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L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

Attac transforme une agence BNP Paribas en salle d’urgence d’hôpital

Publié le 27 Novembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Evasion fiscale

samedi 26 novembre 2016, par Attac France

Aujourd’hui, depuis 11 h, 50 militant·e·s d’Attac, accompagnés de salarié·e·s du secteur de la santé, occupent l’agence BNP Paribas Paris Sébastopol. Sous les yeux des employé·e·s et des client·e·s, ils se sont installés dans la banque pour dénoncer l’impact de l’évasion fiscale sur le manque de moyens dans le secteur de la santé. Ils ont transformé l’agence en salle d’urgence et ont organisé l’autopsie de ce crime social et des graves maladies que sont l’hémorragie fiscale, l’insuffisance pénale, le cancer de la dette et la fracture sociale.

Le 8 novembre dernier, les personnels du secteur de la santé ont tiré la sonnette d’alarme sur la détérioration de leurs conditions de travail et des conditions d’accueil des patients [1]. Pour répondre à ce ras-le-bol, Jean Vignes, Secrétaire Général de SUD Santé Sociaux, estime «  qu’il faut abandonner le plan triennal de 3,5 milliards d’économies sur les hôpitaux et mettre au coup d’arrêt au programme de fermeture de 16 000 de lits et de suppression de 22 000 postes dans la fonction publique hospitalière ». Murielle Guilbert, de Solidaires Finances publiques, rappelle que « 60 à 80 milliards d’euros échappent chaque année au budget de l’État du fait de la fraude et de l’évasion fiscale alors qu’avec seulement 2,5 milliards d’euros, on pourrait financer les 20 000 emplois qui disparaissent chaque année dans le secteur de la santé. » L’argent pour des conditions de travail décentes et des soins de qualité existe, il est dans les paradis fiscaux !

En faisant le lien entre l’évasion fiscale et le financement des urgences sociales et écologiques, Attac entend démontrer que des solutions crédibles existent. « Alors que la fraude aux prestations sociales représente 60 fois moins que la fraude fiscale, elle est de plus en plus traquée et stigmatisée. Les fraudeurs fiscaux, quant à eux, bénéficient d’un traitement de faveur et ne sont quasiment jamais condamnés. Nous pouvons lutter concrètement contre cette impunité fiscale : en renforçant les effectifs et les moyens de l’administration fiscale, de la police fiscale et du parquet financier qui traquent la délinquance financière mais aussi en condamnant plus systématiquement les fraudeurs et leurs complices, les banques et les cabinets d’affaire. Si des dizaines de milliards d’euros échappent encore au fisc annuellement, c’est uniquement le résultat de décisions politiques. » rappelle Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac France.

Les associations mobilisées contre l’évasion fiscale feront entendre ces revendications lors du premier procès d’un Faucheur de chaises, Jon Palais, poursuivi par BNP Paribas pour avoir participé à une action de réquisition citoyenne de chaises dans l’une de ses agences. En 2015, le collectif des Faucheurs de Chaises, composé d’Action Non-Violente COP 21, des Amis de la Terre, d’Attac, de Bizi ! avait réquisitionné symboliquement 196 chaises dans des banques participant au système organisé de l’évasion fiscale. Ces 196 chaises avaient servi à l’organisation d’un sommet citoyen le 6 décembre à Montreuil pendant la COP 21, puis avaient été rendues à la justice le 8 février 2016 à l’occasion de l’ouverture du procès de Jérôme Cahuzac. Le collectif appelle maintenant à la participation massive le 9 janvier 2017 à Dax au procès de l’évasion fiscale organisé en parallèle du procès de Jon Palais. Cet événement d’envergure nationale réunira des personnalités telles que Eva et Caroline Joly, qui seront les avocates de Jon Palais, Antoine Peillon, Edgar Morin, Patrick Viveret, des personnalités associatives, syndicales et politiques.

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REFLEXIONS COMPLEMENTAIRES SUR LE P.L.U. DE GRANVILLE

Publié le 27 Novembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Granville

Dans l’article précédent du  16 septembre 2016 plusieurs points posant problème ont été évoqués par ce document d’urbanisme qui a été présenté volontairement en septembre 2016 à la Commission Départementale de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers (CDPENAF).

