L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse
Publié le 21 Septembre 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Front de gauche
Publié le 18 Septembre 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Résistance
France inter a supprimé l’émission culte de Daniel Mermet, Là-Bas si j’y suis, diffusée sur les ondes publiques depuis vingt-cinq ans. Olivier Minot, producteur libre de Radio Canut à Lyon, lui rend un hommage intime, avec la complicité d’Arte Radio.
Pour ceux qui séchaient les cours afin d’écouter la radio en plein après-midi, pour ceux qui sont marqués par les luttes altermondialistes et syndicales, par les reportages de Claire Hauter ou d’Antoine Chao, pour ceux qui ont rêvé que les alternatives sud américaines renversent le monde, et pour ceux qui ont tant écouté les voix des silencieux, il manque comme un repère. Un repère populaire, modeste, et génial.
Oui, Daniel Mermet est un patron tyrannique dans un établissement public complice de cette tyrannie. Et comme le dit Olivier Minot, nous avons sans doute « mis des œillères ». Oui, Daniel Mermet a soixante-et-onze ans et il aurait pu laisser la place à d’autres figures depuis bien longtemps.
Mais en supprimant Là-bas si j’y suis, c’est un espace important pour la gauche critique que France Inter choisit de taire. Cette émission, écoutée chaque jour par plus d’un demi million d’auditeurs, était « une balise, un phare », toujours plus près « des jetables que des notables », nous rappelle Olivier Minot. À la manière de n’importe quel militant, Daniel Mermet a cherché à faire communauté à travers les « repaires », des cafés ou autres lieux publics où se tiennent des débats de société partout en France. Il est éjecté de la radio publique, au moment même où celle-ci fait place à des figures du show biz. Une nouvelle culture s’installe sur nos ondes collectives.
Comme la gauche, Là-bas si j’y suis ne va pas mourir. Un résistant ne peut pas arrêter de résister parce qu’on lui impose de s’étouffer. Acculé à quitter la maison ronde, Daniel Mermet décide de créer un "sept-neuf-neuf" sur le Net. Une nouvelle radio web ? Quelle bonne idée ! Elle sera lancée en janvier. En attendant de découvrir ce que Là-bas nous prépare, il est déjà possible de s’abonner.
Publié le 17 Septembre 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Santé
Matériel militant :
Contre les prédateurs de la santé, par Catherine Jousse, Christophe Prudhomme et Bernard Teper
La guerre contre la santé solidaire,ou dit autrement, la guerre pour la marchandisation et la privatisation des profits des secteurs rentables de la santé et pour la socialisation des pertes des secteurs non rentables pour les actionnaires, est entrée dans une phase cruciale. Rappelons que les dépenses de santé représentent 11,1% du PIB. Les prédateurs ne se cachent plus pour attaquer la santé et l'assurance-maladie, ils disent ce qu’ils font et font ce qu’ils disent. De Warren Buffet, deuxième homme le plus riche du monde, jusqu’à Denis Kessler, actuel président de la SCOR, en passant par Guillaume Sarkozy, le patron de Médéric Malakoff, tous assument ouvertement cette guerre. Devant cette offensive unie et bien organisée, y-a-t-il une résistance à la hauteur des enjeux ? Que nenni ! La confusion règne. Beaucoup sont ins- trumentalisés par les prédateurs y compris des dirigeants politiques et des organismes complémentaires. Bien qu’il ait eu une accélération de la prédation décrite à partir de 2002 avec même un passage en turbo depuis la dernière présidentielle, il sera montré que cette logique prévaut depuis au moins 43 ans (depuis les ordonnances de 1967) et que les gouvernements de gauche ne l’ont guère enrayée et que la gauche elle-même a aussi mis la main à la pâte à ce processus. Le livre se termine par une proposition alternative d'un nouveau système solidaire de santé et d'assurance maladie et appelle à une insurrection des consciences.
Auteurs : Catherine Jousse, Christophe Prudhomme et Bernard Teper.
