
Bonjour,
Faites connaitre notre action, transférez nos informations
L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse
Publié le 22 Novembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Annonces

Bonjour,
Faites connaitre notre action, transférez nos informations
Publié le 17 Novembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Droits des femmes
Bonjour,
Un bon article dans OF de ce jour pour annoncer notre conférence à voir ci dessous.

Cependant, il y a beaucoup de concurrence ce vendredi à Coutances et dans le coutançais, merci de relancer vos réseaux!
Faites connaître notre action, transférez nos informations et notre adresse mail à vos réseaux:
comitemanchedroitdesfemmes@gmail.com
visitez et faites visiter notre page Facebook ICI
Pour le comité, Chantal Tambour
Publié le 11 Novembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Droit des femmes
Donald Trump est élu président des Etats-Unis. Hillary Clinton a reconnu sa défaite. Donc, le sexiste misogyne machiste Donald Trump, Donald Trump qui avoue toute honte bue utiliser son pouvoir pour harceler sexuellement des femmes, Donald Trump qui devra être jugé pour agressions sexuelles après une douzaine de plaintes, Donald Trump qui dit que certaines femmes ne sont pas assez belles pour qu’il les agresse sexuellement, Donald Trump qui prend la défense des hommes de toutes classes contre les « méchantes femmes », Donald Trump qui estime que les femmes qui avortent devraient être punies, Donald Trump qui explique pourquoi le réchauffement climatique est un complot des chinois, Donald Trump est le 45e président des Etats-Unis, représentant 325 millions d’êtres humains (dont un petit peu plus de la moitié de femmes semble-t-il), Donald Trump est à la tête de la première puissance économique et culturelle du monde.
On a peine à mesurer ce que cela pourra signifier pour les quatre (voire huit !) prochaines années, on a du mal à y croire tellement le CV politique et moral du personnage milliardaire sexiste, homophobe, xénophobe ou raciste est rempli de casseroles (en or massif).
Et mises de côté les félicitations de Viktor Orban ou Vladimir Poutine, les extrêmes droites sont les premières en France à avoir félicité Trump (record pour Marine Le Pen le 8 novembre à 22h20, soit une bonne dizaine d’heures avant que ce ne soit mathématiquement fait).

Publié le 11 Novembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Front de gauche

Publié le 9 Novembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Environnement
Bagnolet, le 08 novembre 2016
COMMUNIQUE DE PRESSE
NDDL :
Fin de chantier ?
Le rapporteur public du tribunal administratif de Nantes a demandé hier l’annulation de quatre arrêtés préfectoraux relatifs à la loi sur l’eau et aux espèces protégées. S’il était suivi, cet avis pourrait conduire à l’annulation du projet d’aéroport. Une alternative tout à fait envisageable pour le rapporteur qui a basé son argumentation sur la faisabilité d’un réaménagement de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique. La Confédération paysanne et les militants sur place attendent la décision des juges avec prudence. Cet avis doit être suivi pour mettre fin à ce projet destructeur, une bonne fois pour toutes.
Face aux défis sociaux, sociétaux et environnementaux, la préservation du foncier et le maintien de paysannes et paysans nombreux sur les territoires doivent absolument être priorisés. A Notre-Dame-des-Landes et ailleurs, la Confédération paysanne restera vigilante pour que cesse la bétonisation des terres agricoles !
Contacts :
Michèle Roux, Secrétaire nationale en charge du foncier : 06 12 66 80 68
Laurent Pinatel, Porte-parole : 06 80 58 97 22
Elina Bouchet, Chargée de communication : 06 95 29 80 78
Publié le 9 Novembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans International

L’OBS le 09 novembre 2016 à 08h11
Le milliardaire populiste, à l'en croire, engagera le changement au pas de charge, durant ses 100 premiers jours. Il les a détaillés le 22 octobre à Gettysburg, en Pennsylvanie, lieu historique de la guerre de Sécession et d'un discours célèbre du président Abraham Lincoln en 1863.
Un mur de 1.600 kilomètres de long à la frontière mexicaine : c'est l'idée originelle de Donald Trump pour, dit-il, "endiguer" l'immigration. Le mur sera financé, et selon lui entièrement remboursé, par le Mexique.
Le milliardaire républicain a aussi promis d'"expulser plus de 2 millions d'immigrants criminels" dès son arrivée dans le bureau ovale, et d'"annuler les visas de pays étrangers qui ne les reprendront pas".
