L'Alternative Citoyenne de la Manche s'inscrit dans une démarche politique nouvelle. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la Gauche gagne et réussisse
Publié le 6 Mars 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Front de gauche
Publié le 6 Mars 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Résistance
Article publié dans la NVO du 22 février 2013.
Vanter et renchérir. Telle pourrait être la devise de la patronne des patrons à la veille du renouvellement de la direction du Medef. Car Laurence Parisot ne bouderait pas une prolongation de son contrat à la tête de l’organisation patronale quitte, pour assurer un troisième mandat, à en faire réformer les statuts. Probablement trop rigides à son goût… Elle vante donc son bilan. Non seulement les réformes que lui a servies l’ancien locataire de l’Elysée, dont celle, phare, des retraites, mais aussi les cadeaux que lui octroie l’actuel gouvernement. Ainsi du crédit d’impôts de 20 milliards d’euros aux entreprises, cédé sans contrepartie au nom de la compétitivité qu’il serait censé doper. Ainsi, également, du projet de transposition dans la loi de l’accord national interprofessionnel (ANI) que le patronat a obtenu le 11 janvier d’organisations syndicales pourtant minoritaires. Accusant la rémunération du travail de pénaliser la compétitivité des entreprises, exigeant que les patrons puissent flexibiliser ce travail sans recours possible des salariés, Laurence Parisot défend donc une traduction exacte de l’ANI dans la loi, dans l’esprit comme dans la lettre.
Le Medef sur tous les fronts
Avant même la transmission lundi 11 février de la copie gouvernementale au Conseil d’Etat, la patronne du Medef est montée au créneau. Elle s’est par exemple insurgée contre l’hypothèse d’une généralisation de la complémentaire santé alors que l’ANI renvoie ce dossier à une future négociation. De même s’oppose-t-elle à l’éventuelle mise en place obligatoire de droits rechargeables pour les chômeurs, alors que l’ANI la conditionne à une étude préalable d’impact. Elle met aussi en garde en ce qui concerne la désignation éventuelle de salariés susceptibles d’intervenir dans les conseils d’administration des grandes entreprises. Et sur les conditions d’homologation administrative des plans dits de sauvegarde de l’emploi -qui n’auraient pas été validés préalablement par les syndicats. Elle réfute en outre l’idée de nécessaire cession des sites rentables. Si la loi obligeait les directions à vendre un site rentable plutôt que de le fermer avec des dizaines ou des milliers de chômeurs à la clé, « ce serait de nature à nous faire retirer notre signature », dit-elle… On comprend que la patronne des patrons insiste :« Nous sommes très, très, vigilants » à ce que le texte respecte « à la virgule » l’accord.
Vanter, mais renchérir, aussi. Forte de la négociation de l’ANI du 11 janvier qui substitue la flexibilité aux perspectives de sécurité de l’emploi, la présidente du Medef veut s’attaquer au financement du régime d’assurance chômage. Elle en réclame« une réforme profonde ». Elle prévient : « La vraie question que nous sommes en train de nous poser, c’est : "est-ce que nous devons aborder l’assurance chômage dans la deuxième partie de 2013 ou dès maintenant ?" Nous avons déjà échangé avec Laurent Berger [CFDT], et nous sommes tous les deux d’accord sur le fait de mettre vite en place au minimum un groupe de travail paritaire pour reposer toutes les grandes questions de l’assurance chômage ». Un nouvel enjeu pour le patronat comme pour les salariés et tous les privés d’emploi, alors que la convention d’assurance chômage arrive à échéance fin 2013. Au-delà, elle réclame des réformes structurelles sur le régime général des retraites, sur les retraites complémentaires et sur le régime d’assurance maladie. Reconduction de mandat ou pas, ses challengers éventuels, à commencer par Frederic Saint-Geours, l’actuel directeur de PSA, ne disent pas autre chose…