Au cours de la réunion du 10 novembre de cette structure, cette fois ci c’est le P.L.U. qui a été présenté pour avis de la commission.

D’emblée il faut signaler l’absence de M. BLANCHET, adjoint à l’urbanisme, et de M. PETITGAS, des services techniques, le rapporteur public a donc effectué sa présentation en précisant que peu de modifications avaient été effectuées, si ce n’est pour les zones réservées, et il a regretté l’absence d’éléments complémentaires concernant les dents creuses. Toutefois il a émis un avis favorable sous les réserves précédentes. La discussion a été immédiatement lancée et nous avons précisé qu’il était regrettable de la part de la commune de présenter un document qui ne tenait que très peu compte des remarques faites lors de la session de septembre. Nous avons aussi regretter leur absence.

Les dents creuses :

Nous avons constater que contrairement à ce que nous avait indiqué M. BLANCHET aucune des 40 à 50 dents creuses n’était localisée, identifiée avec une surface précise. Que le seul tableau des dents creuses (si on peut les appeler comme telles) n’indiquait toujours pas non plus la surface des empiétements immobiliers. Par ailleurs certains de ces « terrains » ont été édifiés.

Les zones réservées :

Concernant les zones réservées, nous avions objecté la réalisation de deux emplacements de stationnement l’un en face l’hôpital, l’autre sur la route de Villedieu. Certes pour celui prévu en face l’hôpital la surface est passée de 2 ha à 0,8 ha, mais nous avions fait remarquer à juste titre que 0 ha serait le bon chiffre. Et afin de ne pas priver une ferme laitière (avec des vaches normandes) du moindre m² sur les 10 ha d’un seul tenant.

Concernant celui de la route de Villedieu, nous nous apercevons qu’il passe de 0,5 ha à 0,95 ha, curieux non !!! Là encore non seulement l’utilité n’est pas avérée, mais de surcroît l’adjoint nous avait indiqué qu’un ambulancier souhaitait installé une plate forme en limite, pour 30 véhicules. Nous avons rafraîchi la mémoire des participants sur ce point en précisant que nous avions rétorqué qu’il restait seulement à 0,32 ha de zone d’activité pour Granville, et ce sur la dite zone, mais pas à cet endroit.

L’emprise sur les terres agricoles est non négligeable puisqu’il faut y incorporer les surfaces pour la réalisation de la 2 X 2 voies Granville-Avranches, soit une douzaine d’ha sur Granville, mais dont l’emprise sur la communauté de communes est énorme (environ 210 ha) et complètement surréaliste. Par ailleurs elle va enclaver une surface importante de terres agricoles entre ce projet et la route existante, sans oublier sur St Pair la présence de la zone d’activités et le projet de celle sur St Plancher alors que les zones actuelles sont loin d’être remplies.

La population :

L’ambition municipale de voir grandir la population donc de construire 1500 logements dans les dix ans soit 150 logements par an, est fondée sur des calculs du bureau d’étude quelque peu erronés. En effet et ce n’est malheureusement pas du fait de ce bureau d’études mais de la plupart d’entre eux qui confondent population municipale et population des ménages. En effet on recense environ 900 personnes résidentes en maisons de retraites, hôpitaux, foyers de jeunes travailleurs, Centre de rééducation, etc.. Bien évident que cela fausse le calcul des besoins en construction, ce qui réduit le nombre de logements nécessaire à moins de la moitié. Si en plus on défalque les logements vacants les besoins sont proches de ZERO.

En conséquence les dents creuses et projets d’aménagement ou réhabilitation sont largement suffisants.

Le projet d’Eco-quartier de la Clémentière :

Ce projet prévu en plusieurs phases pour un total de 760 logements va amputer les terres agricoles de la commune de 34 ha supplémentaires.Lorsque l’on étudie les documents de ce projet, aucun éléments ne permet de l’intituler éco-quartier. Les constructions sont laissés à l’appréciation des propriétaires des terrains sans aucune contrainte ni obligation environnementale. Seule une trame verte de protection d’une source est prévue, mais quid des haies alentours pourtant classées et protégées lorsque les pelleteuses entreraient en action ? Ce projet compte tenu des éléments du chapitre précédent est donc parfaitement inutile et trompeur sur sa finalité.

