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L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

L'accord top secret qui doit dépecer les services publics

Publié le 9 Juillet 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Austérité et dictature financière

Bruno Odent

 

Les États-Unis, les pays de l’UE et une vingtaine d’autres États ont entamé à Genève des négociations sur le commerce des services. Signe particulier : ces tractations devaient rester secrètes pendant cinq ans. WikiLeaks a réussi à lever en partie le voile sur leur contenu.

 

Tout devait rester entièrement secret. Rien ne devait filtrer des négociations sur l’accord sur le commerce des services (ACS) entamées depuis deux ans à l’ambassade d’Australie à Genève entre les États-Unis, l’Union européenne et une vingtaine de pays.

 

Une vaste entreprise de libéralisation qui touche jusqu’aux services publics fondamentaux. Des mesures assurant une confidentialité totale des discussions ont été prises, dans un langage digne d’un scénario à la James Bond. Les textes établissant l’avancée des pourparlers ont été «  classifiés  », selon un jargon utilisé généralement pour les dossiers secret-défense. Ils doivent être «  protégés de toute diffusion non autorisée  » et stockés dans un système d’ordinateurs lui-même classifié et maintenu «  dans un building ou un container clos  » sous haute surveillance. L’objectif déclaré est que rien ne puisse transpirer du contenu de ces tractations «  jusqu’à cinq ans après la conclusion d’un accord  » ou la fin des négociations si celles-ci devaient finalement ne pas aboutir.

C’était sans compter sur la dextérité des lanceurs d’alerte de WikiLeaks qui sont parvenus à récupérer une partie des textes surprotégés. Ils ont publié ainsi le 19 juin sur leur site l’annexe du traité en préparation consacré aux services financiers.

https://wikileaks.org/tisa-financial/

 

Ces révélations soulignent, en fait, l’ampleur de l’offensive engagée par Washington, suivi par les États membres de l’Union européenne, pour permettre aux multinationales de truster, le moment venu, le commerce des produits financiers mais aussi celui de tous les services sur les grands marchés transatlantique et transpacifique, dont les négociations, on le sait, avancent au même moment, dans la plus grande discrétion.

 

Contourner les résistances populaires et réfractaires de l’OMC

 

Les pourparlers secrets pour parvenir à un accord sur le commerce des services (ACS) ont démarré en 2012 et leurs initiateurs entendent tout faire pour les conclure avant la fin 2015. Ils sont en fait destinés à contourner l’obstacle que constituaient les résistances de forces progressistes, de mouvements sociaux, de syndicats et de plusieurs pays en développement pour la conclusion d’un accord global sur le commerce des services (AGCS) au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Devant la paralysie du processus multilatéral lancé en 2001 dans le cadre du cycle dit de Doha de l’OMC, un groupe de pays a décidé, sous l’impulsion des États-Unis et des États membres de l’UE, d’entamer, il y a deux ans, une négociation parallèle.

Autrement dit : désavoué démocratiquement et donc sorti par la porte, l’AGCS pouvait ainsi rentrer par la fenêtre sous l’impulsion d’une cinquantaine de gouvernements. Les négociateurs autoproclamés ont l’espoir de définir dans un cadre plurilatéral des normes pour qu’elles s’imposent, à terme, comme unique référence internationale. Ils misent d’évidence sur leur poids économique – ils représentent ensemble près de 70 % du commerce mondial – pour rallier en fin de compte les pays récalcitrants de l’OMC court-circuités. Le lieu géographique des tractations a simplement été transféré de quelques rues à Genève, passant du siège de l’OMC aux locaux de l’ambassade d’Australie, pays opportunément tout acquis à la libéralisation.

Principale source d’inspiration du groupe : les «  experts  » de la «  coalition globale des services  » (GSC) au sein de laquelle on retrouve, côté états-unien, les géants du secteur (banque, Internet, énergie) mais aussi, côté européen, le Medef ou le poids lourd français, Veolia (voir ci contre). Le document diffusé par WikiLeaks, qui correspond au relevé de la négociation au 14 avril dernier, révèle le forcing déployé pour banaliser le commerce des produits financiers, comme si rien n’avait été retenu des causes du krach ravageur qui s’est produit seulement sept ans en arrière.
Échanges financiers, 
le retour du délire

Les normes proposées dans l’annexe du texte secret consacré au commerce des produits financiers visent d’abord à restreindre la capacité d’intervention de la puissance publique et se fixent ouvertement comme objectif un modèle «  autorégulateur  » de la finance. Les États signataires du futur ACS ne seraient quasiment plus autorisés à légiférer pour limiter les transactions financières transfrontalières (article X 3.2.).

Au nom de la libre concurrence les «  monopoles d’État en matière de fonds de pension  » – traduisez : les systèmes publics de Sécurité sociale – seraient, à terme, démantelés. Même «  les assurances pour calamité naturelle  » se devraient de ne plus fonctionner sous contrôle public.

L’approbation de l’autorisation de produits financiers innovants est recherchée (article X 2.1.). On sait combien le laxisme organisé à cet égard a nourri la boursouflure financière qui a éclaté, il y a sept ans. « Les CDS (Credit Default Swaps), qui furent considérés comme des produits innovants, ont été au cœur de la crise  », fait remarquer à juste titre Jane Kelsey, professeure à la faculté d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, sur le site de WikiLeaks.