Un accord sur mesure pour le patronat
« Je lutterai contre la précarité qui frappe avant tout les jeunes, les femmes et les salariés les moins qualifiés », avançait François Hollande durant sa campagne électorale. En jeu, l’emploi et la justice sociale. Pourtant, le président de la République a demandé au ministre du Travail de transcrire « fidèlement »l’accord du 11 janvier. Le ministère a transmis au Conseil d’Etat l’avant-projet de loi, officiellement sur la sécurisation de l’emploi. Et, avant même sa présentation au Conseil des ministres, le 6 mars, puis le débat au Parlement en vue d’une promulgation fin mai, le ministre du Travail, Michel Sapin, a appelé la majorité à respecter le contenu de l’accord. Un contenu qui précarise pourtant davantage les salariés, fait la part belle aux seuls intérêts patronaux, et met en cause non seulement le droit du travail, mais aussi la philosophie même du droit du travail. Ainsi par exemple (voir les précédents numéros de la NVO), en cas d’accord signé dans une entreprise sous pression d’un chantage à l’emploi, l’entreprise pourrait « moduler » le temps de travail et les salaires (sauf ceux compris entre 1 et 1,2 Smic). Censé engager l’entreprise à ne pas licencier (sur une période définie), un tel accord permettrait à l’entreprise (licenciant pourtant 10 salariés, ou plus, refusant ces changements), d’éviter un plan social et toutes les garanties afférentes pour les salariés. L’ANI permettrait en ce cas à l’employeur de n’avoir plus à justifier, dans la plupart des cas, d’une « cause réelle et sérieuse » aux licenciements. Il n’y aurait plus de consultation des institutions représentatives du personnel, de reclassement, d’indemnités particulières, d’aide à la formation... De la même manière, le texte valide le principe de mobilité interne (changement de poste ou de lieu de travail) des salariés, laquelle serait obligatoire pour tous en cas d’accord d’entreprise et quel que soit le contrat de travail, qui ne serait plus opposable. En cas de refus, le licenciement aurait lieu pour « motif personnel ». Un accord dit de « maintien dans l’emploi » primerait sur le contrat de travail signé, même si le texte intégrait, donc, des dispositions plus défavorables que le contrat en question. L’OIT met pourtant en garde, actant, entre autres, qu’un salarié ne saurait être licencié sans motif valable (« lié à son aptitude ou conduite » ou « fondé sur les nécessités de fonctionnement de l’entreprise ») et que, s’estimant injustement licencié, il a le droit « de recourir contre cette mesure devant un organisme impartial tel qu’un tribunal, un tribunal du travail, une commission d’arbitrage ou un arbitre. »
Le texte met aussi en place la possibilité de recours au « CDI intermittent », alternant périodes travaillées et non travaillées. Il prévoit des temps partiels d’un minimum de 24h par semaine, mais ceci sauf dérogations et cas des particuliers. Il entérine le principe de droits rechargeables pour les chômeurs, mais dans des conditions et avec des limites qui seront définies lors de la renégociation de la convention assurance-chômage. De même que la possibilité de « majorer ou minorer » les cotisations chômage selon les contrats, l’âge du salarié ou la taille de l’entreprise… « La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? », demandait il n’y a pas si longtemps Laurence Parisot. Elle ajoutait, on se le rappelle : « La liberté de penser s’arrête là où commence le code du travail »… Medef, CGPME, UPA, CFDT, CFE-CGC, et CFTC, signataires de l’accord du 11 janvier, jugent en tout cas la copie gouvernementale fidèle. Pour le Medef, « les zones d’écart ont été corrigées ». Patrick Pierron (CFDT) se dit « satisfait », de même que Marie-Françoise Leflon (CFE-CGC) et Joseph Thouvenel (CFTC). Le projet de loi doit reprendre « l’accord, tout l’accord, rien que l’accord », insiste Laurent Berger (CFDT).