Donald Trump a également déclaré au cours de la campagne que dès son premier jour à la Maison-Blanche, il engagerait l'expulsion des 11 millions d'immigrants clandestins, ou encore la fin du programme d'accueil des réfugiés syriens. Ces mesures ne figuraient pas dans le discours de Gettysburg. Mais compte-tenu de la légèreté de la parole du candidat républicain, rien n'indique qu'il ne passera pas à l'acte.
Autres promesses : revenir sur le droit du sol, qui permet à une personne née aux Etats-Unis d’obtenir la nationalité américaine ; tripler le nombre d’agents de l’immigration ; imposer une peine de prison fédérale de deux ans minimum à tous les immigrants clandestins expulsés qui reviendraient aux États-Unis.
Dès son premier jour, Donald Trump, qui a toujours défendu le protectionnisme, entend annoncer son "intention de renégocier" le traité de libre-échange nord-américain (Nafta) et le retrait des États-Unis du partenariat trans-pacifique (TPP).
Pour Donald Trump, c'est simple : la Chine "est responsable de près de la moitié de notre déficit commercial". Le milliardaire s’est dit prêt à accuser officiellement Pékin de manipulation des taux de change. Il souhaite aussi imposer des droits compensatoires sur les produits "made in China". En 2011, Donald Trump disait déjà qu'il taxerait à hauteur de 25% les produits chinois s'il était élu président des États-Unis.
En dépit de ses tensions avec son parti, pour l'instant majoritaire à la Chambre et au Sénat, Donald Trump promet aussi de travailler avec le Congrès pour introduire et pousser à l'adoption d'un plan économique créant 25 millions d'emplois sur dix ans, à travers notamment des baisses d'impôts substantielles pour la classe moyenne et les entreprises. Avec l'objectif d'une croissance de 4% par an.
Concrètement : le projet économique du candidat républicain vise à relancer l'activité par le déficit et la déréglementation. Il promet 3,5% à 4% de croissance (contre 1,8% projeté pour 2016) en réduisant l'impôt sur les sociétés de 35% à 15%, ainsi que celui des contribuables les plus riches (la tranche la plus élevée passant de 39,6% à 33%) - ce qui gonflerait fortement le déficit budgétaire.
A son programme également, 1.000 milliards de dollars d'investissements dans les infrastructures dans les dix ans, grâce à des partenariats public-privé et des investissements privés encouragés par des abattements fiscaux.
Comment financera-t-il ce programme ? Que pourra-t-il vraiment accomplir ? De nombreux experts sont dubitatifs, d'autant que Donald Trump a souvent varié dans ses propos.
Pour lutter contre le terrorisme, Donald Trump a des idées simples :
Il a aussi promis une forte hausse du budget de la défense. L'armée a été tellement "affaiblie" qu'elle a besoin d'être renforcée à grande échelle, avec davantage de soldats, d'avions et de navires.
Donald Trump souhaite que les alliés des Etats-Unis au sein de l’Alliance Atlantique (Otan) payent plus pour assurer leur propre sécurité. Et si ils ne le font pas, il menace de sortir les Etats-Unis de l’organisation.
Il veut "mettre KO" l'organisation Etat islamique, avec notamment une coopération avec la Russie, sans donner davantage de détails.
Il évoque "une guerre classique, mais aussi une guerre sur internet, une guerre financière et une guerre idéologique".
"Ma priorité numéro un est de démanteler l’accord catastrophique avec l’Iran", avait lancé Donald Trump en mars dernier devant la convention annuelle de l'Aipac, le groupe de pression juif américain favorable à Israël.
Après plusieurs volte-face, Donald Trump s’est finalement aligné sur les positions conservatrices du Parti républicain sur l'avortement. Il affirme donc que l’embryon "a un droit fondamental à la vie qui ne peut être enfreint".
En ce qui concerne sa politique, il veut permettre aux familles de déduire de leurs impôts les coûts de garde d’enfants. Il propose d’accorder six semaines payées comme une indemnité chômage pour le congé maternité, qui n'existe pas au Etats-Unis.
Donald Trump travaillera aussi à l'abolition la plus rapide possible de la loi sur l'assurance maladie surnommée "Obamacare".
Le programme du candidat républicain réaffirme que la détention d’armes à feu est "un droit naturel et inaliénable".
Donald Trump a promis qu’il annulerait l’accord de Paris sur le climat et qu’il supprimerait l’Agence de protection de l’environnement (EPA).
Il lèvera aussi les restrictions à la production d'énergies fossiles et relancera le projet d'oléoduc Keystone XL auquel le président Barack Obama avait mis son veto en février 2015.
Donald Trump entend aussi annuler des milliards de dollars de paiements prévus aux Nations unies pour les programmes visant à lutter contre le changement climatique.
