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L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse

Une vallée des merveilles?

Publié le 16 Avril 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Tribune libre

tribune_libre.jpgModerne,  écologique , révolutionnaire,  en harmonie avec la nature, les qualificatifs séduisants ne manquent pas  pour présenter l'éco-quartier de la Clémentières comme une "Vallée des merveilles" (La Manche Libre du  6 avril).

 

Comme autant de maires portés "à voir grand" pour leur communes, le maire de Granville et son équipe ont souhaité créer leur  éco-quartier. On s'étonnera cependant que le même élu….ait annoncé que le SCOT (Schéma de cohérence territoriale) qui  regroupe 184 communes  souhaitait limiter l'étalement urbain à 127 ha , sur 10 ans, pour la construction de logements neufs.

 

Les 30 ha de l'éco-quartier de sa  commune "mangeront"  23, 6 % de cet espace. En dix ans, dans le Sud-Manche, 2 000 hectares de terre agricole ont été consommés par l'urbanisation. Compte tenu de ces données chiffrées extraites de documents publics, on doit s’interroger sur la pertinence d’extensions urbaines sensées viser l’installation de jeunes ménages et de familles à faibles revenus à la périphérie, de "primo-accédants" s'ils peuvent y accéder ...

 

On s'étonnera, alors, que les 750 logements déclarés vacants à Granville par l'INSEE ne soient pas prioritairement  restaurés et réaménagés pour faire vivre le centre-ville ? La vie sociale pourrait être ainsi maintenue et "mixée", toute l'année, avec des jeunes, des familles modestes et des personnes âgées en développant toutes les ressources technologiques à visée écologique pour cette restauration donnant du travail aux artisans locaux .

 

Mais est-ce bien la volonté de la  municipalité soucieuse de développer  une certaine attractivité de la cité orientée vers le tourisme et un urbanisme commercial?

                                                                                                                                                            Yann le Pennec .

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Corruption et éthique : ne plus faire semblant

Publié le 12 Avril 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Un autre monde est possible

vu sur le site associations Anticor, Transparence International France, Sherpa et Survie Paris, le 09 avril 2013

http://www.anticor.org/

 

EurosIl aura donc fallu qu’un ministre de la République, chargé entre autres de lutter contre la fraude fiscale, reconnaisse détenir un compte non déclaré à l’étranger depuis de nombreuses années pour que le pouvoir exécutif s’engage sur une réforme d’ampleur sur la « moralisation de la vie publique » et sur la lutte « contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux »…

 

Il était temps !

 

Depuis de nombreuses années, des associations de la société civile, des professionnels de la justice, des universitaires dénoncent les insuffisances criantes de la législation française en matière d’intégrité de la vie politique et de lutte contre la délinquance financière, et alertent sur les dommages importants résultant de ces lacunes : délitement de la démocratie – minée par les conflits d’intérêts, les fraudes fiscales, la corruption, … -, perte de confiance des citoyens dans les institutions et les responsables politiques et aggravation de la crise économique.

 

Les gouvernements successifs sont malheureusement restés sourds… Appel de Genève en 1996, rapport parlementaire de 2002 sur les paradis fiscaux, appel « 2005 : plus d’excuses ! » de la plateforme « paradis fiscaux et judiciaires », rapport Sauvé sur les conflits d’intérêts en 2011, appel « Agir contre la corruption » en juin 2012, appel de Transparency International France pour « faire de la lutte contre la corruption et de l’éthique publique une grande cause nationale », rien n’y fit, ou si peu…

 

Le Président la République avait pourtant indiqué pendant sa campagne qu’il ferait de la lutte contre la corruption et de la moralisation de la vie publique une de ses priorités.

 

On nous annonce cette fois « un texte assez fort » qui devrait être présenté en Conseil des ministres le 24 avril. Le crédit de la classe politique impose d’en finir avec les fausses promesses, les faux-semblants et de mettre en œuvre une politique permettant réellement de garantir la transparence et la probité de la vie publique, et de combattre efficacement la délinquance économique.