Les firmes Internet états-uniennes font pression pour transmettre sans véritable garde-fou les données de leurs clients. En particulier celles qui sont présentes dans les systèmes dits «  clouds  » (nuages) qui permettent de stocker des documents hors du disque dur de l’ordinateur. Cette information-là suscite depuis le jour de sa divulgation par WikiLeaks, le 19 juin, une vive réaction dans la presse allemande où les révélations d’un autre lanceur d’alerte, Edward Snowden, sur l’espionnage de masse pratiqué par la NSA (National Security Agency), avec la complicité des géants états-uniens de l’Internet, avaient déjà suscité beaucoup d’inquiétudes dans l’opinion.

 

Privatisations interdites

 

Les orientations du texte secret stipulent que les sociétés étrangères ne sauraient être victimes d’un traitement dit «  discriminatoire  ». Autrement dit : elles doivent avoir accès au marché des pays signataires exactement dans les mêmes conditions que les prestataires locaux, qu’ils fournissent ou non un service public à la population.

Un géant de la fourniture d’eau ou de gaz, comme les français Veolia ou GDF Suez, aurait ainsi non seulement le droit de s’installer sur un marché tiers. Mais il pourrait aussi faire jouer une clause d’engagement au respect de la concurrence pour exiger de bénéficier de subventions d’un montant égal à celui versé par l’État en question au service public de l’eau ou de l’énergie.

Par ailleurs le retour à une nationalisation d’un service public privatisé, fût-il partiel, serait strictement interdit aux États signataires au nom des garanties accordées aux investisseurs afin de favoriser, explique-t-on, la fluidité des échanges. Ainsi deviendrait impossible une remunicipalisation de l’eau décidée en maints endroits en France comme à Paris, après la gabegie et l’explosion des factures des particuliers provoquées par les requins de la Générale et de la Lyonnaise des eaux, qui se sont longtemps partagé le marché de la capitale française.

 

Éducation, santé, transports, rien n’échapperait à l’appétit du privé

 

L’ACS doit s’appliquer à tous les domaines capables de fournir un service à l’échelle internationale. Selon l’Internationale des services publics (PSI), qui regroupe quelque 669 syndicats dans le monde entier, il englobe ainsi un champ immense : la fourniture transfrontière (le mode 1 de l’ex-AGCS) – telle que la télé-médecine, la formation à distance ou les paris sur Internet –, le tourisme (mode 2 de l’ex-AGCS), l’investissement étranger direct avec les principes et les conséquences que l’on vient d’exposer (mode 3 de l’ex-AGCS) et le mouvement temporaire des personnes physiques (mode 4 de l’ex-AGCS). L’objectif d’accords comme celui dont la négociation est secrètement engagée, dénonce Rosa Pavanelli, la secrétaire générale de la PSI, est «  d’institutionnaliser les droits des investisseurs et d’interdire toute intervention des États dans un large éventail de secteurs  ».

Santé, éducation, transports, rien n’échapperait à cette logique qui accélérerait, dans des dimensions inédites, la libéralisation des services publics. Selon une logique d’écrémage par le capital privé en mal d’acquérir de nouvelles ressources dans la phase actuelle de la crise où les débouchés se rabougrissent. Il cherche à s’accaparer les secteurs financièrement les plus prometteurs. Les cheminots français en lutte ont ainsi parfaitement discerné la menace qui pourrait conduire à une polarisation des investissements privés sur les tronçons voyageurs les plus rentables quand des dizaines de voies dites secondaires et donc de gares seraient condamnées à disparaître. Le 4e paquet ferroviaire de la Commission européenne n’est certes pas dans le traité secret en cours de négociation. Il n’en épouse pas moins la ligne dévastatrice pour l’avenir des services publics et, au passage, pour... un certain mode de construction européenne. Comme on devrait le savoir au moins depuis l’élection du 25 mai l’acharnement libéral, prêt à nier la démocratie au point d’agir caché contre les intérêts des citoyens, met pourtant l’Europe en danger.

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Le Front de Gauche sud Manche dit non à la fermeture de la cardiologie à Granville

Publié le 8 Juillet 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Santé

 
C O M M U N I Q U É
Réaction du Front de gauche à la fermeture effective du service cardiologie du site de Granville de l'Hôpital Avranches-Granville
Le 28 mai dernier, la directrice de la communication de l'Hôpital nous assurait que la fermeture de la cardiologie "n'était qu"un projet". Un mois plus tard, le service est fermé et le matériel déménagé à la va-vite, à la manière des patrons voyous.
La direction de l'Hôpital agit en liquidateur au service d'une politique nationale de santé qui ne se préoccupe plus de sauver des vies. Elle ne cherche même plus à développer une offre de soins répondant aux besoins des citoyens, des assurés sociaux à qui l'Hôpital appartient, par les cotisations sociales et les impôts qu'ils paient.
De quelle nature est cette politique basée sur le mensonge et la dissimulation qui ne donne pas aux citoyens et à leurs élus les moyens d'êtres informés de façon transparente sur l'avenir de leur santé, leur vie et leur ville ?
À ce titre, la rencontre des maires du territoire et du directeur de l'Hôpital, en plein coeur de l'été, le 28 juillet, est la moindre des choses, mais elle arrive un peu tard pour le service de cardiologie…
Le Front de Gauche est toujours déterminé à défendre les droits vitaux des citoyens.
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NON à l'arasement des barrages du sud Manche !