On comprend que ce ne soit pas le cas des organisations syndicales représentatives de la majorité des salariés. CGT et Force Ouvrière ont ainsi réaffirmé ensemble « leur opposition résolue aux principales dispositions contenues dans l’accord interprofessionnel sur l’emploi du 11 janvier 2013 », et soulignent : « Cet accord refusé par deux des trois grandes confédérations syndicales organise une plus grande flexibilité pour les salariés, un recul de leurs droits individuels et collectifs au bénéfice des employeurs. La lutte contre le chômage appelle une rupture avec les politiques d’austérité et de rigueur préjudiciables à l’emploi en qualité et en quantité. » Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche le 9 février, Thierry Lepaon, dirigeant de la CGT, commente : « Le gouvernement s’était engagé à ce que le CDI redevienne la norme, à favoriser l’accès des jeunes à l’emploi, à sécuriser le travail. Mais avec cet accord, les employeurs ont sécurisé les licenciements, les salariés n’ont aucune garantie sauf celle de voir leur salaire baisser et de renoncer aux recours juridiques ».
Gouvernement et élus face à un choix
Le président de la République qui, durant sa campagne, promettait de respecter le dialogue et la démocratie sociale, défendra-t-il un texte adopté par les organisations patronales et les syndicats minoritaires ? Les élus s’aligneront-ils sur les exigences du Medef ? Les campagnes patronales amèneront-elles des organisations de salariés à croire qu’il n’y aurait d’autre alternative que d’aménager les exigences du Medef en renonçant à toute perspective de défense des salariés et de conquête sociale, puis des parlementaires à renier leurs engagements tant économiques que sociaux et démocratiques ?
Au cœur de cette logique, une obsession répétée jusqu’à l’outrance pour la banaliser comme une évidence : le travail serait un coût qu’il faudrait réduire. Depuis des mois, le patronat réclame, pour sauver l’industrie française, un « choc de compétitivité », qu’il rend synonyme de baisse massive du coût salarial, parallèlement à une réduction des cotisations sociales (autant que fiscales). Il veut une nouvelle évolution du partage de la valeur ajoutée au détriment des seuls salariés, à ajouter aux dispositifs d’aides publiques aux entreprises que la CGT évalue (outre les nouveaux crédits d’impôts) à plus de 200 milliards d’euros soit 10 % du Pib. Lesquels n’ont pourtant amélioré ni l’investissement productif, ni l’emploi et sa rémunération, ni la recherche-développement, ni la compétitivité… Et c’est bien cela, pourtant, qui est en cause. Et non le « coût du travail »…
Mobilisations le 5 mars
Certes, François Hollande vient de confirmer son intention de présenter, à l’été, une loi sur la nécessaire cession de sites rentables. Le président de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée, lui, met en avant « la complexité du sujet ». Une grande majorité de nos concitoyens souhaitent en réalité une telle loi pour limiter les fermetures d’usines, selon un sondage Tilder/LCI/Opinionway. Car l’explosion du chômage et de la précarité frappent cruellement les salariés et les privés d’emploi. Il est temps de mettre aujourd’hui en œuvre le changement promis. Et non d’accélérer les politiques d’austérité, auto-génératrices d’austérité encore accrue, comme le FMI a dû le reconnaître. Et non d’accéder aux vœux patronaux d’une flexibilté plus grande des salariés. Mais bien de relancer l’industrie, le travail et de sa reconnaissance. Le texte de l’ANI est de ce point de vue à contre-sens. Aussi, pour faire entendre raison tant au gouvernement qu’aux élus de la République, la CGT et Force Ouvrière ont appelé les salariés à se mobiliser, notamment le plus largement possible le 5 mars, contre le projet de loi dit sur la sécurisation de l’emploi, lequel sera présenté le lendemain en Conseil des ministres. La FSU et Solidaires se sont associées à cet appel
Publié le 22 Février 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Tribune libre
Ceux qui parlant d’utopie se sentent contraints d’ajouter « concrète » par peur d’être considérés comme des idéalistes déconnectés des réalités matérielles, historiques et sociales font peu de cas de l’étymologie. En grec, en effet, utopie vient de u et de topos et signifie ce qui n’a pas (u) de lieu (topos). Ce qui n’a pas encore de lieu de réalisation concrète comme Lamartine a voulu le signifier en disant qu’il s’agissait d’ « une vérité prématurée ». L’histoire des sociétés tant du point de vue social, politique, que scientifique et culturel lui donne raison.