Edition Osez la République sociale, 2012
Format : 13 x 16 cm, 96 pages, 8,50 €
Publié le 17 Septembre 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Résistance
Récemment, Andreas Schleicher, directeur de l’éducation de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a attaqué l’École de la république. Selon lui, en effet, « L’enseignement n’est pas pertinent en France. On y est en décalage. Le monde moderne se moque bien de ce que vous savez. Il s’intéresse à ce que vous savez en faire. » Andreas Scheiler déplore l’inadéquation supposée de l’École française aux orientations de l’OCDE dont l’un des objectifs principaux est « d’aider les gouvernements à d’abord et avant tout, restaurer la confiance dans les marchés ainsi que les institutions et les entreprises qui les font fonctionner. Cela exigera des meilleures réglementations et une gouvernance plus efficace à tous les niveaux. »
Ces propos sont d’autant plus inquiétants qu’ils ont été immédiatement suivis d’une annonce du ministre de l’Éducation nationale, Mme Vallaud-Belkacem. Celle-ci a en effet annoncé un plan d’adaptation, consistant à « construire des parcours pour assurer l’insertion professionnelle et sociale des élèves afin d’assurer les conditions d’une ouverture de l’école sur le monde professionnel, démultiplier les relations entre acteurs de l’entreprise et de l’économie et l’école, assurer plus de correspondances entre les diplômes professionnels et les besoins des entreprises ».
L’UFAL :
L’UFAL appelle donc les citoyens et leur famille à se regrouper, pour défendre l’école de la république contre cette nouvelle attaque annoncée par l’OCDE et le gouvernement.
Publié le 15 Septembre 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Front de gauche
A gauche !
Défendre nos droits aujour'hui .
Combattre
la polititique du gouvernement.
Atelier citoyens FdG
Mercredi 24 septembre
19h à l'Agora Granville
Nous l'avions promis lors de la campagne des municipales de "La parole aux granvillais-es" : "la démocratie c'est tous les jours !"
Les ateliers citoyens du Front de gauche poursuivent donc leur travail au-delà des élections.
Dans un contexte de rentrée marqué par une crise démocratique, avec la mise en place d'un gouvernement qui ne représente plus que lui-même, nous invitons les habitant-e-s à exercer leur citoyenneté et repartir de la base de la démocratie.
Le principe des ateliers citoyens ? Tout le monde a la parole, on s'écoute, on débat, on décide ensemble.
Le but ? Faire vivre la démocratie, permettre l'exercice de la citoyenneté, agir localement.
À Gauche !
Pour cette rentrée, nous invitons les citoyens écœurés par le gouvernement Valls à témoigner et partager ce qui, pour chacun, définit la gauche (qu'est-ce que ça veut dire "être de gauche", "faire une politique de gauche", à quelque échelon que ce soit)…
Enfin, les ateliers citoyens du Front de gauche mettront régulièrement sur la place publique des propositions pour faire avancer l'exercice de la démocratie.
Publié le 14 Septembre 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Résistance
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Publié le 11 Septembre 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Front de gauche
Ensemble! sera naturellement présent à la fête de l'Humanité avec un beau stand...et pleins d'activités !
En voici le programme :
Vendredi 12
20h concert : Guyom Touseul
Un "faiseur de rencontres", un "metteur de gens ensemble", un généreux qui mord à pleines dents dans les moments de partage et d'amitié. Un concert de Guyom Touseul, c'est un moment à part, dans lequel authenticité et énergie se dégagent en flot dans une belle alchimie !
21h concert : Aphasie
Un quintette tentaculesque pour un cocktail funk rock alliant compositions à texte et groove éclectique et électrique. Aphasie générale dans la salle !
22h concert : Louis Lingg & the Bombs
Attention, le drapeau noir est hissé! Louis Lingg & the Bombs dégoupille des cocktails M hautement inflammables : 1/3 punk anar, 1/3 mélodies pop, 1/3 gros beats electro. Paris's calling !
Samedi 13
11h Dédicaces : Bernard Calabuig. « Un itinéraire communiste. Du PCF à l'altercommunisme », Roger Martelli « 1984, l'occasion manquée »
12h Inauguration du stand suivi d'un concert de Tithaume
Bercé par la Chanson française et le jazz manouche Jeune auteur, compositeur et interprète, Tithaume, guitare en main et chapeau sur la tête partage sa vision du monde à travers des mélodies fluides et entraînantes, des paroles justes et touchantes
14h00 Débat : "Où en est la révolution syrienne?" avec Ziad Majed, politologue, auteur de "Syrie, la révolution orpheline" et Joseph Daher, universitaire et militant, membre du Courant Gauche révolutionnaire en Syrie et de l'organisation suisse SolidaritéS
16h débat : autour du livre "Roms et riverains. Une politique municipale de la race » avec les auteurs Eric Fassin et Serge Guichard, Said Bouamama, sociologue et militant associatif et politique, Saimir Mile, Président de la Voix des Rroms ainsi que des animateurs de collectifs franciliens de défense des Roms
18h00 Débat : « Arts et transformations sociales : des luttes des intermittents et précaires à la quête d’un imaginaire d’émancipation » avec Pascale Fautrier, romancière, Laurent Eyraud-Chaume, comédien, Nicolas Roméas, journaliste, directeur et fondateur de la revue Cassandre, et Thomas Pitiot, chanteur et animateur du festival “Aubercail” (sous réserve)
20h Concert :Tripotes
Un spectre lénifie le monde: c’est le spectre de la Tripotie. Certes aujourd’hui ce pays n’est plus. L’esprit qui y régnait a laissé le temps modeler les rides des hommes et les déviances qui les accompagnent. Cet esprit se nomme le Nébo Vienrupé, sa voix s’appelle Tripotes.