 

Pour cela, les réformes à venir devront a minima :

 

- Renforcer l’intégrité de la vie politique en :

 

- Mettant en œuvre des règles propres à prévenir les conflits d’intérêts: obligation de publier une déclaration d’intérêts précise pour les élus, les ministres et les plus hautes fonctions publiques, obligation de s’abstenir de participer à une décision publique en cas d’intérêt personnel et en renforçant le régime des incompatibilités pour les membres du gouvernement et du parlement ;

 

- Interdisant le cumul des mandats dans la vie publique et en limitant leur renouvellement ;

 

- Posant pour les candidats aux élections politiques les mêmes exigences de probité que pour les candidats à une fonction publique, s’agissant notamment de l’absence d’antécédents judiciaires ;

 

- Confiant à des autorités indépendantes le contrôle des marchés publics, l’encadrement des activités de lobbying, la protection des lanceurs d’alerte, y compris en ce qui concerne le secteur public ;

 

- Donnant aux organismes de prévention de la corruption et de contrôle du patrimoine des élus, qui ne sont pour certaines que des coquilles vides, de véritables moyens et des pouvoirs accrus ;

 

- Garantissant la transparence et l’indépendance de l’expertise, notamment par la publication des liens financiers entre industriels, experts, agences publiques et associations ;

 

- Instaurant un véritable contrôle des comptes des deux assemblées par la Cour des comptes et en rendant transparente l’usage de la réserve parlementaire.

 

- Renforcer la lutte contre la délinquance financière en :

 

 

- Donnant aux procureurs de la République l’indépendance nécessaire pour une application de la loi égale pour tous : leur nomination devra être confiée au Conseil supérieur de la magistrature et non plus au pouvoir exécutif et ils devront pouvoir exercer pleinement leur mission de poursuite, grâce à des officiers de police judiciaire qui leur seront rattachés, notamment en matière de fraude fiscale, domaine où leur action reste pour l’instant subordonnée à l’aval du ministre du budget ;

 

- Mettant fin au monopole du parquet pour la poursuite de faits de corruption commis à l’étranger ;

 

- Prévoyant l’obligation de poursuivre les infractions à la probité ;

 

- Permettant l’exercice des droits reconnus à la partie civile aux associations dont l’objet statutaire est la lutte contre les atteintes à la probité publique ;

 

- Donnant à une autorité judiciaire, et non plus au ministre, la compétence pour apprécier le caractère « secret défense » d’une information ;

 

- Incriminant le trafic d’influence en direction des agents publics étrangers ;

 

- Prévoyant des sanctions financières dissuasives pour les personnes morales condamnées ;

 

- Améliorant la coopération judiciaire européenne – notamment par la création d’un véritable parquet européen – et internationale pour lutter contre la délinquance financière transnationale, notamment la fraude fiscale ;

 

- Établissant l’obligation, pour toutes les entreprises transnationales, de publier dans leurs rapports financiers les informations concernant leurs filiales à l’étranger ;

 

- Développant la lutte contre la fraude fiscale par l’échange automatique d’informations entre les établissements bancaires et les administrations fiscales et les autorités judiciaires des Etats de l’Union Européenne ;

 

- Améliorant la coopération judiciaire européenne – notamment par la création d’un véritable parquet européen – et internationale pour lutter contre la délinquance financière transnationale, notamment la fraude fiscale ;

 

- Agir sur le plan européen afin que soient prévues des sanctions à l’égard des paradis fiscaux et des territoires non coopératifs.

 

À défaut, les réformes annoncées ne seraient qu’une opération supplémentaire de communication.

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Au menu du 8ème Printemps balkanique du 9 au 14 avril

Publié le 8 Avril 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Résistance

Les Balkans font leurs cinémas !

Alternative citoyenne dans le cadre du Printemps balkanique

en partenariat avec ciné Débat  et la librairie le Détour

Propose une projection débat

 

"Khaos, les Visages Humains de la Crise Grecque" d'Anna Dimitrescu.

 

19 avril - 20H15

 

- cinéma le Sélect - Granville -

 

"L’hellénisme contre la crise"

 

- avec Christos Chryssopoulos et Nikos Vlantis -

 

Khaos, les Visages Humains de la Crise Grecque aborde – à partir de nombreux témoignages et portraits – sans fard, la vie quotidienne du peuple grec, avec Panagiotis Grigoriou – historien et blogueur de guerre économique – pour fil conducteur.

 khaos_ouvrier_site.jpg

C’est un road-movie au rythme du jazz et du rap qui nous mène de Trikala à l’île de Kea, en passant par Athènes, à la rencontre du citoyen grec, du marin pêcheur au tagueur politique.