Publié le 1 Juillet 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Terre

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Enfin ! il y a une justice

Publié le 1 Juillet 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Justice

GARDE A VUE.jpg

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Sauvons "Là-Bas si j'y suis" : déjà 25 000 signataires et vous?

Publié le 1 Juillet 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Résistance

participativeLaurence Bloch, la nouvelle directrice de France inter, a annoncé, vendredi, la fin de l'émission de Daniel Mermet « Là-bas si j'y suis », à l'antenne depuis 1989.

 

 

Cette décision, faite contre le souhait de Daniel Mermet et de son équipe, ne serait pas seulement une grande perte pour France Inter mais aussi un manque pour le paysage radiophonique en général.
La diversité des programmes souhaitée par  la direction de France Inter passe aussi par la diversité des expressions, c'est elle qui permet de garantir la qualité du service public d'information. Supprimer Là-bas c'est se couper d'une partie des auditeurs, c'est devenir une radio comme les autres une radio sans aucune différence.
 

Nous auditeurs fidèles ou occasionnels de cette émission, souhaitons qu'elle continue à nous enchanter les oreilles. Là-bas si j'y suis apporte un vent frais à France Inter, un vent fait d'informations, de partages d'émotions de poésie et de résistances.
 

Signez et faites signer cette pétition pour que Là bas si j'y suis ne disparaisse pas.

 

Pour cela :

1)    Signez et faites signer tous vos amis pour ceux qui l'ont pas encore fait,

2)     Diffusez le lien de la pétition dans vos blogs, journaux, radios, tv,

3)     Diffusez le lien de la Pétition via tous les réseaux sociaux,

http://sauvonslabas.wesign.it/fr

 

Merci de votre solidarité et bonne journée.

Baki Youssoufou Fondateur de We Sign It

 

Nous Auditeurs de France Inter en Colère appelons les auditeurs modestes et géniaux, et tous les soutiens de Là bas si j'y suis à se rassembler pour protester contre la suppression de l'émission.

Rendez- vous samedi 5 juillet à 14H00 devant la maison de la radio 116 avenue du Président Kennedy, 75016 PARIS

Contact : 06 49 98 57 53

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ABCD de l'égalité : Pitoyable capitulation du gouvernement !

Publié le 1 Juillet 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Société

EnsembleCommuniqué de Ensemble.

 

Avec l'abandon de la généralisation des « ABCD de l'égalité », le gouvernement confirme son aptitude à capituler devant les pressions et les campagnes des secteurs les plus réactionnaires et obscurantistes de la société.

 

Dans la foulée des opposants au mariage pour tous, une campagne de rumeurs et de désinformation, n'hésitant pas à harceler les parents pour qu'ils participent aux journées de retrait de l'école, s'était développée. 

Répandant les mensonges les plus grossiers, les instigateurs de cette campagne s'attaquaient en fait à une expérimentation pour développer une éducation combattant les préjugés, les inégalités, les stéréotypes sexistes en faveur de l'égalité filles-garçons.

Un des fleurons de cette campagne fut la ridicule prise de parole de J.F. Coppé contre l'ouvrage intitulé « Tous à poil ».

 

Cette capitulation dans le domaine de l'éducation, que « Ensemble ! » condamne, fait suite à d'autres comme l'abandon de la PMA, les reculs sur la loi famille, les demi-mesures de la réforme de la justice, notamment.

 

Les manifestantEs de la Marche des Fiertés le 28 juin ont fustigé, à juste titre, ces reculades en série du gouvernement. 

 

Bien sûr, le ministre de l'éducation nationale, B. Hamon, nous explique que ce n'est pas un abandon, que l'essentiel sera généralisé dans les programmes, que tous les enseignants seront appelés à se former.

 

Il n'empêche l'abandon du projet en tant que tel ne peut que conforter les instigateurs de la  campagne de dénigrement de l'école publique. D'ailleurs, le rapport d'inspection d'étape remis au ministre fait peu référence aux « ABCD de l'égalité ».

 

Pour « Ensemble ! Mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire », membre du Front de gauche, l'égalité filles-garçons dans tous les domaines de la société est un des piliers d'une transformation de la société, d' une alternative sociale, démocratique et écologiste.

Malgré les renoncements du gouvernement, il faut continuer cette campagne d'éducation populaire.

 

Le 30 juin 2014.