La capacité d’accueil :

Cette question récurrente ne se pose pas uniquement pour la population, mais surtout et avant toute construction, en matière de production d’eau potable.

Sachant que ladite eau est assainie en usine de traitement après pompage dans le Thar et la Saigue. Que l’état avec l’accroissement de résidence en population durant la période estivale la consommation d’eau redouble, hors c’est la saison la plus difficile tant la demande est forte. Le SMPGA a tiré la sonnette d’alarme depuis plusieurs années, notamment après des étés très secs, et années a pluviométrie faible. Ceci est à peine souligné dans le rapport de présentation, mais mérite de s’y attarder et de se poser la question urgente de la limite de cette capacité d’accueil.

Pourquoi pas un autre P.L.U. ?

Dans la présentation de ce PLU on nous donne des chiffres et on localise des secteurs sur soit la communauté de communes, soit sur 4 communes Granville, Saint Pair sur Mer, Yquelon et Donville.Dans ce cas au lieu de faire un PLU à minima, sans cohérence réelle, sans prise en compte de l’aménagement et de la réhabilitation du centre de Granville et des immeubles « vétustes » pourquoi ne pas prendre un peu de hauteur et essayer de « penser globalement pour agir localement » mais avec une vue d’ensemble et non pas établir un document étriqué, imprécis, mal ficelé. On peut à la lecture des éléments se poser des questions sur les compétences tant du bureau d’études, que des élus, à commencer par la confusion entre population en résidence principale et population municipale, ce qui fausse tous les chiffres.

Le vote :

De ce fait et après avoir développé ces arguments, malgré un avis positif du rapporteur public, la commission a émis un avis défavorable à ce PLU en l’état.

Conclusion :

Cela porte à deux commissions départementales (CDNPS et CDPENAF) les votes négatifs sur ce projet de PLU. Cela laisse néanmoins la possibilité à la commune de soumettre ce PLU à l’enquête publique en l’état.Dans ce cas les citoyens et les associations granvillaises concernées doivent déposé massivement leurs désaccords avec ce document d’une médiocrité désopilante.

Joël BELLENFANT

 

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Confirmation du diagnostique ce soir

Publié le 27 Novembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Présidentielles 2017

 

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Journée internationale contre les violences faites aux femmes

Publié le 27 Novembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Droits des femmes

 
Comme quoi, c'est possible!
 
MATTHIEU BOURRETTE, CE PROCUREUR ENGAGÉ CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES
 
TOUT UN SYMBOLE – En cette Journée de lutte contre les violences faites aux femmes, le procureur de Reims, Matthieu Bourrette, a décidé de ne faire comparaître ce vendredi que des prévenus poursuivis pour violences conjugales. Un acte militant qu’il raconte à LCI.
 
25 nov 05:00
Il y a la justice, l’intimité feutrée des salles d’audience, et "le monde extérieur". Matthieu Bourrette, procureur du tribunal de grande instance de Reims, veut montrer que les planètes, à défaut de s’aligner, peuvent parfois se rencontrer. Ce vendredi 25 novembre, il a décidé de laisser entrer la Journée nationale de lutte contre les violences faites aux femmes sur les bancs de procès en correctionnelle. Et de ne faire comparaître que des prévenus qui vont être jugés pour violences ou menaces envers les femmes.
 