Pour en savoir plus sur le festival :

http://www.balkans-transit.eu/pages/Soirees_cinematographiques-8560802.html

 

 

"les oeuvres de Christos Cryssopoulos sont disponibles dès maintenant aux Médiathèques de Granville et de St Pair .

 

La librairie le Détour mettra en place un stand de vente et de dédicace dans le hall du Sélect.

 

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sans peur et sans papiers : suite

Publié le 7 Avril 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Résistance

FORUM SOCIAL MONDIAL Caravane des sans-papiers suite et fin

 

Vu sur le site de Regards Par Sophie Courval 2 avril 2013

 

porte.jpgLa caravane des sans-papiers, refoulée la semaine dernière aux frontières de la Tunisie, est rentrée à Paris sans encombre. Partie en bus le 20 mars dernier, la quarantaine de militants ambitionnait de rallier Tunis pour participer au Forum social mondial (FSM) et porter à l’échelle internationale leurs revendications. Bloquée par les autorités tunisiennes, la caravane avait dû rebrousser chemin, et les participants craignaient fort d’être arrêtés en Italie et placés en centre de rétention. Finalement, ils sont passés entre les mailles et ont pu rejoindre Paris, sains et saufs. De retour à la capitale, une partie des militants disposant de titre de séjour en règle a repris l’avion le jour même pour Tunis. « Nous voulions absolument participer à l’atelier du FSM consacré à la libre circulation des migrants, raconte Anzoumane Sissoko, porte-parole de la caravane. Nous sommes intervenus pour dénoncer l’absence de sans-papiers parmi les participants. Les personnes présentes n’étaient pas directement concernées par la liberté de circulation » Et d’ajouter : « De manière globale, nous n’avons pas été soutenus par les organisateurs du FSM, c’est aussi pour ça que nous n’avons pas pu entrer en Tunisie. Ils n’ont pas fait le travail auprès des autorités. Ils sont passés à côté de l’histoire. Mais nous qui sommes concernés, nous avons fait un pas. »

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Avec la fin de l’universalité des allocations familiales, c’est la protection sociale solidaire qui est mise en danger

Publié le 6 Avril 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Liberté - Egalité - Fraternité

UFAL Par Christian Gaudray  Vendredi 5 avril 2013

 

La crise a bon dos pour que la gauche finisse le boulot de la droite : détruire la protection sociale solidaire.

 

Après les attaques frontales, nous assistons à une stratégie qui consiste à enfoncer des coins pour ensuite pouvoir frapper dessus et faire exploser l’ensemble. Nous l’avions pressenti depuis un moment, c’est la politique familiale dans laquelle sera enfoncé le prochain coin. Pourquoi la branche famille ? Parce que c’est la moins sensible politiquement, et elle est paradoxalement plus défendue par un électorat réactionnaire alors qu’elle est plus indispensable aux couches populaires (qui peuvent bien entendu compter des réactionnaires, mais ce n’est pas dans cette catégorie sociale qu’ils se recrutent majoritairement !).

 

Pratique désormais bien rodée des libéraux (qu’ils soient ultra- ou sociaux-) : il faut commencer par préparer le terrain. Car leur problème, c’est que la branche famille est structurellement excédentaire. Elle est donc artificiellement mise en déficit (mesures pour faire baisser les ressources et transferts pour boucher les trous de la branche vieillesse).

Ensuite, la « crise » est invoquée, qui n’est que la résultante des choix de la financiarisation et du toujours « plus à quelques-uns et toujours moins au plus grand nombre ». Vient ensuite le plan médiatique : « comment ? dans notre situation économique catastrophique [ah bon, pourtant le PIB/habitant de la France n'a jamais été aussi élevé, où est l'erreur ?], on va donner autant d’allocations familiales à une famille riche qu’à une famille pauvre ? Et vous trouvez cela normal ? » Vite un sondage… ah vous voyez, les français ne trouvent pas cela normal ! CQFD ?

 

Eh bien non ! D’abord, la protection solidaire a été pensée et mise en œuvre au sortir de la seconde guerre mondiale dans une France exsangue. Bien sûr, la part qu’elle représente dans la richesse nationale a augmenté, mais qui peut croire que dans une France plus riche que jamais, les fondations même de la protection sociale devraient être remises en cause pour raison économique ?