N’était-il pas utopique, en 1788, de penser et de projeter que les hommes puissent naître libres et égaux, que l’esclavage puisse être aboli ? Condorcet mathématicien et philosophe était-il utopique en proposant une école laïque, gratuite et obligatoire ouverte aux filles comme aux garçons dont l’instruction devait se poursuivre tout au long de la vie. N’était-il pas utopique de rêver à des congés payés, en 1935 et de les conquérir l’année suivante, pour les femmes d’obtenir le droit de vote et l’égalité juridique avec leurs maris après avoir lutté pour le droit d’avorter. Utopiques sont, assurément, ceux qui pensent à l’instauration d’un revenu inconditionnel d’existence et au partage du travail, ceux qui, pour ne pas croire à la fée croissance qui résorberait considérablement et durablement le chômage de masse posent un regard critique sur le productivisme et l’épuisement des ressources de la planète.
Contre toutes ces utopies et bien d’autres encore se sont toujours élevés les défenseurs de l’ordre établi fondé sur les privilèges de la naissance, de la puissance et de la fortune …à quelques exceptions près. Ce sont bien souvent quelques-uns parmi ceux-là qui ont élaboré des utopies… qui ne sont pas par essence progressistes. Ainsi l’utopie « libérale » d’un marché qui s’autorégulerait, d’un capitalisme qui serait « moralisé » et de banques qui ne spéculeraient plus contre les peuples et les états, mais aussi celle d’une société sans classe (sans contradictions ?) et de lendemains qui chanteraient, inéluctablement… .
Ainsi, tous ceux qui s’en prennent si spontanément et violemment aux utopies sont ceux qui, refusant toute idée de transformation sociale, ne parviennent pas à imaginer que le monde puisse être autrement. Parce qu’ils ne peuvent pas ou refusent de sortir du cadre de référence qui les rattachent au passé, parce que, contre toute proposition qui remettrait en question leur conception du monde, leur façon de penser et leurs intérêts, ils regardent obstinément dans le rétroviseur, par ce qu’ils cultivent les vindictes personnelles et trop souvent la haine qui est à mettre au compte des passions tristes sur lesquelles rien d’intelligent et rien d’heureux ne peut-être construit politiquement et humainement.
Yann Le Pennec
Publié le 18 Février 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Résistance
vu dans l’Humanité.fr
L'Etat s'apprête à abandonner 29 lignes de trains utilisées par les Corail intercités, Téoz et Lunéa, aux Régions asphyxiées budgétairement et qui ne pourront pas faire face à ces nouveaux coûts. 300 trains de jour desservant 367 villes dans 21 régions sont en jeu.
Pour Gilbert Garrel, secrétaire général de la fédération CGT des cheminots, les mesures évoquées par l’avant-projet de loi léseraient collectivités locales, usagers et cheminots.
"Le désengagement de l’État avec le transfert de la charge aux régions, déjà soumises à des contraintes budgétaires, fait peser un risque de rupture dans l’égalité de traitement des usagers sur le territoire. Certaines lignes de trains d’équilibre du territoire ne pourront plus être assurées et devront être transformées en ligne de bus, ce qui pose problème à la fois pour les usagers et d’un point de vue écologique. Les régions riches pourront mettre en place une tarification sociale, les autres devront augmenter les tarifs. Cet avant-projet de loi permet aussi aux régions de passer des conventions avec des entreprises de fret privé, c’est la porte ouverte à une plus grande privatisation, en se servant de l’argent public
L’acte trois de la décentralisation doit être un des moments forts de la nouvelle présidence. Le projet de loi devrait faire l’objet de derniers arbitrages entre Noël et jour de l’An, avant d’être soumis à la représentation nationale en février.