21h Concert :Trostki Nautique
Trotski Nautique, c'est de la variété française mal engagée avec de la boite à rythme, de la guitare électrique, du casiotone et de la flûte à bec. Les chansons sont plutôt courtes parce que plus c'est court, moins c'est long.
22h Dance : Soulapression dj set
Soulapress' aux platines pour un set 100% vinyle, un retour aux sons 70's avec une sélection soul, funk, afro, latin... Attention, dancefloor !
Dimanche 14
11h Débat « Changeons le système, pas le climat ! Quelles mobilisations citoyennes dans la perspective de la COP21 ? » avec Gilles Sabatier, Alternatiba IDF et des animateurs d'Alternatiba et de la coalition des mouvements et ong formée pour le sommet climat de décembre 2015
Restauration sur place : assiettes paysannes élaborées avec des petits producteurs de Saône et Loire, avec le soutien de la confédération paysanne 71.
Vins bio et de vignerons indépendants, bière artisanale, et toujours, les rhums arrangés d'Axel.
Publié le 10 Septembre 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Front de gauche
Publié le 9 Septembre 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Front de gauche
Intervention de Clémentine Autain :
« Cette rentrée est assez stupéfiante. Je ne vais pas vous refaire le film, qui ressemble plutôt à une mauvais théâtre de boulevard, mais l’essentiel est là : François Hollande et Manuel Valls ont choisi de trancher, d’aller « plus fort, plus vite », de renforcer une politique libérale qui tourne le dos aux valeurs de la gauche. Et pendant ce temps-là, le chômage a augmenté de 0,8% en juillet et la bourse a clôturé en hausse le jour du remaniement.
Que le Premier Ministre choisisse l’université d’été du Medef pour sa première sortie après son coup de force est signifiant. Et qu’il s’y fasse ovationné, notamment en critiquant une partie de sa propre organisation politique, les « frondeurs » du PS, l’est tout autant.
Aussi sidérante soit-elle, cette séquence politique vient de loin. François Hollande a préparé depuis longtemps la mue démocrate du PS. Même les mots employés aujourd’hui au sommet de l’Etat ne sont plus ceux de la gauche. La « compétitivité » est leur horizon, la soumission aux marchés financiers leur quotidien. Que le candidat Hollande ait revendiqué la normalité dans sa campagne électorale avait mis la puce à l’oreille. Le gouvernement et la majorité du PS se moulent désormais dans les normes dominantes. Passée inaperçue cet été, une phrase du ministre Michel Sapin au détour d’une interview au Monde vantant les mérites de l’austérité et les cadeaux aux grandes entreprises résume l’état d’esprit :
La nomination d’Emmanuel Macron constitue la plus magistrale des provocations. L’homme, un technocrate s’il en est, ne fut pas guichetier à la banque Rotschild mais un « Mozart de la finance », comme l’indique son surnom. A peine nommé, Emmanuel Macron déclare : « une autre politique est un mirage », plagiat s’il en est du « There is no alternative » de Margaret Thatcher. Il se dit prêt à ce que les entreprises dérogent aux 35h et annonce tout simplement que la gauche historique est morte !
On peut avoir un débat sur ce qu’est la gauche historique, sur la part de ce que nous devons en garder et de ce que nous devons inventer, mais une chose est sûre, c’est que la gauche de demain ne se fera pas avec le Medef. Manuel Valls prévenait il y a peu : « la gauche peut mourir ». Il en sait quelque chose, c’est lui qui tient le fusil.
Dans le même temps, s’impose progressivement l’idée qu’il faut inventer une alternative de gauche aux crises que nous traversons. Autrement dit, cette politique de droite menée au nom de la gauche ne s’impose pas sans réactions politiques. Cécile Duflot valide dans son livre qui fait événement les critiques portées par le Front de Gauche depuis le début. Des deux premières années Hollande, elle dénonce la capitulation devant Merckel, l’austérité, la « TVA sociale », le déficit démocratique, la stigmatisation des Roms… Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ont mis en cause le cap économique. Aurélie Filipetti a jeté l’éponge parce que, dit-elle, elle ne veut plus s’excuser d’être de gauche. Même François Lamy, proche de Martine Aubry, n’a pas voulu rejoindre le gouvernement de Valls. Surtout, le décrochage des Français est magistral. La côte de popularité de François Hollande atteint péniblement 17% et Manuel Valls a perdu 20 points en trois ans. C’est la déroute.