Ensuite, la protection sociale solidaire est un outil de redistribution horizontale. Cela signifie que les bien portants payent pour les malades, que les actifs payent pour les retraités et les privés d’emplois, que ceux qui n’ont pas d’enfants payent pour ceux qui en ont, etc. Le caractère partiellement progressif du financement induit bien entendu un caractère redistributif « vertical » qui contribue à réduire les inégalités. C’est un effet de la justice sociale qui sous-tend le financement, mais ce n’est pas l’objectif premier de la protection sociale. La redistribution verticale (les riches payent pour amoindrir les inégalités sociales) possède ses outils propres, essentiellement par la fiscalité et notamment par l’impôt sur le revenu. La tendance étant à réduire l’efficacité de ces outils, particulièrement la progressivité de l’impôt et sa part dans les recettes de l’État, la contribution de la protection sociale dans la réduction des inégalités va croissante et devient un outil prépondérant de redistribution verticale.

Et c’est à ce moment de la démonstration que LE CHOIX intervient : soit on réhabilite les outils de redistribution verticale, soit on touche aux fondamentaux de la protection sociale solidaire, qui rappelons-le a permis à notre pays d’amortir la crise mieux que d’autre, et on ouvre alors grand la porte au système assurantiel, ce qui creuserait inéluctablement les inégalités économiques et sociales.

 

Le 28 mars, le Président de la République a annoncé son choix, qui engagera sa responsabilité : ça sera un coin dans la protection sociale solidaire au travers de la fin de l’universalité des allocations familiales. Le Premier ministre avait pourtant saisi fin janvier le Haut Conseil de la famille d’une réflexion sur le financement de la branche famille qui doit déboucher prochainement à la proposition de plusieurs scénarios permettant un retour à l’équilibre en 2016, scénarios sur la base desquels une décision devait être prise. Il vaut donc mieux être un « expert » du Comité Consultatif National d’Éthique, dont l’avis (…consultatif) sera suivi pour l’ouverture de l’AMP aux couples de lesbiennes, plutôt qu’un « expert » du Haut conseil de la famille, dont l’avis sera rendu après la prise de décision !

 

En décidant de différencier le montant des allocations familiales selon les revenus au prétexte de réaliser des économies, c’est la fin de l’universalité, c’est le coin sur lequel il sera aisé de frapper plus tard pour détruire un peu plus notre politique familiale (par abaissement du plafond, puis mise sous condition de ressources pure et simple). Les allocations familiales ne sont pas des revenus, mais des compensations de charges. Elles sont identiques quels que soient les revenus de la famille qui les perçoivent, de même que les remboursements de la sécurité sociale sont identiques quels que soient les revenus des patients qui les perçoivent. « Comment ? dans notre situation économique catastrophique, on va rembourser autant les dépenses médicales d’un patient riche que celles d’un patient pauvre ? Et vous trouvez cela normal ? »

 

On cotise selon ses moyens, on reçoit selon ses besoins !

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La République malade de l’argent roi !

Publié le 4 Avril 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Austérité et dictature financière

Edito, par Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité.

 

Euros"C’est une régénération de la démocratie qui est à l’ordre du jour. Plus la politique s’éloigne de nos concitoyens, plus ils la repoussent (...). Il est plus qu’urgent de se réapproprier la chose publique et de changer de république.

 

On n’a sans doute pas fini de ressentir les secousses dévastatrices de l’onde de choc provoquée par l’ignoble attitude de M. Jérôme Cahuzac. Cette affaire survient dans un climat général de putréfaction de la vie publique, où s’entremêlent dans de graves soupçons les noms de MM. Strauss-Kahn, Sarkozy, Tapie, Woerth, Guérini, de Mmes Bettencourt, Lagarde et d’autres encore, l’action politique est minée par un discrédit rampant dont il devient urgent de tirer toutes les conséquences. Le dégoût gagne nos concitoyens. Notre république a besoin d’un grand nettoyage.