Une de ses dispositions met sur de bien mauvais rails l’ambition affichée, si le débat ne prend une tout autre ampleur d’ici là parmi tous les acteurs concernés, élus, syndicats et citoyens. Les élus communistes et républicains ont tiré le signal d’alarme :
les articles relatifs aux trains interrégionaux pourraient se révéler désastreux. Le « transfert » de leur gestion nationale à l’échelon régional concerne plus des deux tiers de leurs dessertes quotidiennes. L’État s’apprêterait ainsi à lâcher 29 des 38 lignes qui, sur tout le territoire, contribuent à des déplacements domicile-travail et au désenclavement de régions entières.
Les régions ont, malgré la droite au pouvoir, contribué à une modernisation sans précédent des transports ferroviaires de personnes : de Champagne-Ardenne aux Pays de la Loire, de la région Paca à la Normandie, de Midi-Pyrénées à la Bretagne, souvent impulsée par des élus communistes au sein des majorités de gauche, s’appuyant sur les élus locaux, les salariés, les usagers, on peut même parler de renaissance. Et cela a été porteur de création d’emplois dans l’industrie ferroviaire en France même. Mais, là, le signal passe au rouge :
le risque est grand d’inverser cette tendance de progrès. Le spectre d’abandon pur et simple de liaisons, de par l’absence d’entretien et d’investissement par RFF, la SNCF et l’État, de privatisation d’autres lignes et d’augmentation des tarifs s’avance ici.
Au lieu de s’appuyer sur une réussite, le risque serait grand d’une régression. Le germe apparaîtrait d’une division entre régions là où l’État, et encore plus lorsque la gauche est au pouvoir, devrait être le garant de l’égalité d’accès au service public de transport et de traitement sur l’ensemble du territoire national.
La mise en concurrence, sous couvert de « compétitivité » – le mot figure dans l’avant-projet de loi –, des collectivités territoriales aux niveaux « national et européen », serait ainsi posée sur les rails. Ce qui, depuis les années 2000, sous les lambris de certains ministères jusqu’à l’échelon de la Commission européenne, a été le seul et unique credo : la privatisation tous azimuts et le dépeçage des politiques publiques. Bref, ce contre quoi de nombreux élus, les collectivités qu’ils représentent, et les syndicats de cheminots se battent depuis autant de temps.
La démonstration a été faite sur le terrain qu’une logique publique de développement était facteur de progrès économique et social, à condition que la coopération aille de pair avec l’initiative. En matière de transports ferroviaires de personnes comme des rôles respectifs des communes, intercommunalités, départements, régions et nation, la loi en gestation devrait porter cette ambition. Le droit d’alerte lancé par ces élus ne devrait pas laisser indifférents nombre de leurs homologues ni les cheminots porteurs eux-mêmes de cet esprit, ni les citoyens et leurs partis et associations prêts à relever le défi de la modernité et du développement. Il se trouvera des relais pour faire entendre leur voix au Parlement dans l’orientation à retenir. Il faudra bien les entendre.
Le spectre d’abandon de liaisons, de privatisation d’autres lignes et d’augmentation des tarifs s’avance ici.
Publié le 15 Février 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Liberté - Egalité - Fraternité
Par l'UFAL Jeudi 14 février 2013
La récente réforme des rythmes scolaires, voulue par Vincent Peillon, prolonge et aggrave les entorses inacceptables à la laïcité scolaire instaurées par les lois Debré, Guermeur et Carle.
En dépit de la loi de 1905 qui précise clairement que la République ne reconnaît, ni ne subventionne aucun culte, le dualisme scolaire n’a cessé de mettre à mal ce principe, principe renforcé par la constitution de 1958 qui oblige l’État à organiser un service public d’éducation dans tout le territoire.