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L'actualité de la lutte pour la sauvegarde du service de Cardiologie à Granville

Publié le 27 Juin 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes

  • Des représentants du Comité d'usagers du pays granvillais de défense de l'Hôpital public seront
  • RDV pour celles et ceux qui le peuvent jeudi 26 devant La Poste de St Nicolas de 16 à 18h (sauf pluie) et samedi 28 au marché de Granville de 10 à 12h30 pour faire signer les pétitions et informer la population.
  • reçus vendredi à 14h par le directeur de l'Hôpital.
  • Rappel : il existe également une pétition en ligne que vous pouvez signer et faire signer en renvoyant ce lien à vos contacts.
  • RDV Lundi 30 juin : Manifestation devant l'hôpital à 13h (affiche à imprimer en pièce jointe), pique-nique à partir de 12h. Nous en profiterons pour rassembler les pétitions signées dans les commerces, les mairies ou ailleurs (vous pouvez également les déposer dans la boîte aux lettres de Jacqueline Legras, 7 boulevard Saint-Gaud). A noter que la mairie de Granville est la seule mairie du coin à n'avoir pas mis la pétition ci-jointe à disposition des habitants.
Lettre ouverte à Madame la Présidente du comité de surveillance du centre hospitalier Avranches-Granville
Copie à Monsieur le Président du conseil communautaire Granville, Terre et mer

Granville, le 17 juin 2014

Madame le Présidente,

Le lundi 2 juin, la coordination de défense de l’hôpital public de Granville organisait une réunion d’information sur le devenir de l’hôpital.
A cette réunion à laquelle vous assistiez, vous avez pu entendre des paroles d’usagers, de praticiens, de personnels soignants et d’élus. Depuis, la coordination s’est organisée en Comité de défense des usagers de l’hôpital public de Granville et a lancé une pétition qui recueille à ce jour plus de 1 500 signatures.
Nous prenons bonne note de votre volonté de rencontrer l’Agence régionale de la santé (ARS) avec le Président du conseil communautaire de Granville, Terre et mer dans le but du recrutement de cardiologues, seule problématique pour vous. 
           
Or vous avez pu entendre l’inquiétude d’usagers, de soignants, d’élus sur l’avenir même du site de Granville et la volonté que des usagers et des soignants soient associés à toutes démarches auprès de l’ARS, de la direction du centre hospitalier Avranches-Granville et autres.

Il nous paraît très urgent de faire savoir à l'ARS, notre détermination. Les élus ne peuvent-ils pas faire accélérer le processus?

Le 30 juin prochain, pour la première fois, le service de cardiologie ferme pour trois semaines. Nous ne nous résignerons pas à la détérioration de l’offre de soins pour les 45 000 habitants hors population estivale du territoire Granville , Terre et mer. 

C’est pourquoi nous appelons, le lundi 30 juin, à 13 heures, à un rassemblement ouvert à tous devant l’hôpital de Granville.

Soyez assurée, Madame la Présidente, de notre attention vigilante.


Le Comité d'Usagers du pays granvillais de défense de l'Hôpital public

--

(si vous voulez communiquer vos réflexions, exemples, liens, données... aux autres participants et contacts des ateliers citoyens, vous pouvez nous écrire à cette adresse et nous transmettrons à tout le monde)
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Les sujets du bac auxquels nous avons échappé

Publié le 23 Juin 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Société

  vu sur  le site de REGARDS Par Laura Raim| 21 juin 2014
Les sujets du bac auxquels nous avons échappé
 

Le libéralisme se décomplexe jusque dans les sujets d’examen, histoire de bien évangéliser les jeunes générations : elles pesteront contre Victor Hugo, mais adhéreront à la pensée des éditorialistes. Nous avons imaginé quels autres sujets n’ont pas (encore) été présentés aux candidats.

 

Le sujet du bac éco organisé vendredi a proposé une caricature d’idéologie néoclassique ultralibérale, dans sa partie dite "Mobilisation des connaissances", en posant deux questions aux candidats :  

 

"Comment la flexibilité du marché du travail peut-elle réduire le chômage ?" (3 points).

 

"À quels risques économiques peuvent s’exposer les pays qui mènent une politique protectionniste ?" (3 points)

 

Pour ne pas être en reste, et nous préparer à la suite, nous avons anticipé comment de futurs sujets du bac pourraient témoigner, un peu plus, de la droitisation de la société…

 

Histoire

1. Listez les aspects positifs de la colonisation.
2. En quoi mai 68 a-t-il mené au déclin des valeurs familiales ?

Lettres

1. Vous commenterez cette phrase de Charles Maurras : "Cette mosquée en plein Paris ne me dit rien de bon (...) s’il y a un réveil de l’Islam, et je ne crois pas que l’on puisse en douter, un trophée de la foi coranique sur cette colline Sainte-Geneviève où tous les plus grands docteurs de la chrétienté enseignèrent contre l’islam représente plus qu’une offense à notre passé : une menace pour notre avenir."
2. Vous commenterez cette phrase de Maurice Barrès : "Entre toutes les femmes, il n’y a de vrai que notre mère."

Sciences naturelles

1. En quoi le gaz de schiste est-il une solution à nos besoins énergétiques croissants ? Les réserves naturelles sont-elles vraiment utiles ?
2. Biologie : rappelez pourquoi pour faire un enfant, il faut un papa et une maman.