 

Voici qu’un ministre chargé de traquer les délinquants fiscaux était lui-même un hyper fraudeur! Se réclamer des valeurs de la gauche et ouvrir un ou des comptes dans des paradis fiscaux révèle déjà une moralité politique plus que douteuse. Mais accepter d’avoir été nommé par la droite président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, puis par François Hollande ministre du Budget, relève de l’injure faite à la nation. Et qui peut certifier aujourd’hui que les premiers aveux aux juges ne dissimulent rien d’autre d’encore plus grave? D’où lui vient tout cet argent? Au-delà de la morale et de l’honnêteté d’un individu, c’est bien le système de l’argent roi, érigé en table de la loi de la réussite, de la compétitivité ou de la concurrence, qui permet l’évasion fiscale, les paradis fiscaux, les spéculations en tout genre. Le capitalisme corrompt les décideurs pour mieux se mettre à l’abri des foudres des peuples qui n’en peuvent plus de subir l’austérité, le chômage et la pauvreté qui galope en silence. Et des décideurs pour qui, comme M. Cahuzac, la lutte des classes n’existe pas, se laissent corrompre.

 

En ce sens, la politique politicienne qui se développe depuis plusieurs heures sur les écrans de télévision et le chahut parlementaire d’hier sont une offense au monde du travail, des retraités et de la création, dont le quotidien n’est fait que de souffrances sociales. Les mêmes bretteurs au portefeuille bien garni chassent ensemble et en meute les petites retraites, les allocations familiales, augmentent la TVA, sacrifient les services publics et veulent imposer, en ce moment même, une loi étouffée par cette affaire, qui offrirait le choix entre la baisse de son salaire et un emploi précaire. Toutes les élites qui ravalent désormais toute contestation au rang de populisme, mesurent-elles bien ce qu’elles sont en train de produire? La crise économique et sociale se double d’une grave crise de confiance. Et, dès lors que la vie publique est minée par les affaires, doublées de mensonges et de tricheries, auxquels s’ajoutent le non-respect des engagements pris avant les élections, une concentration inouïe des pouvoirs au sommet de l’État, un Parlement croupion, contraint d’obéir aux ordres des institutions européennes, nous nous approchons d’une crise de régime.

 

Quand les mots prononcés par les responsables politiques perdent toute valeur, seuls les actes politiques forts comptent. À commencer par la confiance qui ne pourrait renaître que de la transparence. François Hollande n’a rien annoncé hier de bien significatif. C’est une régénération de la démocratie qui est à l’ordre du jour. Plus la politique s’éloigne de nos concitoyens, plus ils la repoussent. Dès lors, les puissances d’argent dominent et mènent une politique contre celles et ceux qui n’ont que leur travail ou leur retraite pour vivre. Il est plus qu’urgent de se réapproprier la chose publique et de changer de république.

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un ANI qui nous veut du mal !

Publié le 3 Avril 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes

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Contre l'ANI

(accord MEDEF-CFDT)

manifestations

à Cherbourg et St Lô

le 9 avril à 10h30

 

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L’affaire Cahuzac ou l’exigence d’une nouvelle République

Publié le 3 Avril 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Un autre monde est possible

Vu sur le site de Regards Par Catherine TricotClémentine Autain 3 avril 2013

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Le mensonge de Jérôme Cahuzac devant l’Assemblée nationale est extrêmement choquant. Mais ce n’est pas la seule dimension du scandale. Celui qui n’hésitait pas à exiger une rigueur extrême pour les catégories modestes s’autorisait grand train, tricherie et dissimulation de revenus. Il ne voulait pas payer la part qu’il exigeait des autres. Une aristocratie sûre de sa différence impose une politique saignante. Cahuzac fait partie d’une caste, celle qui sait pour tous et vit dans un autre monde, celui de l’opulence.

 

Les aveux de Cahuzac sont une déflagration car il ne s’agit pas d’une affaire personnelle. Un homme politique, ministre du budget, semble avoir obtenu des subsides qu’il a dissimulés au fisc en échange de son influence au service des laboratoires pharmaceutiques. Sur le compte qui fait aujourd’hui scandale, la somme passée de la Suisse à Singapour n’est pas une petite affaire : 600.000 euros.

Il est hors de question de laisser entendre que la confusion entre public et privé est générale. Mais elle est devenue possible parce que depuis trente ans, l’esprit public s’affaisse. Les passages de la sphère publique à la sphère privée sont non seulement tolérés mais devenus des gages d’excellence. Ce n’est plus le service du collectif qui donne la valeur mais la réussite dans la sphère des affaires. Un très beau film - l’exercice de l’Etat - le montrait il y a moins d’un an : le service de l’Etat est réservé « aux vieux cons ». Les autres font des affaires, transforment leur carnet d’adresse en billet d’entrée dans la sphère économique. Celle des entreprises où l’on paye des salaires mirobolants, verse des dividendes, des stock-options...