En effet, le ministère de l’Éducation nationale vient d’adresser aux communes un document de mise en œuvre de ladite réforme, spécifiant les financements et obligations des écoles privées sous contrat d’association, dits « fonds d’amorçage ».
On peut y lire que les écoles privées sont libres d’organiser leur semaine d’enseignement.
En outre, elles seront éligibles aux mêmes dotations de 50 euros par élève, majorés de 45 euros dans le cadre d’une application rapide de la réforme au même titre que les écoles publiques.
Ces mesures sont pourtant en contradiction flagrante avec l’article 212-8 du code de l’éducation qui limite les dépenses obligatoire des communes envers les écoles privées à celles de fonctionnement, à l’exclusion des activités périscolaires.
Enfin, le transfert de charges de l’État aux collectivités territoriales en matière éducative pose question : comment les communes, communautés de communes ou d’agglomérations disposant d’un budget serré vont-elles pouvoir assurer l’égalité républicaine, qui constitue l’esprit même de l’école ? Comment imaginer que les écoles privées ne vont pas réclamer la mobilisation du personnel communal pour encadrer le temps périscolaire, au détriment du public et au moyen de l’argent du contribuable ?
Le dualisme scolaire aux frais du contribuable est donc conforté, puisque les écoles privées se voient encore une fois reconnues officiellement comme des institutions de la République.
L’UFAL :
· dénonce un renforcement du dualisme scolaire inacceptable,
· s’inquiète d’une réforme aux conséquences anti-laïques redoutables,
· appelle les maires et présidents d’EPCI républicains à refuser la mobilisation du personnel communal pour les écoles privées, au nom du fait que la religion n’est pas un service public.
Publié le 13 Février 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Front de gauche
Publié le 9 Février 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes
Vu sur le site de POLITIS http://www.politis.fr/
La Cour de cassation vient d’accorder un délai d’au moins 18 mois aux opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Une heureuse surprise pour les défenseurs du bocage.
L’embourbement du gouvernement Ayrault dans la zone humide de Notre-Dame-des-Landes n’est pas près de se dénouer. Nouveau fait majeur dans la bagarre qui oppose Vinci aux paysans menacés d’expulsion, mardi 29 janvier, la Cour de cassation a décidé… de ne rien décider. Elle attendra que tous les recours administratifs soient jugés pour examiner un pourvoi formé par les occupants de la zone d’aménagement différé contre leur expropriation (lire les arrêts de la Cour de cassation surReporterre).
Ces derniers ont saisi le juge administratif en octobre 2011 pour faire annuler l’arrêt de cessibilité (liste préfectorale des parcelles qui doivent être expropriées) qui les concerne. Ce recours a été débouté en décembre 2012 par le tribunal administratif de Nantes, mais il fera l’objet d’un appel, voire ultérieurement si besoin d’un recours devant le Conseil d’État.
Une quinzaine de fermes doivent encore être détruites
En attendant, le concessionnaire Aéroport du Grand-Ouest (Vinci), qui doit acquérir les terrains convoités, devra patienter. Les expulsions sont donc retardées pour la quinzaine de fermes qui doivent encore être détruites. Et ce, pour une période de 18 mois à deux ans, selon les estimations des opposants et leurs avocats. « C’est une surprise, explique Dominique Fresneau, coprésident de l’Acipa, une association d’habitants et d’exploitants menacés d’expulsion. Jusqu’à présent le projet avançait malgré tous nos recours. »
Cet arrêt ne protège pas pour autant les occupations illégales installées dans des cabanes et des fermes expulsées, sur la Zone d’aménagement différé (Zad) visé par le projet d’aéroport. Le face-à-face entre opposants et forces de l’ordre, qui dure depuis le 17 novembre, devrait donc se poursuivre, alors qu’une « trêve » est encore théoriquement à l’œuvre jusqu’au mois de mars dans le cadre des travaux de la « commission de dialogue ».