Philosophie

1. Pourquoi notre identité est-elle malheureuse ?
2. Quelles sont les limites du principe de précaution ?

Anglais

1. Vous traduirez : "Pierre est pris en otage par les cheminots grévistes"
2. Vous traduirez : "Pour la défense de leurs privilèges, les intermittents menacent le festival d’Avignon".

Mathématiques

1. Calculez le nombre de fonctionnaires à supprimer pour atteindre l’objectif d’un déficit public plafonné à 3% du PIB (documents joints).
2. Démontrez que le taux d’indignation des électeurs de gauche sur les réseaux sociaux fait progresser en proportion les ventes de Valeurs actuelles.

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Passer du Front de gauche au front du peuple

Publié le 22 Juin 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Front de gauche

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CÉDRIC CLÉRIN

Vendredi, 20 Juin, 2014

 

Après une séquence électorale révélatrice d’une profonde crise politique, le Front de gauche est confronté à un nouveau défi: comment ouvrir une perspective avec une gauche en lambeaux et un FN qui menace ? Ses composantes tentent d’y répondre.

 

Au sortir des élections aux résultats assez calamiteux pour la gauche, le Front de gauche n’est plus tout à fait dans la même situation. Son relatif échec, la chute de l’ensemble de la gauche et le score élevé d’un FN qui se rapproche de plus en plus du pouvoir posent la question crûment : à quoi sert le Front de gauche ? « Ce qui a présidé à son lancement, ouvrir une alternative à gauche, est devenu une nécessité absolue au regard de là où nous entraîne la politique du gouvernement », répond Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

 

DU NPA AU PS

 

Dans le marasme, le FG peut se féliciter de ne plus être isolé dans la critique de la politique libérale menée par le pouvoir. Il est rejoint dans son constat par les écologistes qui ont quitté le gouvernement et des pans de plus en plus importants du Parti socialiste. Les espaces de débats entre sensibilités de gauche, du NPA à la gauche du PS, se multiplient. Après les Socialistes affligés et le courant un Monde d’avance, les « Socialistes contre l’austérité » autour notamment de Gérard Filoche se rassemblent avec toute la gauche ce weekend dans l’Allier. « Cette situation nouvelle ouvre des possibilités pour obtenir de nouveaux choix politiques », explique Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, pour qui « la France est mise en danger par les politiques d’austérité ». PCF, PG et Ensemble, les trois principales composantes du FG, tenaient leurs conseils nationaux le week-end du 15 juin pour se pencher sur la nouvelle période politique et tracer les perspectives pour un Front de gauche traversé par des débats houleux ces derniers mois. Au PCF, on voit dans un FG transformé le « possible moteur du rassemblement », quand le Parti de gauche appelle également à « le transformer, à commencer par l’élargir, voire le dépasser ». Ensemble constate également que « le rassemblement offrant une alternative de pouvoir ne peut se résumer au Front de gauche seul ».

 

LES 5 AXES DU PCF

 

Sur le plan des idées, le conseil national du PCF appelle à mener des campagnes politiques « dans la durée » autour de 5 axes : le coût du capital, une société de biens communs, la reconquête industrielle, une nouvelle démocratie et la refondation de l’Union européenne. Ces campagnes sont, pour le Parti communiste, des moyens pour faire avancer les idées de la gauche de transformation et de contribuer à faire émerger « un nouveau projet de gauche pour la France ». Dans le même esprit, le PG appelle à « travailler à un programme à la fois radical et crédible, c’est-à-dire en rupture avec le système et répondant aux aspirations populaires ». Pour élaborer ce projet et le porter, les différentes forces du Front de gauche appellent à construire, « un front du peuple », façon de sortir le FG de son actuel état de cartel d’organisations et de retrouver son élan de 2012. Un conseil national du FG, élargi à toutes les personnalités politiques, associatives ou syndicales qui s’en sentent proches ou parties prenantes, devrait se tenir au début du mois de septembre en lieu et place des traditionnelles « estivales ».

 

LES COMPOSANTES DU FG VEULENT SORTIR DU CARTEL D’ORGANISATIONS POUR RETROUVER L’ÉLAN DE 2012...

 

Reste la question du rassemblement à opérer pour changer la politique du gouvernement. Si le PCF veut travailler à construire « sans exclusive » un projet de gauche pour la France, le PG, sans exclure le dialogue, insiste sur la nécessité pour le FG de n’être « en rien associé » au gouvernement et réitère son appel aux socialistes critiques à « rompre les rangs ». Reste que, dès maintenant, les luttes autour des intermittents, des cheminots ou les débats budgétaires ou encore la lutte sur la réforme territoriale offrent « des possibilités de convergences et de victoires immédiates », selon Pierre Laurent. Alors que la direction du PS est de plus en plus tentée par une mutation « démocrate » et un appel à l’union derrière lui face au FN, que les écologistes se verraient bien en incarnation de l’alternative à gauche en 2017, le chemin de l’émergence d’une nouvelle offre politique à gauche semble à la fois encore sinueux, mais sa nécessité n’a jamais été si partagée.