Un simple jeu de calendrier pour des dossiers qui ne seront, bien entendu, pas jugés autrement qu’un autre jour. "Les personnes prévenues vont être jugées de la même manière que d’habitude", explique à LCI Matthieu Bourrette. "Mais il y a peut-être une chance pour qu’elles prennent davantage conscience de leur geste en ce jour précis…", espère-t-il. Mais dans son esprit, cette initiative s’adresse moins aux auteurs des faits qu’à la société civile. Selon le magistrat, elle est capable d’agir en amont sur le phénomène des violences faites aux femmes.
Une prise en charge des victimes en amont du procès
"Ce n’est pas à la justice, à mon sens, d’endiguer au premier chef les violences conjugales", souligne encore Matthieu Bourrette. "Le travail doit se faire en amont, dans la prise en charge de la victime. Et ce dès la prise de la plainte. Dans les commissariats, de nets progrès ont été observés. Mais cela reste à parfaire. Il faudrait aussi pouvoir développer un vrai travail d’enquête, même quand la victime choisit de ne pas porter plainte." Et le procureur d’insister, avant tout, sur la primordiale importance de l’accompagnement de celle qui se trouve, depuis un jour ou depuis toujours, au cœur de ce type de violences.
 
C’est la raison pour laquelle il a demandé à deux associations locales – le MARS (Mouvement d'action et de réflexion pour l'accueil et l'insertion sociale) et le CIDFF (Centre national d’information sur les Droits des Femmes et des Familles) de la Marne – de travailler pour l’occasion main dans la main. Et de prendre en charge les victimes en amont de leur procès, quand l’usage veut que ce soit elles qui rentrent en contact avec les bénévoles. Renverser la machine pour mieux avancer ? Le test, en tout cas, pourrait, s’il s’avérait payant, devenir une nouvelle habitude. "Je sais que les associations ont déjà récupéré les coordonnées de toutes les victimes dans les dossiers de vendredi. Elles se répartissent les tâches entre la prise en charge judiciaire et quotidienne et elles ont l’air de bien travailler ensemble. C’est une bonne nouvelle."
 
La partie émergée de l'iceberg
Une bonne nouvelle qui permet à Matthieu Bourrette de s’interroger sur sa propre place au sein de cette vaste entreprise qu’est la lutte contre les violences conjugales. "Mon travail à moi, c’est d’éviter la récidive" nous rappelle-t-il. "Pour le mis en cause, il y a toute une typologie de sanctions que le procureur peut proposer. Je choisis des sanctions pour punir, mais aussi pour faire réfléchir. C’est dans cette optique que, dans notre tribunal, nous imposons souvent des mises à l’épreuve. Souvent les violences vont de pair avec un problème d’alcool, qu’il faut pousser à soigner." Parfois, ajoute-t-il, agir pour le bien de la victime signifie aussi aller contre son avis. "Je pense qu’il est bon d’imposer de ne plus avoir de contacts. Et de temps en temps, même la victime n’est pas d’accord avec ça. Pour ma part, je voudrais systématiser un temps d’éviction, même court, pour offrir un un temps de repos dans le couple."
 
Des idées qui pourraient, pourquoi pas, faire leur chemin au sein d’autres juridictions. Matthieu Bourrette le sait bien, et en profite. "Oui, en communiquant sur la Journée de lutte contre les violences faites aux femmes, quelque part, je surfe sur la vague. Mais je l’assume. Car malheureusement, j’ai déjà eu à juger cette année 130 condamnations pour le seul chef de violences conjugales. Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg."
 
 
En ce jour de lutte contre les violences, Jacqueline Sauvage restera en prison
Nous demandons à tous nos adhérent-e-s et sympathisant-e-s qui se rendrons à une manifestation sur les violences de prendre la parole au nom du comité Manche droits des femmes:
 
Alors que nous voyons quotidiennement des jugements cléments ( sursis ou peines fermes légères) pour des agresseurs de femmes et d'enfants, Jacqueline qui a vécu  47 ans d'enfer conjugal a déjà effectué 5 ans d'incarcération! C'est un jugement entaché d'idéologie patriarcale qui la maintient en prison! ça suffit!
Nous demandons à toutes et tous de signer la pétition, d'intervenir auprès de tous les élu-e-s pour appuyer la demande de grâce présidentielle totale pour Jacqueline!
 