« Le pouvoir joue l’apaisement, il n’y a pas de pression de la préfecture centrale, raconte Dominique Fresneau. Les contrôles systématiques embêtent surtout les locaux qui doivent circuler pour travailler sur leurs terres. C’est une stratégie qui vise à installer un climat malsain, mais il n’y a pas d’affrontements. »
Embarras de François Hollande
Sur le plan politique, le dossier reste un véritable bourbier pour la majorité. Interviewé, mercredi 30 janvier par l’Express, Nicolas Hulot, « envoyé spécial de François Hollande pour la préservation de la planète », décrivait un Président « embarrassé » sur la question.
« Concernant la pertinence du projet, je ne suis pas certain que le Président en soit convaincu, mais il ne peut pas désavouer son Premier ministre. Nous avons en France un déficit démocratique ; nous ne savons pas organiser des débats publics dignes de ce nom », jugeait-il.
L’embarrassante épreuve de force devra donc encore durer au moins un an et demi. Un marathon que les opposants comptent mettre à profit pour organiser et densifier une mobilisation « lourde, ardue, mais que nous avons tous ici à cœur », confie Dominique Fresneau.
Publié le 9 Février 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Liberté - Egalité - Fraternité
Lors du Grand Jury RTL du dimanche 27 janvier, Christiane Taubira a précisé les intentions du gouvernement au sujet du Livret de famille pour l’application de la loi sur le « mariage pour tous» : selon ses propos, le gouvernement souhaite garder les mentions « époux ou père » et «épouse ou mère », et pour cela se dirigerait vers la mise en place de trois livrets de famille différents (un pour les couples hétérosexuels, deux pour les couples homosexuels selon la filiation).
L’Ufal est atterrée par ce recul face aux manœuvres des opposants à la loi, recul qui met à mal le principe d’égalité pourtant à l’origine du projet.
En effet, pour l’Ufal, il est impensable que l’on puisse fournir des documents d’état civil différents selon l’orientation sexuelle des personnes concernées. Pire, la ministre a laissé entendre qu’il y aurait deux livrets de famille distincts pour les couples homosexuels, selon le type de filiation, biologique ou juridique, ce qui n’est pas le cas pour les couples hétérosexuels ! Cela est d’autant plus ridicule que le livret de famille est établi à l’occasion du mariage et complété par la suite. Les couples homosexuels devront-ils déclarer leurs intentions en matière de filiation lors de la célébration de leur mariage?
Cette nouvelle reculade à la veille des débats au Parlement se révèle catastrophique : sur la forme d’abord, puisqu’elle donne des gages aux opposants qui agitent la fiction d’un « bouleversement du quotidien » des couples hétérosexuels ; sur le fond ensuite, puisqu’elle instaure une discrimination à forte portée symbolique.
La droite réactionnaire, qui s’est préparée à une guérilla parlementaire au moins aussi importante que celle qu’elle a menée contre le pacs, s’est engouffrée dans la brèche en prenant appui sur cette annonce malheureuse pour réclamer — autre mesure discriminatoire — un «contrat d’union spécifique aux couples homosexuels » afin de leur interdire la possibilité d’un mariage civil.
Les homosexuels doivent avoir droit au même livret de famille que les hétérosexuels lorsqu’ils se marieront, sans marquage discriminatoire d’aucune sorte !
Tous les parents doivent avoir droit au même livret de famille, sans discrimination selon le type de filiation dont relèvent leurs enfants (ce qui, de surcroît, introduirait une discrimination sur les enfants eux-mêmes ! ).
L’Ufal demande donc l’abandon de ce projet de multiples livrets de famille, totalement contraire au principe d’égalité et donc anti-républicain car il institue des familles à géométrie variable en créant une classification totalement inacceptable. En réalité, ce projet ne sert qu’à donner des gages aux opposants à la loi, nostalgiques de la société patriarcale du XIXe siècle, et il bloque toutes les évolutions du Code civil dont le projet de loi est pourtant l’occasion : aller vers davantage d’égalité entre tous les citoyens, les enfants et leurs familles en leur assurant un même statut et une identique reconnaissance devant la loi.