 

Passer du Front de gauche au front du peuple
CÉDRIC CLÉRIN
Vendredi, 20 Juin, 2014
Après une séquence électorale révélatrice d’une profonde crise politique, le Front de gauche est confronté à un nouveau défi: comment ouvrir une perspective avec une gauche en lambeaux et un FN qui menace ? Ses composantes tentent d’y répondre.
Au sortir des élections aux résultats assez calamiteux pour la gauche, le Front de gauche n’est plus tout à fait dans la même situation. Son relatif échec, la chute de l’ensemble de la gauche et le score élevé d’un FN qui se rapproche de plus en plus du pouvoir posent la question crûment : à quoi sert le Front de gauche ? « Ce qui a présidé à son lancement, ouvrir une alternative à gauche, est devenu une nécessité absolue au regard de là où nous entraîne la politique du gouvernement », répond Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.
 
DU NPA AU PS
 
Dans le marasme, le FG peut se féliciter de ne plus être isolé dans la critique de la politique libérale menée par le pouvoir. Il est rejoint dans son constat par les écologistes qui ont quitté le gouvernement et des pans de plus en plus importants du Parti socialiste. Les espaces de débats entre sensibilités de gauche, du NPA à la gauche du PS, se multiplient. Après les Socialistes affligés et le courant un Monde d’avance, les « Socialistes contre l’austérité » autour notamment de Gérard Filoche se rassemblent avec toute la gauche ce weekend dans l’Allier. « Cette situation nouvelle ouvre des possibilités pour obtenir de nouveaux choix politiques », explique Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, pour qui « la France est mise en danger par les politiques d’austérité ». PCF, PG et Ensemble, les trois principales composantes du FG, tenaient leurs conseils nationaux le week-end du 15 juin pour se pencher sur la nouvelle période politique et tracer les perspectives pour un Front de gauche traversé par des débats houleux ces derniers mois. Au PCF, on voit dans un FG transformé le « possible moteur du rassemblement », quand le Parti de gauche appelle également à « le transformer, à commencer par l’élargir, voire le dépasser ». Ensemble constate également que « le rassemblement offrant une alternative de pouvoir ne peut se résumer au Front de gauche seul ».
 
LES 5 AXES DU PCF
 
Sur le plan des idées, le conseil national du PCF appelle à mener des campagnes politiques « dans la durée » autour de 5 axes : le coût du capital, une société de biens communs, la reconquête industrielle, une nouvelle démocratie et la refondation de l’Union européenne. Ces campagnes sont, pour le Parti communiste, des moyens pour faire avancer les idées de la gauche de transformation et de contribuer à faire émerger « un nouveau projet de gauche pour la France ». Dans le même esprit, le PG appelle à « travailler à un programme à la fois radical et crédible, c’est-à-dire en rupture avec le système et répondant aux aspirations populaires ». Pour élaborer ce projet et le porter, les différentes forces du Front de gauche appellent à construire, « un front du peuple », façon de sortir le FG de son actuel état de cartel d’organisations et de retrouver son élan de 2012. Un conseil national du FG, élargi à toutes les personnalités politiques, associatives ou syndicales qui s’en sentent proches ou parties prenantes, devrait se tenir au début du mois de septembre en lieu et place des traditionnelles « estivales ».
 
LES COMPOSANTES DU FG VEULENT SORTIR DU CARTEL D’ORGANISATIONS POUR RETROUVER L’ÉLAN DE 2012...
 
Reste la question du rassemblement à opérer pour changer la politique du gouvernement. Si le PCF veut travailler à construire « sans exclusive » un projet de gauche pour la France, le PG, sans exclure le dialogue, insiste sur la nécessité pour le FG de n’être « en rien associé » au gouvernement et réitère son appel aux socialistes critiques à « rompre les rangs ». Reste que, dès maintenant, les luttes autour des intermittents, des cheminots ou les débats budgétaires ou encore la lutte sur la réforme territoriale offrent « des possibilités de convergences et de victoires immédiates », selon Pierre Laurent. Alors que la direction du PS est de plus en plus tentée par une mutation « démocrate » et un appel à l’union derrière lui face au FN, que les écologistes se verraient bien en incarnation de l’alternative à gauche en 2017, le chemin de l’émergence d’une nouvelle offre politique à gauche semble à la fois encore sinueux, mais sa nécessité n’a jamais été si partagée.
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Passer du Front de gauche au front du peuple
CÉDRIC CLÉRIN
Vendredi, 20 Juin, 2014
Après une séquence électorale révélatrice d’une profonde crise politique, le Front de gauche est confronté à un nouveau défi: comment ouvrir une perspective avec une gauche en lambeaux et un FN qui menace ? Ses composantes tentent d’y répondre.
Au sortir des élections aux résultats assez calamiteux pour la gauche, le Front de gauche n’est plus tout à fait dans la même situation. Son relatif échec, la chute de l’ensemble de la gauche et le score élevé d’un FN qui se rapproche de plus en plus du pouvoir posent la question crûment : à quoi sert le Front de gauche ? « Ce qui a présidé à son lancement, ouvrir une alternative à gauche, est devenu une nécessité absolue au regard de là où nous entraîne la politique du gouvernement », répond Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.
 
