 !

Sékouba est arraché à sa compagne Aminata et leur fils Abdoulaye âgé de 3 mois, qu'il ne

reverra plus. Dans le local d'éloignement de la PAF à l'aéroport de Roissy, les policiers le

menacent de prison s'il s'oppose à son expulsion.

Sur les marches qui le mènent à la porte de l'avion, Sékouba résiste, les policiers le jettent à

terre, l'un d'eux pose son pied sur sa poitrine en pressant fortement, tandis qu'un autre lui met un casque de boxe. Entièrement entravé, il ne peut plus bouger et pourtant un des policiers porte un coup de pied à la poitrine de Sékouba avant de le monter dans l'avion. Ils le font asseoir à l'arrière de l'appareil. Dès que les passagers commencent à monter, un policier lui presse les parties génitales afin de le dissuader de toute résistance mais Sékouba parvient à crier jusqu'à ce que des passagers remarquent sa présence.

Sékouba parvient à explique r sa situation. Les passagers dans leur quasi totalité se lèvent et s'opposent à son expulsion. Al erté par les cris des passagers, le commandant constate le désordre à bord de l'avion et demande aux policiers de débarquer Sékouba.

Le MRAP dénonce avec force les violences et les violations de plusieurs principes en matière

de droits humains dont a été victime Sébouka. Ce cas, après bien d'autres, est une nouvelle illustration de la politique migratoire scandaleuse de la France. Le MRAP salue la réaction des passagers qui ont permis d'éviter l'expulsion de Sébouka et espère que de très nombreux citoyen(n e)s se lèveront à l'exemple des passagers de l'avion Paris - Bamako.

La fin légale de la rétention pour Sékouba MAREGA est prévue ce samedi (45ème jour de

rétention), le MRAP demande sa libération immédiate et la régularisation de ce père de famille.

Paris, le 8 septembre 2016

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Les enjeux de la « loi travail »

Publié le 2 Septembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Société

Les enjeux de la « loi travail »

jeudi 1 septembre 2016

Par Gérard Gourguechon
Membre du Conseil scientifique d'Attac et animateur des Retraité-e-s de l'Union syndicale Solidaires

1. Un gouvernement engagé dans la lutte de classes aux côtés du grand patronat et des financiers

Le projet de « loi travail » en France a conduit au développement d’une mobilisation assez forte, assez longue, non terminée à ce jour (début septembre 2016) malgré le « vote » de la loi, et revêtant divers aspects (manifestations, grèves, occupations, pétitions très larges, installation de collectifs, mise en place de nouveaux lieux de rencontres et de débats, etc.). L’obstination du gouvernement dans son ensemble, même si c’est l’image du premier ministre qui nous est régulièrement envoyée, ne peut être expliquée par des éléments « psychologiques », voire caractériels, liés à quelques personnes (entêtement, volonté de ne pas reculer, de ne pas « céder », etc.). La détermination du gouvernement à ne pas céder sur l’essentiel (qui est l’inversion des normes) nous éclaire sur l’exigence du capitalisme financier dans ce dossier pour conforter ses pouvoirs et ses avantages. Nous avons vu ce même gouvernement, ce même premier ministre aux mâchoires serrées, reculer sur le dossier « déchéance de nationalité », alors même que les mobilisations engagées contre ce projet gouvernemental étaient très loin d’atteindre le niveau des mobilisations contre la « loi travail ». La différence de réponse de la part du gouvernement est à trouver dans la différence entre les deux dossiers. Le dossier « déchéance de nationalité » n’est en rien une demande du système dominant. Politiquement même, il peut servir de dérivatif pour un gouvernement en période de tensions sociales, pour essayer de détourner des mécontentements sociaux vers d’autres canaux. Par contre, le dossier « inversion des normes », c’est-à-dire inversion des pouvoirs entre la loi et le pouvoir patronal dans l’entreprise, ça c’est bien un dossier important pour les propriétaires des entreprises.

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Gaza : les bulldozers israéliens labourent les camps de réfugiés

Publié le 2 Septembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Solidarité avec la Palestine

vu sur le site BELLACIAO http://bellaciao.org/fr/spip.php?page=article_txt&id_article=151745

vendredi 2 septembre 2016 (09h02) : De : CAPJPO-EuroPalestiine

Des bulldozers israéliens sont rentrés dans le camp de réfugiés d’Al-Bureij à Gaza ce mercredi matin et ont détruit des récoltes dans la région centrale de Deir El Balah, tandis que l’aviation israélienne larguait des drones sur cette zone près de la frontière et ouvrait le feu, sans cible particulière.

Gaza : les bulldozers israéliens labourent les camps de réfugiés

Rien à voir ! Circulez !

Absolument ! Pas un mot dans nos journaux, radios ou télévisions,, d’ailleurs.