Publié le 7 Février 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Luttes
Aujourd'hui le groupe GUE/NGL revevait une délégation de salariés de France, (Florange), de belgique et du Luxembourg d'Arcelor Mittal. Pendant ces rencontres une manifestation de 2000 personnes était organisé à propos des licenciements et pertes de postes (7000 au total en Europe) chez Arcelor Mittal.
La discussion a révélé les dangers de la stratégie de Mittal. Visant à casser l'industrie de l'acier en Europe alors même que la recherche et les besoins sont importants. Ainsi par exemple pour la première fois la France a importé de l'acier. Et tous les experts prédisent que ce sera le tour de l'Europe très bientot. Elle a montré les astuces comptables pour mettre en déficit le groupe... "En bref a déclaré un intervenant responsable syndical excédé: "Nous nous adressons aux élus locaux, ils disent qu'ils n'y peuvent rien, nous nous adressons aux ministrex ils disent la même chose, on nous dit allez à l'Europe et quand on vient à l'Europe elle nous dit qu'on y peut rien...
Alors, il faut bien que les politiques jouent leur rôle...."
Dans la discussion Jacky Henin a montré au coté de députés d'autres pays, combien notre groupe était à leur coté. Combien aujourd'hui le combat pour l'industrie et l'emploi est essentiel.
La discussion allait bon train quand les salariés apprennent que la police chargeait leurs camarades. Ils ont décidé de stopper la réunion, d'annuler tous leurs rendez vous (il devait également rencontrer le président du Parlement européen) pour aller au devant des manifestants avec les députés présents pour stopper les violences.
Voici le communiqué de Jacky Henin à ce propos:
Arcelormittal à Strasbourg :
A ceux qui posent la question de l'avenir on répond avec la matraque et le gaz lacrymogène !
Je tiens à exprimer ma révolte vis à vis du traitement qui a été infligé aux travailleurs sidérurgistes venus défendre leur emploi à Strasbourg devant le Parlement Européen.
Bloqués et fouillés dans leurs autobus à 10 kilomètres de Strasbourg les syndicalistes ont été ensuite empêchés de défiler comme ils le voulaient.
Les syndicalistes nous ont par ailleurs rapporté des faits qui, s'ils sont avérés, seraient indignes, indécents, comme l'utilisation de Tasers à l'intérieur même des autobus. Plusieurs tirs de flashball ont par ailleurs eu lieu pendant la manifestation.
Cette violence est inacceptable, elle a d'ailleurs entrainé des réactions de colère, dont le mobilier urbain a fait les frais.
C'est un piège qui a été tendu aux syndicalistes. En agissant de la sorte les autorités ont fermé la porte au dialogue et à la concertation.
Après les événements à Paris c'est la seconde fois que l’État français répond par la violence aux revendications légitimes des ouvriers métallurgistes.
Certains salariés avaient fait plusieurs heures de car pour simplement venir exprimer aux parlementaires européens que l'Acier peut et doit vivre en Europe et pour protester contre le sacrifice de leur outil de travail.
Au vu de cette journée on peut encore affirmer que ce sont les travailleurs qui défendent aujourd'hui en France et en Europe l'emploi et surement pas les employeurs. Quant aux pouvoirs publics, ils apparaissent complètement déconnectés de la réalité, incapables d'assumer leurs responsabilités face à ces patrons voyous.
Strasbourg le 6/02/2013...
Publié par Front de Gauche Manche
Publié le 5 Février 2013 par Alternative Citoyenne de la Manche dans Vu sur le Web
Personne n'ignore rien des démêlés entre le port, la ville, la CCI ( et donc le Conseil Général !) et le bateau "Strand Hugg", authentique vieux gréement granvillais.
Est-ce l'épisode final et arbitraire de longs mois de conflit qui ont vu le bateau, d'abord expulsé du port puis ces jours, viré du terre-plein pour être emmené au port à sec ?
Lire la suite : http://lemammouth.over-blog.com/