Paul Laubacher
Publié le 7 Novembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Gauche antilibérale
Vu sur le site de regard.fr

Pierre Laurent s’était prononcé pour un soutien à Jean-Luc Mélenchon. La conférence nationale du PCF a préféré une candidature communiste à la présidentielle. Le dernier mot reviendra aux militants. Le dernier, vraiment ?
La Conférence nationale du PCF, ce samedi, a renvoyé le secrétaire national du parti dans les cordes. Il s’était in extremis prononcé pour un soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. 53% des 535 délégués des fédérations ont choisi l’option d’une candidature communiste (5% se sont abstenus). Il reste à savoir si les militants vont confirmer ou non ce choix à la fin du mois. Quel que soit le résultat final, il laissera un parti divisé.
C’est la première fois que la direction du parti est contredite par les cadres intermédiaires sur un sujet aussi important. Le résultat n’est pourtant pas une surprise absolue. Pendant des mois, la direction communiste a tergiversé, laissant entendre d’abord qu’elle acceptait l’idée d’une primaire de toute la gauche, pour affirmer ensuite que ce serait à condition que François Hollande n’en soit pas. Quand des noms se sont mis à circuler, en dehors de l’option Mélenchon, on a laissé entendre, du côté de Fabien, que l’on était intéressé : Taubira, Hulot, Montebourg… tout s’étudiait.
Vendredi encore, Pierre Laurent, tout en se prononçant en faveur du soutien à Mélenchon, a continué à expliquer qu’une victoire de Montebourg serait un signal fort. Il suggère qu’alors tout pourrait être rediscuté. Le problème est que l’annonce par le numéro un de sa préférence a été précédée par une longue période où l’accent a été mis sur les désaccords avec le leader de la France insoumise, davantage que sur les possibles convergences. Le discours officiel du PC se voulait équilibré ; en définitive, il est surtout perçu comme confus et illisible. Jusqu’au bout…
Au dernier Congrès de juin 2016, déjà les divisions s’étaient exprimées. Un quart des militants avaient affirmé une option "identitaire", un autre quart avaient soutenu une option favorable à un rassemblement de type Front de gauche. Ces deux groupes demeurent. Mais la majorité s’est ventilée cette fois sur les deux options proposées pour 2017. Et au final, la dynamique a été plutôt du côté de l’option 2, celle favorable à un candidat du PCF. Cette option est sortie nettement majoritaire (55% des votes exprimés à la conférence nationale). Elle n’est pourtant ni homogène, ni même stable. Le 27 octobre dernier, L’Humanité publiait une tribune collective, intitulée "Pour un choix clair" en faveur d’un candidat communiste. Elle était signée par plusieurs dizaines de responsables communistes, nationaux et locaux. Leur liste révélait la jonction de deux sensibilités longtemps restées apparemment antagoniques, et pourtant depuis longtemps rapprochées par la conviction qu’il n’est pas de force solide et fiable à la gauche du PS autre que le PCF lui-même [1].
Or, par-delà les passerelles entre les deux sensibilités, le choix d’une candidature estampillée PCF ne procède pas nécessairement d’une même logique pour les uns et pour les autres. Pour le premier groupe, elle est le prolongement électoral d’une conviction identitaire : le PCF ne peut exister sans être présent en tant que tel à toutes les élections, et d’abord à la plus structurante de toutes. Pour les anciens "huistes", défenseurs d’une « gauche plurielle » et d’alliances avec les socialistes, le choix est plus complexe : dans l’immédiat, l’affirmation d’une candidature autonome peut être un moyen d’exister dans l’espace politique, d’attendre l’éventuelle victoire de Montebourg à la primaire socialiste et de se diriger in fine vers une candidature de "large" rassemblement, et donc avec le PS. Auquel cas, l’alliance d’octobre peut éclater dès le mois de janvier…
Le choix de ce samedi peut donc être doublement relativisé : il peut être contredit par le corps militant (les 50.000 cotisants réguliers) et il peut être remis en question dans deux mois, selon l’évolution de la conjoncture politique à gauche. De ce point de vue, les partisans de l’option numéro 1 (soutien à JLM) sont sans doute un peu plus cohérents. L’engagement du secrétaire national a été trop tardif et trop alambiqué pour peser vraiment dans le débat interne. Le choix en faveur de cette option a donc été défendu, quasi exclusivement, soit par les militants qui ont choisi de s’adosser à France insoumise (tribune du 7 avril 2016 dans L’Humanité, "Une voie pour l’alternative"), soit qui appelaient à soutenir Mélenchon sans s’intégrer en l’état dans son dispositif de campagne (l’appel "Faisons front commun"). Il est à noter que cette option a été soutenu par plusieurs élus de poids (Marie-George Buffet, Jacqueline Fraysse, Sébastien Jumel, Patrice Leclerc, Stéphane Peu…), inquiets d’une nouvelle marginalisation électorale.