 

Cette porosité entre le public et le privé se retrouve dans toutes les affaires en cours : affaires Tapie/Lagarde, Woerth/Bettencourt, Karachi/Sarkozy, etc. Sarkozy ose énoncer la possibilité de son retour à l’Elysée alors même qu’il prépare son atterrissage dans un fonds de pension qatari. La France n’a pas l’exclusivité de ces pratiques. Que Gerhard Schröder ait quitté le pouvoir allemand pour se mettre au service de Gazprom était bien un signe fort de l’affaissement des idéaux socialistes… C’est à pleurer.

 

Des hommes sont en cause, dans leurs pratiques, leurs choix. Mais c’est bien un système qui les a rendu possibles. Une nouvelle République, la VIe, doit s’inventer. Une loi sur le non cumul des mandats en 2017 ne fera pas le compte. Tout de suite, il faut une loi contre les conflits d’intérêts. Quant à l’espace des médias et de la justice, il doit être valorisé et préservé.

 

Nous assistons à une crise de régime. Profonde. La démocratie est menacée : le système institutionnel se révèle à bout de souffle et la défiance est installée entre les Français et les responsables politiques et médiatiques. Que tant d’éditorialistes, de journalistes, d’hommes et femmes politiques aient traîné dans la boue Mediapart et défendu sans sourciller Cahuzac signe une solidarité aveugle entre les puissants – souvenez-vous de l’affaire DSK… Au moment où l’on demande au plus grand nombre de faire des efforts pour payer la crise, où le moindre jeune qui brûle une voiture en banlieue est violemment mis au ban de la République, les trahisons du ministre du budget donnent la nausée. Quelques jours seulement après que le Président de la République nous ait expliqué qu’il est urgent de ne rien changer… On s’étrangle.

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1 avril

Publié le 1 Avril 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Enfumage

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De quoi le Parti socialiste est-il le nom?

Publié le 28 Mars 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Résistance

Un éditorial de Paul ARIES dans le numéro 35 (mars-avril) de La Vie est à nous ! Le Sarkophage  

Poing-lev-.jpg 

J’aimerais placer cet éditorial dans la perspective des prochaines confrontations électorales même si la vie politique ne se réduit pas à ce rituel, surtout pour des forces agissant pour l’émancipation. Je constate cependant que dans toutes les villes que je visite, les grandes manœuvres ont déjà commencé pour les municipales. J’avoue cependant que ces militants qui mettent à chaque scrutin le petit doigt sur la couture électoral du pantalon socialiste me sidèrent.

 

Nous n’avons rien à attendre de ce gouvernement. Allons- nous baiser la main qui s’apprête à report de l’âge de la retraite comme le fit déjà Sarkozy? Allons nous nous aplatir en baissant le ton alors que ce gouvernement multiplie les mauvais coups contre les gens de peu et ceux qui grognent et les cadeaux au Medef, aux puissants et aux riches ?

  

Ce gouvernement et cette majorité resteront aussi dans l’histoire comme ceux qui ont refusé cette semaine de faire bénéficier de la loi d’amnistie sociale les faucheurs d’OGM, les déboulonneurs antipub, les militants du RESF, les enseignants désobéisseurs, bref tous nos partenaires des Forums nationaux de la désobéissance ! Christiane Taubira estime que sur le millier de militants concernés par le texte d’origine, il n’en restera que quelques dizaines. Toutes ces personnes exclues de l’amnistie et abandonnées à leurs condamnations, par la grâce des amendements socialistes, ont pourtant résisté à des lois que le PS jugeait alors contraires aux principes républicains!

Il est trop tôt pour savoir si nous avons eu raison de voter pour Hollande au second tour des présidentielles, sans rien exiger en retour, mais cette fois, ce sera Niet ! Alors préparons le premier tour des municipales au sein du Front de Gauche, du NPA, d’EELV, de la mouvance décroissante, si possible dans l’unité, mais en toute autonomie par rapport au PS ! Nous ne serons pas cette fois les idiots utiles de la fausse gauche !