 
 
Faites connaitre notre action, transférez nos informations
 et notre adresse mail à vos réseaux:
visitez et faites visiter notre page Facebook ICI
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Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer ...Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

Publié le 26 Novembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Présidentielles 2017

 

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Les aventures de TIC et TAC

Publié le 25 Novembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Primaires

Le programme de TAC

 

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La Gauche Autrement

Publié le 24 Novembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans L'Alternative dans l'action

Le 23 novembre 2016, se tenait l' AG d'Alternative Citoyenne, association politique, altermondialiste, anticapitaliste, laïque, écologiste, féministe et solidaire.
Comme à l'accoutumée, après avoir débattu sérieusement des enjeux de la politique nationale et locale, nous avons partagé un excellent repas.

Si vous aussi aimez échanger et débattre dans la convivialité,

rejoignez nous: Alternative Citoyenne 50 contact.alternative@laposte.net

 


 

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Intervention du Commité des Usagers aux Assises Debout du Front de Gauche sud Manche

Publié le 24 Novembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche

Avec l'emploi, la santé est la 1ère préoccupation des Français. En 2000, l’OMS classait la France en 1ère place mondiale pour les soins de santé. En 2014, la France n'était plus que 11ème des pays européens. En 2015, l'OCDE atteste d'un net recul dans ce domaine.

Depuis des années les gouvernements successifs restructurent, ferment des hôpitaux des maternités, des centres de Sécurité Sociale, suppriment des lits, des personnels...

Les déserts médicaux se multiplient et atteignent les métropoles. Le projet de loi de finance de la sécurité sociale pour 2017 sera voté prochainement à l'Assemblée Nationale. Il prévoit 4 milliards d'euros en moins dont 860 millions pour les hôpitaux qui s'ajoutent aux 690 millions d'économies exigées en 2016.

Pour y parvenir, le ministère compte principalement sur la «réorganisation» des 850 hôpitaux publics en 135 Groupements Hospitaliers de Territoire, ce qui rendra l’accès aux soins encore plus problématique. Le seul objectif étant d'améliorer la comptabilité, cela entraînera encore des réductions de personnels soignants.

Le Conseil Régional de Normandie s'inscrit déjà dans cette démarche d'austérité en annonçant la fermeture 9 IFSA et IFSI en Normandie (Institut de formation d'aides soignants ou de soins infirmiers). Chaque fermeture signifie 120 à 140 élèves de moins. Pourtant, les personnels soignants sont en souffrance (suicides, burn out...), la prise en charge de la population vieillissante nécessite de plus en plus de professionnels.

Nous assistons au démantèlement du service public de santé mais la sécurité sociale, aussi, est menacée. Certains écrivent: «le système d'assurance maladie est condamné, au moins tel qu'il fonctionne actuellement. Il faut urgemment passer à un système d'assurance où chacun cotise selon les risques qu'il veut couvrir» Selon l'auteur, François Fillon, Nicolas Sarkosy, Emmanuel Macron et Manuel Valls y seraient favorables. Alors fini l'héritage du CNR où chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ?

En ce qui concerne le Sud Manche, le démantèlement de Granville continue, les services de chirurgie ambulatoire et de gastro-entérologie, de pneumologie seront transférés sur le site d'Avranches, en 2017 et 2018. Cela nécessite des travaux importants. 2017, c'est demain et nous ne voyons pas encore l'amorce d'un chantier. Ce qui est de très mauvais augure pour le GHT annoncé comme une victoire par les élus qui ont été reçus au Ministère.

Nous manquons cruellement de médecins spécialistes, les délais de consultation sont très longs. Un projet de santé doit être élaboré avant le mois de juillet 2017, avec les élus qui siègent au conseil de surveillance. Mais, pas de nouvelles...

Pour terminer sur une note plus optimiste, l'action engagée par le comité d'usagers et le collectif de médecins auprès du Tribunal Administratif a amené le rétablissement de la ligne de SMUR secondaire mais seulement de 8h30 à18h30. L'affaire continue puisque nous demandons le rétablissement de cette ligne 24h/24, c'est à dire dans son fonctionnement antérieur au 3 janvier.

D'autre part, les mobilisations de soignants du 3 novembre ont fait reculer le Conseil Régional sur la fermeture de l'école d'infirmières de Vire, et la direction de l'hôpital de Cherbourg-Valognes sur l'externalisation de services techniques.