DU NPA AU PS
 
Dans le marasme, le FG peut se féliciter de ne plus être isolé dans la critique de la politique libérale menée par le pouvoir. Il est rejoint dans son constat par les écologistes qui ont quitté le gouvernement et des pans de plus en plus importants du Parti socialiste. Les espaces de débats entre sensibilités de gauche, du NPA à la gauche du PS, se multiplient. Après les Socialistes affligés et le courant un Monde d’avance, les « Socialistes contre l’austérité » autour notamment de Gérard Filoche se rassemblent avec toute la gauche ce weekend dans l’Allier. « Cette situation nouvelle ouvre des possibilités pour obtenir de nouveaux choix politiques », explique Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, pour qui « la France est mise en danger par les politiques d’austérité ». PCF, PG et Ensemble, les trois principales composantes du FG, tenaient leurs conseils nationaux le week-end du 15 juin pour se pencher sur la nouvelle période politique et tracer les perspectives pour un Front de gauche traversé par des débats houleux ces derniers mois. Au PCF, on voit dans un FG transformé le « possible moteur du rassemblement », quand le Parti de gauche appelle également à « le transformer, à commencer par l’élargir, voire le dépasser ». Ensemble constate également que « le rassemblement offrant une alternative de pouvoir ne peut se résumer au Front de gauche seul ».
 
LES 5 AXES DU PCF
 
Sur le plan des idées, le conseil national du PCF appelle à mener des campagnes politiques « dans la durée » autour de 5 axes : le coût du capital, une société de biens communs, la reconquête industrielle, une nouvelle démocratie et la refondation de l’Union européenne. Ces campagnes sont, pour le Parti communiste, des moyens pour faire avancer les idées de la gauche de transformation et de contribuer à faire émerger « un nouveau projet de gauche pour la France ». Dans le même esprit, le PG appelle à « travailler à un programme à la fois radical et crédible, c’est-à-dire en rupture avec le système et répondant aux aspirations populaires ». Pour élaborer ce projet et le porter, les différentes forces du Front de gauche appellent à construire, « un front du peuple », façon de sortir le FG de son actuel état de cartel d’organisations et de retrouver son élan de 2012. Un conseil national du FG, élargi à toutes les personnalités politiques, associatives ou syndicales qui s’en sentent proches ou parties prenantes, devrait se tenir au début du mois de septembre en lieu et place des traditionnelles « estivales ».
 
LES COMPOSANTES DU FG VEULENT SORTIR DU CARTEL D’ORGANISATIONS POUR RETROUVER L’ÉLAN DE 2012...
 
Reste la question du rassemblement à opérer pour changer la politique du gouvernement. Si le PCF veut travailler à construire « sans exclusive » un projet de gauche pour la France, le PG, sans exclure le dialogue, insiste sur la nécessité pour le FG de n’être « en rien associé » au gouvernement et réitère son appel aux socialistes critiques à « rompre les rangs ». Reste que, dès maintenant, les luttes autour des intermittents, des cheminots ou les débats budgétaires ou encore la lutte sur la réforme territoriale offrent « des possibilités de convergences et de victoires immédiates », selon Pierre Laurent. Alors que la direction du PS est de plus en plus tentée par une mutation « démocrate » et un appel à l’union derrière lui face au FN, que les écologistes se verraient bien en incarnation de l’alternative à gauche en 2017, le chemin de l’émergence d’une nouvelle offre politique à gauche semble à la fois encore sinueux, mais sa nécessité n’a jamais été si partagée.
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Les intermittents vers un été brûlant

Publié le 18 Juin 2014 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes

vu sur le site de REGARDS Par Caroline Châtelet| 6 juin 2014
Les intermittents vers un été brûlant (CIP-IDF) CIP-IDF
 

Depuis la signature de l’accord Unedic le 22 mars, le secteur de la culture multiplie les actions contre cette convention. Une mobilisation qui a atteint une nouvelle étape mardi, avec des débrayages successifs. À l’approche des festivals estivaux, revue des enjeux de la lutte.


Voilà. Nous y sommes : le 3 juin, le Printemps des comédiens à Montpellier, premier des "grands festivals" de l’été, a voté la grève reconductible. Dans son sillage, d’autres équipes et spectacles ont suivi – derniers en date les salariés de Plus belle la vie – et la CGT-spectacle a déposé mercredi un préavis de grève national. Oh, bien sûr, cela fait quelque temps que la colère monte et que les actions se succèdent : occupations d’antennes du Medef, de Pôle emploi ou de Directions régionales des affaires culturelles, affichage sauvage annonçant "l’annulation" de spectacles, prises de paroles à la fin des spectacles, établissement d’une charte (PDF) déclarant persona non grata tous les membres du gouvernement dans les festivals, incursions sur des plateaux télévisés, manifestations...

Pour autant, c’est lundi que tout s’est accéléré. Lors de la cérémonie des Molières, Nicolas Bouchaud, représentant des collectifs d’intermittents et précaires, a remis à François Rebsamen le "Molière de la trahison pour son rôle d’employé du Medef". Au-delà du tacle en bonne et due forme, l’intervention a souligné les ravages promis par ce nouvel accord et l’absence de cohérence gouvernementale – « Avant d’arriver au pouvoir, tous les membres du gouvernement soutenaient nos propositions », a rappelé le comédien.