Face à ce désastre, les forces et les individus qui savent que la gauche ne gouverne pas et qu’une alternative s’impose sont légion. Leur éclatement est mortifère. Notre tâche est donc de contribuer à l’émergence d’une nouvelle force politique de transformation sociale et écologique.
Une tribune parue dans Libération titrait : « L’avenir de la gauche se joue maintenant et avant tout au PS ».
Nous pensons aussi que cela se joue maintenant mais avant tout en dehors du PS.
De notre capacité à apparaître comme une alternative à la politique gouvernementale, et donc au PS dans sa majorité actuelle, dépend notre lisibilité et notre attractivité, et donc notre utilité dans la durée. C’est à distance du PS qu’une force nouvelle peut émerger – ce qui ne signifie évidemment pas à distance des socialistes en rupture. Qu’on le veuille ou non, nous sommes aujourd’hui largement associés à « la gauche », et « la gauche » gouverne. Dans ce moment de grandes interrogations chez les uns et les autres, il n’est pas question d’établir un cordon sanitaire avec l’ensemble du PS ou avec EE-LV qui peine à clarifier son positionnement. Et ce d’autant que l’autonomie vis-à-vis du PS ne fait pas tout, sinon l’extrême gauche serait à 20% depuis belle lurette. Mais notre responsabilité est de contribuer à l’affirmation d’un espace politique distinct, perçu comme différent de la majorité gouvernementale et parlementaire actuelles. Sinon, nous sombrerons avec ceux qui coulent aujourd’hui la gauche.
Cette force nouvelle à vocation majoritaire ne naîtra pas de la diplomatie entre courants politiques constitués mais d’un mouvement dans la société.
Notre responsabilité, c’est de contribuer à envoyer un signal, de bâtir des initiatives et des cadres à même de favoriser cette effervescence et cette construction politique nouvelle. Notre responsabilité, c’est de redonner envie et goût à la politique.
Nous ferons avec les acteurs et actrices du mouvement social, avec celles et ceux du monde intellectuelle et culturel critique, ou nous ne ferons pas.
Nous ferons dans le respect de la diversité des cultures et des traditions qui composent cette gauche de rupture, tout en dégageant une cohérence commune, ou nous ne ferons pas.
Il y a urgence à entamer ce travail.
Nous pourrions, avec toutes celles et ceux qui, à gauche, sont opposés à la politique gouvernementale, initier des assises de la transformation sociale et écologique. Les discussions doivent s’engager partout et sous des formes variées. A nous de proposer la constitution d’un cadre de débat et d’action. Nous verrons sans doute l’épaisseur de nos convergences mais aussi les enjeux de fond qui, parfois, divisent. Je pense par exemple à l’approche néokeynésienne portée par une partie de la gauche du PS qui ne nous paraît pas à la hauteur du changement de modèle de développement nécessaire aujourd’hui.
Le Front de Gauche a une responsabilité particulière dans ce moment de crise et de recomposition politique. C’est la seule force qui a commencé à incarner une orientation alternative. Avec 11% à la présidentielle, ce qui est remarquable, et même 6% aux européennes, le Front de Gauche a commencé à cristalliser un espace politique, ce qui lui donne une responsabilité particulière.
Le Front de Gauche est en panne mais il constitue un point d’appui. Il lui faut donc affronter trois défis : la stratégie, le profil politique, le fonctionnement. Le rendez-vous du 6 septembre est de ce point de vue attendu. Nous souhaitons que le Front de Gauche soit capable d’être en dynamique à nouveau pour peser sur la recomposition en cours, pour œuvrer uni à un rassemblement plus large, pour susciter une mobilisation populaire inédite.
Nous pensons que la relance du cadre qui a donné naissance à la manifestation du 12 avril est une nécessité urgente.
Il y a urgence mais il n’y aura pas de raccourci. Ce que nous avons à reconstruire, c’est un imaginaire et une espérance. Il nous faut assumer cette tension entre l’urgence et le temps plus long de la refondation. Nous savons toutes et tous que l’extrême droite est en embuscade. Nous sommes au pied du mur. Nous devons réussir.
« Ensemble » mettra toutes ses forces dans la construction d’une réponse durable aux crises que nous traversons. »
Publié le 30 Août 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Enfumage