Cela démontre bien que notre bien commun qu'est le service public de santé peut être défendu. les soignants, les usagers et les élus doivent se mobiliser ensemble.

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EDF asphyxié par le nucléaire

Publié le 24 Novembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Nucléaire

 
 
  
 
   
   
 
Les signes de la faillite du nucléaire français se font toujours plus nombreux. Près du tiers des 58 réacteurs français est arrêté, les anomalies se multiplient sur le parc dans l’indifférence des autorités et l’EPR de Flamanville a toujours plus de plomb dans l’aile. Une nouvelle étude d’analyse financière sortie la semaine dernière vient enfoncer le clou : elle lève le voile sur une entreprise au bord de la faillite qui minimise de graves problèmes.

Les comptes d’EDF à la loupe

Selon une étude effectuée par le cabinet d’analyse financière AlphaValue à la demande de Greenpeace, EDF surévalue considérablement ses centrales et sous-évalue drastiquement le coût des provisions nécessaires au démantèlement de ses installations nucléaires et à la gestion des déchets.

Si EDF mettait vraiment de côté l’argent nécessaire au démantèlement des centrales et à la gestion des déchets, sa faillite serait déjà déclarée ! Ce n’est pas qu’une histoire de chiffres : EDF doit, dès aujourd’hui, mettre 50 milliards d’euros de côté. L’entreprise en est tout simplement incapable.

L’entreprise doit de plus faire face à un mur d’investissement de 165 milliards d’euros d’ici à 2025, soit plus de 15 milliards par an. EDF en est bien incapable et se garde bien de communiquer sur cette somme astronomique.

L’étude des comptes d’EDF démontre que la stratégie industrielle de prolongation des réacteurs coûte plus cher que de les fermer. En misant sur le tout nucléaire et en s’obsédant à vendre ses réacteurs, l’entreprise est tout simplement non compétitive. Le nucléaire n’est pas une énergie d’avenir, et l’entreprise EDF n’aura pas d’avenir du tout si elle persiste dans cette voie.

 
 
 
Lire notre analyse
 


Les conclusions de cette étude d’analyse financière viennent s’ajouter à un contexte très lourd pour EDF. L’entreprise accumule les erreurs et tente désespérément de les cacher sous le tapis. C’est par exemple le cas sur l’EPR de Flamanville.

Flamanville : l’EPR à la ramasse

 

 
   
 
Déjà six ans de retard accumulés dans la construction, et une facture qui a été multipliée par trois : voilà le bilan actuel de l’EPR de Flamanville. De plus, fin 2014, l’ASN a identifié une anomalie sur la cuve de cet EPR, qui est donc inapte.

EDF parle de “tests rassurants” mais la vérité est que de simples tests ne suffiront pas. Comme le démontre un rapport d’experts en sûreté nucléaire publié par Greenpeace il y a deux mois, la seule solution pour savoir si cette cuve est apte à la mise en service de l’EPR est de procéder à sa destruction.

En tentant de cacher sous le tapis les signes de la faillite du nucléaire français, les dirigeants d'EDF font un coup de communication irresponsable et dangereux. Une entreprise en faillite et un État hors-la-loi sur la transition énergétique : que faudra-t-il de plus pour que la France se décide enfin à s’engager sur la voie du 100% énergies renouvelables ?


 
 
 L’équipe climat-énergie de Greenpeace France 
 
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La Sociale, un film de Gille Perret. Bientôt sur vos écrans !

Publié le 23 Novembre 2016 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Liberté - Egalité - Fraternité

En racontant l’étonnante histoire de la Sécu, La Sociale rend justice à ses héros oubliés, mais aussi à une utopie toujours en marche, et dont bénéficient 65 millions de Français.
Les Ateliers citoyens ont prévu de projeter ce film en début d'année 2017, en présence de Michel Etievent, auteur d'une biographie d'Ambroise Croizat, qui animera un débat.

En attendant, si vous avez hâte de le voir, vous pouvez aller à Villedieu, le vendredi 25 novembre, où il sera projeté à 20h.

Pour le débat, c'est Bernard Friot qui est invité (sociologue, historien de la Sécu, animateur de "Réseau salariat".

 

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