La direction communiste avait fini par se résoudre à ne pas soumettre au vote "l’option" d’un rassemblement au-delà du Front de gauche (avec les frondeurs). Or cette option n’a pas disparu : elle a été simplement reportée à janvier 2017. Elle conserve la faveur du noyau dirigeant ; elle peut être rejointe plus tard par ceux qui, farouchement hostiles à Jean-Luc Mélenchon, ont considéré que la perspective d’une candidature communiste était la meilleure façon d’enrayer l’élan de l’ancien porte-voix du Front de gauche.
Rien n’exclut donc que se dessinent d’autres lignes de partage, quand les socialistes se seront prononcés. Officiellement, l’attrait pour cette formule est justifié par deux idées concomitantes : une victoire de Montebourg relancerait la donne à gauche ; elle rendrait possible un rassemblement de toute la gauche qui, seul, peut permettre à cette gauche d’être présente au second tour.
Or ce raisonnement est d’une extrême fragilité. Dans les sondages, la gauche tourne autour de 30%, en additionnant toutes les candidatures. Sur cette base, elle peut théoriquement postuler à une seconde place. Mais la politique n’est pas une mathématique. Un seul candidat ne peut pas espérer regrouper tous les suffrages quand les projets se distinguent sur le fond. Une candidature unique, surtout issue du socialisme actuel ne peut fédérer aujourd’hui la totalité des électeurs de gauche, ceux qui comptent voter et ceux qui ne votent plus.
Publié le 2 Novembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Santé
Communiqué de Presse 31 octobre 2016
Le projet de loi de finance de la sécurité sociale pour 2017 sera voté prochainement à l'Assemblée Nationale. Il prévoit 4 milliards d'euros en moins dont 860 millions pour l' hôpital.
Le Conseil Régional s'inscrit déjà dans cette démarche d'austérité en annonçant la fermeture 9 IFSA et IFSI en Normandie (Institut de formation d'aides soignants ou de soins infirmiers). Chaque fermeture signifie 120 à 140 élèves de moins.
Pourtant, les personnels soignants sont en souffrance (suicides, burn out…), la prise en charge de la population vieillissante nécessite de plus en plus de professionnels.
Le démantèlement du service public de santé se poursuit avec la « réorganisation »des 850 hôpitaux publics en 135 Groupements Hospitaliers de Territoire.
Le Comité d'usagers sera aux cotés des professionnels de la Santé en grève le mardi 8 novembre.
Rassemblement à Caen à 14 h devant le théâtre.
Covoiturage Granville, parking du stade, 12h30.
Comité d'Usagers pour la Défense de l'Hôpital Public de Proximité.
Et un lien pour signer la pétition de soutien aux infirmières :
Publié le 1 Novembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans STOP TAFTA ou TTIP&CETA
Publié le 30 Octobre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche
28 OCT. 2016 PAR LES INVITÉS DE MEDIAPART ÉDITION : LES INVITÉS DE MEDIAPART
Une quarantaine de personnes, intellectuels, universitaires, membres de collectifs, proches de victimes, signent une tribune pour dire pourquoi ils ne partagent pas la « colère » des policiers et dénoncent leurs « manifestations ».
Depuis dix jours la situation politique en France a connu un nouveau mouvement à droite. Les événements de Viry-Chatillon ont suscité un emballement médiatique présentant les policiers comme des victimes de la crise profonde, sociale, idéologique et politique, qui affecte le pays, emballement accompagné par un programme de revendications proprement réactionnaires.
Les 2 à 3000 policiers qui ont manifesté à Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse ou encore Strasbourg depuis mardi 18 octobre, disent effectivement quelque chose de ce qui se passe dans notre pays. Manifester de nuit, cagoulés, armés, constitue pour des membres de la police un acte d'insubordination important. Mais on ne leur en tient pas rigueur : leur « malaise » est « compréhensible », et leur « colère » « légitime », entend-on partout. D'aucuns prétendent que les policiers, à l'instar d'autres salariés du public ou du privé, se mobiliseraient pour obtenir une amélioration de leurs conditions de travail, afin de pouvoir mieux accomplir leur mission. Mais de quelle mission, de quelles revendications parle-t-on ? Aller vers encore plus d'impunité : obtenir une présomption de légitime défense, en finir avec le matricule ; bâtir une société encore plus carcérale : restauration des peines planchers, fin de la pratique du sursis, suppression du juge d'application des peines, etc. Bref, il faudrait que la « racaille », comme ils disent, ait peur. Ils veulent des moyens matériels et humains supplémentaires pour réprimer : au fond, rien d’autre qu’un simple permis de tuer en toute impunité, sans risquer d'être inquiétés et encore moins traduits en justice et condamnés, ce qui par ailleurs est déjà la règle.