Pas plus que sur les 22 autres raids effectués cette année par l’occupant israélien sur la bande de Gaza.

Blocus, bombardements de populations civiles, pêcheurs régulièrement arrêtés, blessés en train de pêcher dans leurs eaux, agriculteurs palestiniens de la "zone tampon" quotidiennement ciblés, en quoi cela nous concerne-t-il ?

Mais si jamais un Palestinien de Gaza en a plus qu’assez, et envoie une roquette, alors là, oui, c’est une info pour nos mangent-merde.

Car il s’y connaissent en terrorisme ! Un Etat et ses sbires qui tuent, bombardent, emprisonnent, torturent, démolissent des maisons, ce n’est pas de la terreur. Seuls des individus, opprimés, et résistant à une occupation peuvent être qualifiés de terroristes, n’est-ce pas ?

BOYCOTT ISRAEL !

http://www.europalestine.com/spip.p...

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Ce n’est pas avec des arrêtés anti-burkini qu’on arrêtera l’islamisme !

Publié le 29 Août 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Laïcité

lundi 22 août 2016 Par Union des Familles Laïques http://www.ufal.org

 

Au contraire ? Parions que les arrêtés anti-burkinis seront jugés illégaux par le juge administratif, quand il se prononcera sur le fond. Il est donc à craindre que les islamistes et leurs alliés bénéficient demain d’une victoire juridique de plus.

 

Disons-le clairement : l’UFAL est résolument opposée aux injonctions visant à contraindre les femmes par le corps, qu’elles se prévalent ou non de la religion, même quand elles ne recourent pas à la violence physique, et même si certaines femmes disent s’y plier de leur plein gré. Le burkini et les tenues présentées comme « islamiques » en général sont à ce titre, non pas de simples expressions de la « liberté de religion », mais des ennemis de l’émancipation humaine. Ils doivent être dénoncés et combattus comme symboles d’une offensive politique communautariste dirigée contre l’universalisme républicain : mais par quels moyens ?

Peut-on exiger une mesure juridique d’interdiction chaque fois qu’un comportement nous paraît contraire à nos conceptions de la liberté, de l’égalité, et de la fraternité républicaines ? Non ! Ce serait renier nos principes mêmes. À ce compte-là, puisque les curés d’extrême-droite de la Fraternité Saint Pie X portent la soutane, il faudrait prendre des arrêtés interdisant le port de la soutane… comme celui pris le 10 septembre 1900 par le maire du Kremlin-Bicêtre, annulé par le Conseil d’État (certes, c’était avant la loi de 1905, et il s’agissait de tourner en dérision le concordat). Le ridicule de tels arrêtés n’est pas moindre que celui des tenues dites « religieuses ».

Ce n’est pas avec des arrêtés anti-burkini qu’on arrêtera l’islamisme !

Certes, l’on peut légitimement tenir la liberté de porter une tenue discriminante et claustrante comme moins importante que les libertés républicaines, menacées par les offensives communautaristes, y compris symboliques. Mais toute stratégie de prohibition au coup par coup (qu’elle vienne de la droite réactionnaire ou, malheureusement, de certains républicains de gauche) est contre-productive, car vouée à l’échec juridique. C’est que le problème n’est pas juridique, mais bien politique et idéologique.

La force des islamistes, c’est qu’ils ont deux niveaux d’intervention qui ne se rencontrent jamais : un niveau privé, fait de pressions communautaire et religieuse dans la famille, le quartier, etc., où se déploie toute leur rhétorique patriarcale et liberticide ; un niveau public, où des associations comme le CCIF, s’érigent en gardiens de la liberté et du droit pour disqualifier toute tentative de dénoncer le premier niveau de leur action au nom des droits fondamentaux.

Il faut comprendre qu’ils y sont aidés par le cadre juridique français et international, notamment la jurisprudence : outre notre Conseil d’État, la CEDH (Cour Européenne des Droits de l’Homme) considère la liberté de religion comme supérieure à toutes les autres. Pour eux, le principe d’égalité femmes-hommes n’a ni portée juridique suffisante ni application concrète recevable : ainsi, la liberté d’une seule personne voilée « volontairement » l’emporte sur le droit des femmes en général1.

L’islamisme est donc mis en mesure de retourner le droit contre la République ! Face à lui, une bataille exclusivement juridique est à coup sûr perdante. C’est au niveau de la société civile, dans les rapports privés, qu’il nous faut nous aussi intervenir : car la bataille est politique et culturelle. À force de répéter que la laïcité ne serait pas une « opinion comme les autres », on a perdu de vue que la République ne peut vivre sans l’action des militants armés de leurs convictions laïques et républicaines. C’est à cela également que l’UFAL s’emploie : la rejoindre est plus efficace que n’importe quel arrêté municipal.

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