Entre coup dur et coup de grâce pour les plus vulnérables

Pour saisir ce qui anime les intermittents, il faut remonter aux 21 et 22 mars. Cette nuit-là, les négociations sur l’assurance chômage aboutissent à la signature d’un nouvel accord Unedic. Validé par le Medef, la CFDT et FO, refusé par la CGT et la CGC, le texte déclenche rapidement des critiques. Comme l’explique Samuel Churin, membre de la coordination des Intermittents et précaires (organisation à l’opiniâtreté prouvée), cet accord « se fait sur le dos des plus précaires ». Au programme, déjà, le maintien du dispositif de 2003 réformant le régime spécifique d’assurance chômage des intermittents. Dénoncé par diverses instances, dont le comité de suivi de la réforme de l’intermittence (réunissant organisations professionnelles et parlementaires), ce protocole s’est révélé incapable de réduire tout déficit… mais apte à pérenniser la précarité. Puis, une augmentation de 2% des taux de cotisation sur les salaires est prévue (à laquelle s’ajoute le 0,5% désormais appliqué à tous les CDD d’usage).

Entre coup dur et coup de grâce pour les plus vulnérables, cette majoration va rejaillir sur la masse salariale et les budgets artistiques. Également sortie du chapeau, la question du différé, ou délai de carence : conçu principalement jusqu’alors pour cibler les hauts revenus, ce temps pendant lequel un intermittent ne touchera pas ses allocations chômage concernera 47% des indemnisés (contre 9% auparavant). Enfin, la mesure qui pouvait limiter les abus en encadrant le cumul entre salaires et allocations passe d’un plafonnement de 5.475 euros à 4.283 euros bruts mensuels. Frilosité, quand tu nous tiens.

Normaliser la flexibilité

Si les intermittents martèlent « ce que nous défendons, nous le défendons pour tous », c’est bien parce qu’au-delà des annexes 8 et 10 les concernant, cette convention touche aux droits de tous les précaires. Tandis que les intérimaires verront leur allocation mensuelle baisser de 50 à 300 euros, les salariés de plus de soixante-cinq ans cotiseront désormais au régime. Quant aux droits rechargeables, leur mise en place permettra aux demandeurs d’emploi de "recharger" leurs droits à indemnisation en retravaillant. Ou comment promouvoir l’acceptation de n’importe quel petit boulot, à n’importe quel prix, et dans n’importe quelles conditions... On l’aura compris, le socle de cet accord Unedic est idéologique. Outre la motivation de réaliser des centaines de millions d’économies sur les régimes et droits des plus fragiles, il normalise la flexibilité et nivelle par le bas.

Si tout n’est pas encore joué, le temps presse. Le 4 juin, une réunion du Conseil national de l’emploi (CNE) destinée à lancer l’agrément de la convention d’assurance chômage a décidé d’une nouvelle convocation le 18 juin, suite à l’opposition de la CGT et la CGC. En dépit des protestations, il est probable que la convention soit appliquée au 1er juillet. D’ici là, comme le dit Samuel Churin, il s’agit de « continuer à maintenir la pression, de réclamer la non-signature de l’accord par François Rebsamen. »

Le spectre de 2003

Après les soutiens retentissants adressés début mai par Martine Aubry et Jean-Christophe Cambadélis – lesquels disent bien le malaise au sein de la majorité face à cet accord –, d’autres engagements continuent à affluer de toutes parts : lettre ouverte des directeurs de structures culturelles à Manuel Valls dans Libération jeudi, courrier d’Olivier Py, nouveau directeur du festival d’Avignon, au ministre du Travail. À l’approche de l’été, tout le monde a en mémoire le spectre de 2003. Cette année-là, les festivals estivaux s’étaient mués en un chapelet d’annulations. Une véritable déflagration, dont nombre d’artistes et de structures ne s’étaient pas relevés, la période estivale constituant pour certains le gros de leur activité professionnelle.

Côté gouvernement, le mutisme et la réserve dominent. Sur Europe 1 le 3 juin, la ministre de la Culture et de la Communication a évoqué diverses mesures, dont la constitution d’un "fonds d’accompagnement pour les plus pauvres". Sur RTL, le ministre du travail a estimé son Molière « insultant », « injuste », rappelant son bilan positif à Dijon. Au-delà de cette façon pour Filippetti de prôner les bonnes œuvres et pour Rebsamen de déplacer le débat politique sur le terrain affectif, la réponse de ce dernier étonne. Car c’est bien sur sa signature lorsqu’il était maire de Dijon (le 9 mars 2014 !) d’une tribune du comité de suivi appelant à la prise en compte de contre-propositions que les intermittents ne cessent de l’interpeller.

Des contre-propositions dont la validité n’est plus à prouver : ainsi, un rapport établi par deux chercheurs indépendants, Mathieu Grégoire et Olivier Pilmis, vient d’être présenté le 4 juin à la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat. Exposant l’efficacité économique de l’alternative défendue ainsi que la préservation de la justice sociale, il constitue une preuve de plus, pour les intermittents, de la validité et de la nécessité de leur combat. Mais en attendant, l’étau se resserre, l’été approche, et avec lui, les festivals …

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