Hasard ou non du calendrier, les policiers ont choisi le mercredi 26 octobre pour exprimer leur « colère ». Une colère... de ne pas pouvoir jouer encore plus librement un rôle qui est certes sensible, mais qui, justement, l’est parce que son véritable contenu est de faire respecter l’ordre sécuritaire d’une société qui craque de partout, sous le poids de l’injustice, de la misère, de l’exploitation et, en particulier dans les quartiers populaires, d’un racisme chronique. Non, le 26 octobre était et reste pour nous jour de mémoire et d’hommage à Rémi Fraisse, jeune étudiant écologiste tué par une grenade de gendarme à Sivens il y a deux ans, tout simplement parce qu’il manifestait contre un projet de barrage qui n’est même plus, aujourd’hui, considéré comme d’« intérêt public ». Et le 27 octobre est un autre jour de deuil, celui de la mort à Clichy de Zyed et Bouna, en 2005. Octobre, mois de deuil : nous nous souvenons aussi du 17 octobre 1961 quand, lors d’une manifestation pacifique, plusieurs centaines d’Algériens ont été jetés à la Seine par des policiers. Or le 17 octobre dernier, nous avons appris la date du procès en appel de Damien Saboudjian, policier qui a tué Amine Bentousi d’une balle dans le dos : ce sera le 6 mars prochain. 6 mars, une date qui à son tour nous rappelle la mort d’Amadou Koume, en 2015. Comme dans l'affaire Adama Traoré, les responsables sont protégés, et les victimes stigmatisées. L’histoire malheureusement se répète, mais notre mémoire est intacte.
Un coup de force contre le gouvernement, qui en réalité lui demande d’intensifier sa politique
Quand on sait l’emploi du terme de « voyou », qui a été utilisé jusqu’au sommet de l’Etat pour qualifier les jeunes, les travailleurs et les syndicalistes, bref toutes celles et ceux qui contestent le sort qu’on leur fait subir et qui ont, pour beaucoup, manifesté au printemps contre la loi Travail, on comprend aisément que le gouvernement se soit mis à dialoguer avec les policiers avec empressement.
Le pouvoir exécutif actuel est en effet un habitué de la surenchère autoritaire. Incapable de résoudre la crise profonde qui traverse le pays et sa propre perte de légitimité, il franchit aujourd’hui un nouveau pas dans le même sens. En témoigne explicitement une récente circulaire du ministère de la Justice adressée aux procureurs et présidents des tribunaux, qui demande l’anticipation d’un nombre d’interpellations encore plus conséquent que d’habitude, et mentionne spécialement les « zadistes » et le démantèlement du grand campement des migrants de Calais. La répression de masse qui s’annonce à Notre-Dame-des-Landes rivalisera ainsi avec la chasse aux migrant.e.s calaisien.ne.s, dispositifs quasi-militaires à l’appui. Et dans le même temps, alors que l’encasernement brutal des quartiers populaires se poursuit, des universités voient des réunions publiques, où étudiants et chercheurs veulent questionner le rôle de la police et de la justice, la diffusion des racismes, être purement et simplement interdites, comme à Evry, au nom du « trouble à l’ordre public ». A ce compte-là, qu’est-ce qui, à brève échéance, pourra encore échapper à la mise au pas, à part le silence, la soumission et le port de l’uniforme ?
Contre l’Etat policier, pour une défense unitaire des droits démocratiques
Ces « manifestations » policières, sur le mode du coup de force extra-légal, préfigurent, dans un proche avenir, un saut encore plus brutal dans le tournant autoritaire que le pays subit déjà depuis les premières interdictions de manifester à l’été 2014, que l’état d’urgence permanent et sa législation d’exception ont déjà dûment balisées depuis un an.
C'est pourquoi, selon nous, les organisations syndicales, de salariés, d’étudiants et les associations des quartiers populaires devraient construire un large front contre cette politique martiale. Et pour défendre fermement, contre cet Etat de plus en plus policier, les droits démocratiques de s’exprimer, de manifester, de se réunir, de circuler et de s’installer librement. Droits que nous perdrons définitivement si nous acceptons de devoir les mériter ou les négocier, ou si nous acceptons qu'ils soient d’ores et déjà perdus par certaines catégories de la population