 

Prouvons-lui, prouvons-nous que si nous avons pu participer à la victoire contre Sarkozy, nous pouvons aussi le faire perdre ! Cessez de nous duper avec l’illusion qu’il serait moins pire que les autres, qu’il faudrait bien choisir entre la peste et le choléra ! Ce n’est pas en baissant le ton qu’on gagnera, mais en le haussant ! Personne à la gauche du PS n’est dupe même si certains voudraient défendre leurs strapontins, leurs logiques d’appareil !

 

Si le PS veut qu’on vote pour lui au second tour des municipales, ce sera alors à lui de nous convaincre en cédant sur nos revendications, en avançant vers la gratuité des services publics, en ayant localement des politiques de rupture anti-productivistes. Que les appareils de toutes les gauches et de l’écologie sachent bien que nous sommes de plus en plus nombreux à considérer que le divorce est définitivement consommé avec le Parti socialiste.

 

Il y a presque un siècle que cette gauche-là nous déçoit et nous trahit : socialistes votant les crédits de guerre en 14-18, socialistes approuvant l’occupation de la Ruhr, socialistes appelant avec Blum à une pause sociale en 1936, socialistes abandonnant les républicains espagnols aux bons soins de Franco, socialistes applaudissant aux Accords de Munich, socialistes prenant le décret de dissolution du PCF en 1939, socialistes accordant en 1940 les pleins pouvoirs à Pétain, socialistes faisant tirer sur les malgaches en 1947 puis réprimant les mineurs grévistes, socialistes organisant les guerres coloniales en Indochine et en Algérie, socialistes approuvant la torture, socialistes imposant la rigueur en 1983, socialistes supprimant des dizaines de milliers d’emplois dans la sidérurgie et ailleurs au nom de la modernisation de l’industrie, socialistes privatisant plus que les gouvernements de droite, socialistes réhabilitant le monde de l’entreprise et les champions du CAC-40, socialistes organisant la casse du service public, socialistes organisant la dérégulation des marchés, socialistes approuvant Maastricht, la guerre du Golfe, les Traités de Lisbonne et de Barcelone, socialistes applaudissant au Pacte de stabilité, socialistes abandonnant en toute bonne conscience les milieux populaires mais faisant les yeux doux au Medef. La litanie des désillusions serait trop longue pour être complète.

 

Socialistes d’en bas et socialistes d’en haut ne valent pas mieux. On me dira que ces mêmes socialistes ont été aussi des acteurs essentiels du Front Populaire, du programme du CNR, des réformes de 1981 et aujourd’hui des mesures de Christiane Taubira contre le tout carcéral, demain de celles de Benoit Hamon ! Je sais aussi le combat de nos camarades qui de l’intérieur du parti socialiste cherchent à l’ancrer à gauche ou dans l’écologie. Est-ce à dire que l’actif et le passif s’équilibreraient peu ou prou, selon le bon vieux dilemme de la bouteille à moitié vide ou pleine ? Allons donc si ce n’était qu’un problème de rythme, nous saurions être patients, mais on ne nous fera pas choisir un sarkozysme de gauche, plutôt qu’un sarkozysme de droite, en attendant demain d’élire Valls en 2022 !

 

Et si les désillusions, celles dont crève aujourd’hui la gauche, car ce gouvernement socialiste est mortifère pour toute idée d’émancipation, il est mortifère pour les mouvements sociaux, et si nos déceptions donc n’étaient pas le fruit des trahisons socialistes mais bien plutôt celui de nos propres bévues ?… Je crois que Jean-Claude Michéa a raison : la période historique née avec l’affaire Dreyfus, qui a vu les révolutionnaires, les vrais socialistes faire alliance avec cette gauche pour sauver la République est terminée. La vraie gauche, les vrais socialistes, les vrais écologistes ne doivent pas insulter l’avenir en liant leur sort au funeste parti socialiste. Camarades au Verbe haut vous perdriez toute crédibilité en acceptant des compromissions!

 

Non seulement mieux vaudrait perdre quelques élus ou villes que notre âme mais nos idées sont suffisamment belles pour gagner sans eux, aujourd’hui ou demain. N’insultons pas l’avenir en liant notre sort à cette gauche-là, au moment où le vent de l’éco-socialisme commence à souffler.

Savez-vous qu’en Amérique du Sud, le « Buen Vivir » se dit désormais socialisme du buen- vivir, socialisme du Bon vivre. La Vie est à nous !

 

Paul Ariès

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